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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

SPORT D’EXCELLENCE DE L’UQAC

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des nouvelles de l’Uqac

SPORT

D’EX

CELLENCE

DE L

’UQA

C

Portrait de Jasmine Saint-Martin 

Sa force de caractère, son talent et sa détermination ont 

valu à Jasmine Saint-Martin le titre de recrue féminine 

par excellence de l’année chez les Inuk. Le Réseau du 

sport étudiant du Québec (RSEQ) l’a également sélec-

tionnée sur l’équipe d’étoiles des recrues ainsi que sur 

la première équipe d’étoiles en cheerleading. 

Originaire de Boucherville, au sud-est de Montréal, 

Jasmine Saint-Martin est inscrite en première année au 

programme en médecine offert à l’UQAC en collabora-

tion avec la Faculté de médecine et des sciences de la 

santé de l’Université de Sherbrooke. Elle est également 

une athlète accomplie, membre de l’équipe de cheerlea-

ding de l’université depuis septembre dernier. 

Malgré qu’elle ait grandi à proximité de la métropole et 

non loin de Sherbrooke, elle a été séduite par le carac-

tère régional de l’Université du Québec à Chicoutimi et 

par la perspective d’un enseignement plus personnalisé 

et d’une pratique plus humaine. 

Depuis l’adolescence, Jasmine Saint-Martin a dédié une 

grande part de sa vie à la pratique de la gymnastique, 

activité à laquelle elle consacrait de 16 à 20 heures par 

semaine, alors qu’elle étudiait au programme enrichi 

international. Elle a alors cumulé la participation à de 

nombreuses compétitions et à plusieurs championnats 

à travers le Québec et le Canada. C’est son passé récent 

qui l’a conséquemment amenée à se joindre aux Inuk 

en cheerleading « pour abattre les préjugés contre 

ce sport que tout le monde croit facile et superficiel. 

En réalité, le cheerleading est extrêmement exigeant 

physiquement. Ce que je préfère dans ce sport, c’est 

qu’il a l’avantage de réunir plusieurs disciplines dont 

la gymnastique, l’acrobatie, le saut et la danse en 

plus de beaucoup demander au plan psychologique. 

Chacun doit constamment donner le maximum de lui-

même et travailler chaque aspect de la discipline pour 

renforcer la cohésion de l’équipe », explique celle qui 

occupe le poste de voltige dans l’équipe. C’est donc elle 

qu’on projette en l’air et qui doit effectuer des figures 

acrobatiques avant d’être récupérée. « Il s’agit d’une 

position qui oblige une confiance totale envers mes 

coéquipiers. Heureusement, je suis avantagée par mon 

passé de gymnaste en ce qui a trait à la souplesse et à 

l’orientation spatiale. » 

Jasmine Saint-Martin reconnaît faire partie d’une jeune 

équipe en développement qui ne peut pas profiter d’un 

bassin de recrutement aussi important qu’ailleurs. Elle 

demeure cependant des plus compétitives et se dit très 

heureuse des performances récentes de l’équipe au 

Championnat québécois. « Nous avons démontré notre 

remarquable capacité à nous relever après les moments 

difficiles et à donner le meilleur de nous-mêmes. » £

CHEERLEADING

Cheerleading 

Un sport aux multiples facettes

MICHEL TREMBLA

Y

Textes : Yves Ouellet

REDONNER À L’UQAC

Un professeur de l’institut technique de Jonquière 
à la retraite offre son invention à l’UQAC

Texte : Yves Ouellet

L’Almatois Jacques Brassard a mené une brillante carrière 

de professeur en mécanique durant 25 ans à l’Institut 

technique de Jonquière. Pilote de brousse, chasseur et 

pêcheur passionné, l’homme est également inventeur et 

il vient d’offrir le fruit de son génie inventif à l’UQAC.

