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Apprenti-blogueuse

Lorsque je me suis assise devant mon ordinateur samedi matin vers les 5:30 (avec un bon café) pour composer mon dernier billet qui porte sur l’autocritique et l’appréciation de mes connaissances des TIC, je me suis demandé ce qui m’avait le plus interpellée dans le cours sur les technologies de l’information et des communications. Un cours un peu difficile pour moi dû à un manque évident de temps (mais cela c’est une autre histoire) et aussi, je dois l’avouer, une motivation en dents de scie. D’un autre côté, j’ai toujours pris le temps de visualiser les documents liés au cours et j’ai fait l’expérience de plusieurs technologies telles que le système d’exploitation Linux, les tableaux blancs interactifs, les wikis, etc.
J’ai donc réfléchi objectivement (du moins je pense) afin d’évaluer mon évolution au niveau des apprentissages des TIC. Il est vrai qu’étant de la génération des baby-boomers, ces technologies n’étaient pas naturelles pour moi. Je présente néanmoins un intérêt certain pour l’informatique en général, car elle afflue dans mon domaine de compétences (administration) et il faut continuellement se mettre à jour afin d’être performant et efficace.

Mais bon, je me lance :
Le premier grand défi à relever a été tout d’abord d’écrire sur le blogue. Il y a de ça quelques semaines, pour moi, un blogue était un terme un peu abstrait tiré du web. Je venais tout juste d’apprivoiser les plateformes d’apprentissage tel que MOODLE et voilà qu’on me présente autre chose. Il était entendu que la publication était anonyme, mais le défi était de taille. J’ai publié seule et en équipe des billets et commentaires et j’irai même jusqu’à dire que c’est une pratique qui m’intéresse.
Le blogue était le médium de partage et de commentaires, mais dans le cours 3TLE220, nous avons vu, analysé et exploré une multitude de notions reliées aux technologies de l’information et des communications.

Prenons par exemple :
Les logiciels libres :
La multitude de logiciels libres sur le marché m’a beaucoup surprise. J’en ai essayé quelques-uns tel que Netquiz qui permet de créer des exercices et des évaluations ainsi que la compilation des résultats d’une manière efficace. Il serait intéressant de le découvrir davantage, car il est parfaitement adapté pour les modules de français. Étant amateure de photographie, j’ai téléchargé et exploré le logiciel libre Photofiltre. C’est une alternative intéressante à Adobe Photoshop. Je trouve cependant que certains de ces logiciels (lorsque nous avons déjà des documents dans un certain format) ne sont pas toujours des plus efficaces. J’ai sauvegardé dans Libre Office des documents Word et j’ai dû refaire la mise en forme complètement.

Je suis dans le domaine de l’administration. Ce secteur d’activité est inondé de logiciels de gestion de toutes sortes et il faut déterminer lesquels sont le plus appropriés à notre situation. Dans notre domaine les logiciels les plus fréquents sont la Suite Office, Acomba et DTMAX pour les déclarations de revenus. Serait-il réaliste de changer ces logiciels? Sincèrement, je ne crois pas, car ce sont ceux qui sont les plus employés dans les entreprises qui embauchent nos étudiants.

Les idéateurs :
J’ai travaillé avec Inspiration (version d’essai) il est vrai que c’est un logiciel payant, mais il est vraiment performant et il offre une foule de possibilités. Je m’informerai à ma commission scolaire sur la possibilité de l’installer sur quelques postes de travail.
J’ai apprécié la multitude de fonctionnalités et il m’a permis de schématiser un concept difficile à assimiler chez les étudiants. Voici État de coût de fabrication(en pièce jointe) le schéma, converti en PDF, réalisé avec Inspiration pour vous illustrer le processus du coût de fabrication.

Au dépôt du lien sur le site du cours, je suis allée visualiser le tutoriel de l’application PREZI. Après quelques recherches, j’ai découvert sur le site du recit de la csdvc, une vidéo qui explique très bien le fonctionnement de l’application. Je me promets de l’essayer prochainement.

La visioconférence :
Depuis quatre années, je suis enseignante en classe, mais j’accompagne aussi des étudiants dans leur parcours en formation à distance. Cette formation est difficile et présente plusieurs lacunes. Les contacts entre l’enseignant et l’étudiant se font la plupart du temps par courriel et les explications sont parfois très ardues.
Lors de la production d’un billet de groupe, nous avons découvert un logiciel de visioconférence avec une version gratuite. Cisco Webex donne la possibilité de se parler via caméra, l’échange de fichiers ainsi qu’un tableau blanc interactif.
À la suite de cette découverte, j’ai demandé à une de mes étudiantes en formation à distance de télécharger la version gratuite du logiciel sur son poste personnel et j’ai pu l’expérimenter avec elle. Les explications en direct des écritures comptables sur le TBI sont aussi explicites qu’en présence/classe. Cette façon de communiquer s’est avérée extrêmement efficace, l’étudiante a compris sans difficulté et en moins de temps. Ce sera certainement une complémentarité pertinente à ce type de formation. Je vais l’utiliser le plus régulièrement possible. Avant ce cours, jamais je n’aurais couru le risque de télécharger ce logiciel et encore moins de l’utiliser.

