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Les livres électroniques à l’école

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Source de l’image: SONY

De nos jours, les technologies de l’information et des communications sont de plus en plus présentes dans nos vies. Les gens apprécient les TIC, particulièrement les jeunes qui sont venus au monde dans cette ère électronique. Donc, devrait-on aller de l’avant avec les nouvelles technologies dans nos écoles? Les livres électroniques sont de plus en plus populaires auprès des gens, mais tardent à entrer dans les écoles. Selon moi, je pense qu’il est très avantageux d’insérer les livres électroniques dès les premières années d’école. Il y a plusieurs avantages à remplacer les volumes en version « papier » par les nouveaux volumes « électroniques ». Je vous énumérerai les différents avantages à intégrer cette TIC dans les écoles primaires et secondaires.

Qu’est-ce que le livre électronique

Premièrement, commençons par définir ce qu’est un livre électronique. Selon l’Office québécois de la langue française, le livre électronique est un petit portable en forme de livre, muni d’un écran de visualisation, qui permet de stocker et de lire les publications en ligne disponibles par téléchargement dans Internet. Contrairement au livre traditionnel, le livre électronique permet, par exemple, de naviguer, de faire des recherches, d’annoter ou de mettre en relief le texte. Cette interface de lecture numérique permet d’utiliser et de transporter avec soi une véritable petite bibliothèque de documents en ligne (livres, magazines, journaux, etc.). Toujours, selon l’Office québécois de la langue française, nous notons trois synonymes au terme « livre électronique », soit : livrel, livre numérique et livre bibliothèque.

Voici le lien d’une vidéo forte intéressante qui nous montre les capacités d’un lecteur de livres électroniques.

Poids des livres

Tout d’abord, avez-vous pesé le sac à dos de vos enfants? Vous souvenez-vous du poids de votre sac lorsque vous alliez à l’école? Imaginez les enfants qui partent de chez eux tous les matins et qui doivent trainer le poids énorme des objets nécessaires à leur instruction pendant toute la journée. Ils doivent trainer leur diner, vêtements de sport, papiers, crayons, cartables et surtout, leurs volumes scolaires qui sont particulièrement pesants. Plusieurs enfants n’ont pas accès au transport en autobus et doivent marcher plusieurs kilomètres par semaine pour aller à l’école. Est-ce bon de faire travailler ces enfants à ce point? Je ne suis pas le seul à me questionner au sujet du poids des sacs à dos des élèves. Plusieurs parents s’inquiètent eux aussi du poids excessif des fournitures scolaires de leurs enfants. Voici un lien menant sur un forum que j’ai pris au hasard sur Internet où des parents discutent au sujet du poids des objets qu’apportent leurs enfants à l’école. Ils sont unanimes pour dire que les enfants en ont trop à porter sur leurs dos.

Nous pouvons retirer une partie du poids du sac à dos de nos enfants assez facilement. Nous avons simplement à intégrer les livres électroniques dans les écoles. Calculez le poids d’un volume de mathématique, un volume d’histoire, une grammaire et comparez ce poids avec celui d’un livre électronique. La différence est énorme. À titre d’exemple, le livre électronique « touch edition » de Sony ne pèse que 215 grammes. À lui seul, il peut contenir environ 1200 livres et possède 12 dictionnaires intégrés. Toute cette information contenue dans un petit appareil de moins d’un quart de kilo! Avec les livres électroniques, fini les contraintes d’espace et de poids avec les livres.

Dans ce petit appareil, les enfants pourront emporter avec eux tous les livres dont ils auront besoin au cours de leur journée. En tout temps, ils auront avec eux, en plus de leurs livres habituels, un dictionnaire, une grammaire, une encyclopédie et toute la lecture qu’ils pourront avoir besoin.

L’utilisation du livre électronique permet d’apporter plus de livres. Avez-vous déjà vu un enfant aller à ses cours avec un dictionnaire? C’est assez rare qu’un enfant apporte ce genre de livre. La raison est le poids et l’encombrement de ce gigantesque livre. Maintenant, avec les livres électroniques, chaque jeune va pouvoir insérer un dictionnaire dans son lecteur de livre électronique et pourra ainsi avoir sa documentation nécessaire avec lui en tout temps.

