Contexte de la recherche
La présente construction d'une aluminerie et d'infrastructures industrielles connexes, par la multinationale Alcan, sur l'île d'Alma (Québec, Canada) a nécessité préalablement une évaluation (ÉE) et des audiences publiques (1997). Plusieurs questions y ont été soulevées dont celle du suivi des impacts. Le suivi a fait l'objet d'une attention particulière tant de la part du promoteur que des intervenants régionaux qui se sont engagés à créer des comités multipartites, notamment pour le suivi des retombées économiques régionales (BAPE, 1997).
Par ailleurs, la problématique du suivi a été identifiée par les experts comme un enjeu majeur de l'ÉE afin:
- de rendre le processus d'ÉE efficient;
- de valider ce qui a été prévu dans les études d'impacts versus ce qui s'est produit dans le temps réel; et
- d'ancrer la planification, l'implantation de la gestion de projet à un modèle de développement viable.
Dans cette foulée, une équipe du Groupe de recherche et d'intervention régionales (GRIR) de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), sous la direction du docteur Christiane Gagnon, a proposé, au promoteur Alcan, l'élaboration d'un modèle de suivi des impacts sociaux de l'aluminerie d'Alma dont l'exploitation est prévue pour 2001.
Les partenaires
Cette proposition a donné lieu à une lettre d'entente (1998) entre l'UQAC, Alcan et le Centre québécois de recherche et de développement de l'aluminium (CQRDA), partenaires financiers de la recherche. Cette entente définit les engagements des parties de même que le cadre du programme de recherche.
Pertinence d'un modèle de suivi des impacts
- L’implantation d’un complexe industriel à Alma par Alcan représente un intérêt certain pour le développement local et régional de même que pour l’étude de sa dynamique
- Quels sont les impacts, tant négatifs que positifs, sur les individus et les collectivités locales et régionales?
- Quels sont les impacts sociaux (et enjeux) en temps réel et sur le terrain, en comparaison avec ceux identifiés ex ante notamment lors de la procédure environnementale,
- À court terme : lors de la construction
- À long terme : lors de l’exploitation des usines ?
- Gestion environnementale élargie dans un contexte de développement local et régional viable (durable)
- Apprentissages des acteurs et transferts technologiques (connaissances) dans le milieu
- Maîtrise sociale accentuée des bénéfices et des impacts négatifs d’un tel projet
- Réinvestissement des connaissances acquises pour l’amélioration de l’insertion des futurs projets dans les communautés d’accueil