69

  

UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

68

UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

69

  

68

des nouvelles de l’Uqac

des nouvelles de l’Uqac

Comptables de mère en fille

Nathalie Côté et Geneviève Cloutier 

Infirmiers de père en fils

Guy et Jean-François Privé 

Guy Privé n’a pas étudié à l’UQAC, mais son histoire 

et celle de son fils Jean-François, récemment diplômé 

de l’UQAC, est à ce point singulière qu’elle leur a valu 

d’être signalée sur scène lors de la dernière Collation 

des grades, alors que le père est venu remettre en main 

propre le diplôme de son fils.

Guy Privé aurait bien aimé faire son baccalauréat.  

« Je devais le commencer, mais avec les enfants et les obli- 

gations, ça n’a pas été possible. » Il n’a pas mis de côté 

pour autant son rêve de travailler dans le secteur de la 

santé et il a entrepris une formation collégiale en soins 

infirmiers à l’éducation aux adultes, ce qui lui a demandé 

cinq ans. Il avait 42 ans lorsqu’il l’a complétée.

« Mon fils voulait suivre une formation de cuisinier, 

mais lorsqu’il m’a vu étudier, il s’est lui aussi inscrit en 

soins infirmiers à l’âge de 19 ans. Il a amorcé sa pre-

mière année au cégep alors que moi, je commençais ma 

troisième », explique Guy Privé qui était sur les bancs 

d’école la semaine puis au travail la fin de semaine.

Pour Jean-François, « ce qui était vraiment spécial, 

c’était d’être au Cégep de Saint-Félicien en même temps 

que mon père. Nous avons presque fait notre cours 

collégial ensemble. Quand j’ai vu toute la motivation 

de mon père, ça m’a aidé et motivé à me lancer en 

soins infirmiers. J’ai poursuivi à l’UQAC pour obtenir 

mon baccalauréat après une parenthèse de 5 ans. Je l’ai 

complété à distance et à temps partiel, ce qui a pris cinq 

ans et demi au total. »

Son père, pour sa part, n’a jamais cessé de se former sur 

le terrain et vient récemment d’atteindre un nouveau 

palier professionnel en devenant assistant infirmier-

chef en psychiatrie, un domaine qu’il a toujours aimé. 

Il envisage d’ailleurs d’entreprendre éventuellement un 

certificat à l’UQAC.

Présentement, père et fils travaillent tous deux à l’Hôpi-

tal de Roberval et Jean-François, qui ne ferme pas la 

porte à la maîtrise, occupe le poste d’infirmier-chef par 

Dans le cadre 

de la Collation 

des grades 2014 

ainsi que du  

45

e

 anniversaire 

de l’UQAC, 

le recteur  

Martin Gauthier 

a voulu honorer 

deux couples 

parent-enfant 

qui exercent le 

même métier  

et dont les 

bacheliers 

ont reçu leur 

diplôme  

le 26 avril 

dernier.

D

ENIS

 B

LACKBURN

D

ENIS

 B

LACKBURN

collation des grades

Textes : Yves Ouellet

La comptabilité était presque une histoire de famille 

pour Nathalie Côté lorsqu’elle a obtenu son diplôme 

de l’UQAC en 1986. Son frère était déjà comptable et 

d’autres membres de la famille œuvraient en adminis-

tration. La réputation de l’UQAC en comptabilité, de 

bonnes dispositions naturelles pour les mathématiques 

et les perspectives d’emploi intéressantes l’ont incitée à 

se lancer vers cette activité professionnelle. 

