L’INTERNATIONAL
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UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013
Cameroun
Le second grand projet de l’UQAC et du professeur
Claude Lalonde, qui a duré 10 ans celui-là, visait l’éta-
blissement d’un incubateur d’entreprises au Cameroun.
Deux anciens étudiants de l’UQAC d’origine camerou-
naise ont aussi été associés au démarrage. En collabo-
ration avec l’ACDI, il a également mis à contribution
une firme régionale, LMB, durant les premiers 5 ans.
Puis, l’UQAC a effectué le travail seule. « Nous y fai-
sions du financement pour le démarrage de petites et
moyennes entreprises ainsi que de l’appui-conseil et du
suivi des initiatives à court et moyen terme. À la même
époque, l’UQAC collaborait au démarrage de SOCCRENT
(Société en commandite de création d’enteprises) avec
Adam Lapointe, aujourd’hui PDG de Pluri-Capital. C’est
ce modèle appliqué dans la région qui a été adapté
au milieu africain », se souvient Gilles Bergeron qui a
assumé la direction de ce projet durant les 8 dernières
années.
Sénégal
Depuis maintenant 10 ans, l’UQAC est partie prenante
d’un projet de délocalisation de programmes, dont le
baccalauréat en administration et la maîtrise en gestion
des organisations avec l’Institut africain de management
(IAM) à Dakar. « Nous avons eu environ 150 finissants
à la maîtrise en une décennie et 250 au niveau du bac »,
précise Gilles Bergeron. « La délocalisation est un
programme qui permet aux étudiants de l’extérieur du
campus de recevoir un diplôme à la fois de l’IAM et
de l’UQAC. En s’associant à cette double diplomation,
l’UQAC reconnaît la qualité de l’institution partenaire,
des cours et du personnel enseignant. Elle s’assure aussi
de la compatibilité de l’enseignement et de l’organisa-
tion sur le terrain ainsi que du sérieux de sa gestion.
Dans ce cadre, les professeurs sénégalais et québécois
se partagent les cours en veillant à ce que les standards
de qualité de l’UQAC soient respectés. Il s’agit toutefois
d’un véritable partenariat au sein duquel chacun a
un rôle essentiel à jouer », insiste Gilles Bergeron en
mentionnant qu’il n’y a pas d’autres projets du genre
en vue pour l’Afrique actuellement.
Pour l’UQAC
On connaît donc l’apport de l’UQAC dans ces pays, mais
qu’en est-il de ce que notre Université retire de tels
partenariats? Selon Gilles Bergeron : « Si nous formons
des étudiants pour qu’ils soient capables de travailler
dans différents pays du monde, il faut en être capables
nous-mêmes et prêcher par l’exemple. De telles expé-
riences permettent également à nos professeurs de se
familiariser avec d’autres cultures et d’autres milieux
internationaux. Ces projets nous permettent en plus de
nous faire connaître à l’extérieur du pays et de recruter
des étudiants qui voudraient venir étudier chez nous
à la maîtrise, au doctorat ou ailleurs. Nous souhaitons
aussi que des entreprises ou des organisations de chez
nous puissent profiter de nos contacts à l’étranger pour
développer des affaires, ce qui peut survenir à une
étape ultérieure. Finalement, nous tentons de détecter
des projets de recherche qui pourraient se réaliser en
lien avec nos partenaires », conclut Gilles Bergeron.
L’UQAC trouve donc son compte, à la fois en ce qui a
trait à la familiarisation des professeurs avec l’interna-
tional, à la capacité d’attirer des étudiants étrangers et
de mieux répondre à leurs besoins ainsi qu’à l’éven-
tualité de développer de nouvelles possiblités pour nos
entreprises et nos étudiants québécois qui sont, eux
aussi, encouragés à réaliser une partie de leur forma-
tion à l’extérieur puisque cela fait partie de la nouvelle
réalité mondiale. £
YVES OUELLET
JEANNOT LÉVESQUE
Gilles Bergeron
L’institut africain
de management
de Dakar