Repères biographiques

1884 Naissance de Paul-Alexandre Arnoux à Digne (Haute-Provence) le 27 février, rue Mère-de-Dieu. Enfant de Marie Audibert et de Jules Arnoux, professeur puis inspecteur d’Académie. Les Arnoux quittent bientôt la ville pour Draguignan, puis Nîmes et Chambéry.

1901 Séjour à Munich, où il perfectionne son allemand.

1902 À Lyon, il étudie le Droit à l’École Supérieure de Commerce. Il sera reçu premier au concours de sortie en 1904. Rencontre Charles Dullin, naissance d’une longue amitié et début de nombreuses collaborations. Il en témoignera dans Charles Dullin : portrait brisé, publié chez Émile-Paul en 1951.

1906 Il s’installe au 3 rue Debrousse, à Paris, et commence une carrière dans l’administration à la Préfecture de Seine. Il publie ses premiers poèmes, L’allée des Mortes chez Sansot. S’intéresse déjà au théâtre, au cinéma, pratique le journalisme.

1909 Antoine monte La mort de Pan à l’Odéon, publiée la même année chez Fasquelle.

1912 Parution de son premier roman, Didier Flaboche chez Ollendorf.

1913 Épouse Amalia-Isabel Enet, espagnole élevée en France.

1914 Mobilisé. Son expérience des tranchées se retrouvera dans Indice 33 (1920, Prix de la Renaissance), qui «en traduit [un] côté assez particulier et mystérieux» (Robert de la Vaissière).

1918 Publication de Abisag ou l’Église transportée par la foi aux éditions Albin Michel.

1922 Première contribution au cinéma, à titre de scénariste de L’âtre, moyen métrage de Robert Boudrioz. Suivront une quinzaine de scénarios et diverses contributions (dialogues, adaptations, etc.) à des films de Pabst, Duvivier, L’herbier et quelques autres.

1923 Robert de La Vaissière reprend quelques poèmes d’Arnoux dans son Anthologie poétique du XXe siècle chez Crès.

1924 Le règne du bonheur. Ce roman d’anticipation sera réédité en 1960 puis en 1985 dans la fameuse collection « Présence du futur ». Arnoux publiera un second roman de science-fiction, Le siège de Syracuse, en 1962.

1926 Rédacteur en chef de la revue de cinéma Pour vous. Son roman Le chiffre paraît dans la collection « Les Cahiers verts » chez Grasset. Arnoux publie aussi cette même année Haute-Provence : essai de géographie sentimentale chez Émile-Paul. Ce ne sera pas la dernière fois qu’il consacrera un essai à un coin de pays ou à une ville.

1928 Les gentilshommes de ceinture paraît chez Grasset.

1929 Cinéma, recueil d’études et d’articles sur le 7e art. Arnoux écrit déjà et continuera d’écrire beaucoup sur le cinéma, dans L’Écran français, Spectateur, entre autres publications.

1938 Décès d’Amalia-Isabel.

1939-45 Correspondant de guerre.

1946 Commence à travailler et à écrire pour la radio.

1947 Élection à l’Académie Goncourt au couvert de Jean Ajalbert. Pourtant, en 1946, déjà, Edmond Jaloux notait qu’Arnoux n’a pas la place qu’il mérite dans les lettres françaises.

1956 Le Grand Prix National des Lettres lui est attribué pour l’ensemble de son oeuvre.

1964 Il est reçu Commandeur de la Légion d‘honneur. Grand Prix National du théâtre et de la Société des auteurs dramatiques.

1967 Dernière publication, une pièce intitulée La double Hélène.

1973 Décès, à Paris, d’une hémorragie cérébrale.

 

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