Tous les livres à la même place

Ensuite, en intégrant les livres électroniques dans les écoles, nous réglons le problème d’oubli de livres. Il arrive assez fréquemment que les enfants oublient un de leurs livres à la maison. Lorsqu’ils arrivent en classe, ils disent : « je suis désolé, je ne pensais pas qu’on avait du français aujourd’hui! » ou toute autre remarque du genre. Si tous leurs livres sont intégrés à un seul lecteur de livres électroniques, les jeunes n’auront qu’à se préoccuper d’apporter cet appareil. Tous leurs livres de la journée seront inclus à l’intérieur de celui-ci, peu importe la matière enseignée dans la journée. Et c’est bon aussi pour l’inverse, c’est-à-dire que les enfants n’oublieront pas leurs livres à l’école.

Aussi, les jeunes pourraient se servir de leur lecteur de livres électroniques pour but personnel. Ils pourraient y insérer des livres de divertissement, des revues intéressantes ou toute autre lecture qui les intéressent. De plus, imaginez tout l’espace que vous gagnez en utilisant la technologie des livres électroniques. Les livres papier prennent beaucoup de place dans les bibliothèques, les sacs à dos, les casiers et à la maison.

Les livres électroniques sont attrayants

Puis, comme nous le savons tous, les jeunes sont très fascinés par les nouvelles technologies. Ils grandissent dans un monde de gadgets électroniques. Ils maîtrisent très bien cette technologie et ils aiment ça. Alors, pourquoi ne pas utiliser les nouvelles technologies à l’école? Le programme PROTIC a été développé par des chercheurs de l’Université Laval et instauré à l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier de Sainte-Foy. Ce programme nous démontre que les jeunes qui ont accès aux TIC à l’école sont beaucoup plus intéressés à leurs études et ont de meilleurs résultats que les autres élèves qui étudient avec les méthodes conventionnelles. Le programme PROTIC a même fourni des ordinateurs portables à de jeunes décrocheurs afin de les retourner sur les bancs d’école. Les élèves y sont effectivement retournés et ils ont obtenu leur diplôme. Le livre électronique fait partie des TIC et par le fait même, il augmentera l’intérêt des élèves à la lecture. Au lieu de prendre un livre « papier » comme une corvée, et bien, ils feront de leurs livres « électroniques » une activité plaisante. Ils s’amusent donc en lisant. Les jeunes lisent davantage lorsqu’ils sont en présence de TIC et ont de meilleurs résultats scolaires.

Où se procurer ces ouvrages

De plus, les livres électroniques sont de plus en plus faciles à trouver. De nombreux commerces conventionnels ou en ligne nous offrent une vaste sélection de livres électroniques. Pensons à la boutique virtuelle Jelis.ca d’Archambault, qui est une librairie très complète. Nous avons également le site français Ebouquin.fr qui nous propose un grand nombre de sites Internet où nous pouvons acheter des livres électroniques. Comme l’annonçaient plusieurs médias la semaine dernière, Google, le géant de l’Internet, vient tout juste de lancer sa librairie en ligne. Avec plus de trois millions de livres électroniques disponibles dès son lancement, ce service risque fort de rendre beaucoup plus accessible le commerce de livres électroniques. Google eBookstore qui, pour l’instant, n’est disponible qu’aux États-Unis, verra le jour dans les autres pays d’ici l’été 2011.

Ceci nous montre bien que les livres électroniques sont de plus en plus faciles à trouver. Nous pouvons aller les chercher dans les magasins, comme nous le faisons avec les livres conventionnels ou nous pouvons les télécharger directement de notre domicile. Les bibliothèques scolaires et les Coopératives étudiantes n’ont qu’à suivre la tendance et offrir aux étudiants la possibilité d’acheter leurs volumes au format électronique. De cette façon, tous les manuels scolaires dont les jeunes ont besoin pour suivre leurs cours seront disponibles à leur école.

