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Gilles Simard récipiendaire de la Bourse Alcan 1998

Chicoutimi, le 8 janvier 1999 – Monsieur Gilles Simard, un étudiant de la maîtrise en ingénierie à l’Université du Québec à Chicoutimi, recevait récemment la prestigieuse Bourse Alcan 1998. Son prix de 10 000 $ lui a été remis par le directeur de l’Usine Dubuc, M. Camil Couillard. (Fait digne de mention lors de la cérémonie, Camil Couillard a tenu à souligner qu’à l’exception d’une seule personne, tous les membres de la direction de l’Usine Dubuc étaient de dignes représentants de l’UQAC et avaient tous gradués d’un programme ou l’autre de l’Université.)

Monsieur Simard devient ainsi le treizième récipiendaire de cette bourse qui est offerte annuellement à la clientèle des programmes d’études avancées à l’UQAC. Les critères de sélection étaient fondés sur la base du dossier scolaire et sur la qualité d’un projet d’étude favorisant le développement régional.

Gilles Simard travaille actuellement avec le groupe de recherche en ingénierie de l’environnement atmosphérique (GRIEA) et la Chaire industrielle CIGÈLE sur le givrage atmosphérique des équipements des réseaux électriques de l’UQAC. Sous la direction du professeur Masoud Farzaneh, ses recherches concernent le givrage des équipements des lignes de transport d’énergie électrique.

L’objectif général de sa recherche est la modélisation physique et informatique de l’accumulation de verglas sur des cylindres fixes représentants les câbles de gardes et les conducteurs de phases. Spécifiquement, cette recherche vise à déterminer la forme et la masse de l’accumulation de verglas sur des câbles de transport d’énergie en fonction du temps, du taux de précipitation et de l’intensité du courant.

Toute cette problématique de recherche concerne le givrage atmosphérique des lignes aériennes de transport d’énergie qui représente un problème majeur dans plusieurs régions froides et tempérées du monde, notamment au Québec. Ces dépôts de glace qui s’accumulent sur les câbles, le givrage, sont susceptibles de surcharger le réseau de transport d’énergie et de causer des pannes électriques, privant ainsi les consommateurs d’électricité.

Ces interruptions de service, survenant par temps froid, sont d’autant plus graves qu’elles surviennent à des moments où l’approvisionnement continu en pouvoir électrique est primordial. De surcroît, le territoire québécois étant très étendu, il peut s’avérer problématique d’intervenir dans des endroits éloignés des grands centres urbains lors de pertes d’électricité due au givre et au verglas. À titre d’exemple, mentionnons sans surprise la tristement célèbre tempête de verglas de janvier 1998. Bien sûr, à l’heure où les pylônes s’écroulaient sous le poids de la glace, les chercheurs n’y pouvaient pas grand chose; la tempête s’avérant une catastrophe naturelle dont l’ampleur était insoupçonnable.

Malgré tout et dans la majeure partie des cas, les recherches menées à l’UQAC par la CIGÈLE et par de nouveaux chercheurs tels que Gilles Simard, permettent de réunir de plus en plus d’informations sur les effets possibles du givrage et favorisent l’émergence de nouvelles compétences dans le domaine de la prévention. L’expertise développée sur la formation de la glace permet également d’entrevoir des moyens d’en éliminer efficacement l’accumulation sur les câbles et conducteurs d’énergie ainsi que de déterminer les genres de réactions électriques que cause sa présence.

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Source :
Denis Claveau, agent d’information
Service des affaires publiques
Université du Québec à Chicoutimi
418 545-5011, poste 2350  ▪  dclaveau@uqac.uquebec.ca

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