Après son premier enfant, Geneviève, Nathalie Côté 

s’est jointe au cabinet de Roberval de la Société de 

comptables professionnels agréés Mallette pour lequel 

elle travaille toujours. « Cette entreprise m’a permis de 

concilier travail et famille avec beaucoup de souplesse 

puisque je ne voulais pas d’un travail qui m’accapare 

complètement. »

Le jour J

Le 26 avril dernier était un grand jour pour Nathalie 

puisque sa fille Geneviève recevait à son tour son bac-

calauréat en comptabilité. Pourtant, au départ, Nathalie 

n’était pas vraiment d’accord avec le choix d’orien-

tation de sa fille. « J’aurais préféré qu’elle aille voir 

ailleurs. Elle a fait un an en enseignement, mais elle 

est finalement revenue à la comptabilité. » Geneviève 

affirme tout simplement que l’enseignement n’était pas 

son domaine et qu’elle se sentait plutôt attirée par le 

monde des affaires et de la finance.

Une fois sur l’estrade, Nathalie n’avait plus d’incerti-

tude et n’éprouvait que de la fierté envers Geneviève 

et sa belle réussite. Une petite mise en scène avait été 

organisée et sa mère a réussi à tout dissimuler à Gene-

viève avec beaucoup d’efforts, bien que cette dernière 

ait commencé à se douter qu’il se passait quelque chose 

lorsqu’elle a été mise à l’écart à la toute fin de la remise. 

« Selon l’ordre alphabétique, j’aurais dû monter sur 

scène avec les “c”, mais on m’a demandé d’attendre à la 

fin. J’ai alors pensé qu’il y avait peut-être un lien entre 

ce qui se passait et le fait que j’aie parlé de ma mère 

et moi quelque temps avant, lorsqu’on a demandé en 

classe s’il y avait des étudiants dont les parents étaient 

également diplômés de l’UQAC. »

Pour Nathalie, le stress s’est manifesté la veille de l’évé-

nement et est monté d’un cran durant la cérémonie, 

lorsque la cohorte en comptabilité s’est présentée. Le 

recteur s’est alors adressé à la foule et a invité madame 

Côté à monter sur la scène pour remettre elle-même 

le diplôme à sa fille qui, sous le coup de l’émotion, a 

oublié de serrer la main de son directeur de module.  

« Ce moment restera un souvenir impérissable, d’autant 

plus que bien peu de gens peuvent prétendre au même 

honneur », affirment les deux femmes qui se trouvent 

choyées d’avoir vécu ensemble un moment aussi fort.

Quant à l’avenir, Geneviève espère travailler bientôt 

dans un cabinet de la région et expérimenter plus tard 

d’autres aspects du métier comme la fiscalité. « J’envi-

sage aussi l’obtention d’un titre professionnel de CPA 

l’an prochain. » £

Geneviève Cloutier recevant son diplôme de la part de sa mère,

Nathalie Côté. À droite, Martin Gauthier, recteur.

Jean-François 

Privé recevant son 

diplôme de la part 

de son père,

Guy Privé. À droite, 

Martin Gauthier, 

recteur.

intérim en chirurgie. « Tout le monde connaît mon père 

à l’hôpital et je suis toujours fier de dire que c’est mon 

père dans notre milieu de travail. »

Surprise!

« Mon garçon a réussi tout un exploit en décrochant 

son baccalauréat. Nous sommes arrivés à lui cacher la 

surprise de la Collation des grades jusqu’au tout der-

nier moment. On a pu lui faire croire que nous n’étions 

pas assis à l’endroit prévu à cause d’une erreur de 

l’organisation, mais il a commencé à se demander ce 

qui arrivait quand on l’a mis à l’écart sur la scène. » 

Lorsque Guy Privé a remis à son fils son diplôme 

durant la Collation des grades, il avoue avoir été étreint 

par l’émotion. « Il s’agit vraiment d’une magnifique 

cérémonie avec tout ce décorum », se souvient-il.

Quant à Jean-François, il dit avoir été littéralement 

bouche bée lors de cette cérémonie. « Je me suis senti 

encore plus honoré de recevoir mon diplôme des mains 

de mon père. » Tous les deux sont certains que ce 

moment restera gravé dans leur mémoire pour le reste 

de leur vie…  £