nouvelle parution


ImpressionLa Boîte Rouge vif, en collaboration avec Les Musées de la civilisation, a mené une grande tournée de concertation auprès des onze Nations autochtones du Québec entre 2010 et 2013. La rencontre de près de 700 personnes compose un vaste répertoire culturel constitué de plus de 5000 pages de transcriptions littérales des propos, 250 heures de vidéo et 10,000 photographies. Une tribune a ainsi été donnée à des centaines de personnes de sexes, d’âges et de secteurs d’intérêts différents. Leurs expressions sont diversifiées et résultent en un corpus d’informations extrêmement riches, dressant l’autoportrait de leur culture ainsi que des grands défis contemporains à confronter. À l’intérieur de ce corpus s’anime les paysages du patrimoine vivant des différentes Nations. Les paroles des Premières Nations et des Inuit constituent la matière première de ce livre. De nombreuses photographies les accompagnent. Elles témoignent d’une forme de sagesse, d’un regard nous parlant du passé et nous projetant vers l’avenir.


Sous la direction de : Elisabeth Kaine, Jean Tanguay, Jacques Kurtness
Discipline: Anthropologie – ethnologie
Parution: 4 octobre 2016
260 pages
54.95 $

Béante


LAbeante-reedition-226x339 PEUPLADE LIVRES
BÉANTE (2E ÉD.)

Marie-Andrée Gill

POÉSIE

Béante donne des yeux dans la nuit. Minuit est l’heure du recueil et la lune est pleine. Empreint d’une désinvolture certaine − « invente la fin comme tu veux » −, ce texte poétique nous plonge au cœur de la mémoire des hommes et de la concrétude des jours. Au contact des marées et des étoiles, des mirages et des ancêtres, l’être humain − ilnu −, ici représenté, voyage du dehors vers le dedans. Entre les moments d’égarement et les moments de lucidité, on veut résoudre les peut-être, apprivoiser les déchéances, trouver une lumière.

Béante superpose les temps. Jusqu’à la fin de la nuit.

PARUTION: 13 JANVIER 2015
108 PAGES, 978-2-923530-94-9
19,95$


en préparation


Scénographie de la parole autochtone dans la correspondance de Marie de l’Incarnation

Publiées pour la première fois en 1681, à titre posthume, les Lettres de la venerable mere Marie de l’Incarnation, premiere superieure des Ursulines de la Nouvelle-France témoignent des quelque 30 années consacrées par la missionnaire catholique à l’éducation des jeunes filles, à la conversion et à la francisation des amérindiens.

Parmi les nombreuses voix qu’elle donne à entendre dans sa correspondance –destinée à son directeur spirituel, à d’autres religieuses, à ses familiers, et notamment à son fils Claude Martin–, les paroles des autochtones font l’objet d’un traitement particulier. En effet, on s’étonne de voir leurs propos rapportés souvent en style direct, mais dans une forme qui suggère fortement une médiation de la part de l’épistolière.

On se demandera d’emblée à quelle fin: en principe, il ne s’agit pas pour elle d’écrire des Relations, à la manière des Jésuites, afin de rendre compte des progrès de l’évangélisation et solliciter davantage de ressources.  Qu’est-ce qui peut bien motiver alors cette scénographie énonciative ? Quels sont les enjeux rhétoriques de cette modulation de la parole autochtone dans la correspondance de Marie de l’Incarnation ?

Ces questions seront au cœur de la communication que présentera Luc Vaillancourt  au Colloque international Les discours rapportés en contexte épistolaire (XVIe-XVIIIe s.), qui se tiendra  à l’Université Grenoble Alpes (France), les 4-5 octobre 2017.


 

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La parole autochtone, plurielle, forte et fière de traditions millénaires, demeure méconnue parmi les allochtones.

Notre chaire de recherche vise à étudier comment cette parole a été tour à tour, depuis les tout premiers contacts, déformée, détournée, étouffée, jusqu’à ce qu’elle soit réappropriée, dès lors que les Premiers Peuples ont entrepris d’investir les scènes politique et littéraire contemporaines.

Il s’agit pour nous de contribuer à la connaissance, à la revitalisation et à la promotion des diverses voix autochtones, en cherchant à en déterminer les particularités rhétoriques, linguistiques et historiques, et pourquoi on se refuse, dans certaines circonstances, à les entendre.