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Programme de compensation « Carbone boréal » de la Chaire en éco-conseil

Saguenay, le 24 septembre 2008 — C’est en présence de monsieur Frédéric Back, des membres du
conseil de formation du Diplôme d’études supérieures spécialisées en éco-conseil et des autorités de
l’UQAC que le professeur Claude Villeneuve a fait connaître son programme de compensation de gaz à
effet de serre (GES) « Carbone boréal ». À cette occasion, les premiers partenaires du projet recevront
une production artistique autographiée de monsieur Frédéric Back pour leur engagement à compenser les
émissions de GES d’une partie de leurs activités. Cette compensation se fera par la plantation de forêts de
recherche en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.

Ce projet de compensation des GES « Carbone boréal » est une idée originale pour financer la recherche
sur des thématiques liées à la séquestration du carbone en forêt boréale. Des partenaires et des
entreprises peuvent acheter des crédits de carbone pour compenser les émissions de GES liées à leurs
activités. À titre d’exemple, les Cowboys Fringants très soucieux de l’environnement et des GES émis non
seulement par eux, mais également par leurs spectateurs, ont versé 100 000 $ dans le projet. Après
analyse, il a été démontré qu’il faudrait planter 34 000 arbres pour compenser les émissions de leur
prochaine tournée de trois ans. De ces 34 000 arbres, 25 000 seront plantés dans les forêts de recherche
du projet « Carbone boréal ». Outre les Cowboys Fringants, l’Hôtel Chicoutimi, Chlorophylle Haute
Technologie, Elkem Metal Canada, AbitibiBowater, le Grand Défi Pierre Lavoie, Saguenay Volkswagen, le
Centre Dentaire Desgagné & Ouellet et la Fondation Monique-Fitz-Back contribueront à leur manière à
cette initiative. Par ailleurs, cette source de financement viendra compléter les subventions traditionnelles
des grands organismes subventionnaires et donnera plus de flexibilité dans la planification et la réalisation
des travaux de terrain, confie Jean-François Boucher chercheur au Consortium de recherche sur la forêt
boréale commerciale.

Le principe de la compensation carbonique consiste, pour un émetteur de gaz à effet de serre, à acheter
des crédits provenant d’une activité qui réduit le CO2 d’une quantité équivalente à celle qui ne peut-être
évitée. Ainsi, le bilan carbonique d’une activité peut être neutralisé et ne pas occasionner de contribution
nette aux changements climatiques. La compensation est une pratique bien établie. Les crédits engendrés
par les forêts de recherche « Carbone boréal » suivent les normes les plus strictes et seront comptabilisés
dans des registres vérifiés, accessibles en tout temps.

Les personnes intéressées à participer au fonds de compensation « Carbone boréal » peuvent le faire à
partir du site Internet de la Chaire en éco-conseil (http://ecoconseil.uqac.ca/). Le coût de revient est de 28 $
par tonne de CO2 soit 4 $ par arbre planté. Il est important de souligner que 95 % des fonds recueillis pour
la vente des arbres sera consacré à la recherche, précise le professeur Villeneuve. Ceci représente une
authentique action de développement durable puisque ces recherches visent à permettre, aux générations
à venir, de connaître le potentiel du territoire boréal pour lutter contre les changements climatiques. Les
explications sur la compensation carbonique, le registre des plantations et les cartes de localisation des
projets sont disponibles sur le site de la Chaire en éco-conseil.

Note complémentaire :
Les travaux de recherche menés depuis une dizaine d’années à l’UQAC, par l’équipe du professeur Daniel
Lord, supportent la capacité de ces territoires, appelés dénudés secs et réputés improductifs, de soutenir
des plantations viables qui donneront à terme des forêts denses. Dans le travail de maîtrise de Simon
Gaboury, qui sera publié cet automne dans Forest Ecology and Management, le potentiel théorique de
séquestration du carbone par ces plantations a été évalué, et suggère un réel potentiel du territoire
forestier boréal pour faire des gains significatifs dans la séquestration biologique du carbone. Cela
représente un potentiel important pour la lutte aux changements climatiques, a expliqué le professeur
Villeneuve.

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Renseignements :
Claude Villeneuve, professeur
Directeur de la Chaire en éco-conseil
Département des sciences fondamentales
Téléphone : 418 545-5011, poste 5059

Source :
Céline L’Espérance
Technicienne en information
Affaires publiques
Téléphone : 418 545-5011, poste 2350

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