| Fond de carte (numérisation): | Stéphan BOUCHARD |
| Nathalie BROCHU | |
| Stéphane McLAUGHLIN |
| Auteurs des cartes: | Pascal BOIVIN |
| Dany BROCHU | |
| Nathalie BROCHU | |
| Daniel CASTONGUAY | |
| Martin CLAVEAU | |
| Carl COTÉ | |
| Gina COTÉ | |
| Pierre FORTIN | |
| Hugues GIRARD | |
| Martin GIRARD | |
| Stéphane GIRARD | |
| Daniel LABRECQUE | |
| Stéphane LAVOIE | |
| Jean-François LESAGE | |
| Denis MORIN | |
| Jacques OUELLETTE | |
| Bernard,PILOTE | |
| Justin PROULX | |
| Pierre SAVARD | |
| Pierre TREMBLAY |
Les objectifs de l'atlas sont de trois ordres, l'un concerne la recherche, l'autre est d'ordre pédagogique et le troisième est lié à la diffusion de l'information.
Le premier objectif est de montrer la répartition de l'activité agricole au Québec et son évolution récente. En effet, il n'existe pas beaucoup de documents cartographiques récents offrant un portrait complet et détaillé de l'agriculture du Québec. Depuis l'Atlas agricole du Québec produit en 1966 et les Atlas sur l'agro-alimentaire au Québec de 1974 et de 1978, il n'est pas possible de se faire une idée de l'ampleur de la distribution spatiale des variables qui caractérisent l'agriculture du Québec (Québec 1966, Québec 1974, Québec 1978). Il est d'autant plus important de s'en occuper que des politiques, surtout québécoises, sont venues au cours des derniers quinze ans, guider et orienter l'utilisation du sol. Par exemple, parlons de Loi sur la Protection du Territoire agricole de 1978, la Loi sur l'Aménagement du Territoire et l'Urbanisme de 1980 créant les MRC (Municipalités régionales de comtés) et également de différentes volontés ou politiques gouvernementales devant favoriser l'auto-suffisance alimentaire au Québec comme "Nourrir le Québec" (Québec 1981).
Ici, il est question de présenter des faits, des données statistiques officielles dont on pourra tirer des hypothèses explicatives selon son degré de connaissance de l'agriculture, de l'économie et des particularités géographiques des différentes régions du Québec. C'est pour cette raison que nous avons privilégié la méthode cartographique, celle qui, mieux que toute autre, aide à décrire les réalités qui s'inscrivent dans l'espace géographique.
Il serait bon de souligner que parallèlement à cet atlas, une étude centrographique a été réalisée en utilisant les mêmes thèmes. Les résultats de cette étude présentent notamment le déplacement des centres de gravité au cours de la période de dix ans (distances, angles), les changements des aires standard de dispersion et des formes géométriques (ellipses) que ces aires épousent. Ainsi, le mémoire intitulé "La dynamique de l'agriculture au Québec 1981-1991: étude centrographique" sera d'une utilité certaine pour compléter ce que l'on pourrait tirer du présent atlas. On y démontre un net déplacement des variables significatives pour l'agriculture québécoise vers la région de Montréal et un rétrécissement de l'aire de dispersion de l'activité agricole (BOUCHARD 1994).
Faut-il seulement se rappeler que de 1981 à 1991 le nombre de fermes au Québec est passé de 48 144 à 38 076 (moins 21%), que la superficie totale des fermes a diminué en passant de 3 779 169 ha à 3 429 610 ha (moins 9%), que les terres en culture ont été réduites de 117 585 ha en passant de 1 756 038 ha à 1 638 453 ha (moins 7%) et, qu'à dollar constant, les revenus agricoles bruts ont malgré tout progressé de 10% (3 889$ M à 3 962$ M). Ainsi, on est en droit de se demander comment a évolué l'agriculture du Québec au cours des dernières années en termes de nombre de fermes, de superficie en culture, de la taille du cheptel ainsi qu'en termes de capital et de revenus, et également, se poser la question si cela a changé uniformément dans le territoire.
Le deuxième objectif concerne la dimension pédagogique et l'apprentissage de type "Learning by Doing". Ceci touche les personnes qui ont réalisé l'atlas et particulièrement les étudiants du cours de cartographie automatisée à l'automne 1993, qui ont bien voulu mettre en commun leurs efforts, leurs talents et leur temps. Il n'ont pas cessé de croire au projet et de pousser tous dans la même direction pour qu'il se réalise.
