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L’UQAC réagit à la position de la CAQ sur les universités québécoises

Saguenay, le 29 janvier 2013 – La direction de l’Université du Québec à Chicoutimi dénonce vivement la position de la CAQ affirmant qu’il faut désormais considérer qu’au Québec il  y a deux types d’universités : les universités locales pour tout le monde et celles qui rayonnent à un niveau international à qui nous devrions assurer un financement particulier.

 Cette vision de la CAQ est non seulement méprisante envers tous les diplômés de l’UQAC qui contribuent au même titre que les autres et avec les mêmes compétences au développement du Québec et à son rayonnement à l’international, mais aussi envers toutes celles et tous ceux qui ont fait le choix du Québec et pour certains de l’UQAC, afin d’obtenir un enseignement de qualité en s’associant à des chercheurs dont la compétence et la renommée ne sont plus à faire.

 Monsieur Legault, pour un chef de parti qui aspire un jour à gouverner le Québec, vous démontrez une méconnaissance inquiétante de notre réseau universitaire et vous faites insulte aux femmes et aux hommes qui, depuis la Révolution tranquille, ont contribué à la démocratisation de l’enseignement supérieur en développant le réseau de l’Université du Québec. Par ce geste, ces visionnaires ont également démontré leur confiance en la capacité des  universités québécoises à se démarquer au niveau international, et ce, sans discrimination de taille ou de territoire.

 Au moment où le Québec est convié à réfléchir sur le devenir de ses universités, il est désolant de constater qu’il existe encore des gens qui partagent une vision aussi réductrice de son développement. Nous n’accepterons jamais que nos étudiants, nos professeurs et nos diplômés soient qualifiés, par qui que ce soit, d’universitaires de deuxième ordre. L’Université du Québec à Chicoutimi est jeune, certes, mais elle se distingue par son enseignement, sa recherche et sa créativité un peu partout sur la planète et ses diplômés en sont la démonstration concrète. Il suffit de vouloir savoir pour le constater.

 

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 Source et renseignements :                      

Jean Wauthier, directeur du Bureau des affaires publiques
Téléphone : 418 545-5011, poste 5006
Cellulaire : 418-540-0450
jean_wauthier@uqac.ca

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7 commentaires

  1. Ce communiqué résume bien ma pensée. Merci d’avoir exprimé clairement le fait que la qualité n’est pas reliée à la distance aux grands centres urbains.

  2. Je soutiens à cent pour cent la prise de position de Monsieur Wauthier et du Bureau des affaires publiques.

    Aucune université n’est parfaite, mais l’UQAC m’a offert un enseignement de grande qualité durant les quatre dernières années et bien des programmes à notre université ont une meilleure réputation qu’ailleurs.

    Ce n’est pas pour rien qu’il y a non seulement bien des étudiants étrangers comme moi-même à l’université qui enrichissent la diversité culturelle et l’ouverture d’esprit de la communauté étudiante, mais aussi bien des étudiantes et étudiants de partout au Québec qui ont choisi librement l’UQAC et non une université des grandes villes proche de leur ville natale.

    Vu que les classes sont souvent plus petites au sein de notre université, les étudiants bénéficient d’échanges précieux avec bien des professeurs et des chargés de cours et en fin de compte d’un enseignement qui est davantage adapté à leurs besoins personnels. De plus, on peut observer une diversification des cours et programmes offerts au sein de la communauté tout au long des dernières années. La vie étudiante est en pleine émergence et offre de plus en plus de choix à toute la communauté. Il est important que les régions éloignées disposent de telles institutions intellectuelles.

    Ces jeunes universités devraient donc au contraire être davantage soutenues financièrement et institutionnellement en comparaison avec les universités réputées qui disposent déjà de l’implication de plusieurs mécènes et organismes ainsi que de frais de scolarité excessivement élevés pour leurs étudiants qui font en sorte que ces institutions ne sont accessible que pour les mieux démunis dans notre société sans prendre en considération les capacités intellectuelles et le talent de chacun et chacune malgré quelques bourses et prêts qui favorisent plutôt l’endettement des jeunes adultes qui est particulièrement élevé au Canada en comparaison avec le reste du monde.

    Après les commentaires inappropriés de Monsieur Legault sur les cégeps l’an passé, cette nouvelle position ne fait que confirmer qu’il a une vision excessivement biaisée de l’enseignement. Elle semble être basée sur des stratégies démagogiques et populistes pour chercher de l’attention des gens moins instruits qui vont croire en ces propos unidimensionnels. De plus, ces positions cherchent à créer un véritable système de classes digne des années les plus sombres de l’Occident.

    Toute la communauté étudiante et universitaire a traversé une année très difficile, mais je suis convaincu qu’elle en sortira encore plus forte. Après les différents conflits très médiatisés, il est temps que les communautés administratrice, étudiante et savante combinent leurs efforts pour montrer à des gens comme Monsieur Legault qu’ils ont tort.

  3. À mon humble avis, je crois que les universités risquent d’être encore victime de ce genre de commentaires propagandiste tant qu’elles continuerons à soutenir la hausse des droits de scolarité. En effet, une éducation « à deux vitesses » (pour faire un clin d’œil à la CAQ) est le produit d’une idéologie de droite. Les universités pourraient très bien être mieux soutenues par l’état tout en rendant l’éducation universitaire gratuite. C’est que les montants nécessaires pour une telle opération ne représentent qu’une infime parti du budget globale de l’éducation. C’est donc à vous de changer votre position sur le financement des universités pour ne pas vous peinturer dans un coin.

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