Malgré les avantages certains que je retrouve dans les TIC, je ne peux passer sous silence un côté qui me semble plus négatif et je parle de l’identité numérique.
J’ai été très impressionnée par la multitude de détails personnels que l’on véhicule par le biais de nos interventions sur le web. Nous devons bien entendu redoubler de prudence sur les renseignements personnels que nous partageons. Lorsque nous manquons de connaissances, il est facile de télécharger des applications indésirables ou laisser filtrer des renseignements. Voici un lien au site monidentite.isiq.ca qui donne de judicieux conseils
D’un autre côté, je me sens mieux armée qu’au début du cours grâce aux explications reçues au sujet des sites sécurisés et sur la signification des abréviations liées au web.(Http,Https)

Je dois admettre que j’ai appris beaucoup sur le web 2.0 et toutes ses technologies. En effet, j’ai fait la découverte d’outils extraordinaires, faciles à développer et qui me serviront éventuellement dans mon enseignement.
Dans le cadre de ce cours, certains éléments ont éveillé mon intérêt et suscité un questionnement. Le fait de bien gérer les outils du web dans mon enseignement demeure une de mes préoccupations et je crois être plus en mesure de les rentabiliser.Je crois que les technologies initiées dans ce cours me serviront afin de réaliser plus spécifiquement la compétence 8 issue des 12 compétences professionnelles de la profession enseignante.
Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins
de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de
gestion de l’enseignement et de développement professionnel.
Je n’ai pas la prétention de dire que je connais les TIC et que j’ai retenu toutes les notions apprises dans le cours 3TLE220, mais je peux affirmer que je suis plus à l’aise avec certaines technologies et les nouvelles connaissances acquises rendront mon enseignement plus actuel et plus motivant pour la jeune génération.

Ce billet a été créé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction.

Je souhaite de bonnes vacances estivales à tous.

Étu26

Le défi d’une baby-boomer

Je suis l’étudiante 26 et je suis une représentante des baby-boomers.

J’ai travaillé en entreprise privée dans le domaine de l’administration pendant plus de 20 années et j’enseigne la comptabilité en formation professionnelle depuis maintenant 4 ans. Je suis inscrite au BAC depuis ce temps.

Les TIC sont entrées dans ma vie en 1984 (environ), au moment où j’ai fait l’acquisition d’un Commodore 64(Je viens d’ailleurs de le donner à un organisme et cela au grand dam de mon fils). Pour continuer mon apprentissage, en 1994, j’ai suivi les cours de la technique « Art et technologies informatisées ». Ils ont apprivoisé ma peur et familiarisé avec plusieurs logiciels de graphisme (qui ont beaucoup changés depuis….).

En raison de mon métier, les logiciels reliés à l’administration me sont devenus naturellement familiers. Les entreprises les utilisent depuis plusieurs années, car ils facilitent grandement le travail administratif et le rendent plus efficient.

Effectivement, dans mon secteur d’enseignement « Administration, commerce et informatique », les TIC font partie intégrante des compétences à enseigner et elles évoluent rapidement dans le temps. Il est donc indispensable de s’actualiser régulièrement afin de donner le meilleur enseignement possible et surtout le plus pertinent lié au monde du travail. Que ce soit avec la suite Office, les logiciels comptables ou d’impôts, le fait de suivre le rythme demeure un atout considérable.
D’un autre côté, les TIC ne sont pas toujours utilisées à leur maximum, surtout en formation à distance. Inévitablement, dans cette formation, le grand défi est le contact élève/enseignant. Les courriels facilitent la tâche, mais les explications écrites et les documents que l’on envoie ne sont pas toujours explicites. Il serait vraiment intéressant d’aller plus loin et de donner des explications sur un logiciel comme Skype par exemple. La formation pourrait être plus interactive.

Contrairement aux jeunes de la génération C qui sont tombés dans la potion quand ils sont nés (je suis toujours impressionnée de voir mon petit-fils de 6 ans faire une recherche sur Google, chercher un document à colorier, faire un copier-coller sur Word afin de l’agrandir et l’imprimer en sélectionnant la bonne imprimante), je dois avouer que ce n’est pas, pour moi, une deuxième nature d’utiliser un téléphone intelligent ou d’écrire sur un blogue.
J’apprivoise avec enthousiasme les nouvelles technologies de l’information et de la communication, qu’elles soient en relation avec mon métier ou non, j’espère en découvrir d’autres qui pourront s’intégrer dans mon enseignement.