Le troisième objectif est de mettre à la disposition du public le résultat de la recherche sous une facture originale, pratique et peu coûteuse. L'idée nous a plu de produire une série de cartes sous forme d'un atlas informatisé en couleur et électronique, disponible uniquement sur disquette et offrant malgré tout aux utilisateurs la possibilité d'imprimer les cartes qui les intéressent. Une pochette comprenant un texte de présentation, quelques cartes de localisation, la liste des cartes et une disquette 3,5 pouces comprenant toutes les cartes sur l`agriculture. Nous pensons atteindre les chercheurs, les professeurs, les étudiants de tous les niveaux, les bibliothèques des écoles secondaires, des CEGEP, des universités, les ministères québécois et canadiens, les producteurs agricoles, l'UPA (Union des producteurs agricoles, les planificateurs régionaux, les municipalités, les MRC; enfin, il y a tous ceux qui sont intéressés à la question.
Le choix des thèmes cartographiés réflète la préoccupation de présenter les dimensions agricoles qui nous paraissent les plus importantes à l'échelle du Québec. Nous nous sommes limités à 26 thèmes, mais il aurait été possible d'en étudier plus d'une centaine.
L'analyse au niveau des MRC s'est imposée pour plusieurs raisons. Les données étaient facilement disponibles à ce niveau; près d'une centaine d'unités spatiales nous paraissaient suffisantes pour illustrer la variation spatiale et les changements des valeurs agricoles.
On peut s'imaginer la banque de données statistiques comme un tableau comprenant 97 rangées et 54 colonnes. Les rangées correspondent aux 97 MRC où l'on retrouve des fermes de recensement telles que définies par Statistique Canada en 1981 et 1991 et leur ordre de présentation est celui qui existe dans le recensement du Canada de 1991. Les colonnes pour leur part décrivent les caractéristiques des fermes pour chaque MRC. Elles apparaissent par paires de deux variables décrivant le même thème comme par exemple l'une donnant le nombre de fermes en 1981 et l'autre celui de 1991. Nous avons résolu le problème du regroupement de certaines données à l'intérieur de régions agricoles du recensement du Canada (invoqué pour des raisons de confidentialité) en répartissant les valeurs en fonction du nombre de fermes déclarantes dans chaque MRC.
Notons que la définition de la ferme de recensement diffère légèrement de 1981 à 1991. Par exemple en 1981, une ferme de recensement est "une ferme, un ranch ou une autre exploitation agricole dont les ventes de produits agricoles au cours des 12 derniers mois se sont élevées à 250$ ou plus; les exploitations prévoyant des ventes de 250$ ou plus en 1981 étaient aussi incluses." Par contre en 1991, la définition va ainsi: "ferme, ranch ou autre exploitation agricole qui produit dans l'intention de vendre au moins un des articles suivants: cultures, bétail, volaille, produits d'origine animale, produits de serre ou de pépinière, champignons, gazon, miel ou produits de la sève d'érable".
La banque de données de localisation montre deux découpages dont un seul à vrai dire a servi à la cartographie automatisée de données. Pour des fins de repérage uniquement lors de la lecture de la plupart des cartes de l'atlas, seules les limites de régions agricoles définies par Statistique Canada pour le recensement de 1991, apparaissent. Cependant, le découpage du territoire en 97 unités cartographiques a plus d'importance, car c'est selon celles-ci que les valeurs sont transcrites graphiquement sur le territoire, et particulièrement dans l'écoumène agricole de chaque MRC.
Le fond de carte numérique des MRC provient en partie du Logiciel Lambert, et d'aménagements qui ont été réalisés au Laboratoire de Géomatique de l'UQAC afin de structurer l'information en diverses couches et aussi de réduire l'étendue des MRC aux espaces dans lesquelles se pratique vraiment l'activité agricole, c'est-à-dire l'écoumène agricole. Nous avons utilisé le logiciel Cartier pour la numérisation afin de modifier la carte originale.
Pour plus de commodité lors de la consultation des cartes de l'atlas, il est utile d'avoir sous les yeux le nom des entités géographiques qui ont servi à l'analyse et les découpages géographiques qui ont permis de disposer les données dans l'espace: d'abord les Régions agricoles dont les limites servent de repère de localisation sur les cartes par points et ensuite les MRC qui définissent surtout le niveau auquel l'analyse a été faite. Il est à noter que la liste des MRC et les cartes de base peuvent être consultées directement en mode graphique aux fichiers 02LISMRC.TXT, 03REGION.PCX, 04MRC-1.PCX, 05MRC-2.PCX.
