LucilePain

Une poursuite d’étude à l’UQAC pour Lucile Pain, étudiante française

Pays de provenance: France
Établissement partenaire avec l’UQAC: Institut Catholique des Études Supérieures (ICES, La Roche-sur-Yon, France)

Diplômes à l’UQAC:

Pourquoi avoir choisi de poursuivre des études à l’UQAC?

Dans mon établissement d’origine, il était proposé aux étudiants de 3ème année de Licence de Biologie d’achever leur cursus en suivant le cheminement classique en France ou alors, en poursuivant un semestre d’étude à l’étranger au sein d’établissements partenaires. J’avais beaucoup entendu parler du Québec par le biais des médias ou d’anciens expatriés dont l’expérience dans la belle province avait été réellement positive. J’ai donc décidé de tenter l’aventure à l’UQAC à l’hiver 2012. Choisir cet établissement me permettait ainsi d’obtenir un diplôme dans mon établissement d’origine tout en découvrant la culture québécoise et les grands espaces, ce qui représentait pour moi un avantage en comparaison avec de plus grandes villes « universitaires ».

À l’issu de mon échange universitaire, j’étais convaincue de l’efficacité du système éducatif québécois dans le domaine professionnel que je souhaitais intégrer (la recherche en santé) en comparaison de celui de mon pays d’origine, trop « maternisant »; ce qui signifie qu’il laisse peu de place à l’autonomie en recherche. J’ai donc décidé de poursuivre mes études supérieures au deuxième cycle ici, à la maîtrise en médecine expérimentale.

Ce programme m’a permis, de poursuivre de façon autonome un projet de recherche portant sur un composé au potentiel anticancéreux dans le cas précis du cancer du poumon, au sein du laboratoire LASEVE sous la direction et co-direction des enseignants Jean Legault et André Pichette. À la fin de ce programme, j’ai pu produire un mémoire de recherche intégrant les résultats obtenus à l’issu de mon projet. En terme d’équivalent universitaire français, j’ai constaté que le mémoire de recherche québécois se rapproche davantage d’une « mini-thèse » de deux ans, aussi bien dans le fond que sur la forme. Ainsi, étudier dans un établissement québécois au deuxième cycle m’a permis d’acquérir de l’expérience pertinente dans les différents aspects du domaine de la recherche thérapeutique pendant deux ans. En France, l’étudiant de Master n’effectue qu’un stage professionnel de 6 mois sur deux années d’études, ce qui est à mon sens, insuffisant pour acquérir une formation solide, du moins d’un point de vue technique, dans un laboratoire de recherche.

Aujourd’hui candidate au doctorat, je considère que poursuivre un projet de recherche au sein du laboratoire dirigé par la Pre Catherine Laprise m’offre les conditions idéales pour la progression de ma formation en recherche. Ce laboratoire s’est développé grâce à l’obtention de trois subventions à la Fondation Canadienne de l’innovation (une FCI-Chaire et deux FCI-leaders), et possède une plateforme complète pour l’étude des facteurs génétiques et environnementaux qui sous-tendent les troubles respiratoires et l’allergie. La Pre Catherine Laprise est reconnue pour la qualité du soutien qu’elle offre aux étudiants en recherche. En laboratoire, elle dédie un projet à l’étudiant qu’elle supervise dans toutes les étapes vouées à la bonne poursuite du projet en question. Elle nous encourage à superviser des étudiants de niveaux moins avancés. De par ses nombreuses collaborations, elle nous offre l’opportunité d’effectuer des stages, des formations ou encore de suivre des cours particuliers auprès de chercheurs de diverses expertises et de différentes universités. Elle s’assure que nous progressions à un rythme satisfaisant, nous encourage à appliquer à des demandes de bourses, à participer à des congrès nationaux et internationaux et encadre notre rédaction de manuscrits.

Dans le cadre de mon doctorat en biologie, je poursuis présentement un projet de recherche en génétique et épigénétique de l’asthme au sein du laboratoire Gépromic sous la supervision de la Pre Catherine Laprise, titulaire de la Chaire de recherche en santé du Canada sur l’asthme en environnement et génétique des troubles respiratoires et de l’allergie. L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui dans certains cas, peut s’avérer mortelle. L’importance de la composante génétique de l’asthme est reconnue depuis des années. Plus de 500 gènes ont été associés à l’asthme. Aujourd’hui, la communauté scientifique s’entend pour dire que les efforts de recherche devraient être concentrés sur des études fonctionnelles afin de comprendre le rôle des gènes associés, sur l’étude des interactions entre ceux-ci et avec certains facteurs environnementaux, ainsi que sur l’étude de modèles cellulaires afin de mieux comprendre la physiopathogenèse de l’asthme. C’est dans ce contexte que s’inscrit mon projet de doctorat qui vise à étudier l’asthme allergique en étudiant la biologie d’un des acteurs cellulaires-clés de cette maladie : l’éosinophile qui est un sous-type de globule blanc reconnu pour être activé dans l’asthme allergique. Précisément, mon projet entend documenter le profil épigénétique de l’éosinophile isolé du sang de personnes asthmatiques allergiques comparativement à l’épigénome de personnes non atteinte d’asthme ou d’allergie. Ultimement, ce type d’étude peut contribuer à déterminer de nouvelles cibles thérapeutiques et donc de nouvelles pistes pour traiter efficacement la maladie. Aussi, le système éducatif québécois dans mon domaine est un atout puisqu’en plus d’être davantage « professionnalisant » que dans mon pays d’origine, il offre à l’étudiant l’opportunité d’une expérience en Amérique du Nord et ainsi de découvrir une autre culture et d’élargir ses horizons.

Pendant mon cursus universitaire, j’ai occupé quelques emplois étudiants :

  • Auxiliaire d’enseignement des travaux pratiques et dirigés de génétique générale (hiver 2015),
  • Aide au juge en chef des Expo-Sciences Finale Régionale Saguenay-Lac-Saint-Jean (hiver 2014 et 2015),
  • Surveillante examen- Département des sciences fondamentales (hiver 2014).

Quels sont tes objectifs professionnels ?

À l’avenir, je souhaite devenir chercheure dans le domaine de la recherche thérapeutique en santé respiratoire. Ainsi, après le doctorat je compte effectuer plusieurs stages post-doctoraux au sein de différents laboratoires de par le monde ce qui me permettra ultimement, de me spécialiser dans un domaine d’expertise précis.

Des conseils pour les futurs étudiants internationaux venant étudier à l’UQAC?

Bien s’équiper pour parer aux conditions climatiques propres à la région est un point important. Dans un autre domaine, faire le pari de l’immersion pendant l’échange donc ne pas hésiter à sortir un peu de sa communauté d’origine. Discuter des possibilités de projets avec les professeurs contactés par un moyen de communication tel que Skype pour s’assurer de répondre à nos objectifs de carrière et si possible, discuter avec des anciens étudiants ou des membres du personnel de ce dernier pour valider notre perception.