Étu26

Ce billet a été créé dans le respect du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires

L’utilisation de logiciels libre en éducation préscolaire et en enseignement primaire

Dans le cadre du cours Initiation aux technologies éducatives, il nous a été demandé d’exposer notre opinion dans un essai à propos d’un sujet exploité en classe. Pour ma part, j’ai choisi de vous parler de l’utilisation de logiciels libre, mais plus particulièrement en éducation préscolaire et enseignement primaire. Tout d’abord, dans cet essai, je vous présenterai mon opinion. Ensuite, je justifierai mon point de vue en abordant l’opinion de certains auteurs concernant l’utilisation de logiciels libres. Pour terminer, je vous présenterai quelques logiciels libres en particulier, utiles en éducation.

Avant tout, pour ceux et celles qui ne sont pas habitués avec les concepts reliés aux logiciels libres, voici ici une très courte définition imagée qui m’a fait saisir ce qu’ils sont :

« Selon la philosophie du logiciel libre, un logiciel ne devrait pas être considéré comme un bien (matériel) mais comme un savoir (immatériel), si possible construit et amélioré collectivement. Dans cette philosophie, un code informatique peut être comparé à une recette de cuisine : la recette décrit comment créer le plat, on la partage volontiers entre amis, chacun peut l’utiliser pour reproduire le plat chez soi, l’analyser pour en comprendre la logique, proposer des améliorations, et distribuer à ces amis une version remaniée ou améliorée. » (Motte et Vincke, 2009)

En premier lieu, après avoir fait seulement quelques recherches, j’ai pu facilement me faire une opinion des logiciels libres.
Selon moi, les logiciels libres sont de bonnes alternatives aux logiciels propriétaires déjà présents dans la plus part des écoles, car ils sont peu coûteux, voir même gratuits. On peut même retrouver sur Internet, des banques de logiciels libres spécifiques à l’éducation préscolaire et l’enseignement au primaire, telle qu’Éducation.Free . En somme, pour les écoles dont le budget est moins élevé, les logiciels libres sont une excellente alternative. Par contre, il faut cependant être capable de faire les bonnes recherches, afin de trouver des logiciels qui correspondent vraiment à nos besoins, ou des logiciels qui peuvent vraiment remplacés les logiciels propriétaires déjà mis en place. Il faut aussi être prêt à mettre du temps, car ce sont de nouveaux logiciels, souvent même mis à jour récemment, il faudra donc apprendre à travailler avec ceux-ci avant de tenter de les implanter dans un groupe-classe.

Dans un même ordre d’idées, toujours selon les recherches que j’ai effectuées, le fait d’utiliser des logiciels propriétaires, renforce le monopole déjà existant dans le domaine de l’informatique (Openformats.org, 2008). En effet, toujours selon les auteurs d’Openformats.org : « Cette pratique limite fortement une concurrence équitable entre les producteurs de software (ensemble des programmes informatiques, constituant un système) ». Ceci veut dire, qu’en utilisant seulement les logiciels propriétaires déjà entrés sur le marché, nous oublions que certains logiciels libres correspondraient davantage à ce dont nous avons réellement de besoin. Ces logiciels, complets et mis à jour, sont trop souvent dans l’ombre de logiciels propriétaires. Donc, au lieu de trouver des formats de diffusion communs à tous les logiciels, en achetant des logiciels propriétaires, nous renforçons le format de diffusion souvent unique à ce logiciel propriétaire.

De ce point de vue, je trouvais également important de spécifier qu’en utilisant des logiciels libres, nous étions beaucoup moins à risque de contaminer notre ordinateur de virus. En effet, les virus en circulation, y sont mis afin de contaminer le plus d’utilisateurs possible. Comme une certaine majorité des gens utilise des logiciels propriétaires, ce sont eux qui sont visés par les créateurs de virus :

« Utiliser des formats ouverts – formats de données qui sont indépendants d’un logiciel spécifique, interopérables et accessibles depuis plusieurs plateformes – affaiblit l’impact global des virus et en décourage la diffusion: il est beaucoup plus facile de créer un virus en exploitant la vulnérabilité connue d’un logiciel en position dominante et le manque de conscience de la plupart des utilisateurs que de rajouter du code malicieux à l’intérieur d’un format qui peut être utilisé par un grand nombre d’applications et sur plusieurs types de plateforme. » (Openformats.org, 2008)

