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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014
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des nouvelles de l’Uqac
des nouvelles de l’Uqac
Comptables de mère en fille
Nathalie Côté et Geneviève Cloutier
Infirmiers de père en fils
Guy et Jean-François Privé
Guy Privé n’a pas étudié à l’UQAC, mais son histoire
et celle de son fils Jean-François, récemment diplômé
de l’UQAC, est à ce point singulière qu’elle leur a valu
d’être signalée sur scène lors de la dernière Collation
des grades, alors que le père est venu remettre en main
propre le diplôme de son fils.
Guy Privé aurait bien aimé faire son baccalauréat.
« Je devais le commencer, mais avec les enfants et les obli-
gations, ça n’a pas été possible. » Il n’a pas mis de côté
pour autant son rêve de travailler dans le secteur de la
santé et il a entrepris une formation collégiale en soins
infirmiers à l’éducation aux adultes, ce qui lui a demandé
cinq ans. Il avait 42 ans lorsqu’il l’a complétée.
« Mon fils voulait suivre une formation de cuisinier,
mais lorsqu’il m’a vu étudier, il s’est lui aussi inscrit en
soins infirmiers à l’âge de 19 ans. Il a amorcé sa pre-
mière année au cégep alors que moi, je commençais ma
troisième », explique Guy Privé qui était sur les bancs
d’école la semaine puis au travail la fin de semaine.
Pour Jean-François, « ce qui était vraiment spécial,
c’était d’être au Cégep de Saint-Félicien en même temps
que mon père. Nous avons presque fait notre cours
collégial ensemble. Quand j’ai vu toute la motivation
de mon père, ça m’a aidé et motivé à me lancer en
soins infirmiers. J’ai poursuivi à l’UQAC pour obtenir
mon baccalauréat après une parenthèse de 5 ans. Je l’ai
complété à distance et à temps partiel, ce qui a pris cinq
ans et demi au total. »
Son père, pour sa part, n’a jamais cessé de se former sur
le terrain et vient récemment d’atteindre un nouveau
palier professionnel en devenant assistant infirmier-
chef en psychiatrie, un domaine qu’il a toujours aimé.
Il envisage d’ailleurs d’entreprendre éventuellement un
certificat à l’UQAC.
Présentement, père et fils travaillent tous deux à l’Hôpi-
tal de Roberval et Jean-François, qui ne ferme pas la
porte à la maîtrise, occupe le poste d’infirmier-chef par
Dans le cadre
de la Collation
des grades 2014
ainsi que du
45
e
anniversaire
de l’UQAC,
le recteur
Martin Gauthier
a voulu honorer
deux couples
parent-enfant
qui exercent le
même métier
et dont les
bacheliers
ont reçu leur
diplôme
le 26 avril
dernier.
D
ENIS
B
LACKBURN
D
ENIS
B
LACKBURN
collation des grades
Textes : Yves Ouellet
La comptabilité était presque une histoire de famille
pour Nathalie Côté lorsqu’elle a obtenu son diplôme
de l’UQAC en 1986. Son frère était déjà comptable et
d’autres membres de la famille œuvraient en adminis-
tration. La réputation de l’UQAC en comptabilité, de
bonnes dispositions naturelles pour les mathématiques
et les perspectives d’emploi intéressantes l’ont incitée à
se lancer vers cette activité professionnelle.
Après son premier enfant, Geneviève, Nathalie Côté
s’est jointe au cabinet de Roberval de la Société de
comptables professionnels agréés Mallette pour lequel
elle travaille toujours. « Cette entreprise m’a permis de
concilier travail et famille avec beaucoup de souplesse
puisque je ne voulais pas d’un travail qui m’accapare
complètement. »
Le jour J
Le 26 avril dernier était un grand jour pour Nathalie
puisque sa fille Geneviève recevait à son tour son bac-
calauréat en comptabilité. Pourtant, au départ, Nathalie
n’était pas vraiment d’accord avec le choix d’orien-
tation de sa fille. « J’aurais préféré qu’elle aille voir
ailleurs. Elle a fait un an en enseignement, mais elle
est finalement revenue à la comptabilité. » Geneviève
affirme tout simplement que l’enseignement n’était pas
son domaine et qu’elle se sentait plutôt attirée par le
monde des affaires et de la finance.
Une fois sur l’estrade, Nathalie n’avait plus d’incerti-
tude et n’éprouvait que de la fierté envers Geneviève
et sa belle réussite. Une petite mise en scène avait été
organisée et sa mère a réussi à tout dissimuler à Gene-
viève avec beaucoup d’efforts, bien que cette dernière
ait commencé à se douter qu’il se passait quelque chose
lorsqu’elle a été mise à l’écart à la toute fin de la remise.
« Selon l’ordre alphabétique, j’aurais dû monter sur
scène avec les “c”, mais on m’a demandé d’attendre à la
fin. J’ai alors pensé qu’il y avait peut-être un lien entre
ce qui se passait et le fait que j’aie parlé de ma mère
et moi quelque temps avant, lorsqu’on a demandé en
classe s’il y avait des étudiants dont les parents étaient
également diplômés de l’UQAC. »
Pour Nathalie, le stress s’est manifesté la veille de l’évé-
nement et est monté d’un cran durant la cérémonie,
lorsque la cohorte en comptabilité s’est présentée. Le
recteur s’est alors adressé à la foule et a invité madame
Côté à monter sur la scène pour remettre elle-même
le diplôme à sa fille qui, sous le coup de l’émotion, a
oublié de serrer la main de son directeur de module.
« Ce moment restera un souvenir impérissable, d’autant
plus que bien peu de gens peuvent prétendre au même
honneur », affirment les deux femmes qui se trouvent
choyées d’avoir vécu ensemble un moment aussi fort.
Quant à l’avenir, Geneviève espère travailler bientôt
dans un cabinet de la région et expérimenter plus tard
d’autres aspects du métier comme la fiscalité. « J’envi-
sage aussi l’obtention d’un titre professionnel de CPA
l’an prochain. » £
Geneviève Cloutier recevant son diplôme de la part de sa mère,
Nathalie Côté. À droite, Martin Gauthier, recteur.
Jean-François
Privé recevant son
diplôme de la part
de son père,
Guy Privé. À droite,
Martin Gauthier,
recteur.
intérim en chirurgie. « Tout le monde connaît mon père
à l’hôpital et je suis toujours fier de dire que c’est mon
père dans notre milieu de travail. »
Surprise!
« Mon garçon a réussi tout un exploit en décrochant
son baccalauréat. Nous sommes arrivés à lui cacher la
surprise de la Collation des grades jusqu’au tout der-
nier moment. On a pu lui faire croire que nous n’étions
pas assis à l’endroit prévu à cause d’une erreur de
l’organisation, mais il a commencé à se demander ce
qui arrivait quand on l’a mis à l’écart sur la scène. »
Lorsque Guy Privé a remis à son fils son diplôme
durant la Collation des grades, il avoue avoir été étreint
par l’émotion. « Il s’agit vraiment d’une magnifique
cérémonie avec tout ce décorum », se souvient-il.
Quant à Jean-François, il dit avoir été littéralement
bouche bée lors de cette cérémonie. « Je me suis senti
encore plus honoré de recevoir mon diplôme des mains
de mon père. » Tous les deux sont certains que ce
moment restera gravé dans leur mémoire pour le reste
de leur vie… £