L'atlas est la représentation des données de base, le traitement est simple et est effectué de manière à ne pas trahir la réalité agricole du Québec et à aboutir à des résultats qui sont faciles à voir une fois sous forme de cartes.
Les valeurs réelles de 1991 pour chacune des MRC sont cartographiées à l'aide de symboles. Donc, il n'y aura pas de traitement à ce niveau; ainsi, s'il y a 100 porcs dans une MRC, c'est un symbole représentant le nombre 100 qu'il y a sur la carte.
Cependant, en ce qui concerne les changements, nous avons jugé bon de représenter non seulement les modifications en nombres absolus, mais aussi les changements relatifs. Dans le premier cas, il faut pouvoir distinguer la différence entre les données de 1981 et 1991 et exprimer à la fois les changements en valeurs positives ou négatives s'il y a lieu. Pour obtenir ces différences, il s'agit de soustraire les valeurs de 1981 de celles de 1991; les résultats s'expriment en nombres absolus qui représentent soit des gains ou des pertes.
En ce qui concerne les changements relatifs, il est impossible d'utiliser la formule de la simple règle de trois puisque plusieurs thèmes ont des valeurs égales à 0 (zéro). Malgré tout, nous avons pu résoudre la question en calculant le changement annuel moyen et en l'exprimant en pourcentage (Gibbs 1964). La formule de départ était la suivante:
T = (100 (P2 - P1) / A) / ((P2 + P1) / 2)
P1 étant la population au début de la période, P2 la population à la fin de la période, A étant la longueur de la période exprimée en nombre d'années.
Dans le cas qui nous intéresse l'équation se résume ainsi:
T = 20 *(P91 - P81) / (P91 + P81)
Les valeurs résultant de cette transformation sont donc un rapport que l'on peut exprimer graphiquement sous forme de classes dont on va discuter tout de suite.
En effet, plusieurs méthodes de classements s'offrent à nous pour mettre les données en groupes puisqu'il est difficile de lire des cartes ayant plus de 5-7 classes ordonnées: groupes égaux, intervales égaux, selon des indices de concentration et de dispersion (moyenne et écarts-types) ou selon les seuils apparaissant dans la courbe de fréquences cumulées. Après mûre réflexion, notamment en raison de la facilité d'harmoniser la compréhension d'un thème à l'autre, nous avons crû bon de se limiter à cinq classes et à une seule méthode, soit celle des nombres égaux par classe; elle a l'avantage de partager et de regrouper les données selon le rang qu'elles occupent dans la série statistique.
Dans la très grande majorité des cas nous avons utilisé directement les chiffres fournis par le Recensement du Canada sauf dans trois types de situations particulières. Premièrement, il faut se rappeler que dans certaines régions et pour certaines variables, il a été nécessaire de redistribuer les valeurs dans les MRC en raison d'abscence de chiffres résultant du maintien de la confidentialité lors de la publication des Recensements. Deuxièmement, en ce qui concerne les données exprimées en dollars, il fallait absolument, pour des fins de comparaison entre les deux années, utiliser une valeur constante basée sur l'IPC (Indice de Prix à la Consommation) au Canada. Ainsi, les calculs sur la valeur des revenus agricoles bruts ont été réalisés à dollar constant de 1990 et ceux relatifs aux terrains et bâtiments ainsi qu'à la machinerie et au matériel en dollar constant 1991.
