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LIMER L’ETAU

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Les artistes Guillaume Krick et Romain Rambaud rassembleront des œuvres afin de mettre en dialogue leurs intentions sculpturales. Dans leurs travaux respectifs, se développe un lien particulier aux éléments du construit, connexion directe à l’architecture, à l’urbanisme. Dans cette transformation spatiale, les outils (la technologie) et leurs fonctions constituent un rôle central de leurs réflexions.

Le lien à la construction est aussi présent dans l’élaboration des sculptures. Plusieurs d’entre elles fonctionnent sur des principes d’équilibre, de mise en tension des matériaux. Elles mettent en avant ces phases de changement d’état de la matière.

Ces tensions évoquent aussi une certaine fragilité de l’assemblage, des éléments prêts à rompre ou à se liquéfier. Un état des choses précaire dans leur tenue. Certaines sculptures sont constituées de matériaux glanés et développent des formes arrivées à un point de basculement, d’altération comme usées par le temps, elles tiennent place de reliques, de vestiges industriels, de fragments archéologiques, la ruine n’est jamais très loin. Ainsi, les travaux mis en commun par ce duo traitent de l’ambiguïté entre artefact, production humaine et un développement possible vers des formes du vivant. Plusieurs d’entre elles ont ce lien hybride de par leurs factures, leurs procédés de construction et leurs formes d’éléments organiques.

Pour Guillaume Krick, l’engin de chantier trouve beaucoup de similitudes avec l’animal. Les ingénieurs s’inspirent d’ailleurs de squelettes en tout genre pour développer des articulations mécaniques. Dans « Le poids du décor », plus de vérins, donc plus de muscles. Le grappin de chantier est décharné et révèle une forme squelettique prête à s’effondrer. Les matériaux de construction, le tasseau de pin de base et le contre-plaqué bakélisé tentent de s’anoblir dans l’esprit du design.

Chez Romain Rambaud, le geste simple et intuitif d’appliquer une pression sur un matériau mou génère l’hybridation. Dans « Coagule and co », la pression exercée par la machine (dans ce cas la voiture) sur un treillis métallique laisse une double trace, celle du pneu dans l’argile d’un côté et l’effet d’une peau reptilienne de l’autre.

Les artistes réinjectent donc du vivant là où on ne l’attend pas afin de décaler la lecture de la pièce et de l’amener dans un autre champ référentiel propre aux éléments naturels. Il s’agit pour eux de questionner les productions humaines et leur impact par rapport au monde du vivant et à ses transformations. C’est dans ce contraste, cette tension entre des éléments manufacturés et naturels qu’un écho se crée dans leurs productions. Le fait de développer des formes empruntées à ce champ du vivant, pose la question de l’usage que l’on en fait et interroge aussi le devenir de notre environnement humain et naturel.

L’exposition « Limer l’Étau» qui met en avant le franco-québécois Guillaume Krick et Romain Rambaud, né à Nantes est le fruit d’une collaboration entre le collectif Extra Muros (Nantes) et AMV (Saguenay). Ces deux organismes ont pour but de promouvoir le travail de leurs membres, notamment par des échanges internationaux. Dans les prochains mois, des membres d’AMV /Art-Mobilité-Visibilité seront reçus à leur tour pour une exposition présentée par le collectif Extra Muros.

Les artistes tiennent à remercier le Consulat général de France à Québec.

La Récolte

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Exposition du 27 septembre au 18 octobre 2017

Vernissage le mercredi 27 septembre à 17h00

La récolte est une exposition qui réunit le processus mené sur deux ans de maîtrise. Elle représente un voyage, les résultats et les découvertes qui ont été faites dans ce projet de recherche-création. La récolte est présentée comme la création d’un espace qui encourage et évoque une ambiance hautement sensorielle où l’odorat, le toucher, la vue et l’ouïe interagissent et se complètentl’un à l’autre. Il s’agit d’une installation interactive où des plantes deviennent des interfaces pour des compositions sonores qui sont en constante évolution ; une expérience qui doit être vécue directement plutôt que de manière abstraite.

Designer et artiste colombienne, Natalia Ardila – Torres a fini ses études en design à l’Université de Los Andes à Bogota. Elle est intéressée par la création d’expériences enrichies par la technologie où les principaux éléments sont la curiosité et l’émerveillement. L’art l’aide à réfléchir à la nature des rapports qui émergent à mesure que les gens interagissent avec les dispositifs et les installations qu’elle crée. Actuellement, elle est étudiante-chercheuse du laboratoire de recherche Insertio et elle complète une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi.

C’est la rentrée

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Du 6 au 20 septembre 2017

Vernissage mercredi le 6 sept. À 17h.

Une nouvelle session de nouveaux étudiants qui relèvent de nouveaux défi et qui sont prêts à monter le résultat de leur travail au public.  C’est avec Pari dur l’Imaginaire sélection 2017, que La Galerie L’Œuvre de L’Autre, le centre d’exposition de L’UQAC inaugure sa saison automnale.  Des créations immersives, sonores, interactives, actuelles meublent l’espace.

