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UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013
LE CHEMIN À SUIVRE
Un plan stratégique n’est ni une description de ce que nous sommes, ni un bilan du travail que nous accomplissons.
C’est une orientation convaincue et rassembleuse vers un bien commun, l’autoportrait collectif de ce que nous
voulons être dans cinq ans. Notre Plan stratégique 2013-2018 s’articule autour de quatre valeurs : reconnaissance,
équilibre, créativité et engagement.
Plan stratégique 2013-2018, page 5
reconnaître et s’y rattacher », explique Laval Boulianne
pour qui il est primordial que ce document phare ne
soit pas celui du recteur ou de la direction, mais qu’il
permette à l’ensemble du monde universitaire régional
d’y adhérer. On dénombre d’ailleurs 360 personnes qui
ont contribué à cette démarche.
Simplification du processus
Selon Laval Boulianne, un mot d’ordre a prévalu du
début jusqu’à la conclusion du processus et demeure
l’inspiration première de toutes les orientations privi-
légiées dans le schéma directeur, soit « simplification
du processus. » Le président du conseil d’administration
de l’UQAC est d’ailleurs persuadé que cette approche
fondée sur l’accessibilité générale et sur l’efficacité a
suscité beaucoup d’enthousiasme et d’adhésion à tous
les niveaux. « Ce sentiment s’est exprimé unanimement
à la fin de toutes les rencontres que nous avons eues,
ce que j’ai pu constater et apprécier en toute neutralité
puisque je me considère comme quelqu’un de l’exté-
rieur, sans parti pris sinon celui du bon fonctionnement
et du rayonnement de notre université », affirme celui
qui avoue du même souffle être peu connu dans les
murs de l’établissement malgré sa longue implication,
d’autant qu’il réside à Alma, une situation qui favorise
la position d’observateur intéressé qu’il affiche. « Je
constate une ouverture considérable du recteur Martin
Gauthier et une bonne écoute. Je pense, en contrepar-
tie, qu’il peut compter sur une excellente collaboration
de la communauté. J’entrevois ce qui pourrait être un
second souffle pour l’UQAC à partir de cette nouvelle
ère participative et d’un virage en souplesse qui crée
une synergie intéressante. »
L’avenir
Pour plusieurs, ce genre de documents que sont les
plans stratégiques et autres schémas de développe-
ment de tous ordres sont des ouvrages hermétiques
et incompréhensibles voués à accumuler la poussière
sur les tablettes. Mais il n’en est rien pour cet exercice
qui vient de jaillir du consensus, puisque tous seront
étonnés par sa simplicité et sa facilité d’accès, selon
Laval Boulianne. « Ensuite, s’il fallait constater dans
quelques années que tout ce travail a été tabletté, nous
devrions admettre un grave échec. Même si, dans un
proche avenir, je réalisais que nous nous en éloignions,
je veillerais fermement à ce qu’on y revienne. Mais je
ne crois pas la chose possible. Ce plan stratégique défi-
nit et encadre tous les outils à utiliser pour atteindre
les objectifs qui découlent des orientations que nous
privilégions. » Au centre de ce projet, il détermine
les trois enjeux majeurs sur lesquels l’UQAC veut
concentrer ses énergies : poursuivre le développement,
favoriser une meilleure cohésion dans la communauté
universitaire et l’intégration de l’UQAC à son milieu, et
adopter une vision novatrice de l’enseignement, de la
recherche et de la création. « L’université n’est pas une
JEANNOT LÉVESQUE
Laval Boulianne,
président du conseil
d’administration de
l’UQAC
« L’université n’est pas
une chose qui donne
des cours, un comptoir
de connaissances.
C’est aussi un milieu
de vie, de recherche et
de création qui contribue
à l’évolution de notre
société régionale. »
— Laval Boulianne
chose qui donne des cours, un comptoir de connais-
sances. C’est aussi un milieu de vie, de recherche et
de création qui contribue à l’évolution de notre société
régionale. J’aime d’ailleurs beaucoup l’expression que
nous utilisons souvent pour désigner l’UQAC en parlant
d’une grande université à taille humaine, un concept
qui va au-delà des dimensions de l’Université et qui
évoque les valeurs humaines qu’elle doit adopter et
transmettre. » £