Compte tenu de ce qui précède, lors de mes recherches, j’ai eu l’occasion de lire plusieurs articles et textes informatifs sur l’utilisation des logiciels libres et tous me paraissaient plus intéressants les uns des autres. Un billet disponible sur le site de Apprendre 2.0 a particulièrement attiré mon attention. Complet et vulgarisé, ce billet m’a aidé à faire le tour sur toute la question de l’utilisation des logiciels libre, tout en renforçant l’idée que je m’étais fait de ceux-ci. Les deux bloggeurs belges, Isabelle Motte et Grégoire Vincke, mon beaucoup aidé à confirmer mon opinion. Dans ce billet, les deux auteurs nous parlent des logiciels libres comme étant des alternatives judicieuses aux logiciels propriétaires. Ce que j’aime particulièrement de ce billet, c’est qu’il ne fait pas nécessairement la promotion des logiciels libres, mais ils nous expliquent que le choix d’un logiciel devrait reposer sur la fonctionnalité (Motte et Vincke, 2009) de celui-ci, par les tâches qui peuvent être accomplies par le logiciel en question. Par exemple, certains établissements scolaires ont très peu de moyens financiers et il est donc impensable pour eux d’acheter des logiciels propriétaires très coûteux (Motte et Vincke, 2009). Comme les logiciels libres sont « gratuits » ils deviennent donc une très bonne solution pour ces institutions, en tenant compte du fait qu’en plus, les logiciels libres les plus populaires tournent sur tous les systèmes d’exploitation (Mac, Windows, Linux) (Motte et Vincke, 2009). J’aimerais terminer cette partie de mon essai par une citation de ces deux bloggeurs, qui porte à réfléchir sur la situation des logiciels libres dans la société en général : « Même s’il peut ne rien coûter, l’adoption d’un logiciel libre au niveau institutionnel a souvent un coût : celui de son apprentissage, et de l’adaptation des mœurs à son égard. » (Motte et Vincke, 2009).

Aussi, un autre billet du bloggeur Grégoire Vincke m’a fait sourire, bien que mon essai soit d’actualité au Québec, il est probablement dépassé en Belgique! Ici, une minorité de professeurs admettent avoir recours aux logiciels libres, mais dans ce billet, on nous informe que déjà beaucoup d’écoles de la communauté Française de Belgique utilisent de plus en plus de logiciels libres. Je trouvais important de citer Grégoire Vincke : « C’est l’avenir de notre pays qui sera donc sensibilisé au Libre dès le plus jeune âge. » (2008). En fin de compte, la morale de ce billet est qu’en utilisant des logiciels libres dès l’école primaire, nous sensibilisons les élèves à des tâches comme : « Explorer l’apport des TIC à une tâche donnée, mais aussi, sélectionner les logiciels et exploiter les fonctions appropriés à la tâche, tout en exploitant de nouvelles fonctions des logiciels présentés. » (Ministère de l’éducation, 2001).

Dans un même ordre d’idées, j’aimerais vous parler de quelques logiciels libres qui sont étroitement en lien avec le présent essai.

Tout premièrement, j’aimerais vous présenter le logiciel libre GCompris. Ce logiciel est destiné aux enfants de 3 à 10 ans, donc il touche les enfants d’âge préscolaire et les enfants de l’école primaire. En tout premier lieu, il guide l’enfant dans l’apprentissage de ce qu’est un ordinateur, une souris et un clavier. Puis, il aide à la découverte de la manipulation de la souris et du clavier. Je crois que ce logiciel pourrait être très bénéfique en éducation préscolaire, car il nous était autrefois conseillé dans le Programme de formation de l’école québécoise, de commencer par ce genre d’apprentissages en ce qui concerne les technologies de l’information et de la communication : « À l’éducation préscolaire, l’élève apprend à manipuler le clavier et la souris. Il arrive à connaître les procédures et le vocabulaire de base et à utiliser des applications à caractère ludique ou éducatif » (Ministère de l’éducation, 2001). Je crois que le logiciel GCompris est très en ce qui concerne les compétences à développer en technologies de l’information et de la communication chez les élèves du préscolaire, car il nous propose aussi des activités ludiques, des activités d’expérimentation et de découverte, mais aussi des activités de lecture et d’arithmétique. (Coudoin, 2004)

De plus, j’aimerais vous parler du logiciel libre TuxType, une alternative au logiciel de dactylographie TapTouche (format propriétaire). Il était jadis conseillé par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (2001), que l’enfant d’âge primaire devait pouvoir percevoir l’utilité d’un doigté (manipulation du clavier). Le logiciel TuxType, permet à l’enfant de pleinement apprendre une bonne manipulation du clavier, tout en s’amusant. Je me suis moi-même amusé à découvrir ce logiciel : à travers différents tableaux de différents niveaux, vous pouvez nourrir Tux, le pingouin de Linux! Vous n’avez qu’à entrer les bonnes lettres au bon moment pour que Tux puisse recevoir ses poissons. Je crois donc pouvoir conseiller ce logiciel pour l’approfondissement du doigté en enseignement primaire, TuxType permet à l’enfant de pratiquer ce qu’il connaît tout en s’amusant : une alternative totalement accessible (et bien sûr libre et gratuite). Il n’y a qu’un seul hic, ce logiciel libre n’est disponible qu’en anglais (mais en même temps ce pourrait être une pierre deux coups, faire pratiquer l’anglais, tout en pratiquant son doigté!). (Bruce, 2010)