Région Abitibi-Témiscamingue 48 -L'Assomption
01 -Abitibi 49 -La Rivière-du-Nord
02 -Abitibi-Ouest 50 -Laval
03 -Rouyn-Noranda 51 -Les Moulins
04 -Témiscamingue 52 -Matawinie
05 -Vallée-de-l'Or 53 -Mirabel
54 -Montcalm
Région Bas-Saint-Laurent, 55 -Sainte-Thérèse-de-
Gaspésie, Iles-de-la-Madeleine Blainville
06 -Avignon
07.-Bonaventure Région Outaouais-Laurentides
08 -Denis-Riverin 56 -Antoine-Labelle
09 -Kamouraska 57 -Argenteuil
10 -La Côte-de-Gaspé 58 -Communauté urbaine de
11 -La Matapédia l'Outaouais
12 -La Métis 59 -La Vallée-de-la-Gatineau
13.-Les Iles-de-la Madeleine 60 -Les Collines-de-l'Outaouais
14 -Les Basques 61 -Les Laurentides
15 -Matane 62 -Les Pays-d'en-Haut
16 -Pabok 63 -Papineau
17 -Rimouski-Neigette 64 -Pontiac
18 -Rivière-du-Loup
19 -Témiscouata Région de Québec
65 -Bellechasse
Région Beauce-Appalaches 66 -Charlevoix
20 -Beauce-Sartigan 67 -Charlevoix-Est
21 -L'Amiante 68 -Communauté urbaine de
22 -La Nouvelle-Beauce Québec
23 -Le Granit 69 -Desjardins
24 -Les Etchemins 70 -L'Ile-d'Orléans
25 -Robert-Cliche 71 -L'Islet
72 -La Côte-de-Beaupré
Région Bois-Francs 73 -La Jacques-Cartier
26 -Arthabaska 74 -Les Chutes-de-la-Chaudière
27 -Bécancour 75 -Lotbinière
28 -Drummond 76 -Montmagny
29 -L'Érable 77 -Portneuf
30 -Nicolet-Yamaska
Région Richelieu, Saint-
Région Estrie Hyacinthe
31 -Acton 78 -Brome-Missisquoi
32 -Asbestos 79 -Champlain
33 -Coaticook 80 -La Vallée-du-Richelieu
34 -La Haute-Yamaska 81 -Lajemmeais
35 -Le Haut-Saint-François 82 -Le Bas-Richelieu
36 -Le Val-Saint-François 83 -Les Maskoutains
37 -Memphrémagog 84 -Rouville
38 -Sherbrooke
Région Saguenay-
Région Mauricie Lac-Saint-Jean, Côte-Nord
39 -Francheville 85 -La Haute-Côte-Nord
40 -Le Centre-de-la Mauricie 86 -Lac-Saint-Jean-Est
41 -Le Haut-Saint-Maurice 87 -Le Domaine-du-Roy
42 -Mékinac 88 -Le Fjord-du-Saguenay
43 -Maskinongé 89 -Manicouagan
90 -Maria-Chapdelaine
Région Nord de Montréal 91 -Territoire nordique
44 -Communauté urbaine de
Montréal Région Sud-Ouest de Montréal
45 -D'Autray 92 -Beauharnois-Salaberry
46 -Deux-Montagnes 93 -Le Haut-Richelieu
47 -Joliette 94 -Le Haut-Saint-Laurent
95 -Les Jardins-de-Napierville
96 -Rousssillon
97 -Vaudreuil-Soulanges
spéciale en raison du fait que les grandes bleuetières commerciales sont apparues au recensement pour la première fois en 1991. Nous avons dû retrancher les MRC du Saguenay-Lac-Saint- Jean et de la Côte-Nord pour laisser la chance de voir se qui se passe dans le reste du Québec.
Enfin, il a été utile de déplacer vers l'ouest les Iles-de-la- Madeleine, de les rapprocher du continent, afin d'obtenir une plus grande échelle des cartes.
Les conditions dans lesquelles se sont effectuées les choix graphiques étaient liées à plusieurs exigences. Le format habituel des écrans VGA est de 14 pouces de large et la résolution habituelle des écrans est de 640 X 480. Ceci nous a forcé à utiliser une échelle qui en fin de ligne est autour de 1:7 500 000, à se limiter au Québec méridional, à généraliser grossièrement les limites de l'écoumène de plusieurs MRC, à utiliser la couleur presque uniquement pour les symboles quantitatifs, à utiliser un lettrage le plus gros possible afin qu'il soit lisible.
Nous n'avions pas le choix d'utiliser une symbolisation capable de traduire la dimension quantitative des données notamment en ce qui concerne les effectifs pour la carte des données de 1991 et ceux, mesurant en nombre, les changements de 1981 à 1991.