Le profil professionnel de Jacques Brassard ne corres-

pond pas à celui du chercheur universitaire classique. Il 

ne détient pas de maîtrise ni de doctorat, mais on peut 

voir sur son mur un baccalauréat spécialisé en ensei-

gnement professionnel secondaire octroyé par l’UQAC 

en 1972. Il a donc été l’un des premiers diplômés de 

l’université. Même si le document est un peu jauni, il 

n’en est pas peu fier. « C’est cette formation que j’ai 

suivie comme adulte qui a orienté la plus grande partie 

de ma vie et qui m’a permis de mener une carrière dans 

laquelle je me suis pleinement épanoui. J’ai cherché une 

façon de redonner à l’UQAC afin de prouver ma grati-

tude à l’établissement. » 

Jacques Brassard est aujourd’hui âgé de 81 ans et il émane 

de ce personnage une énergie débordante ainsi qu’une 

incroyable vivacité d’esprit. Verbomoteur, droit comme 

un chêne, monsieur Brassard s’anime lorsqu’il parle de 

sa passion pour la recherche et qu’il raconte l’histoire 

qui l’a conduit à consacrer ses talents mécaniques et sa 

persévérance au développement d’un appareil qui peut 

soulager ceux qui, comme lui, sont handicapés par le 

mal du siècle : le mal de dos.

Autrefois, on aurait qualifié Jacques Brassard de paten- 

teux. Un terme qui est loin d’être péjoratif et qui désignait 

ces hommes qui avaient toutes les capacités et dont le 

génie créatif s’exprimait dans toutes les disciplines, malgré 

qu’ils n’aient pas de formation particulière. Jacques 

Brassard, quant à lui, demeure un inventeur artisan à 

la mode québécoise. Il est un chercheur intuitif qui peut 

se fier à une expertise mécanique exceptionnelle, mais 

qui ne disposait d’aucune connaissance médicale lors- 

qu’il s’est mis en tête de développer un appareil de 

traction pouvant le soulager des maux de dos qui le 

paralysaient et qui l’empêchaient de vivre la vie qu’il 

aime. Puisqu’aucun traitement ne semblait exister, ou 

lui convenir, il a trouvé la solution lui-même. Pour 

parvenir à ses fins, il lui a fallu des années de recherche 

sur la constitution du corps humain et de la colonne 

vertébrale. Des années d’observation des équipements 

déjà sur le marché qui sont tous d’une grande com-

plexité technologique et qui promettent tous des résul-

tats rapides. Jacques Brassard est également allé cogner 

aux portes de nombreux spécialistes universitaires en 

physiothérapie et en kinésithérapie à Sherbrooke, Qué-

bec et Chicoutimi. Tous l’ont encouragé en attestant sa 

démarche à la fois simple et complexe.

 « Le principe bien connu consiste à faire des étirements 

de la colonne vertébrale pour soulager les stress entre 

les vertèbres. La difficulté principale résidait dans le fait 

de pouvoir étirer simultanément et avec le même appa-

reil les régions du cou et du thorax. Après des années 

d’essais et erreurs, j’ai réussi à trouver un concept 

mécanique d’une grande simplicité, qui a été efficace 

dans mon cas puisque j’ai repris toutes mes activités 

de plein air, le canotage, la raquette et je marche 5 km 

tous les deux jours. Une fois le prototype au point, je 

l’ai offert gracieusement à l’UQAC par l’intermédiaire 

de messieurs Louis Tremblay et Mario Leone. »

Point de vue

Pour Mario Leone, directeur du Centre de recherche uni- 

versitaire interdisciplinaire sur la qualité et les saines 

habitudes de vie du Département des sciences de la 

santé de l’UQAC, « le principe mis de l’avant par 

Jacques Brassard est bien connu et utilisé depuis fort 

longtemps. Quant à l’efficacité de l’appareil développé, 

nous avons conclu après l’avoir observé qu’il pouvait 

effectivement avoir un impact sur l’étirement de la 

colonne vertébrale. L’avantage de cet équipement en 

particulier demeure sa grande simplicité et l’éventualité 

de pouvoir le produire à faible coût. Pour le reste, il 

faudrait encore des recherches approfondies avant de 

valider ses paramètres d’utilisation, les effets à long 

terme de son usage et l’adaptation de son utilisation 

pour chaque individu. Toutefois, le principe de base est 

éprouvé. » £

DENIS BLACKBURN

Mario Leone dans son laboratoire

Jacques Brassard

Y

v

ES OUELLET