Le dernier logiciel libre que je voudrais vous présenter s’adresse davantage aux enseignants. Il s’agit du logiciel LogProtect (qui pourrait être utile aussi pour les parents d’enfants de tous âges). Ce logiciel libre est un logiciel gratuit de contrôle parental, il n’a qu’ « un seul but : empêcher un enfant de donner sur un T’chat, sur Msn, sur un formulaire… Ses coordonnées personnelles. » Je trouvais également important de faire part de la définition que donne LogProtect de son logiciel : « LogProtect est éducatif. Au fil des alertes, l’enfant comprend qu’il est dangereux de donner ses coordonnées personnelles à des inconnus. » (LogProtect, 2010) C’est donc avec des logiciels libres comme celui-ci que nous pouvons avertir nos élèves des dangers du dévoilement d’informations personnelles sur Internet. Souvent, les élèves ne sont pas conscients du danger que représentent certaines facettes d’Internet, mais grâce à ce logiciel, nous pouvons faire la promotion de plusieurs façons de rester en sécurité sur Internet. L’élève pourra ainsi « chercher les améliorations possibles dans sa manière de faire (dans Évaluer l’efficacité de l’utilisation de la technologie) » (Ministère de l’éducation, 2001). Ce qui est particulièrement intéressant avec ce logiciel libre, c’est qu’il accompagne l’élève dans ses apprentissages, lui permettant de discerner ce que l’on peut ou ne peut pas divulguer sur Internet. Je conseille donc ce logiciel aux enseignants, mais aussi à tous les parents d’enfants en âge d’utiliser des blogs ou des sites de clavardage.

Vous pouvez retrouver tous les logiciels libres présentés sur les sites web suivant : http://www.education.free.fr/index.php?category=16 et http://www.framasoft.net/.

Alors en bref, je crois que les logiciels libres sont de bonnes alternatives aux logiciels propriétaires déjà présents dans la plus part des écoles, car ils sont peut coûteux, voir même gratuits. De plus, en utilisant seulement les logiciels propriétaires déjà entrés sur le marché, nous oublions que certains logiciels libres correspondraient davantage à ce dont nous avons réellement de besoin. Mais encore, qu’en utilisant des logiciels libres, nous étions beaucoup moins à risque de contaminer notre ordinateur de virus. En plus, deux textes des bloggeurs belges, Isabelle Motte et Grégoire Vincke, mon beaucoup aidé à confirmer mon opinion. Somme toute, les logiciels GCompris, TuxType et LogProtect, sont de très bon exemple de logiciels libres qui pourraient être très utiles en éducation.

Pour terminer, j’aimerais citer le programmeur et militant du logiciel libre, Richard Stallman :

« En tant qu’utilisateur d’ordinateur aujourd’hui, vous utilisez peut-être un programme propriétaire. Si votre ami vous en demande une copie, ce serait mal de refuser. La coopération est plus importante que le droit de copie. Cependant, dans le fond, la coopération en circuit fermé ne permettra pas de bâtir une bonne société. Chacun devrait aspirer à une vie honnête menée ouvertement et avec fierté, et pour cela il faut dire « non ! » au logiciel propriétaire. Vous méritez de pouvoir coopérer ouvertement et librement avec les autres personnes qui utilisent les logiciels. Vous méritez de pouvoir apprendre comment marche un logiciel et de l’enseigner à vos élèves. Vous méritez de pouvoir engager votre programmeur favori pour réparer le logiciel quand il est cassé. Vous méritez le logiciel libre. » (Stallman, 2010)

Alors, pourquoi ne pas faire la propagande des logiciels libres?

Bibliographie

BRUCE, David. (13 décembre 2010). Tux4Kids, En ligne. Adresse URL: http://tux4kids.alioth.debian.org/

COUDOIN, Bruno. (13 décembre 2010). Qu’est-ce que GCompris, En ligne. Adresse URL: http://www.gcompris.net/-fr-

LOGPROTECT. (13 décembre 2010). LogProtect, En ligne. Adresse URL: http://www.logprotect.fr/

Ministère de l’éducation (2001). Programme de formation de l’école québécoise (version approuvée). Québec : Gouvernement du Québec. Disponible en
ligne le 11 octobre 2010 : http://www.meq.gouv.qc.ca/DGFJ/dp/programme_de_formation/primaire/pdf/prform2001/prform2001.pdf.

OpenFormats.org. (13 décembre 2010). Pourquoi utiliser des formats ouverts?, En ligne. Adresse URL: http://www.openformats.org/fr

STALLMAN, Richard. (13 décembre 2010). Pourquoi les logiciels ne doivent pas avoir de propriétaire, En ligne. Adresse URL: http://www.gnu.org/philosophy/why-free.fr.html

VICKE, Grégoire et Isabelle Motte. (13 décembre 2010). Pourquoi privilégier les logiciels libres en éducation?, En ligne. Adresse URL: http://apprendre2point0.ning.com/profiles/blogs/pourquoi-privilegier-les

Je certifie avoir pris toutes les précautions possibles afin de faire un texte sans fautes.

