Vendredi, 13 février 2026
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Atteindre le Miro Pimatisiwin : l’engagement inspirant de Kehoe Picard

Les Journées de la persévérance scolaire, qui ont lieu du 16 au 20 février, sont l’occasion de mettre de l’avant des étudiantes et d’étudiants de l’UQAC qui, par leur détermination, ont réussi à surmonter les nombreux défis rencontrés au cours de leur cheminement universitaire, afin d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés dans la réalisation de leur projet d’études. Découvrez leurs témoignages inspirants!


Kehoe Picard, étudiant au baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et de la santé

En quête de sa future profession, Kehoe Picard est entrée à l’UQAC pour y entreprendre un baccalauréat en administration. Voyant que cette discipline ne lui correspondait pas tout à fait, il a ensuite décidé de s’inscrire dans la cohorte dédiée aux membres des communautés autochtones du certificat en sciences de l’activité physique et à la santé, lancé par le Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC.

Après avoir obtenu son certificat et avoir travaillé dans une école en communauté, la passion qu’il s’est découverte pour la vocation pédagogique l’a motivé à s’inscrire au baccalauréat en enseignement de l’éducation physique et à la santé. Fortement impliqué dans sa communauté et dans son milieu universitaire, Kehoe Picard occupe actuellement le rôle de vice-président de l’Association des étudiants des Premières Nations et Inuit de l’UQAC.

Qu’est-ce que la persévérance signifie pour toi?
Pour moi, la persévérance, ce n’est pas uniquement d’être motivé, mais surtout d’être discipliné. Il y a une citation de Denzel Washington qui représente bien ma vision de la chose : «Sans engagement, vous ne commencerez jamais, mais plus important encore, sans constance, vous n’irez jamais au bout.»

Comment arrives-tu à bien concilier tes études et ta vie personnelle?
Entre l’école, l’association, le travail et les enfants, je parviens à tout concilier en m’appuyant sur une planification efficace. Étant une personne plus visuelle, le fait de voir mon horaire m’aide énormément à clarifier mes disponibilités afin que mes engagements n’empiètent pas les uns sur les autres.

Dans les moments de découragement, qu’est-ce qui te motive à poursuivre ton projet d’études?
Je crois que c’est la vision de moi-même dans le futur qui me motive. Le potentiel que je me sens capable d’atteindre. Je vis beaucoup dans le moment présent, mais d’avoir un objectif final, une direction vers laquelle me diriger m’aide énormément à persévérer. De plus, j’ai deux enfants qui méritent d’avoir un père qui n’a pas lâché.

Y a-t-il une personne significative dans ton parcours universitaire qui t’aide à persévérer?
Je suis profondément reconnaissant envers la vie de m’être entouré de personnes qui me soutiennent chaque jour. Ma famille et mes amis ont tous un rôle essentiel dans mon équilibre et ma motivation, ce qui me pousse à donner le meilleur de moi-même. De plus, le Centre Nikanite et les ressources qu’on peut y trouver ont joué un rôle important dans mon développement personnel et professionnel.

Si tu avais un conseil à donner à quelqu’un pour l’aider à persévérer, ce serait quoi?
Je lui dirais de penser à un but sincère, à un objectif principal, et de l’écrire quelque part, de manière à le voir au moins une fois par jour, pour se rappeler pourquoi il doit continuer de travailler malgré les adversités. Ensuite, je lui parlerai de mon objectif à moi, qui est d’atteindre le « Miro Pimatisiwin ». C’est un concept qui est présent à travers toutes les Premières Nations et qui signifie « le bien-être ». Il s’agit d’une pensée qui désigne une vie équilibrée, harmonisant les quatre dimensions de l’être humain : physique, mentale, émotionnelle et spirituelle, en lien avec la communauté et la nature.

Quelle est ta plus grande fierté jusqu’ici dans ton parcours universitaire?
J’ai plusieurs réussites depuis mon retour aux études. J’ai participé à plus d’un projet de recherche sur l’éducation physique en communauté, à l’élaboration de fiches pédagogiques d’un point de vue des Premières Nations et à donner des conférences sur ces projets. Tout ça, en améliorant mon rendement universitaire, au fil du temps. Mais je crois que tous ces accomplissements découlent d’une décision précise, celle de devenir sobre. Cette décision m’a permis d’escalader des montagnes que je pensais hors de ma portée. De plus, elle me permet d’être le père exemplaire que je veux devenir pour mes enfants, ce qui est ma plus grande fierté.

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