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UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013
SPORT D’EXCELLENCE DE L’UQAC
a également toute une gamme de figures en l’air ainsi
que la danse qui n’est pas la discipline où j’excelle le
plus. »
Nouveau boursier de la Fondation de l’athlète d’excel-
lence du Québec, William Bédard-Michel a joint l’équipe
de cheerleading des Inuk dès sa création, il y a trois
ans. « J’y suis allé sur un coup de tête, une journée où
j’étais vraiment heureux, alors qu’une amie m’a
demandé d’essayer cette activité. Je me cherchais un
nouveau sport d’équipe et je n’ai pas pu refuser cette
offre. J’ai adoré l’ambiance ainsi que l’équipe et j’ai
finalement décidé de rester. »
L’athlète relève deux niveaux de difficulté dans le cheer-
leading. Un premier défi est relié aux performances de
couple et l’autre plus au plan personnel. « Pour ce qui
est du couple, il faut monter des figures de plus en
plus complexes et constamment dépasser nos limites.
Du point de vue personnel, on doit surtout dominer nos
peurs. Chaque prestation de trois minutes est extrême-
ment exigeante physiquement et vient chercher toute
notre énergie. L’objectif demeure toutefois de réaliser
des routines de plus en plus difficiles en gardant le
sourire pour que ça ait l’air facile. »
Sportif dans l’âme, William a déjà pratiqué le football,
le soccer et le karaté. Il a marqué une pause au collégial
pour se concentrer sur ses études. Puis il est revenu
au sport d’équipe qu’il pratique trois fois semaine à
l’UQAC tout en poursuivant l’entraînement en salle
presque quotidiennement avec un peu de course à pied.
Les honneurs qu’il a récemment mérités soulignent son
habileté à conjuguer avec succès le sport et les études
en médecine, tout en considérant les réussites de la
jeune équipe des Inuk qui se classe déjà très bien.
William Bédard-Michel, qui est originaire de Qué-
bec, réalise actuellement son baccalauréat avec une
moyenne qui lui a valu une mention d’excellence. Il
commence son externat cet hiver et envisage de termi-
ner son doctorat en médecine dans un an et demi pour
amorcer sa spécialité. Comme quoi, avec beaucoup de
détermination, on peut réussir tout ce qu’on entreprend.
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badminton
Pas d’études sans sport…
À l’UQAC, Olivier Audet étudie actuellement à la maîtrise
en médecine expérimentale, un nouveau champ d’études
fondé sur la recherche biomédicale. Auparavant, ce
Jeannois d’origine (Roberval) a réalisé son baccalauréat
en éducation physique. Voilà des matières qui exigent
énormément de temps et d’énergie de la part de ceux
qui s’y engagent. Malgré cela, Olivier Audet réserve
une place importante dans sa vie à une passion qui
l’anime depuis son entrée à l’Université : le badminton.
« Il est vrai que les études laissent peu de temps libre
et il faut des proches très compréhensifs pour accepter
qu’une grande partie de ce temps soit vouée au sport »,
affirme celui qui a joint les Inuk il y a six ans et qui est
Olivier Audet
maintenant capitaine de l’équipe. Il a joué au badmin-
ton pour le plaisir lorsqu’il était au secondaire, mais
c’est vraiment à son arrivée à l’UQAC qu’il s’est lancé
dans la compétition. Adepte de natation et des sports
de glisse, Olivier Audet s’entraîne également beaucoup
à la course et participe régulièrement à des marathons.
« J’ai toujours aimé le sport et c’est ce qui m’a motivé
à poursuivre mes études jusqu’à la maîtrise. Sans cet
intérêt, je ne serais probablement pas allé plus loin que
le cégep », croit Olivier Audet pour qui sport et études
sont très étroitement liés. « Mes recherches m’ont
démontré que l’on gêne le développement de certains
enfants en les empêchant de bouger. C’était mon cas.
Toutefois, en faisant plus de sport et en m’impliquant,
j’ai pu canaliser mon énergie, prendre ma place et me
consacrer aux études avec assiduité. »
La maîtrise d’Olivier Audet porte sur les impacts d’un
entraînement en force sur les symptômes des per-
sonnes atteintes de l’ataxie de Charlevoix. « On a déjà
remarqué que l’activité physique peut avoir des effets
positifs sur d’autres maladies similaires, mais il n’y a
jamais eu d’études scientifiques menées sur le lien entre
l’entraînement en force et les symptômes de l’ataxie.
J’ai donc travaillé là-dessus l’été dernier en mettant sur
pied un programme d’entraînement et en collectant des
données sur les résultats observés chez les malades. »
Olivier Audet entretient donc une relation fusionnelle
avec le sport, les études et la recherche, une situation
qu’il veut pousser encore plus loin en entreprenant un
doctorat sur des questions liées au sport et, possible-
ment, à l’enseignement.
Quant au badminton, il est surtout fier d’avoir orga-
nisé en 2012 le Championnat provincial Élite/ABC de
Badminton Québec, un tournoi qui a été unanimement
apprécié et qui a remporté un succès exceptionnel. C’est
ce qui lui a d’ailleurs valu d’être récemment nommé
boursier au gala de la Fondation de l’athlète d’excel-
lence du Québec. « Le badminton est un des sports les
plus populaires dans le monde et l’un des plus difficiles
physiquement. Il exige une concentration soutenue et
occasionne de nombreuses blessures. Avec ce prix, je
commence à réaliser ce que j’ai accompli dans ce sport
et j’en suis fier! » £