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EXCLUONS L'EXCLUSION

Essai pédagogique de
Jacqueline Gravelle

Notre collègue Jacqueline Gravelle des sciences de l'éducation, vient de publier aux éditions Espoirs de Chicoutimi, un essai pédagogique intitulé « Excluons l'exclusion ». Nous reproduisons, ci-dessous, un article paru dans Le courrier du Saguenay, dans sa section Art et Spectacles. Il a été rédigé par Joanie Harvey.

Les méthodes d'enseignement aux jeunes ne sont pas toujours les mêmes d'un professeur à un autre. L'auteure Jacqueline Gravelle croit fermement en la pédagogie inclusive, qui préconise le développement du plein potentiel et la pleine participation de tous les enfants, sans égard à leur handicap ou différence, à tous les aspects de la vie scolaire et communautaire. C'est pourquoi elle a écrit un essai sur la pédagogie inclusive, Excluons l'exclusion.
Jacqueline Gravelle a fait des recherches dans une même classe pendant un an, par fréquence de deux à trois fois par mois. Tous les enfants en difficulté de l'école étaient dans cette même classe avec cette même enseignante, dont le nom n'est pas cité dans l'essai pour protéger l'identité des enfants.
Cinq élèves ont été observés dans le cadre de la recherche. L'enfant-roi, l'enfant téflon, le petit boss, le petit ratoureux et la petite princesse. Les enfants sont ainsi nommés en lien avec leur personnalité.
« La pédagogie inclusive n'exclut pas l'enfant d'une classe régulière. Il n'est pas non plus envoyé chez le directeur aussitôt qu'il a un trouble de comportement. Sans punitions, sans retraits de privilèges. Il y a d'autres façons de régler les problèmes comportementaux. Il y a des exercices, on fait travailler les enfants sur leurs forces. Tout n'est pas blanc ou noir » explique l'auteure.
« À la fin, tous les enfants étaient complètement transformés».
Jacqueline Gravelle est aujourd'hui retraitée de l'enseignement au primaire. Elle a longtemps enseigné pour les Amérindiens à la Baie-James, où beaucoup d'entre eux avaient des problèmes. La dame de 67 ans est maintenant chargée de cours à l'Université du Québec à Chicoutimi.
« Je vais bientôt prendre ma retraite de l'enseignement, mais pas de l'écriture » affirme-t-elle.
L'auteure de l'essai souhaite se reposer quelques années et ensuite préparer autre chose de différent. Elle aimerait un jour participer au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean et donner des conférences à la population.
Le lancement du livre Excluons l'exclusion, édité aux Éditions Espoir de Chicoutimi aura lieu le 7 octobre prochain.

(Article reproduit avec la gracieuse autorisation du Courrier du Saguenay
www.courrierdusaguenay.com )