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UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013
L’INTERNATIONAL
PHOTOS P
AGES 44
ET
45 : YVES OUELLET
Des étudiants sur la
terrasse intérieure
de l’IAM
Moustapha Guirassy avait aussi été très intéressé par
les liens que l’UQAC développe avec le milieu et la
grande industrie, ce qui existait peu au Sénégal et en
Afrique de façon générale. C’est donc pour répondre à
un besoin criant qu’il fonde l’IAM en 1996 en allant
chercher prioritairement des partenariats dans le monde
des affaires et avec des universités, dont l’UQAC. « Tout
ce que nous faisons aujourd’hui s’inspire du Québec,
même le serment que prononcent les diplômés lors de la
collation des grades. » C’est donc quelques années après
la création de l’IAM que la collaboration avec l’UQAC
s’est établie jusqu’à l’établissement de programmes
délocalisés en codiplomation. Ainsi, nous avons dans
notre répertoire ce que nous appelons les programmes
nobles et, de ce nombre, nos programmes phares qui
proviennent de l’UQAC. L’élite des étudiants africains
vient y chercher la qualité tant des programmes que
des professeurs. Ces étudiants voient d’ailleurs la
différence au premier contact avec une approche très
décontractée, mais aussi une grande quantité de travail,
une importante responsabilisation de l’étudiant et une
valorisation de sa formation. »
Les étudiants de l’IAM proviennent de 28 pays africains
et l’Institut commence à recevoir des étudiants français
ainsi que des étudiants québécois de l’UQAC qui vont
y compléter une partie de leur formation. Plusieurs
cadres d’entreprises viennent obtenir un MBA de l’IAM;
l’Institut a même accueilli un ministre sénégalais qui
a suivi un programme de l’UQAC, de même que le
directeur général de la plus importante société télévi-
suelle au pays, le directeur d’une grande cimenterie,
le vice-président de l’Assemblée nationale ainsi que de
nombreux représentants des principaux organismes
internationaux qui sont maintenant tous diplômés de
l’UQAC.
Quant au partenariat avec la grande entreprise, cela
demeure un chantier que Moustapha Guirassy continue
de développer avec détermination. « Je suis encore
retourné récemment à Chicoutimi dans le but d’élaborer
les bases d’une association des amis internationaux de
l’UQAC et de fédérer tous ces anciens étudiants qui
intègrent maintenant une foule de grandes entreprises
et qui pourraient contribuer à mettre sur pied un réseau
de coopération internationale. Une telle initiative ne
pourrait que renforcer la notoriété de l’UQAC dans le
monde et particulièrement en Afrique. Je crois que l’ave-
nir appartiendra à ceux qui sauront bien se réseauter
en consolidant la coopération internationale », conclut
Moustapha Mamba Guirassy. £