Alexandra H.

L’abolition des compétences transversales – La compétence 6 : Exploiter les technologies de l’information et de la communication

Dans le cadre du cours Initiation aux technologies éducatives, il nous a été demandé d’exposer notre opinion dans un essai à propos d’un sujet exploité en classe. Pour ma part, j’ai choisi de vous parler de l’abolition des compétences transversales, mais plus particulièrement de l’abolition de la sixième compétence transversale soit, exploiter les technologies de l’information et de la communication. Tout d’abord, dans cet essai, je vous présenterai mon opinion. Ensuite, je justifierai mon point de vue en abordant le « rapport-synthèse » du CEFRIO concernant la Génération C (12 è 24 ans). Pour terminer, je vous présenterai un événement de l’actualité, lié à mon sujet, pour appuyer mon propos.

Avant tout, je trouve important d’exposer mon opinion, pour ensuite la justifier. Selon moi, même si les compétences transversales alourdissaient la tâche des enseignants et des enseignantes du Québec, elles étaient nécessaires à la partie « savoir-agir » de l’enseignement au primaire. Je crois qu’il est aussi important d’outiller les enfants par rapport à leurs méthodes de travail ou sur la façon dont il faut s’y prendre pour travailler en réelle collaboration avec ses pairs que de les évaluer sur leurs connaissances. En ce qui me concerne, c’est probablement l’abolition de la sixième compétence qui me déçoit le plus. Alors, j’aimerais commencer pas ceci :

« Selon 17 % des étudiants québécois de la Génération C, les enseignants n’ont pas les compétences requises pour les accompagner dans leurs apprentissages des technologies de l’information. » (CEFRIO, 2009)

Pourtant, selon ces mêmes jeunes 70% des enseignants donnent à faire des travaux qui exigent l’utilisation d’un ordinateur à l’extérieur des cours (CEFRIO, 2009 : 16). Alors pourquoi avoir aboli les compétences transversales, faisant disparaître ainsi l’exploitation des technologies de l’information? Qui, à partir du 1er juillet 2011, outillera les jeunes des prochaines générations pour qu’ils puissent utiliser adéquatement les technologies d’information et de communication? Qui leur apprendra à exploiter les fonctions de différents logiciels qu’ils pourront eux-mêmes juger et utiliser à bon escient?

D’après moi, tout ceci devrait demeurer l’une des responsabilités de l’école. Les jeunes des prochaines générations devraient pouvoir profiter d’un enseignement de qualité concernant les technologies d’information et de communication. Un enseignement de qualité, donné par des professionnels de l’enseignement. Cette technologie prend de plus en plus de place dans le monde de l’éducation, alors ne serait-il pas primordial d’y outiller les enfants de la meilleure façon qui soit? Pour appuyer mon propos, je trouvais pertinent de citer Le programme de formation de l’école québécoise :

« Déjà plusieurs enfants arrivent à l’école avec une compétence dans le domaine qui rend futile tout exercice d’initiation. Toutefois, l’école continue d’avoir un rôle à jouer auprès de ceux qui n’y ont toujours pas accès à la maison. Elle doit également amener tous les élèves à diversifier l’usage qu’ils en font et à développer un sens critique à leur endroit. » (Ministère de l’éducation, 2001)

Voici donc l’essentiel de ma justification, le rôle de l’enseignement des technologies de l’information et de la communication est de diversifier l’usage que font déjà les élèves du primaire sur leur ordinateur à la maison. Il n’est donc pas essentiel de partir tout au bas de l’échelle, mais plutôt de leur présenter des outils tel, Zoho Writer ou EtherPad. Des outils qui leur permettront de bâtir des travaux de meilleure qualité à remettre à leurs enseignants. Très souvent, il est demandé aux élèves du primaire de faire de petites recherches et plus souvent qu’autrement, les élèves choisissent Internet pour y chercher les informations nécessaires. Pour qu’ils puissent remettre des travaux d’une qualité optimale, ne devrions-nous pas leur donner les outils nécessaires, des moteurs de recherche comme Ask Jeeves ou encore Google Scholar? C’est donc le rôle des enseignants et des enseignantes de présenter à leurs élèves des outils de recherche dans Internet autre que Google. Selon l’enquête sur la Génération C du CEFRIO, 85.5% des jeunes de 12 à 24 ans utilisent Internet pour rechercher des informations, il serait donc important de se demander s’ils ont vraiment les outils nécessaires pour le faire.

