Histoire du laboratoire d’archéologie

Le laboratoire d’archéologie de l’UQAC – également nommé le laboratoire Jean-Paul Simard en l’honneur de ses contributions sur l’histoire économique, sur les Amérindiens et sur l’histoire de la colonisation blanche du Saguenay-Lac-St-Jean – fut inauguré en 1985 dans le but de pallier aux lacunes archéologiques qui perduraient au Saguenay-Lac-St-Jean, notamment entre Tadoussac et Alma. À l’exception de l’enclave de Chicoutimi et de son poste de traite, on n’y avait répertorié qu’un nombre excessivement réduit de gisements archéologiques. Et encore n’avaient-ils jamais été, pour la plupart, évalués systématiquement.

Depuis 1996, des archéologues sont intervenus annuellement sur l’un ou l’autre des sites archéologiques de l’Anse-à-la-Croix, à environ 25 km en aval de Chicoutimi, tout en sensibilisant les milliers de touristes qui fréquentent ce lieu. Un autre type de partenariat, celui-ci avec les groupes ilnus locaux, s’est amorcé au cours de cette décennie. Des fouilles, mettant en œuvre des archéologues professionnels et des jeunes membres de la communauté des Pekuakamiulnuatsh intéressés par la discipline et par leur propre patrimoine, eurent lieu à la source de la rivière Ashuapmushuan. En plus des objectifs scientifiques, il s’agissait d’un projet d’éducation et de sensibilisation. Ce projet se poursuivit au cours des étés 1996 et 1998. Depuis 1996, l’équipe de l’UQAC fouille également au Site de la Nouvelle-France, ces fouilles faisant partie des activités de sensibilisation touristiques du site.

Au début de l’année 2000, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition Féminine, en collaboration avec le Laboratoire d’archéologie de l’UQAC et le Centre d’Histoire et d’Archéologie de la Métabetchouane, initia une campagne de trois années sur le lieu présumé du poste de traite français de la rivière Métabetchouane. L’objectif de ces fouilles était d’évaluer la richesse présumée des lieux et de confirmer la présence du poste de traite français sur ce côté de la berge

Le laboratoire d’archéologie a également participé aux fouilles entourant la construction de la route 175, dans la Réserve fauniques des Laurentides, en plus d’avoir pris part aux travaux d’inventaire, suite aux demandes d’Alcan, de la rivière Pikauba et les fouilles sur le chantier Péribonka IV, ainsi que les fouilles autour de la construction de la route 175 par le Ministère des Transports.

De plus, le laboratoire Jean-Paul Simard permit aussitôt l’implantation d’un stage annuel. Ce dernier, qui avait fait ses débuts en 1989, axa la recherche archéologique sur les sites du Lac Saint-Jean jusqu’en 1995. À partir de 1996, en collaboration avec les autorités du Parc du Saguenay, le stage de fouilles se déplaça vers le Bas-Saguenay, plus précisément à l’embouchure de la rivière Sainte-Marguerite, près de la municipalité de Sacré-Cœur. b5616f5c-b2e1-456a-b0d9-a05d415f4547