Les livres électroniques, un marché en pleine expansion

Malgré que le marché tarde à s’installer au Québec, la popularité des livres électronique augmente à une vitesse extraordinaire. Comme nous pouvons le lire sur Cnet France, Amazone, le géant de la vente de livre en ligne, affirme que la vente de livre électronique a dépassé la vente des livres en version papier (on parle d’environ 1,5 livre électronique pour un livre papier). Ce qui est le plus surprenant, c’est qu’Amazone vend des livres depuis 15 ans et des livres électroniques depuis seulement 33 mois! Ces chiffres nous démontrent très clairement que les livres électroniques se préparent à dominer le marché. Au Québec, ce phénomène est beaucoup plus lent, mais les Québécois finiront par suivre le fil et s’adapter aux nouvelles technologies.

Moins dispendieux que les livres conventionnels

De plus, une économie d’argent importante sera réalisée soit par les parents ou par les commissions scolaires. Les livres se vendent moins cher lorsqu’ils sont achetés en version électronique plutôt qu’en version papier. Dans les écoles où les parents doivent payer les manuels scolaires de leurs enfants, chaque livre électronique acheté permet une économie d’argent. Les enfants, lorsqu’ils vont à l’école primaire et secondaire, passent onze ans sur les bancs d’école. En onze ans d’économie sur les livres, nous parlons de bons montants d’argent. Dans le cas où c’est l’école qui fournit les volumes, imaginez la quantité d’argent que cette économie peut représenter annuellement! Les écoles n’ont qu’à acheter une licence commerciale pour distribuer les livres aux élèves. Ainsi, si l’élève perd ou brise son lecteur de livre électronique, il pourra se faire installer de nouveau les livres dont il a besoin. Les livres en version papier ont une durée de vie assez limitée due à l’usure. Avec l’achat d’une licence commerciale, les écoles pourront l’utiliser tant et aussi longtemps que le programme ne changera pas. De plus, les cégeps et les universités pourraient eux aussi acheter une licence commerciale et vendre les livres aux étudiants.

Donc, les parents n’auraient qu’à fournir un lecteur de livres électroniques à leurs enfants au début de leur formation scolaire. L’école se chargera d’y insérer tous les volumes dont l’enfant a besoin.

C’est vrai que si nous allons dans un marchand de livres électroniques, par exemple Archambault, nous verrons que l’économie n’est pas très visible. Même, certains livres en version électroniques peuvent se vendre un peu plus cher que la version papier. Cependant, il est très facile à prédire qu’avec le temps, ces prix vont se réajuster à la baisse. Nous pouvons voir ce phénomène avec d’autres nouveaux appareils technologiques. Souvenez-vous du prix des ordinateurs personnels qu’on achetait dans les années 1990. Un ordinateur standard se vendait à l’époque près de 3000 $. Aujourd’hui, nous pouvons acheter un ordinateur personnel pour moins de 500 $. La même chose s’est produite avec les consoles de jeux vidéo. À leurs sorties, les prix étaient très élevés, et peu de temps après, les prix ont considérablement baissé. La même chose se produira avec les livres électroniques. Nous pouvons déjà constater que le prix des lecteurs de livres électroniques a considérablement baissé ces derniers mois. Les livres subiront le même sort. C’est la demande grandissante et la disponibilité qui feront baisser ces prix. Les grands fournisseurs de livres électroniques, comme amazone et Google, occupent tellement une grande part du marché qu’ils vont être en mesure de vendre leurs livres beaucoup moins chers. Les autres commerçants, comme Archambault, n’auront pas le choix d’être concurrentiels et de baisser leurs prix afin de survivre.

La production et la vente d’un livre papier passent par plusieurs étapes coûteuses avant de se retrouver dans nos mains. Plusieurs étapes que les livres électroniques ne nécessitent pas. Je parle de l’impression du livre, du transport vers les différents magasins et les frais d’entreposage et de manutention de ces magasins. Le livre électronique n’a pas à subir toutes ces étapes coûteuses. Le livre électronique circule par Internet, donc aucune manutention ni aucun entreposage ne sont requis.

