L’INTERNATIONAL
mois de janvier, passant brusquement de la chaleur au
froid de l’hiver, ce qui a été un choc considérable. Cela
ne m’a pas empêché de compléter mon baccalauréat en
génie électrique et d’y ajouter une maîtrise en gestion
de projet et un certificat en administration des affaires.
J’ai ensuite travaillé à l’Alcan comme ingénieur durant
deux ans et j’ai obtenu un MBA à Québec. »
Moustapha Guirassy ajoute qu’il est retourné au Sénégal
par la suite, alors que les diplômés canadiens étaient
vivement convoités par les entreprises présentes sur
le territoire africain. « Tous les diplômés sénégalais
de l’UQAC que j’ai connus ont profité d’excellentes
conditions de travail à leur retour au pays. Je suis donc
rentré au Sénégal dans la perspective d’assumer mes
responsabilités aux plans social et économique, mais
les choses ne se sont pas passées comme je l’avais
envisagé. J’étais alors fortement inspiré par ce que j’ai
intensément vécu à Chicoutimi, où j’ai vécu mon expé-
rience universitaire, où j’ai compris le lien entre l’admi-
nistration universitaire et l’étudiant, où j’ai également
compris ce que voulait dire être étudiant autrement.
Le Sénégal avait alors un modèle universitaire rigide
calqué sur la France alors que, pour ma part, j’avais
beaucoup apprécié le cadre nord-américain dans lequel
j’avais évolué au Québec et plus particulièrement à
l’UQAC. J’ai aussi beaucoup aimé la culture et la façon
de faire au Saguenay–Lac-Saint-Jean. J’ai conséquem-
ment voulu reproduire tout cela en mettant sur pied
l’Institut africain. »
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