73
UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014
72
UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014
73
72
des nouvelles de l’Uqac
des nouvelles de l’Uqac
Une étude démontre l’efficacité du programme
de l’École de langue
pour le groupe des débutants, et d’autre part, de fortes
corrélations entre l’index de l’aisance orale, le nombre
de mots total et le nombre de mots uniques pour chacun
des groupes. Cela implique qu’un programme de cinq
semaines est suffisant pour observer un changement
dans la complexité lexicale chez tous les apprenants et
que l’ampleur de ce changement semble être fortement
reliée au degré d’aisance à l’oral affiché au début du
programme. »
Extrait du résumé de l’étude intitulée La relation entre le
développement lexical et l’aisance à l’oral en français
langue seconde chez les adultes anglophones lors d’un
programme d’immersion de courte durée par Jean-
Daniel GUAY, Marc-André BONNEAU et Leif FRENCH, de
l’UQAC, présentée au 82
e
congrès de l’ACFAS, le 16 mai
2014, sous le thème Perspectives actuelles sur la compé-
tence communicative à l’oral en français L2.
Selon Damien Ferland, la notion de rendement n’a jamais
été remise en question auparavant, pourvu que les objec-
tifs du biculturalisme soient atteints. « L’étude est cepen-
dant venue confirmer des avancements réels pour les étu-
diants débutants, intermédiaires et avancés. Des progrès
remarquables sont mis en relief, ce qui fait que le CMEC
souhaite désormais que le même exercice soit réalisé
pour les étudiants francophones qui participent à des
immersions anglaises. Cette étude démontre aux yeux
du reste du monde que le Canada détient une expertise
unique et un modèle efficace d’intervention en matière
de rapprochement des différentes communautés cultu-
relles d’un même pays », conclut monsieur Ferland.
£
Lors du dernier colloque annuel du Conseil de ministres
de l’Éducation du Canada réunissant à Montréal tous les
directeurs de programmes de langue au pays, l’École de
langue française et de culture québécoise de l’UQAC,
en collaboration avec la coresponsable de programme
Josée Simard, a présenté les résultats d’une recherche
inédite réalisée par le professeur Leif French du départe-
ment des Arts et Lettres.
L’étude démontre l’impact concret du programme de
bourses versus l’apprentissage et les résultats d’un étu-
diant canadien anglophone après cinq semaines d’immer-
sion française à l’UQAC. Pour la première fois en 40 ans,
la direction du CMEC faisait ce constat à partir de don-
nées précises sur les résultats du programme. « Ce qu’il
y a de nouveau, c’est que Leif French est arrivé à mesurer
de façon quantifiable les progrès impressionnants des
étudiants », souligne Josée Simard.
« L’objectif principal de cette étude était d’observer la
relation entre le développement lexical et l’aisance à l’oral
en français langue seconde chez les apprenants adultes
ayant participé à un programme d’immersion à l’étranger
de cinq semaines au Québec. À l’aide d’un index de l’ai-
sance à l’oral basé sur trois mesures temporelles, à savoir
le débit de parole, la longueur moyenne de l’énoncé et
le temps de phonation, l’étude a comparé trois groupes
d’aisance distincts (débutants, intermédiaires et avancés)
et le nombre de mots uniques au début et à la fin du pro-
gramme. Les résultats ont démontré d’une part des aug-
mentations significatives du nombre de mots total et du
nombre de mots uniques pour tous les groupes, surtout
GUYLAIN DOYLE