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UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013
L’INTERNATIONAL
Kally Camara
Directeur pédagogique
Des étudiants qui
se démarquent
Dès le départ, le directeur péda-
gogique de l’IAM, Kally Camara,
précise que même si le partenariat
avec l’UQAC tient une place parti-
culière à l’IAM, il concerne tout de
même un nombre relativement peu élevé d’étudiants,
principalement à cause des droits de scolarité qui sont
plus élevés que ceux des formations régulières.
Kelly Camara détient lui-même une maîtrise de l’UQAC
obtenue à l’IAM. Comme plusieurs autres étudiants dans
ce secteur, sa spécialisation universitaire a été précédée
d’une solide expérience professionnelle. « Au départ,
je n’aimais pas lire, mais la formation québécoise m’a
obligé à beaucoup lire et à acquérir une large culture. J’ai
énormément appris en diversifiant mes connaissances et
apprécié la précision de cette approche pédagogique »,
explique-t-il. « L’apport de l’UQAC enrichit l’expérience
des universitaires et on observe que les étudiants en codi-
plomation se démarquent nettement au sein de l’insti-
tution, qui figure parmi les 10 meilleures écoles d’admi-
nistration en Afrique francophone et les 1 000 meilleures
au monde », ajoute Kally Camara.
Michel Lamotte
Conseiller innovation
technologique
Un précurseur
Michel Lamotte a mis sur pied le
Département de haute technologie
de l’IAM afin d’offrir des formations
de pointe dans ce secteur d’activité.
« Nous étions toujours dans l’infor-
matique classique alors que maintenant, le réseautage et
les nouvelles technologies ont ouvert une foule d’oppor-
tunités aux étudiants en management tout particu-
lièrement. J’ai réécrit les programmes existants dans
un premier temps. Puis créé des nouveaux modules
et mis sur pied quatre cours spécialisés jusqu’à
la maîtrise, et nous allons lancer un programme
doctoral cette année », explique Michel Lamotte. Il
cherche réponse à une grande question : « Comment
migrer des outils d’enseignement classiques aux
technologies de l’information et de la communication
appliquées à l’éducation? » Un des enjeux de ce défi
a trait à l’enseignement à distance et concerne parti-
culièrement les relations de l’Institut avec Chicoutimi.
« Nous sommes à mettre en place un système qui
permettra aux enseignants de l’UQAC d’offrir des cours
à l’IAM à partir de Chicoutimi. Notre seul problème à
ce jour est causé par la faiblesse du débit Internet, mais
nous pourrons le surmonter. Nous entreprenons déjà les
premiers tests avec la Mauritanie grâce à l’implication
de Microsoft entre autres », assure Michel Lamotte.
Djiby Diakhaté
Directeur de l’école doctorale
et de la recherche
Vers la création d’un doctorat
« Nous sommes en train de mettre
sur pied une école doctorale afin
de lancer le doctorat en business
administration », affirme d’emblée
Djiby Diakhaté. « Nos étudiants en
codiplomation et au régulier s’arrêtent au bac ou à la
maîtrise, mais il y a une demande pour la poursuite
du cursus jusqu’au doctorat. Nous avons aussi une
mission de recherche soutenue par l’Union économique
et monétaire ouest-africaine. Notre vision est de plus
en plus transfrontalière puisque les problèmes et les
enjeux ne connaissent pas les frontières. Nous avons
déjà des publications sur ces thématiques dans un
cahier intitulé African Business Review, qui consigne
les résultats de nos recherches », explique Djiby
Diakhaté.
Qui parle de recherche parle d’ouverture, de partenariat
et d’échange avec différentes universités, selon ce
dernier. « Nous voulons récupérer les dispositifs de
partenariats existants au profit de la recherche et du
doctorat. L’UQAC s’inscrit tout à fait dans cette perspec-
tive et nous souhaitons en discuter prochainement avec
les autorités de Chicoutimi. Les besoins concernent
l’encadrement à distance des doctorants et, à ce niveau,
l’appui de l’UQAC s’avère essentiel. »
Patrice Weisz
Chef des départements systèmes
d’information et e-learning
Les structures informatiques
plutôt que les équipements
Pour mettre en place les systèmes
d’information indispensables à l’é-
volution technologique de l’IAM,
Patrice Weisz gère les plateformes
qui desservent toute la communauté universitaire et
même les parents des étudiants. « Ma fonction demeure
de développer tous ces systèmes de façon cohérente et
centralisée. En ce qui a trait à la logistique matérielle,
nous nous dirigeons maintenant vers l’investissement
dans les infrastructures plutôt que dans les équipe-
ments, considérant que la plupart des étudiants pos-
sèdent désormais leur ordinateur. Tout cela dans une
vision d’avenir qui tente de prévoir nos besoins pour
les dix prochaines années, en collaboration avec nos
grands partenaires. Alors que l’université au Sénégal
est plutôt traditionnelle, notre objectif est de former
les entrepreneurs, y compris en informatique. Pour
soutenir la recherche appliquée, nous souhaitons aussi
développer des liens avec les entreprises, comme cela
se fait naturellement au Québec, aux États-Unis et en
France. Chicoutimi pourrait nous accompagner dans
cette démarche et dans l’implantation de l’e-learning
puisque le Canada est très en avance dans ce domaine »,
conclut l’ingénieur informatique et professeur d’origine
française, Patrice Weisz, qui s’occupe aussi de l’excel-
lent site Internet de l’IAM : groupeiam.com.
PHOTOS DES MEM
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AM : YVES OUELLET