{"id":429,"date":"2016-06-14T12:58:25","date_gmt":"2016-06-14T11:58:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.uqac.ca\/fouellet\/?p=429"},"modified":"2016-07-05T18:53:24","modified_gmt":"2016-07-05T17:53:24","slug":"rene-laporte-hotel-de-la-solitude-preface-de-francois-ouellet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.uqac.ca\/fouellet\/?p=429","title":{"rendered":"Ren\u00e9 Laporte, H\u00f4tel de la solitude<br>Pr\u00e9face de Fran\u00e7ois Ouellet"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-430 alignleft\" src=\"https:\/\/www.uqac.ca\/fouellet\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Hotel-de-la-solitude.jpg\" alt=\"Hotel de la solitude\" width=\"182\" height=\"277\" \/><\/p>\n<p><em>Le Dilettante, 2012, 125 p.<\/em><\/p>\n<p>Avoir la t\u00eate ailleurs, condition, dit-on, de toute po\u00e9sie, mais fatale, parfois, aux po\u00e8tes. Dont acte avec le Toulousain Ren\u00e9 Laporte (1905-1954), fauch\u00e9 par une voiture en plein Paris et que le Dilettante arrache aujourd\u2019hui au \u00ab charnier des recal\u00e9s de l\u2019histoire litt\u00e9raire \u00bb, r\u00e9\u00e9ditant avec une pr\u00e9face de Fran\u00e7ois Ouellet son <em>H\u00f4tel de la solitude<\/em> paru chez Julliard en 1944. D\u2019origine bourgeoise, il entre vite en po\u00e9sie, ouvrant ses <em>Cahiers libres<\/em> aux surr\u00e9alistes d\u00e8s 1924, courant dont l\u2019influence marque ses premiers romans : <em>Le D\u00eener chez Olga<\/em> (1927), <em>La Part du feu<\/em> (1935). Haut fonctionnaire de l\u2019information, Laporte, dans les ann\u00e9es trente, r\u00e9voque le pur jeu po\u00e9tique pour politiser son \u0153uvre litt\u00e9raire, en faire un t\u00e9moignage contre la crue montant des r\u00e9gimes totalitaires. En t\u00e9moigne \u00ab La Journ\u00e9e du 8 mars \u00bb, po\u00e8me terrible sur la remilitarisation de la Rh\u00e9nanie. R\u00e9sistant actif (on lui a confi\u00e9 la surveillance de l\u2019antenne pro-allemande de Radio Monte-Carlo), il fait de sa maison de la place du Barri, \u00e0 Antibes, un p\u00f4le d\u2019activit\u00e9s clandestines et de survie litt\u00e9raire, y accueillant Breton, les Aragon, Ponge, \u00c9luard, d\u2019autres. \u00ab Il n\u2019y a pas d\u2019oubliettes\/au ch\u00e2teau du roi Ren\u00e9 \u00bb, \u00e9crira Jacques Pr\u00e9vert. C\u2019est un \u00e9crivain en pleine phase de reconnaissance publique qui d\u00e9c\u00e8de d\u2019un traumatisme cr\u00e2nien le 1<sup>er<\/sup> mars 1954.<\/p>\n<p>\u00c9crit en 1942, <em>H\u00f4tel de la solitude<\/em> nous entra\u00eene dans le sillage de J\u00e9r\u00f4me Bourdaine, scintillant chevau-l\u00e9ger de l\u2019apr\u00e8s-guerre, qui \u00e9lit comme ermitage pour sa r\u00eaverie un singulier h\u00f4tel de La Turbie, sur la C\u00f4te d\u2019Azur. Monde sous cloche, asile hors du temps aux murs calligraphi\u00e9s de versets coraniques, lieu mental gard\u00e9 par un couple d\u2019\u00eatres bonasses et affair\u00e9s, les Barca, heureux d\u2019invoquer les ombres chamarr\u00e9es, fant\u00f4mes 1900 qui firent la gloire du lieu. Survient alors, au c\u0153ur de cet asile de jour pour c\u0153ur en vrille, une Nadja longue et fine r\u00e9pondant au nom de Mme Zoya Sernitch, belle flanqu\u00e9e d\u2019un \u00e9poux cocasse aux tressautements de souris chauve. Idylle alors de s\u2019\u00e9baucher entre J\u00e9r\u00f4me et Zoya et ce parmi les ruines antiques qui ornent le lieu. Un ballet d\u2019ombres lasses et de c\u0153urs fringants qui s\u2019\u00e9vanouira au matin, romance sans lendemain. Entre trouble modianesque et griserie \u00e0 la Mandiargues, chambre vous est donc retenue \u00e0 l\u2019<em>H\u00f4tel de la solitude<\/em>, calme assur\u00e9 et vue sur les songes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Dilettante, 2012, 125 p. Avoir la t\u00eate ailleurs, condition, dit-on, de toute po\u00e9sie, mais fatale, parfois, aux po\u00e8tes. 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