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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

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UQAC EN REVUE / PRINTEMPS 2014

la vie SOUS L’EAU

la vie SOUS L’EAU

À bord du Borealis

Avant d’exprimer sa satisfaction par rapport au bateau  

de recherche Le Borealis, qui s’est rapidement rendu 

indispensable aux membres de la Chaire de recherche 

sur les espèces aquatiques exploitées, Pascal Sirois tient 

à souligner la grande fierté que lui inspire le nom de 

cette embarcation singulière. « Nous avons été chanceux 

de pouvoir lui attribuer ce nom, puisque nous sommes 

arrivés juste au moment ou il était rendu disponible par 

le retrait du bateau qui le portait. »

L’acquisition du Borealis s’est réalisée dans le cadre d’un 

projet FCI (Fondation canadienne pour l’innovation) 

qui sert aux universités pour le développement des 

infrastructures. La volonté de soutenir l’implantation 

des sciences aquatiques à l’UQAC a rapidement mis en

relief ce besoin puisque les chercheurs dépendaient 

systématiquement de la bonne volonté d’autres orga-

nisations propriétaires de bateaux pour effectuer leurs 

travaux. 

« Avec la progression de nos activités, nous nous sommes 

rapidement rendu compte que nous ne pouvions plus 

travailler de la sorte. Il fallait s’équiper d’une embar-

cation qui répondrait spécifiquement aux exigences de 

nos recherches. Nous voulions donc qu’elle ne soit pas 

de trop grande taille, mais qu’elle puisse présenter un 

maximum de flexibilité pour se prêter à la navigation 

sur de grands plans d’eau comme le lac Saint-Jean ou 

en milieu marin comme sur le fjord du Saguenay et 

dans l’estuaire du Saint-Laurent. »

Conséquemment, le Borealis se consacre depuis 10 ans 

maintenant à l’étude des écosystèmes aquatiques 

boréaux. Il s’agit d’une embarcation en aluminium de 

8 mètres de longueur qui ne se distingue pas néces-

sairement par son confort, mais plutôt par son 

adaptabilité au travail de recherche, sa sécurité et sa 

robustesse. Année après année, on le retrouve sur le lac 

Saint-Jean et sur le fjord de même que dans certains 

secteurs du Saint-Laurent où il sert entre autres aux 

prélèvements dans le cadre des recherches sur le bar 

rayé et la perchaude. Le bateau équipé de 2 moteurs 

inboard de 165 forces sert essentiellement à la récolte 

d’échantillons par chalutage grâce à l’ouverture de sa 

plage arrière. Il est utilisé par toutes les équipes de 

chercheurs de la CREAE, du Laboratoire des sciences 

aquatiques de l’UQAC et parfois par des équipes de 

scientifiques provenant de l’extérieur. « D’une part, 

sans lui nous n’aurions pas pu faire tout ce que nous 

avons réalisé. D’autre part, l’expérience nous permet de 

constater qu’il véhicule une image positive de l’UQAC 

et qu’il suscite un grand intérêt de la part du public », 

assure Pascal Sirois, qui souligne que cet été, le Borealis 

jouera un nouveau rôle en étant mis à la disposition de 

la Traversée internationale du lac Saint-Jean. £

Sortie sur le lac 

Saint-Jean du 

bateau de recherche 

le Borealis : à sa 

barre, le capitaine 

Olivier Guillemin, 

et sur le pont avant, 

Maxime Larouche

Fille du Saguenay

Anne-Lise Fortin a toujours été fascinée par ce Saguenay 

majestueux auprès duquel elle a grandi. Aujourd’hui, elle 

peut l’admirer à partir des fenêtres du Laboratoire des 

sciences aquatiques de l’UQAC (LASA) où elle œuvre 

depuis 2002. 

Au moment de faire sa maîtrise, toute la recherche était 

orientée vers le lac Saint-Jean. Le sujet de ses travaux 

a donc porté sur l’alimentation des larves d’éperlan 

puisque, déjà, on savait que la ouananiche se nourrissait 

principalement de ce petit poisson. On observait alors de 

grandes fluctuations dans la population d’éperlans, ce 

qui faisait croire que la ouananiche ne trouvait pas suf-

fisamment de nourriture dans son habitat et qu’elle était 

menacée. Anne-Lise Fortin complétait sa maîtrise en 

1998 lorsque l’éperlan du lac Saint-Jean faisait l’objet  

d’un suivi scientifique depuis 1995. Ce faisant, elle pre-

nait la relève d’un autre étudiant à la maîtrise, Patrice 

Desgagné, pour continuer les recherches sur la chaîne 

alimentaire de l’espèce. La fin de sa maîtrise a coïncidé 

avec l’engagement de Pascal Sirois avec lequel elle a 

immédiatement commencé à travailler comme assistante 

de recherche. Elle connaît depuis de nombreuses tech-

niques d’analyse sur les poissons tels l’identification, la 

détermination d’âge, le régime alimentaire, etc.