Conclusion

Pour conclure, les livres électroniques nous procurent de nombreux avantages. C’est une nouvelle technologie attrayante et facile d’accès pour tout le monde et de tous les âges. L’insertion des livres électronique dans les écoles permet d’alléger les sacs à dos des jeunes, les stimules et permets de faire économiser beaucoup d’argent aux écoles. De plus, des études ont démontré qu’il y a un lien direct entre l’utilisation des TIC et la motivation des jeunes à l’école. Les écoles auraient vraiment avantage à utiliser cette technologie au plan monétaire et également afin de sauver de l’espace. Pouvons-nous nous priver des livres électroniques?

Moi, Patrick Cantin, certifie avoir fait tous les efforts nécessaires afin d’écrire un texte sans fautes

Les TIC en enseignement, la solution pour les élèves en difficulté

D’après vous, les élèves souffrant de troubles d’apprentissage sont-ils incapables d’apprendre? Et bien non, ils ne sont pas incapables d’apprendre, mais ils ont seulement besoin de le faire avec d’autres méthodes et ce, à leur rythme. L’utilisation des TIC (technologie de l’information et des communications) est, sans aucun doute, la solution afin que les personnes aux prises avec des troubles d’apprentissage puissent apprendre elles aussi, comme toutes les autres, mais à leur vitesse. Lors de mon essai, je vous parlerai de la clientèle éprouvant des troubles d’apprentissage, de nouvelles solutions d’apprentissages alternatives et des résultats que celles-ci peuvent apporter, autant à l’élève qu’à l’enseignant.

Tout d’abord, voyons ce que j’entends par troubles d’apprentissage. Ce sont tous les problèmes permanents d’ordre neurologique qui nuisent à l’apprentissage des élèves. Voici comme exemples : la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, la dysphasie et plusieurs autres. Ces troubles n’affectent pas l’intelligence d’une personne, mais seulement la capacité à apprendre. Afin que ces gens puissent tout de même acquérir de nouvelles connaissances, des outils ont été mis au point afin de les aider.

La réalité est là, plusieurs jeunes ont de la difficulté à apprendre. En fait, selon le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, en 2006-2007, 16% des jeunes d’âge préscolaire, primaire et secondaire démontraient des signes de EHDAA (Élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage). Le tableau qui suit provient d’un rapport du MELS paru en 2006.

Tableau 1 :

Tableau 1

Il n’y a pas si longtemps, ces jeunes étaient sévèrement punis, car ils n’étaient pas en mesure d’obtenir les résultats attendus. Ils allaient jusqu’à abandonner l’école, car ils étaient dégoutés du système d’éducation. Les jeunes qui éprouvaient des troubles d’apprentissage étaient donc privés de l’éducation de base auquel ils avaient droit. Ils se retrouvaient donc sur le marché du travail prématurément, en étant incapables de lire, écrire et compter. Quelle vie difficile ces gens avaient-ils alors!

Pourquoi ces jeunes ne sont-ils pas intéressés à apprendre? C’est simple. Les mauvais résultats obtenus auparavant, la faible estime d’eux-mêmes (dû à leurs résultats) et l’incapacité d’apprendre les découragent. Ce qui manquait aux personnes ayant des troubles d’apprentissage, c’était seulement une méthode d’enseignement adéquate. Aujourd’hui, avec la technologie avancée que nous possédons, nous pouvons changer ce phénomène et aider nos jeunes en difficulté. Il s’agit de se servir des outils que cette technologie nous apporte et de l’adapter pour aider ces jeunes qui ont besoin d’aide. Nous devons susciter leur intérêt en trouvant des moyens pour leur donner le goût d’apprendre.

La première solution serait de les faire apprendre par des jeux. Quel jeune n’aime pas jouer? En fait, le désir d’apprendre par le jeu est un besoin fondamental chez les enfants. Lorsque le facteur de motivation est présent, une sensation de bien-être s’installe alors. D’après le concept de flow de Csikszentmihalyi, l’état de flow est un état optimal de motivation intrinsèque, où l’individu est entièrement immergé dans son activité. En utilisant un logiciel d’apprentissage sous forme de jeu, l’élève sera attiré par ce jeu, donc l’apprentissage s’incorporera graduellement. Le jeune commence donc son apprentissage, car il est intéressé au jeu. Il trouve ça beaucoup plus amusant que d’assister aux classes traditionnelles où la motivation n’était pas présente. La progression de l’enfant est alors notable aussitôt qu’il commence ce mode d’instruction.