Pour la carte de répartition de 1991, nous favorisons le mode de représentation par points répétés d'égale visibilité que l'on appelle carte de densité ("Density map"); il a l'avantage de montrer la continuité spatiale de l'information; ceci n'est pas toujours évident avec l'utilisation des symboles de taille proportionnelle comme des cercles, carrés, etc. Sur le plan cartographique, il faudra alors pour chaque variable à représenter, décider de la valeur du point (ratio), de sa taille et de sa couleur. Le ratio, c'est-à-dire la valeur accordée à chaque point, varie d'une carte à l'autre; en général, c'est le nombre maximum de points pouvant ètre visibles dans la MRC la plus populeuse qui conditionnait le ratio. On s'est entendu pour que le nombre maximum de points joue autour de 50, puis on a tâché d'utiliser des ratios multiples de 25, 50, 100, 1 000. Quant à la taille des points, il fallait qu'elle soit suffisamment grande pour bien apparaître à l'écran.
Les cartes de 1991 présentent les données détaillées pour l'ensemble de la Province et ce au niveau des MRC. Les points ont été localisés par le système de cartographie automatisée (SCA) dans l'écoumène agricole de chaque MRC et leur arrangement spatial à l'inérieur de chacune d'elles a été fait automatiquement et d'une manière aléatoire par le système Pour les cartes de 1991, on a enlevé les limites des MRC afin de laisser plus de visibilité aux points et, les limites qui restent, sont les régions agricoles servant ni plus ni moins de repère au lecteur.
Pour la carte des changements en nombre absolus entre 1981 et 1991, nous favorisons le même mode de représentation que pour la carte de 1991. De plus, il a été possible de jumeler sur une même carte les gains et les pertes en nombre absolu; par exemple, des points de couleur rouge pour les gains et des points de couleur verte pour les pertes. La taille des point demeure la même que pour les cartes de 1991, mais les ratios varient d'une variable à l'autre.
Les cartes représentant les changements relatifs sont conçues en mode choroplèthes, c'est-à-dire par des plages couleurs découpées par la limite de l'écoumène de chaque MRC. Pour les cartes réalisées en mode choroplèthes, la difficulté réside dans le choix judicieux des couleurs; elles doivent traduire l'idée de graduation progressive. Notre choix s'est établi sur cinq couleurs (cinq classes): des couleurs chaudes pour les valeurs plus élevées, le jaune pour les valeurs autour de la médiane, et les couleurs froides pour les valeurs basses.
Tous les outils informatiques utilisés dans la préparation de cet atlas se rapportent à des ordinateurs PC-compatibles 486 sur plate-forme Windows, sauf pour les logiciels Cartier et Lambert. Essentiellement le travail de cartographie a été réalisé à l'aide du logiciel Mapviewer. Il permet d'intégrer des banques de données statistiques sous forme de tableur ("worksheets") à des cartes numériques de base. Certaines manipulations et quelques traitements ont pu être opérés dans la banque de données statistiques; c'est justement là que les soustractions et le calcul des changements relatifs ont été faits. Pour leur part, les menus d'expression cartographique du système permet de jouer avec plusieurs couches cartographiques et, dans le cas qui nous intéresse, choisir le type de symbolisation graphique que l'on désire.
Une fois l'habillage complété, chaque carte a été exportée dans le module Photo-Paint de Corel Draw pour les retouches, et a été ensuite enregistrée en mode image de manière à ce que la consultation des cartes soit possible grâce au logiciel Paint Brush.
Il est recommandé d'avoir sous les yeux les cartes de fond qui sont utilisées dans cet atlas et des cartes diverses permettant de trouver des explications à la répartition de l'activité agricole et aux changements qui l'ont marquée sur une période de dix ans: cartes sur la physiographie, les dépôts meubles, les sols, les climats, l'écologie, les potentiels agricoles, la démographie, l'économie, etc.
L'Atlas électronique sur l'évolution de l'agriculture du Québec de 1981 à 1991 a été réalisé en moins moins d'un an (de septembre 1993 à février 1994). Nous voulions le rendre disponible le plus tôt possible, sous une forme originale, accessible et à prix abordable. C'est pour ces raisons que nous avons numéroté cette version 1,0. Par ailleurs, nous pensons que, dans un avenir relativement proche, offrir la possibilité de le consulter directemen à l'Université du Québec à Chicoutimi sur des réseaux de communication électronique (l'autoroute électronique!).
Dans cet atlas, les noms des fichiers sont représentatifs de leur catégories
soit:
- nom_91.jpg pour les cartes de la distribution en 1991;
- nom_chn.jpg pour les cartes montrant les CHangements en Nombre;
- nom_chr.jpg pour les CHangements Relatifs.
Ces noms permettent de rendre plus clair le nom des
variables représentées dans chaque fichier.