24

UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013

LE CHEMIN À SUIVRE

UNE NOUVELLE 
GÉNÉRATION
DE GESTIONNAIRES

En entrant dans le bureau d’Étienne Hébert, tout 

comme dans celui de son confrère Stéphane Allaire, 

le nouveau doyen de la recherche et de la création, 

on sent le vent de jeunesse et de renouveau qui 

souffle sur l’administration de l’UQAC.

Dans le cas du doyen des études, en poste depuis 

septembre dernier, on assiste de plus à une refonte du 

Décanat qui regroupe maintenant les trois cycles uni-

versitaires alors qu’il était auparavant divisé en deux. 

« Le Décanat assume donc désormais la responsabilité 

de l’ensemble de l’offre de programmes de l’UQAC », 

explique Étienne Hébert d’entrée de jeu. Spécifions que 

ce répertoire regroupe actuellement 178 programmes : 

119 au premier cycle et 59 aux cycles supérieurs. Le 

Décanat a pour mandat d’assurer la qualité des pro-

grammes, du soutien académique, des révisions de 

programmes en vigueur et de la création éventuelle de 

nouveaux programmes. Le travail du doyen et de son 

équipe est également associé au recrutement puisqu’on 

comprendra que, si on met sur pied des programmes, il 

faut des étudiants pour les intégrer. 

Interrelation obligée

Étienne Hébert tient à souligner qu’avec la fusion des 

décanats, l’interrelation avec celui de la recherche et de 

la création devient plus que jamais essentielle et natu-

relle. « On sait qu’aux cycles supérieurs, la recherche 

ne peut se priver d’étudiants gradués. Le lien entre les 

cycles et les décanats s’avère donc incontournable et 

cela suscite une dynamique extrêmement intéressante 

à mon point de vue puisque nous n’avons pas le choix 

d’agir de concert. En place depuis quelques mois 

seulement, nous avons déjà établi des liens solides 

qui augurent une collaboration soutenue », explique 

Étienne Hébert. 

Psychologue clinicien de formation, Étienne Hébert s’est 

joint au corps professoral de l’UQAC en 2004 puis est 

devenu directeur du Département des sciences de la 

santé en 2011 avant d’accepter le mandat de doyen des 

études auquel il se consacrera durant quatre années. Il 

pratiquait en clinique comme psychologue avant son 

arrivée à l’Université et il a réussi à maintenir le lien 

avec la pratique en s’impliquant dans la supervision de 

stages d’étudiants au doctorat, en devenant directeur de 

la Clinique universitaire de psychologie et en poursui-

vant ses activités de recherche sur la personnalité de la 

psycho-patho. 

Sportif dans l’âme 

D’autre part, Étienne Hébert a un autre centre d’intérêt 

qu’il qualifie de « dada » et qui a de quoi étonner : « Je 

suis un passionné de sport à deux niveaux. J’ai coaché 

durant 18 ans une équipe de football et j’ai parallèle-

ment développé une expertise en psychologie du sport 

qui m’a amené à donner des conférences sur le sujet 

partout au Québec. J’ai également récemment travaillé 

durant deux ans avec les Saguenéens de la Ligue de 

hockey junior majeur du Québec. Il s’agit de l’un des 

avantages d’une université à taille humaine, que de 

pouvoir développer ses affinités à fond », affirme-t-il.

Un autre univers

Son nouveau poste de gestionnaire propulse Étienne 

Hébert radicalement hors de sa zone de confort, bien 

que la direction départementale l’ait déjà initié aux 

règles administratives. « Il faut être un peu équilibriste 

pour être directeur de département, avec un pied 

dans l’enseignement et l’autre dans l’administration. 

Maintenant, toutefois, je me consacre entièrement à 

la gestion, à une étape de ma carrière que je n’aurais 

jamais pu anticiper en 2004. Je tiens cependant à rester 

en contact avec l’enseignement et la recherche, mais 

je n’ai pas encore trouvé la façon de préserver mon 

identité professionnelle à ce chapitre. Une chose est 

certaine, c’est que je vais retourner à l’enseignement 

dans quatre ans », assure-t-il. 

Le choc des générations

Le doyen aux études constate que les deux dernières 

années n’ont pas été de tout repos à l’UQAC avec de 

nombreux changements dans les rangs de la direction, 

la crise étudiante, la crise budgétaire… « On sait tou-

tefois qu’il y a maintenant une équipe solide en place 

et qu’elle assurera une stabilité certaine durant les 

prochaines années. L’arrivée du Plan stratégique ouvre 

la porte à l’établissement d’un lien de confiance fort et 

permet d’insuffler un nouvel élan à l’institution. Tout 

cela s’accompagne d’un rajeunissement notoire des 

cadres, à la suite de nombreux départs à la retraite. 

Un phénomène qui amène forcément une façon dif-

férente de concevoir l’Université. Nos prédécesseurs 

ont dû se battre pour défricher en terrain vierge. Leurs 

successeurs ont l’ambition d’optimiser ces acquis et 

de les réorganiser à partir d’une autre perspective. Je 

perçois une différence fondamentale entre ces deux 

Étienne Hébert, 

qui est professeur 

à l’UQAC depuis 

2004, était 

jusqu’à sa récente 

nomination 

directeur du 

Département des 

sciences de la 

santé. Son mandat 

en tant que doyen 

des études, d’une 

durée de quatre ans, 

s’amorçait le 

4 septembre 2013 

et se poursuivra 

jusqu’au 

3 septembre 2017.

JEANNOT LÉVESQUE