Le jeu incitera l’élève à se dépasser. Il pourra voir facilement sa progression, ce qui l’encouragera grandement à continuer. N’est-ce pas merveilleux pour un parent ou un enseignant de voir l’élève, que nous devions toujours pousser afin qu’il avance, foncer par lui-même dans ce mode d’apprentissage? Nous pouvons observer des bénéfices, une progression dans l’apprentissage auprès d’un jeune qui s’amuse et qui a du plaisir. Si une personne a du plaisir, il aura donc une motivation. C’est cette motivation que nous tentons d’atteindre.

Ensuite, si nous utilisons un logiciel d’apprentissage, sans être nécessairement un jeu, l’élève pourra quand même apprendre, car il le fera à son propre rythme. Comme je le mentionnais plus haut, l’élève en trouble d’apprentissage a besoin de plus de temps pour apprendre. Au lieu de suivre un groupe qui est trop rapide pour lui, l’élève va suivre le logiciel informatique qui, contrairement à une classe traditionnelle, ira au rythme de celui-ci. Notre élève aura donc la chance de suivre et de ne rien manquer de ce qui se passe lors de sa formation. Même si son apprentissage est plus lent que celui des autres, ce n’est pas un gros problème, car au moins, il apprend. Plusieurs compagnies, par exemple De Marque, fournissent des logiciels afin de venir en aide aux gens qui ont des troubles d’apprentissage.

Par exemple, le logiciel de prédiction de mots WordQ de Guillsoft, suggère des mots à l’élève à mesure qu’il commence à les écrire. Celui-ci n’aura plus à se concentrer sur l’orthographe du mot. Il aura donc plus d’énergie à consacrer à la rédaction de son texte. L’élève fera, à l’aide de ce logiciel, des phrases plus longues et plus complètes. De plus, en proposant les mots à écrire, le logiciel montre à l’élève ces mots correctement orthographiés. À force de voir les mots mal orthographiés parce qu’il ne sait pas les écrire correctement, l’élève, en plus de trouver la tâche très difficile, n’a pas la possibilité d’améliorer son vocabulaire. Tandis que si l’élève utilise le logiciel WordQ, et bien celui-ci voit toujours les mots correctement écrits. Donc, en plus de favoriser une fluidité dans son écriture, le logiciel permet à l’élève d’apprendre subtilement à écrire les mots dans la bonne orthographe.

Un autre point fort de l’utilisation des TIC auprès d’une clientèle en trouble d’apprentissage est que l’élève n’aura plus l’impression de nuire aux autres élèves de sa classe. Il pourra travailler seul et à son rythme. Il n’aura plus l’impression d’être le boulet de canon de la classe que tout le monde doit traîner et attendre. Il n’aura donc plus le sentiment d’être rejeté, jugé, ni d’être la bête noire de la classe. Si le jeune est heureux et bien dans sa peau, l’environnement de travail sera donc plus sain et plus propice à l’apprentissage.

De plus, il n’y a pas seulement les élèves qui pourront bénéficier des avantages d’utiliser les TIC. Ceux-ci feront en sorte que la tâche de l’enseignant sera réduite considérablement puisque l’élève apprendra de façon plus autonome. L’enseignant lui expliquera ce qu’il a à faire ou lui remettra une feuille de route au début de la journée. L’élève sera donc en mesure de faire son travail en réquisitionnant beaucoup moins son enseignant. L’enseignant aura seulement à superviser et encourager l’élève. Il répondra à ses questions afin de l’aider dans sa progression. De plus, le logiciel sera en mesure de répondre à plusieurs des questions de l’élève.

