Le site web du SCFP-1574 change de look !

Site web du SCFP-1574Après plusieurs années de présence sur la toile, il est temps de changer notre image.

Pour mieux vous informer, les avis aux membres et les nouvelles de votre section locale sont publiés sur la page d’accueil. Le menu présenté est sensiblement le même qu’avant; cependant, au fil du temps, différentes fonctionnalités seront ajoutées.

En espérant qu’il vous plaise, ajoutez-le à vos favoris et visitez-le souvent !

 

Fonds de Solidarité FTQ

Jeudi, le 26 janvier 2012 : kiosque au centre social de 9 h à 16 h.

‘’Le Fonds de Solidarité FTQ est un fonds d’investissement en capital de
développement d’appartenance syndicale, issu de la Fédération des travailleurs
et travailleuses du Québec (FTQ).  Le Fonds a été créé par la Loi
constituant le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, laquelle a été
sanctionnée par l’Assemblée nationale du Québec le 23 juin 1983.

Dans votre milieu de travail, vous pouvez par la retenue sur le salaire à chaque
paie, recueillir vos épargnes en contribuant au REER du Fonds.  La retenue
sur le salaire avec réduction d’impôt immédiate permet d’économiser sans
désorganiser votre budget.

Pour ceux et celles  qui désirent une rencontre individuelle avec moi, je peux
vous donner un rendez-vous soit  sur l’heure du dîner, soit lors d’une
pause café ou bien le soir.  Je suis disponible en tout temps.
Il n’y a aucun engagement de votre part.

Si vous êtes déjà actionnaire, vous savez sans doute que la valeur de l’action est
passée de 25,92 à 25,98 le 4 janvier 2012.

N’oubliez pas que les petits bonheurs de la retraite, ça commence aujourd’hui.

Line Lalancette,
représentante local pour le Fonds de Solidarité FTQ
Poste 2119.    line_lalancette@uqac.ca

 

Bonne année 2012 ! … façon Rio Tinto Alcan Alma

La vérité sur le lock-out  de l’usine d’Alma

Durant que nous étions à festoyer et souligner l’arrivée du nouvel an en famille, à se souhaiter santé et prospérité, la direction de RTA à minuit et une le 1er janvier 2012
a annoncé à 780 salariés de l’usine d’Alma un  « lock-out ».

Une grève, c’est la cessation concertée de travail par les salariés pour forcer l’aboutissement de la négociation collective.

Un lock‐out : c’est le refus pour un employeur de fournir du travail à ses salariés dans le but de les contraindre à accepter ses offres.

Le combat n’est pas pour le salaire, car c’est déjà négocié et les salarié(e)s  connaissent déjà leur augmentation pour cette année s’ils n’avaient pas été jetés dehors sauvagement avec un sac vert et des gros gars.

L’enjeu est beaucoup plus important !

Voici un extrait de la situation expliquée par les salariés :

« Ce que les gens ne semblent pas comprendre, je ne me bats pas pour moi, mais pour les générations à venir. Les gens croient que l’on ne veut pas de sous-traitant. Je n’ai rien contre les sous-traitants, ce sont des pères de famille qui ont le droit de gagner leur vie comme tout le monde.

Par contre ils n’ont aucune protection, aucun fonds de pension et font le même travail que moi dans des conditions moindres. Si, par malheur ils se blessent, ils perdent leur job pas longtemps après leur retour au travail.

Nous n’avons jamais mis de sous-traitant dehors et nous n’avons jamais réclamé leurs jobs. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Mais nous ne voulons pas non plus perdre les jobs de qualité pour nos enfants et ceux des sous-traitants. »

C’est quoi le plancher d’emploi ? 

« Ce n’est pas contre le sous-traitant, mais contre la compagnie, qui veut diminuer les emplois de qualités dans tout le Québec. Je m’explique. Présentement nous sommes 780 à gagner en moyenne 75 000 $ par année. Ils veulent remplacer chaque travailleur
qui sort à la retraite par un sous-traitant à 15$, 16 $ou 17$ dollars l’heure.

Dans quelques années, plusieurs sortiront à la retraite et RIO TINTO  diminueront aux alentours de 200 ou 250 travailleurs. (Quel rapport de force pour négocier dans le
futur
?).

Ce que nous désirons, c’est simplement de conserver nos acquis pour la région. Ce que nous vivons aujourd’hui, durant la période de lock-out, la baisse de consommation, si la population ne se réveille pas, dans 5 à dix ans, ce sera notre quotidien. 

Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps, lorsque Rio Tinto a acheté Alcan, ils ont demandé à leur fournisseurs de diminuer les coûts, mais ce n’était jamais suffisant. Quand ils vont avoir réussi à casser le syndicat, qui va pouvoir se battre contre eux?

Alors, ils vont demander aux sous-traitants de diminuer les salaires. Qui va pouvoir aller manger au restaurant, acheter des voitures neuves, des ski-doos , des vtt etc.? Alors, les petites PME aussi vont en payer le prix. Ce sera un appauvrissement général de la région. »

Si les salaires sont diminués quel intérêt pour les jeunes de demeurer dans la région. L’exode des jeunes sera encore plus grand. Tout y est relié.

Qui sont les gagnants?

« Les actionnaires qui vont expatrier les profits en Europe et en Australie, les dirigeants qui vont se payer des primes à coût de millions et les propriétaires de compagnies qui
sous-traitent. Mais les employés vont en faire les frais.

Seulement ici au Québec, RTA possède plusieurs entreprises. La conclusion de ce combat va affecter l’ensemble du Québec pour des décennies à venir. Il est là le vrai enjeu pour RTA.

Pourquoi une compagnie accepte de perdre en profit un million de dollars par jour de production? C’est parce qu’ils ont encore plus à gagner à long terme.  Si Rio Tinto est prête à fermer l’usine la plus rentable, qu’adviendra-t-il aux autres dans un avenir
rapproché ?

Le gouvernement donne 500 millions $ de bénéfices en électricité par année et un prêt de 400 millions $ sans intérêt. Ne croyons-nous pas que ceci paie largement les salaires? Ce qui revient à dire que nous ne leur coûtons pas un sous en salaires et qu’en plus, ils font encore de l’argent avec l’électricité. Et c’est la population du Québec
au grand complet qui paie pour ça. Il n’y a pas une PME à qui le gouvernement
paie le salaire de ses employés à 100%. »