Fondée en 1970 à l’Université du Québec
à Chicoutimi par le Département des sciences humaines (qui
comprenait alors le secteur des lettres), Protée a été
pendant près de dix ans une revue qui, dans une perspective multidisciplinaire
axée plus particulièrement sur les études régionales,
accueillait des contributions dans tous les domaines des humanités
et des sciences sociales. Après avoir publié huit numéros
dans les trois premières années, la revue a commencé,
en 1974, à publier des dossiers thématiques (on en compte
dix jusqu’en 1980).
En 1979, Protée fut rattachée au Département des
arts et lettres, nouvellement créé. Protée s’est
dès lors définie comme revue œuvrant dans le domaine
des arts et lettres. Dès le printemps 1981, la revue adopta le
format qui est encore le sien maintenant, se dota d’une politique
éditoriale, d’un comité de rédaction et d’un
comité de lecture, fixa sa structure en deux sections (dossiers
et articles hors dossier – auxquels s’ajoutent parfois des
comptes rendus) et se donna tous les mécanismes qui en firent une
revue scientifique à part entière, répondant aux
critères académiques garantissant le sérieux et l’excellence.
En 1983, année où furent publiés les dossiers sur
«Langage et société» et «Études
sémiotiques», Protée infléchit ses orientations
dans le sens d’une plus grande homogénéité
de son champ d’intervention, se définissant de plus en plus
explicitement comme revue interdisciplinaire d’étude des
langages, des discours et des signes. Les phénomènes langagiers,
discursifs et proprement sémiotiques devinrent le lieu de rencontre
de différentes disciplines. On y publie aussi régulièrement
des contributions de chercheurs de réputation internationale dans
le domaine des sciences du langage, du discours et des signes.
Avec le dossier «Sons et narrations au cinéma»,
à l’été 1985, Protée a rendu explicite
cette orientation sémiotique, qui est le fruit de l’évolution
qu’elle a connue depuis 1981 (où est paru le numéro
sur «Les langages»), en publiant un éditorial et
une nouvelle politique éditoriale (qui apparaît à
la troisième page de couverture), dans lesquels cette évolution
et les nouveaux objectifs de la revue sont exposés. Depuis 1985,
Protée a connu un essor remarquable et s’est rapidement distinguée
comme une des meilleures revues de sémiotique au monde. À
partir de 1986, la revue est subventionnée par le Conseil de recherches
en sciences humaines du Canada (CRSH) et le Fonds pour la formation de
chercheurs et l’aide à la recherche (FCAR); ces subventions
s’ajoutent à celles du Programme d’aide institutionnelle
à la recherche (PAIR), de la Fondation de l’Université
du Québec à Chicoutimi et du Département des arts
et lettres.
Dans les années 1990, Protée a commencé à
nouer des liens avec des chercheurs étrangers. C’est ainsi
que, parmi d’autres, François Jost dirigeait le dossier «Narratologie: états des lieux» (hiver 1991), qu’Eric
Landowski celui concernant «Le lieu commun» (printemps 1994)
et le Groupe µ celui portant sur les «Rhétoriques
du visible» (printemps 1996). Cette collaboration n’a fait
que s’accentuer avec les années, la revue recherchant un
équilibre entre les participations québécoises ou
canadiennes et étrangères.
Protée se joint, en 2004, au Groupe Érudit, qui diffuse
la version électronique de la revue.
Protée est membre de la Sodep (société de développement des périodiques culturels québécois).
ADJOINTE À LA RÉDACTION
Michelle CÔTÉ • juin 1984 à septembre 2011
DIRECTEURS
Nicolas XANTHOS • septembre 2010 à septembre 2011
Luc VAILLANCOURT • septembre 2009 à août 2010
Nicolas XANTHOS • septembre 2005 à septembre 2009
François OUELLET •janvier 2002 à septembre 2005
Francine BELLE-ISLE • juin 1998 à janvier 2002
Jacques-B. BOUCHARD • juin 1994 à juin 1998
Francine BELLE-ISLE • juin 1990 à juin 1994
Fernand ROY • juin 1987 à juin 1990
Pierre OUELLET • juin 1984 à juin 1987
Jacques BACHAND • juin 1980 à juin 1984
Ghislain BOURQUE • juin 1978 à juin 1980
Jacques-B. BOUCHARD • juin 1975 à juin 1978
Marguerite LABERGE • juin 1974 à juin 1975
Jean-Pierre VIDAL • juin 1970 à juin 1974