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UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013

LE CHEMIN À SUIVRE

« Ce qui a été impressionnant dans cet exercice, ce fut 

de constater à quel point tous les participants ont pris la 

démarche au sérieux et se sont approprié leur université 

en nous permettant d’élaborer une vision collective. Je 

considère que, dans cette situation, le rôle du recteur 

est celui d’un capitaine de navire qui est là pour donner 

le cap. À ce chapitre, nous avons heureusement une 

direction qui reste très ouverte à la discussion, car il 

faut aussi que l’équipage soit convaincu et que tout le 

monde rame dans le même sens. Le Plan stratégique est 

un peu la carte de navigation que nous nous donnons. »

Les enjeux

Il va de soi que chaque intervenant autour de la table 

a le mandat de présenter et de défendre les priorités de 

son département ou de son secteur d’activités. En ce 

qui concerne les sciences de la Terre, le principal enjeu 

est lié à la relève. Comme l’explique Réal Daigneault : 

« Notre département atteint une certaine maturité et 

plusieurs de ses membres ont quitté ou quitteront 

prochainement à la retraite. Nous ne sommes d’ailleurs 

pas les seuls à vivre cette problématique. C’est un défi 

considérable que de maintenir la synergie d’un groupe 

de recherche lorsqu’il perd une composante impor-

tante. Nous œuvrons dans un système hiérarchique ou 

pyramidal où le départ du chef peut provoquer l’effon-

drement de la structure. Dans ce contexte, le maintien 

des créneaux de recherche existants devient un enjeu 

majeur alors qu’on pourrait être portés à les oublier, 

simplement parce qu’ils sont là depuis longtemps et 

semblent solidement implantés. Cette préoccupation se 

retrouve d’ailleurs dans le Plan stratégique. »

Objectif

Planifier la relève en recherche et en création

Axe d’intervention

Élaboration de plans d’action pour la relève

Plan stratégique 2013-2018, page 13

« Nous croyons également que, à tous les niveaux, l’en-

seignement et la recherche ne doivent jamais être mis 

en opposition. Les deux forment un tout indissociable 

et essentiel l’un pour l’autre. Pour développer l’ensei-

gnement, il faut favoriser la recherche et la recherche 

profite directement à l’enseignement. Notre secteur, les 

sciences de la Terre, a été le premier à mettre sur pied 

une maîtrise et un doctorat à l’UQAC. En stimulant le 

volet recherche, nous avons forcément encouragé les 

études supérieures et démontré le lien entre les deux. 

Pourquoi fait-on de la recherche? Parce qu’il s’agit d’un 

instrument de formation aux cycles supérieurs. »

Reste maintenant la mise en application du Plan stra-

tégique et son évaluation, ce qui, pour Réal Daigneault, 

est beaucoup plus important que le Plan lui-même. £

« Pour développer 
l’enseignement, il faut 
favoriser la recherche 
et la recherche 
profite directement 
à l’enseignement. »

— Réal Daigneault

GUYLA

iN DOYLE

Réal Daigneault