Compte tenu de ce qui précède, il est important d’ajouter qu’« au Québec, 96 % des jeunes recourent surtout à Internet de la maison, alors que seulement 3 % y accèdent généralement de l’école et que moins de 1 % le font principalement à partir du domicile d’un ami ou de la bibliothèque » (CEFRIO, 2009 : 7). Pourtant les enseignants donnent des travaux à faire qui nécessite l’accès à un ordinateur et à Internet. Ça ne fait pas de sens. Selon moi, nous devrions permettre aux élèves du primaire d’avoir davantage accès aux technologies de l’information et de la communication. Je crois que c’est avec la sixième compétence transversale que nous aurions pu faire bouger les choses, car si les technologies de l’information et de la communication ne sont plus évaluées… Est-ce que tous les enseignants se donneront encore la peine de les inclure dans la formation qu’ils donnent à leurs élèves ou bien vont-ils remettre cette formation aux parents?

Dans ces circonstances, je ne comprends toujours pas pourquoi les compétences transversales ont été abolies… En fait, celle qui concerne les technologies de l’information et de la communication. Surtout que depuis le début du cours Initiation aux technologies éducatives, nous parlions de l’utilisation d’un ordinateur portable par élève en classe, de l’utilisation des réseaux sociaux en classe ou encore de l’utilisation du téléphone cellulaire et du Ipod en classe! En d’autres mots, il a été question de l’avancement que pourrait créer les technologies de l’information et de la communication en classe, pas de savoir si elles étaient essentielles ou pas à la formation des élèves du primaire!

Dans un même ordre d’idées, j’aimerais vous parler d’un autre sujet d’actualité en lien avec le présent essai :

« L’histoire est simple et se résume en quelques mots. Un petit groupe de jeunes du primaire de la région ont créé une page Facebook en utilisant le nom d’une enseignante et ont nourri ce compte avec quantité de paroles et de propos offensant et non-respectueux. Le genre de propos qui pourraient ruiner la réputation d’une enseignante et la poursuivre longtemps… Des propos suffisamment « hard » pour offenser des adultes et faire qu’ils ne désirent plus confier leurs enfants à cette enseignante… » (Giroux, 2010)

Cette histoire controversée est étroitement en lien avec le présent essai, car selon moi, on parle ici d’enfants, mais aussi de parents qui ont été très mal informés sur les dangers du vol d’identité dans Internet. Je crois sincèrement que c’est à l’aide de la sixième compétence transversale que ces événements auraient pu être évités. Une des composantes de cette compétence précise que les enseignants et enseignantes se doivent de faire connaître les objets, les concepts, le vocabulaire, les procédures et les techniques propres aux technologies del’information et de la communication . Par ce fait même, ils doivent faire reconnaître à leurs élèves, dans un nouveau contexte, les concepts déjà connus. Par exemple, en parlant du concept de Web 2.0, une enseignante aura probablement à répondre aux questions de ses élèves à propos de réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. Puis, pour insérer ce concept dans un nouveau contexte, elle pourra leur parler du vol d’identité dans Internet ainsi que ses conséquences. En ayant pleinement conscience du fait que le vol d’identité d’une enseignante pourrait leur entraîner de graves conséquences, ces jeunes filles de cinquième année n’auraient probablement pas posé un tel geste. Alors, contenu de ce qui précède, je crois que mon opinion sur l’abolition des compétences transversales est davantage appuyée.

Alors en bref, je crois que l’abolition des compétences transversales, surtout la sixième compétence qui concerne les technologies de l’information et de la communication ne sera pas bénéfique à l’enseignement que les élèves du primaire reçoivent. Comme il est mentionné au tout début du présent essai, 70% des enseignants de la Génération C, les jeunes qui sortent tout juste du primaire (les 12 à 24 ans), leur demandent des travaux qui nécessitent l’utilisation d’un ordinateur à l’extérieur des heures de cours (CEFRIO, 2009 : 16). Dans ce cas, s’ils ne reçoivent pas cette formation à l’école primaire, qui leur donnera la formation nécessaire à la production des travaux demandés par leurs enseignants? Parallèlement, c’est aussi le rôle des enseignants de rendre l’accès aux ordinateurs plus simple pour leurs élèves, car pour l’instant, seulement 3% des jeunes de la Génération C affirment avoir accès à Internet à l’école (CEFRIO, 2009 : 7). De plus, après avoir été témoin d’un événement déplorable comme celui de cette enseignante du Saguenay—Lac-St-Jean, comment peut-on trouver nécessaire d’abolir la formation des élèves du primaire sur les technologies de l’information et de la communication… Surtout lorsqu’on se rend compte que si ces jeunes avaient été informés des conséquences de leur geste ils ne l’auraient très probablement pas posé. En conclusion, je crois pertinemment que l’abolition des compétences transversales n’était pas nécessaire, si ce n’est que pour alléger la tâche des enseignantes du primaire. Ainsi, j’estime avoir exposé suffisamment de justifications pour appuyer mon opinion. Pour terminer, j’aimerais citer le site Internet « Jasons réforme.. » qui nous rappelle :

« Qu’un des buts de l’école est de former les élèves en fonction des exigences du 21e siècle et pour cela, ils doivent, entre autres choses, être capables de développer des méthodes de travail efficaces, de défendre un point de vue, de travailler en collaboration avec d’autres et d’utiliser les ordinateurs, ce que précisément les nouveaux programmes visent à développer. » (Laberge, 2005)

Alors pourquoi avoir retirer les compétences transversales du Programme de formation de l’école québécoise…..

