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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

la vie SOUS L’EAU

la vie SOUS L’EAU

Une nouvelle 
RECRUE 

Assistance de recherche 
au premier cycle

Excellence dans le sport et dans les études

Qu’elle se retrouve à sprinter sur la piste du stade ou à 

prélever des échantillons dans le cadre de ses études en 

biologie, Karyane Bergeron sait porter tout ce qu’elle 

entreprend jusqu’à l’excellence.

C’est sa façon de faire les choses et il en est ainsi depuis 

qu’elle est toute jeune. Déjà, enfant, elle participait avec 

enthousiasme aux petites compétitions de cross-country 

auxquelles son père la conduisait. Aujourd’hui, elle se 

spécialise en sprint (100 m, 200 m, 300 m et 400 m).  

« J’ai commencé à développer cette discipline au secon-

daire par goût et parce que j’y performais mieux », affir- 

me-t-elle.  

Originaire de Jonquière et toujours résidente de cette 

ville, Karyane a poussé la curiosité jusqu’à envisager 

Sherbrooke et Québec lorsqu’est venu le moment de jeter 

son dévolu sur une université. Elle y a été acceptée de 

même qu’à l’UQAC où le programme en biologie l’a 

séduite et où elle a finalement entrepris un baccalau-

réat qu’elle achève actuellement. 

Puissance et détermination

Karyane Bergeron explique que, contrairement aux 

courses de fond, le sprint est essentiellement une ques-

tion de force et de puissance. « Nous faisons surtout de 

la musculation bien que j’aie repris un entraînement 

en endurance en recommençant à courir sur le circuit 

de cross-country automnal. On n’imagine pas à quel 

point le fait de courir un 400 m nécessite beaucoup 

d’énergie. »

La jeune athlète fait partie de l’équipe d’athlétisme des 

Inuk, qui a été désignée équipe de l’année lors du dernier 

Mérite sportif et, malgré le caractère individualiste de 

son sport, Karyane Bergeron souligne l’importance déter- 

minante de l’équipe. « Il s’agit vraiment d’un sport d’équipe 

à mes yeux. Nous sommes toujours ensemble et nous nous 

encourageons constamment. La course à relais, en par-

ticulier, est définitivement une compétition d’équipe. 

Quand tu gagnes, c’est toi, mais c’est aussi toute l’équipe 

qui remporte la victoire. »

Outre les honneurs remportés par son équipe, Karyane 

a reçu cette année le titre d’athlète féminine par excel- 

lence en sports individuels, ce qui lui a valu la bourse 

Molson. 

Les études d’abord

« J’aime beaucoup mon sport, mais je priorise les études », 

assure Karyane Bergeron. D’autant plus qu’elle entraîne 

des étudiants du programme sport-études et qu’elle tra-

vaille à la piscine durant la semaine. Heureusement, elle 

se réserve ses fins de semaine… pour les compétitions!

Projet de recherche

Karyane avoue avoir toujours été fascinée par l’univers 

marin, ce qui l’amènerait éventuellement à poursuivre 

ses études en océanographie ou dans un programme 

connexe. Cet été, elle se joint aux chercheurs de la 

Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploi-

tées (CREAE) où elle participe à un projet de fin de 

baccalauréat qui la captive, en collaboration avec la 

doctorante Lucie Vanalderweireldt. « Le projet concerne 

le bar rayé, mais personnellement, je suis intéressée 

par l’ensemble de la faune aquatique du Saint-Laurent. 

Nous allons donc faire des prélèvements dans l’estuaire, 

des eaux douces aux eaux saumâtres, de Trois-Rivières 

à Rivière-du-Loup, puis procéder à l’échantillonnage et 

à l’identification afin de dresser un portrait de la diver-

sité et de l’abondance des espèces du Saint-Laurent », 

explique celle qui terminera son baccalauréat avec ce 

projet d’étude et qui espère que d’autres projets tout 

aussi stimulants lui permettront de poursuivre sa for-

mation à Chicoutimi. £

JEANNOT

 LÉ

v

ESQUE

GRACIEUSETÉ

GRACIEUSETÉ

Karyane Bergeron avec sa statuette Inukshuk,  

prix remporté lors du gala annuel des Inuk 2014

CREAE

Trois biologistes en action

La structure régionale du ministère, en ce qui a trait à 

la faune aquatique, emploie trois professionnels qui se 

répartissent le territoire. Karine Gagnon a la respon-

sabilité de l’aire faunique communautaire du lac 

Saint-Jean, surtout en ce qui concerne la gestion de la 

ouananiche et du doré jaune, de l’éperlan et de la lotte. 

Amélie Bérubé s’occupe de l’omble de fontaine, qu’on 

appelle communément la truite mouchetée, du doré, du 

brochet et du touladi divisés dans les 35 000 plans d’eau 

intérieurs du Saguenay−Lac-Saint-Jean, excluant le lac 

Saint-Jean. C’est le mandat que remplit Jérôme Plourde 

en remplacement d’Amélie Bérubé.

Un autre biologiste, Marc Valentine, se consacre à la 

gestion des espèces anadromes, principalement le sau-

mon, la truite de mer et l’éperlan arc-en-ciel à La Baie 

ou sur le Saguenay et ses tributaires.

Karine Gagnon 

récoltant des 

saumoneaux 

d’ouananiche en 

dévalaison vers le lac 

Saint-Jean à l’aide 

d’une trappe rotative

Amélie Bérubé 

traitant des 

échantillons 

sur le terrain

Karyane Bergeron  

sur l’estuaire du 

Saint-Laurent

La gestion de la faune aquatique au ministère des Forêts, 

de la Faune et des Parcs au Saguenay−Lac-Saint-Jean 

repose sur une petite équipe au sein de laquelle trois 

diplômés de l’UQAC jouent un rôle prépondérant.

Amélie Bérubé, Karine Gagnon et Jérôme Plourde veillent 

au grain sur l’étendue aquatique régionale, chacun avec 

son territoire d’intervention. 

Amélie Bérubé 

Amélie Bérubé a fait son baccalauréat de 1999 à 2002, 

puis a entrepris sa maîtrise avec Pascal Sirois de 2002 

à 2005. Elle a alors étudié la mortalité hivernale de 

l’éperlan dans différents plans d’eau nordiques, en lien 

avec la problématique observée au Lac-Saint-Jean où 

les stocks se trouvaient au plus bas. Au départ, elle 

avoue avoir adoré toute cette période universitaire 

extrêmement formatrice où elle a évolué dans l’envi-

ronnement de Pascal Sirois et de son équipe. « Pascal 

fait preuve d’une grande confiance envers ses étudiants 

et leur laisse beaucoup de latitude quand il leur confie 

un projet. » Par la suite, la recherche d’emploi n’a pas 

été facile, comme le souligne Amélie Bérubé. « C’est un 

milieu où on ne trouve pas une abondance d’emplois, 

mais je n’ai pas eu à m’expatrier hors de la région, si 

ce n’est de quitter le Saguenay pour Saint-Félicien où 

j’ai réalisé un contrat de deux ans. » Comme plusieurs 

biologistes qui vont d’un engagement à l’autre, elle 

a ensuite obtenu divers mandats pour la Commission 

régionale sur les ressources naturelles et le territoire 

avant de déceler une opportunité au ministère. Il s’agis-

sait alors d’un remplacement pour le congé de mater-

nité de Karine Gagnon et, présentement, elle se trouve 

elle-même en congé de maternité et est remplacée par 

Jérôme Plourde.