 

C’est une exposition fraîche et surprenante.
Artistes participants : Karl Gaven-Venet (avec une installation imposante), Simon Fortier, Jessyca Allicie, Sarah Beaulieu, Camille Laurence Larouche, Kateri Dupont, Marie-Ève Rochefort, Alexandra Cunningham, François Harvey, Éric Bergeron, Mélanie Saint-Germain, David Fogel, Charlotte Gosselin ainsi que Ninon Jamet qui propose une installation immersive «contre vents et marées» au Studio- théâtre.

Migration:Les emprunts identifiés

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DES ÉTUDIANTS-TES DU COURS D’ATELIER DE CRÉATION INTERDISCIPLINAIRE EN ARTS DE L’UQAC présentent le 25 avril à 17h00

MIGRATION : LES EMPRUNTS IDENTIFIES

La Galerie L’Œuvre de l’Autre, ainsi que les étudiants du programme interdisciplinaire en Art de L’Université du Québec à Chicoutimi, vous convient à un événement d’exception. Sous la supervision de M. Marcel Marois, professeur du module des arts et directeur de La Galerie L’Œuvre de l’Autre, les étudiants de l’Atelier de création interdisciplinaire présentent le résultat de leurs recherches-créations autour du thème Migration, les emprunts identifiés ; questionner notre rapport au mouvement dans l’art, tant dans la diversité des médiums que dans les influences culturelles qui nourrissent le processus créatif, menant à une œuvre singulière.

L’exposition s’articule autour d’un ensemble de pratiques telles que : la peinture, la sculpture, l’installation sonore et vidéo, la performance, le cinéma et le théâtre. Cette manifestation artistique se veut collective, par une approche en collaboration interdisciplinaire. La thématique vient cerner la production issue de divers horizons dans une exposition qui clôt la session.

Il sera possible de voir cet éphémère, mais significatif énoncé d’art lors du vernissage le mardi 25 Avril à 17h à La Galerie L’Œuvre de l’Autre, au Petit Théâtre ainsi qu’au studio de répétition.

Les œuvres exposées sont de :

Sarah Beaulieu                    Marie Brisson

Elie Michot                         Camille-Laurence Larouche

François Harvey                  Eric Tremblay-Bergeron

Mélanie Saint Germain       Ninon Jamet

Ann-Julie Pageau

Reconstruire la maison brûlée

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Du 15 au 23 mars 2017

vernissage le 15 mars à 17h00

La Galerie L’Œuvre de l’Autre présente Reconstruire la maison brûlée, exposition de fin de maitrise en arts visuels de Camille Perry. Par un dispositif installatif mettant en relation la sculpture, la vidéo et la broderie, Camille Perry se réapproprie une partie de son patrimoine familial disparu lors de l’expropriation de ses grands-parents de la péninsule de Forillon, en 1970. Sa démarche vise la réappropriation symbolique, par l’art, de la maison familiale expropriée puis brûlée et de la terre à bois abandonnée. Intéressée par la transmission et la médiation culturelle, elle utilise des méthodes collaboratives dans le cadre de sa création.

Premier parc national fédéral du Québec, le parc national Forillon se situe tout au bout de la péninsule gaspésienne. À la fin des années 1960, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral s’entendent pour créer ce parc national afin de générer de nouveaux emplois et de favoriser le développement économique en misant sur le tourisme. Des centaines de personnes sont alors expropriées et voient leurs maisons brûlées puis démolies, en échange de compensations financières jugées insuffisantes. En 2010, le parc national Forillon inaugure une exposition rendant hommage aux expropriés et à leurs ancêtres. Une nouvelle ère de collaboration entre l’administration du parc national Forillon et le Regroupement de personnes expropriées de Forillon et leur descendance commence. En 2011, la Chambre des communes et l’Assemblée nationale font des motions d’excuses aux expropriés. En 2014, l’administration du parc national Forillon commence l’installation de panneaux d’interprétation sur les zones expropriées, alors que Camille Perry débute son projet de recherche-création avec sa famille.

Le dispositif installatif témoigne d’un travail mené en collaboration avec sa famille sur plus de deux ans, entre Gaspé et Chicoutimi. Camille Perry sera présente pendant toute la durée de l’exposition afin de réaliser en direct une œuvre qui s’ajoutera au corpus de l’exposition.

Camille Perry est originaire de Gaspé. Après l’obtention de son diplôme d’études collégiales en arts et lettres au Cégep de la Gaspésie et des Îles, elle complète un baccalauréat interdisciplinaire en arts, option théâtre à l’UQAC. En 2015-2016, elle est récipiendaire de la bourse d’études supérieures du Canada au niveau de la maîtrise.  Elle termine actuellement une maîtrise en arts visuels à l’UQAC, dans la concentration enseignement et transmission.