75

  

UQAC EN REVUE / AUTOMNE 2013

SPORT D’EXCELLENCE DE L’UQAC

a également toute une gamme de figures en l’air ainsi 

que la danse qui n’est pas la discipline où j’excelle le 

plus. »

Nouveau boursier de la Fondation de l’athlète d’excel-

lence du Québec, William Bédard-Michel a joint l’équipe 

de cheerleading des Inuk dès sa création, il y a trois 

ans. « J’y suis allé sur un coup de tête, une journée où 

j’étais vraiment heureux, alors qu’une amie m’a 

demandé d’essayer cette activité. Je me cherchais un 

nouveau sport d’équipe et je n’ai pas pu refuser cette 

offre. J’ai adoré l’ambiance ainsi que l’équipe et j’ai 

finalement décidé de rester. »

L’athlète relève deux niveaux de difficulté dans le cheer-

leading. Un premier défi est relié aux performances de 

couple et l’autre plus au plan personnel. « Pour ce qui 

est du couple, il faut monter des figures de plus en 

plus complexes et constamment dépasser nos limites. 

Du point de vue personnel, on doit surtout dominer nos 

peurs. Chaque prestation de trois minutes est extrême-

ment exigeante physiquement et vient chercher toute 

notre énergie. L’objectif demeure toutefois de réaliser 

des routines de plus en plus difficiles en gardant le 

sourire pour que ça ait l’air facile. »

Sportif dans l’âme, William a déjà pratiqué le football, 

le soccer et le karaté. Il a marqué une pause au collégial 

pour se concentrer sur ses études. Puis il est revenu 

au sport d’équipe qu’il pratique trois fois semaine à 

l’UQAC tout en poursuivant l’entraînement en salle 

presque quotidiennement avec un peu de course à pied.

Les honneurs qu’il a récemment mérités soulignent son 

habileté à conjuguer avec succès le sport et les études 

en médecine, tout en considérant les réussites de la 

jeune équipe des Inuk qui se classe déjà très bien. 

William Bédard-Michel, qui est originaire de Qué-

bec, réalise actuellement son baccalauréat avec une 

moyenne qui lui a valu une mention d’excellence. Il 

commence son externat cet hiver et envisage de termi-

ner son doctorat en médecine dans un an et demi pour 

amorcer sa spécialité. Comme quoi, avec beaucoup de 

détermination, on peut réussir tout ce qu’on entreprend. 
£

badminton

Pas d’études sans sport…

À l’UQAC, Olivier Audet étudie actuellement à la maîtrise 

en médecine expérimentale, un nouveau champ d’études 

fondé sur la recherche biomédicale. Auparavant, ce 

Jeannois d’origine (Roberval) a réalisé son baccalauréat 

en éducation physique. Voilà des matières qui exigent 

énormément de temps et d’énergie de la part de ceux 

qui s’y engagent. Malgré cela, Olivier Audet réserve 

une place importante dans sa vie à une passion qui 

l’anime depuis son entrée à l’Université : le badminton. 

« Il est vrai que les études laissent peu de temps libre 

et il faut des proches très compréhensifs pour accepter 

qu’une grande partie de ce temps soit vouée au sport », 

affirme celui qui a joint les Inuk il y a six ans et qui est 

Olivier Audet

maintenant capitaine de l’équipe. Il a joué au badmin-

ton pour le plaisir lorsqu’il était au secondaire, mais 

c’est vraiment à son arrivée à l’UQAC qu’il s’est lancé 

dans la compétition. Adepte de natation et des sports 

de glisse, Olivier Audet s’entraîne également beaucoup 

à la course et participe régulièrement à des marathons. 

« J’ai toujours aimé le sport et c’est ce qui m’a motivé 

à poursuivre mes études jusqu’à la maîtrise. Sans cet 

intérêt, je ne serais probablement pas allé plus loin que 

le cégep », croit Olivier Audet pour qui sport et études 

sont très étroitement liés. « Mes recherches m’ont 

démontré que l’on gêne le développement de certains 

enfants en les empêchant de bouger. C’était mon cas. 

Toutefois, en faisant plus de sport et en m’impliquant, 

j’ai pu canaliser mon énergie, prendre ma place et me 

consacrer aux études avec assiduité. » 

La maîtrise d’Olivier Audet porte sur les impacts d’un 

entraînement en force sur les symptômes des per-

sonnes atteintes de l’ataxie de Charlevoix. « On a déjà 

remarqué que l’activité physique peut avoir des effets 

positifs sur d’autres maladies similaires, mais il n’y a 

jamais eu d’études scientifiques menées sur le lien entre 

l’entraînement en force et les symptômes de l’ataxie. 

J’ai donc travaillé là-dessus l’été dernier en mettant sur 

pied un programme d’entraînement et en collectant des 

données sur les résultats observés chez les malades. »

Olivier Audet entretient donc une relation fusionnelle 

avec le sport, les études et la recherche, une situation 

qu’il veut pousser encore plus loin en entreprenant un 

doctorat sur des questions liées au sport et, possible-

ment, à l’enseignement. 

Quant au badminton, il est surtout fier d’avoir orga-

nisé en 2012 le Championnat provincial Élite/ABC de 

Badminton Québec, un tournoi qui a été unanimement 

apprécié et qui a remporté un succès exceptionnel. C’est 

ce qui lui a d’ailleurs valu d’être récemment nommé 

boursier au gala de la Fondation de l’athlète d’excel-

lence du Québec. « Le badminton est un des sports les 

plus populaires dans le monde et l’un des plus difficiles 

physiquement. Il exige une concentration soutenue et 

occasionne de nombreuses blessures. Avec ce prix, je 

commence à réaliser ce que j’ai accompli dans ce sport 

et j’en suis fier! » £