Science appliquée

« J’aime vraiment la dimension de recherche appliquée 

de mon travail, affirme Anne-Lise Fortin. Pascal Sirois 

développe les projets et les partenariats. Les étudiants 

travaillent aux différents projets de recherche et je suis 

en quelque sorte le lien entre les deux. »

Une des responsabilités d’Anne-Lise Fortin consiste à 

orienter les étudiants qui arrivent à la maîtrise en ce 

qui a trait à la logistique sur le terrain et à la familiari- 

sation avec le laboratoire. Avec eux, elle a monté d’im- 

pressionnantes banques de données alors que le labo-

ratoire se concentre désormais principalement sur la 

chimie des otolithes, après avoir commencé avec des thé- 

matiques touchant la forêt boréale, l’impact des coupes 

forestières sur la perchaude ou les lacs sans poissons. 

Elle explique qu’[ils travaillent] surtout avec des larves 

de poissons qui sont plus faciles à capturer et qui 

[leur] donnent une meilleure idée du recrutement futur 

de l’espèce. Contrairement aux adultes, il est toutefois 

impossible de les marquer pour assurer un suivi dans 

leur milieu. C’est là qu’intervient l’otolithe qui enregistre  

tous les déplacements des individus. Grâce à la colla- 

boration du laboratoire de géologie LabMaTer, [ils 

peuvent] procéder à l’analyse chimique des otolithes 

qui révèle toutes ces informations. »

Des responsabilités diversifiées

Un autre aspect du travail qu’Anne-Lise Fortin apprécie 

particulièrement, c’est sa grande diversité. La formation 

des étudiants permet d’aborder de nombreuses tech-

niques différentes. « Au niveau du baccalauréat, les étu- 

diants sont souvent recrutés au moment de réaliser des 

travaux de fin d’études où lorsque des bourses leur per-

mettent de travailler sur des projets durant l’été. C’est 

alors que nous pouvons le mieux évaluer leur potentiel 

et leur intérêt, qui les inciteront peut-être à poursuivre 

à la maîtrise et, plus rarement, au doctorat. » Il faut 

aussi reconnaître que des modèles comme Anne-Lise 

Fortin, Pascal Sirois et d’autres inspirent grandement 

les étudiants et les aident à trouver leur voie dans les 

secteurs de recherche reliés aux sciences aquatiques.

Au chapitre des responsabilités s’ajoutent l’interprétation 

des données, la recherche et la bibliographie ainsi que 

la gestion du laboratoire, ce qui compose un ensemble 

varié de fonctions. 

Depuis cinq ans, l’enseignement des sciences aquatiques 

s’est considérablement développé à l’UQAC avec l’ajout 

de trois nouveaux professeurs, ce qui a incité la mutation 

du laboratoire de l’écologie aquatique aux sciences aqua-

tiques et provoqué l’élargissement des collaborations 

avec d’autres disciplines connexes ainsi que l’acquisition 

d’équipements de pointe. Toutefois, dans l’ensemble, le 

travail d’Anne-Lise Fortin reste nettement relié à la 

Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées 

et aux contrats spécifiques qui lui sont attribués. Dans 

le cas des recherches sur le fjord du Saguenay ou sur le 

lac Saint-Jean, par exemple, elle a réalisé la synthèse 

des connaissances à l’amorce des projets. Elle veille à 

l’organisation du Laboratoire des sciences aquatiques, 

à la compilation des données sur le réseau informa-

tique de l’UQAC ou dans les archives du laboratoire 

desquelles découlent les articles scientifiques publiés à 

l’échelle mondiale. £

Originaire de 

Saint-Fulgence, 

sur les rives de la 

rivière Saguenay, 

Anne-Lise Fortin 

a complété son 

baccalauréat en 

biologie à l’UQAC, 

puis a entrepris 

sa maîtrise avec 

Raynald Côté, 

avant l’arrivée 

de Pascal Sirois 

qu’elle assiste 

à la Chaire de 

recherche sur les 

espèces aqua-

tiques exploitées 

depuis la mise sur 

pied du Labora-

toire des sciences 

aquatiques de 

l’UQAC en 2002. 

Les poissons du 

Québec n’ont 

plus de secret 

pour elle! 

ASSISTer 
la RECHERCHE

CREAE

MARIANE

 L. ST

-GELAIS