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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

SPORT D’EXCELLENCE DE L’UQAC

SPORT D’EXCELLENCE DE L’UQAC

SOCCER 

Une passion viscérale 

Portrait de Abdoulaye Sall

Au Sénégal, d’où vient Abdoulaye Sall, le soccer est 

une véritable passion nationale et, même si ce joueur 

des Inuk a quitté son pays d’origine, sa ferveur envers 

ce sport ne s’est nullement amoindrie. « Au Sénégal, 

le soccer est comme une religion », affirme d’emblée 

celui qui est venu au Québec pour apprendre un métier 

et pour soutenir sa famille en Afrique. C’est d’ailleurs 

pour « éviter les tentations des grandes villes » et 

pour obtenir un bon emploi au Québec ou au Canada 

qu’il a choisi de s’inscrire à l’UQAC au baccalauréat en 

administration, option gestion des ressources humaines. 

Il travaille en plus comme animateur au Pavillon sportif 

et dans une ferme laitière en été. 

Dès l’enfance, Abdoulaye Sall a fréquenté des écoles de 

soccer à Dakar et a compétitionné à tous les niveaux 

en vieillissant. « En arrivant ici, j’ai été un peu déçu 

de constater que le soccer n’est pas un sport très 

populaire, mais je m’intéresse quand même de très 

près aux équipes professionnelles nord-américaines et 

internationales. Je suis un vrai fanatique de soccer et je 

suis fasciné par tout ce qui touche le sport. » Arrivé à 

l’automne 2010, Abdoulaye n’a pas pu se joindre immé-

diatement aux Inuk, mais il a été remarqué par l’entraî-

neur Stéphane Pagès lors de compétitions régionales 

et on lui a ouvert toutes grandes les portes du club la 

saison suivante. « Au début, je trouvais les entraîne-

ments ennuyants parce qu’on ne jouait pas beaucoup, 

s’arrêtant régulièrement pour écouter les remarques de 

l’entraîneur. Moi, tout ce que je voulais, c’était jouer. 

J’ai vite constaté, cependant, que les conseils de l’en-

traîneur m’étaient très bénéfiques. Nous avons eu des 

équipes exceptionnelles » ajoute-t-il. « Même durant la 

dernière saison, nous aurions pu performer en finale 

si ce n’avait été des nombreuses blessures chez les 

joueurs. Même moi j’ai été blessé, mais la seule chose 

qui pourrait m’empêcher de jouer, c’est un plâtre », 

dit-il en riant, mais avec un fond de sérieux. « Étant 

le joueur le plus expérimenté de l’équipe, je ne peux 

pas laisser tomber les autres joueurs. La solidarité est 

primordiale. J’avais un seul objectif en tête durant la 

dernière saison : faire les finales », explique celui qui 

peut jouer à toutes les positions. La passion et le travail 

acharné d’Abdoulaye Sall ont d’ailleurs été soulignés 

récemment alors qu’il est devenu le premier joueur des 

Inuk à être sélectionné sur la première équipe d’étoiles 

de la ligue interuniversitaire après que son équipe ait 

remporté trois médailles de bronze en trois ans.  

« Depuis que je joue avec les Inuk, je n’ai connu que 

de belles expériences et j’ai beaucoup appris. Encore 

plus cette année alors que nous avions une équipe très 

déterminée. Nous avons remporté le titre de meilleure 

défensive de la ligue », déclare fièrement celui qui a dû 

laisser les Inuk à la fin de cette saison. Mais il ne vou-

lait surtout pas quitter sans exprimer sa reconnaissance 

envers son entraîneur Stéphane Pagès et Luc Thériault, 

le grand manitou du sport à l’UQAC qui l’a toujours 

soutenu. £

Athlétisme 

Besoin de courir 

Portrait de Lynda Gingras

Lynda Gingras court par plaisir. Elle court aussi par 

besoin. Le besoin de se sentir bien et de se libérer du 

stress de la vie. Elle aime courir dehors, sur de longues 

distances, mais depuis janvier, elle a goûté au sprint sur 

piste intérieure avec l’équipe d’athlétisme des Inuk et, 

en quelques mois seulement, elle est parvenue à faire 

sa marque. « Je ne me souviens plus du moment où 

j’ai commencé à courir tellement ça fait longtemps », 

raconte celle qui étudie présentement en enseignement 

des langues secondes après avoir vécu diverses expé-

riences professionnelles dans l’enseignement en Onta-

rio et au Centre linguistique du Cégep de Jonquière.  

« J’ai toujours couru sans me soucier des distances et 

des temps, étant à la recherche d’un équilibre entre le 

physique et le psychologique. Mon premier contact 

avec la compétition a été un demi-marathon où, à ma 

grande surprise, j’ai terminé troisième. » Stimulée par 

ce résultat, Lynda Gingras a commencé à s’inscrire 

aux courses du circuit régional, ce qui lui a permis 

d’acquérir des méthodes d’entraînement plus structu-

rées en côtoyant des athlètes qui s’entraînent de façon 

méthodique. Par contre, elle s’en tient toujours à des 

distances de cinq, dix et vingt-et-un kilomètres, le 

marathon suscitant trop de blessures.

Alors, comment est-elle passée à la courte piste et au 

sprint? « J’ai commencé à m’entraîner à l’intérieur en 

janvier et c’est alors que les entraîneurs des Inuk m’ont 

remarquée et m’ont demandé de me joindre à l’équipe. 

Pourquoi pas? Cela m’a amenée à courir en sprint des 

300 m, 600 m et 1 km, ce que j’ai trouvé aussi exigeant 

que de faire un demi-marathon. Il s’agissait donc d’une 

nouvelle approche de la course à pied ainsi que d’une 

méthode d’entraînement extrêmement différente avec 

l’alternance de sprints et de pauses », explique Lynda 

Gingras. La coureuse a également découvert un autre 

univers en compétition, là où les écarts entre les pre-

miers et les derniers se calculent souvent en fractions 

de seconde. Le temps n’a donc plus la même valeur 

pour celle qui avoue tout de même préférer courir de 

longues distances en plein air. 

Malgré ses 34 ans et le fait qu’elle se soit demandé si 

l’invitation à joindre les Inuk n’était pas un canular, il 

faut reconnaître que Lynda Gingras est un phénomène, 

puisqu’après quelques entraînements seulement, elle 

a participé à trois compétitions où elle a bien figuré.  

« Malgré la courte durée de l’expérience, j’ai beaucoup 

appris durant cette période et je continuerai probable-

ment si je poursuis ma formation universitaire. Mais 

j’ai hâte de retourner courir dehors! »

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a attri- 

bué à Lynda Gingras son prix Leadership et engagement 

social en raison de son implication dans plusieurs orga-

nismes, dont, entre autres, le Salon du livre du Sague-

nay—Lac-Saint-Jean et le Grand défi Pierre Lavoie. £

JEANNOT LÉ

v

ESQUE

JEANNOT LÉ

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