Impacts des coupures chez les étudiants

LES ÉTUDIANTS TOUCHÉS PLUS QU’ILS NE LE CROIENT (Journal Le Quotidien, Courrier du lecteur, 9 février 2012)

 L’Université du Québec à Chicoutimi a modifié cette semaine son plan d’effectifs pour combler un déficit anticipé de 5,8 millions. Cette opération a été effectuée, entre autres, pour répondre à la demande récente du gouvernement du Québec qui exige que l’UQAC réduise ses dépenses de 2,3 millions. Ce montant s’ajoute au déficit anticipé pour le 30 avril qui était de 3,5 millions.

En voulant prioriser l’enseignement et la recherche, qui sont deux des trois missions de l’Université (la troisième étant les services à la collectivité), c’est principalement dans ces services que les coupures de postes ont été effectuées. Dans une université de petite taille comme la nôtre, les coupures de postes ont souvent plus de conséquences que dans les universités de grande taille. En effet, plusieurs services dépendent d’une seule personne. Si le poste est aboli, le service est donc lui aussi aboli. C’est le cas présentement pour ce qui est de plusieurs services qui étaient offerts aux étudiants tels que la consultation psychosociale, l’aide à l’emploi, la mobilité étudiante, l’aide à la réussite des études et le service de santé. La plupart de ces services sont offerts dans toutes les universités au Québec. Ils sont essentiels pour favoriser la réussite et l’obtention d’un diplôme et sont d’un grand secours pour les étudiants, principalement les plus démunis.

Doit-on en conclure qu’un étudiant fréquentant une université régionale, mérite moins d’attention qu’un étudiant inscrit dans les universités en milieu urbain? Le réseau des universités du Québec créé il y a une quarantaine d’années avait pour but de fournir des études supérieures de qualité à tous les jeunes, peu importe leur situation géographique.  L’éducation sert à celui qui en bénéficie, mais aussi à la société dans lequel il évolue. Elle est donc d’une importance cruciale pour l’épanouissement de notre région et chaque petite action risque de fragiliser l’équilibre déjà précaire de notre économie.

 Manon Bouchard

Présidente, SPP

 

 

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