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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014
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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014
la vie SOUS L’EAU
la vie SOUS L’EAU
Chaire de
recherche
sur les espèces
aquatiques
exploitées
D’abord, le goût des sciences
Non! Cette histoire ne débutera pas par : « Lorsqu’il était
tout jeune, Pascal Sirois était fou des poissons et passait
tous ses étés sur le lac à pêcher avec son grand-père… »
Pascal Sirois est un gars de la ville, de Montréal, et,
tout jeune, il était animé par la passion des sciences.
Toutes les sciences. « J’ai toujours eu un intérêt très
large envers les sciences et l’un des moments les plus
déchirants que j’ai vécu demeure celui où, au moment
de faire ma sélection d’orientation à l’université, j’ai dû
choisir entre la chimie, la géologie et les autres sciences
pures. J’ai opté pour la biologie tout en ne pouvant pas,
encore aujourd’hui, expliquer pourquoi. »
Disons qu’au départ, Pascal Sirois démontrait une soif de
savoir particulière pour tout ce qui touche les sciences
de la nature. La première valeur qu’il retient au nombre
de ses motivations fondamentales est la curiosité, qu’il
qualifie de « qualité essentielle en recherche. » À l’ado-
lescence, les vacances estivales se passaient en bonne
partie dans des camps scientifiques et, une fois au
cégep, Pascal Sirois s’est inscrit en sciences pures,
au programme général, en continuant d’assouvir son
intérêt pour les sciences de tous azimuts. « Les sciences
me fascinaient toutes », raconte-t-il.
À l’université, le futur chercheur hésite entre la biologie
et la géologie, fidèle à son goût pour les sciences de la
nature. « Dans les deux cas, on parle de sciences de terrain
qui permettent de récolter des échantillons en nature,
de poser des actions concrètes et de faire avancer les
connaissances. Ce sont toujours les écosystèmes qui
m’ont attiré et la vision plus globale du vivant »,
explique-t-il en définissant ses intérêts. Au final, c’est la
biologie qui l’a emporté.
Pêcheur à ses heures
Pascal Sirois est également un amateur de pêche spor-
tive comme il le raconte : « À la fin de l’adolescence,
j’avais commencé à organiser des voyages de pêche
avec mes copains et j’ai pu ainsi découvrir plusieurs
régions du Québec telles que la Côte-Nord, le Saguenay,
Charlevoix, la Mauricie, Lanaudière, les Laurentides,
l’Estrie. En arrivant au Saguenay, j’ai pu bénéficier,
dans un rayon de deux heures de route de mon domi-
cile, de ce que je considère comme l’une des meilleures
régions du Québec pour pratiquer la pêche sportive
[omble de fontaine, doré, brochet, ouananiche, truite de
mer, sébaste, morue et flétan sur le fjord]. Aujourd’hui,
entre le travail et la famille, je réserve annuellement du
temps pour un voyage de pêche avec mes vieux copains
de la fin de l’adolescence et je sillonne depuis quelques
années les plans d’eau de la région avec mes enfants et
ma conjointe. »
Eau douce, eau salée
Durant sa formation universitaire, Pascal Sirois a vu
s’accroître une ferveur manifeste envers les milieux
aquatiques, confirmant son penchant pour la recherche.
Il débute avec un projet d’étude sur l’omble de fontaine
qui se transforme rapidement en passion et qui lui
permet d’accéder à la communauté scientifique inter-
nationale. Il poursuit dans le même sens au doctorat en
changeant d’espèce, l’éperlan arc-en-ciel du Saint-Lau-
rent, pour élargir encore son bassin de connaissances
subséquemment en se dirigeant vers l’Arctique canadien
où il s’intéresse à la morue arctique.
Après être passé par l’Université Laval, Pascal Sirois
arrive à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2000 en
tant que professeur. « Pour moi, le grand avantage à me
Pascal Sirois, dans
le Laboratoire des
sciences aquatiques
À gauche, Pascal
Sirois en compagnie
d’une étudiante
de premier cycle,
Stéphanie Bergeron,
sur le bateau
de recherche
le Borealis lors
d’une sortie sur le
fjord du Saguenay
Larve de sébaste
d’environ 5 mm
fraîchement sortie
du ventre de sa
mère. Le sébaste
est une espèce
dite ovovivipare,
c’est-à-dire que la
femelle ne pond
pas ses œufs dans
l’eau, mais les
garde dans son
ventre. L’incubation
des œufs se fait
donc dans la
femelle et, une fois
éclos, les larves
sortent du ventre
de leur mère après
quelques jours.
CREAE
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