NÉO-BEHAVIORISME

Le néo-behaviorisme s'ancre à la philosophie empiriste anglaise selon laquelle l'expérience donne accès au réel. Ce courant applique ce principe à l'étude de la conduite humaine, c'est-à-dire que les connaissances, la personnalité et les comportements sont le résultat de ce que notre environnement nous fait vivre. Aussi, les théoriciens behavioristes dont Skinner est le représentant, adoptent et radicalisent la position initiale. Ils évacuent toutes les causes psychiques (âme, esprit et conscience) et celles physiologiques dont Watson avait fait état. En conséquence, c'est le comportement observable qui intéresse et comment l'environnement façonne les comportements.

Skinner (1904-1990) a eu une très grande influence sur l'approche behavioriste de l'apprentissage.  Pour Skinner, l'être humain a appris un large répertoire de comportements au fil de son vécu, et ce, sous l'influence des renforcements fournis par l'environnement social.  À partir d'expériences auprès de rats, il observe que les réponses augmentent ou diminuent eu égard aux conséquences, ce qui l'amène à considérer les conséquences et la probabilité d'apparition du comportement humain.

Voir Goupil et Lusignan (1993) figure 2.5 p.28

Pour Skinner, le taux de réponse et la façon dont l'organisme répond (principe du comportement opérant) aux renforcements fournis par l'environnement sont à considérer. En conséquence, il postule qu'il s'agit de contrôler les contingences de l'environnement pour instaurer des conduites. En somme, le comportement peut être structuré par l'emploi de conditionnements pertinents. C'est à partir de cette thèse radicale que les renforçateurs sont devenus des éléments clés pour la modification des comportements.

Voir Dubé (1994) pp.131-141