Les TIC, en plus d’aider l’élève, vont également aider l’enseignant en lui allégeant sa tâche de travail. Donc, si l’enseignant a besoin d’investir beaucoup moins de temps sur un élève en trouble d’apprentissage, il aura plus de disponibilité pour les autres élèves. En utilisant les TIC auprès d’élèves en difficulté, nous pourrions facilement intégrer ces élèves aux groupes dits « normaux » sans trop déranger ou perturber le déroulement du cours. Une autre option avec les TIC est que nous pouvons également former des groupes avec uniquement des élèves en trouble d’apprentissage, mais ces groupes pourraient être beaucoup plus nombreux. Le ratio enseignants-élèves peut être beaucoup plus élevé avec l’utilisation des TIC. Bref, les TIC nous apporteraient plus d’élèves dans la classe, mais sans augmenter la charge de travail de l’enseignant. Un meilleur support pour les élèves et moins de travail pour l’enseignant, que demander de mieux?

Puisque les troubles d’apprentissages sont d’ordre neurologique, il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que les logiciels d’aide à l’apprentissage « guérissent » ces élèves. Cette clientèle possède des troubles qui seront présents toute leur vie. Nous ne pouvons faire disparaître ces problèmes, mais nous pouvons les aider à vivre et fonctionner avec ceux-ci. L’apport de TIC est seulement un moyen pour les aider à surmonter leurs difficultés. Leurs troubles d’apprentissage seront toujours présents. Cependant, ils seront désormais en mesure d’acquérir des connaissances grâce à l’aide que leur fourniront les TIC.

Les technologies d’aide à l’apprentissage ne sont pas un passe-droit pour certains élèves afin de leur faciliter la vie lors de leurs travaux, mais plutôt un outil pour les aider à surmonter leur handicap. À titre de comparaison, prenez un élève ayant une déficience visuelle. Cet élève ne serait pas en mesure de fonctionner sans ses lunettes. Lui donner des lunettes n’est pas pour qu’il voit mieux et plus loin que les autres. C’est seulement afin qu’il puisse voir au même niveau que les autres qui n’ont pas de déficience visuelle. C’est la même chose à propos des logiciels d’aide pour les personnes souffrant de troubles d’apprentissage. Le but de ces logiciels n’est pas de composer leurs textes afin de les avantager face aux autres élèves, mais plutôt de les aider à surmonter leur handicap qui les nuit lors de la rédaction de ceux-ci. Ces logiciels pourront les mener vers la note de passage, au lieu de les laisser dans l’échec.

Cependant, il faut tout de même être prudent avec l’utilisation des TIC dans nos écoles. Il est vrai que les TIC vont aider les élèves qui en ont vraiment besoin. Malheureusement, ces TIC peuvent être nuisibles pour les jeunes élèves dits « normaux » qui les utiliseraient. Je m’explique : un jeune doit être en mesure de lire, d’écrire et de compter. Si un jeune utilise un logiciel d’aide à la rédaction dans un jeune âge sans en avoir besoin, il ne saura pas en mesure de composer des textes sans son logiciel d’aide à la rédaction. Si cet élève apprend à compter avec la calculatrice, il ne saura faire de calcul mental sans l’aide de sa calculatrice. Le but premier de l’éducation est de fournir des connaissances et des aptitudes aux élèves. La minorité de gens souffrant de troubles d’apprentissage (environ 16% des élèves) ont besoin de ces technologies. Nous devrons être très prudents lors du diagnostic des troubles d’apprentissage afin de ne pas fournir cet outil à un élève qui n’en aurait pas besoin. Cela pourrait créer pour cet élève une dépendance et il finira par ne plus être capable de fonctionner sans les TIC.

Les TIC en enseignement apportent beaucoup à tous, autant à l’élève en trouble d’apprentissage, aux autres élèves de la classe, aux parents ainsi qu’aux enseignants. Grâce aux TIC, notre élève se sentira plus à l’aise en classe, aura du plaisir à apprendre, et sera motivé. Il pourra maintenant surmonter des défis qu’il n’aurait jamais pu imaginer sans l’aide des TIC. Un élève en trouble d’apprentissage sans soutient technologique, c’est comme une personne à mobilité réduite sans son fauteuil roulant.

Patrick

N.B. J’ai fait tous les efforts nécessaires pour écrire un texte sans fautes.