Alexandra H.

N.B. Je certifie avoir pris toutes les précautions possibles afin de faire un texte sans fautes.

Bibliographie

CEFRIO (2009). Génération « C » : les 12-24 ans – Moteurs de transformations
des organisations. Rapport synthèse du CEFRIO. Disponible en ligne le 11
octobre 2010 : https://www.cefrio.qc.ca/upload/1683_rapportsynthesegenerationcfinal.pdf

Ministère de l’éducation (2001). Programme de formation de l’école québécoise
(version approuvée). Québec : Gouvernement du Québec. Disponible en
ligne le 11 octobre 2010 :
http://www.meq.gouv.qc.ca/DGFJ/dp/programme_de_formation/primaire/pdf/prform2001/prform2001.pdf.

LABERGE, Clément (2005). Les fameuses compétences transversales, c’est quoi
au juste?. Jasons réforme. Disponible en ligne le 11 octobre 2010 :
http://www.jasonsreforme.qc.ca/archives/001695.html

Pouvons-nous passer à côté?

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que nos enfants ne vivent pas dans le même environnement que nous, ils sont issus d’une génération nouvelle. Une génération numérique où le monde est en perpétuel changement. Ils n’ont plus tant besoin de détenir toutes les connaissances que de savoir juger, d’être critique, de prendre position et de savoir assumer leurs choix car l’information leur est pleinement accessible. Pour savoir, je « clique » et j’obtiens une réponse mais cette réponse à mon questionnement est-elle juste et bonne?

Nos jeunes veulent tout et ils le veulent vite. Cela nous dérange car nous avons appris à vivre autrement. Pour nous, « attendre » signifie mériter quelque chose, savourer le fruit du labeur, être fier de son accomplissement. Pour eux, « attendre » ne sert à rien, c’est inutile et cela leur fait perdre du temps.

Certes, de tout temps, la jeunesse a dérangé leurs aïeuls mais aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement d’un changement dans la forme mais bien dans la structure même de la société. Nous vivons, à mon humble avis, des changements profonds dans l’élaboration même du fonctionnement de nos sociétés. Les interrelations ne seront désormais plus les mêmes. Je ne dis pas que je suis nécessairement d’accord avec ce que je vois dans la pratique de mon enseignement mais je constate que les choses changent et qu’elles changent très rapidement. Les jeunes me semblent avoir une vision plus narcissique du monde et cela malgré le fait qu’ils ont une vue d’ensemble de ce dernier. Ils voient le monde mais ils comprennent difficilement l’impact qu’ils peuvent avoir sur celui-ci. Par conséquent, ils ont tendance à se retourner sur eux-mêmes et à faire fi de leur implication sociale.

Voilà pourquoi je pose la question : « Pouvons-nous passer à côté? » à côté de quoi?, me direz-vous alors. À côté d’un outil aux grandes possibilités, à côté d’un changement de paradigmes qui peut révolutionner la structure même de la société.

De tout temps, l’information fut contrôlée par un certain nombre d’individus, une élite qui possédant ce contrôle sur le savoir possédait, par conséquent, l’élaboration même des structures sociales. Aujourd’hui, le web 2.0 permet non seulement l’accès à l’information mais il permet de la créer, de la gérer, de la manipuler et surtout de la diffuser. Je crois qu’il sera désormais plus difficile de contrôler non seulement l’information mais ce que les gens en feront. Je crois que nous devons être conscients de ce fait afin de réaliser l’importance des propos de Montaigne qui nous propose de faire des têtes bien faites plutôt que des têtes bien pleines. Dans un monde comme celui qui émerge aujourd’hui, il est impératif d’avoir du jugement et de la rigueur intellectuelle. Nos jeunes ont besoin de guide pour les accompagner dans la construction de leur esprit critique.

Je suis un enseignant en Éthique et culture religieuse et je constate que le web 2.0 peut être dans l’application de ma pratique un outil plus qu’essentiel. D’abord et avant tout, je pense aux fils RSS comme moyens pour un enseignant de se garder au fait de ce qui se passe dans son champ d’application. De plus, en lien avec des travaux que l’on peut donner aux élèves, nous avons la responsabilité de leur apprendre l’utilisation de cet outil. Ce dernier permet d’exercer leur jugement critique face aux médias d’informations et il leur apprend, par le fait même, à tenir compte de ce qui se passe dans le monde et cela en corrélation avec l’élaboration de leur propre projet de vie. Ainsi, nos élèves pourront faire des choix éclairés dans leur manière de vivre et d’exister en société car tous nos choix ont de façon directe ou indirecte une incidence sur nos interrelations et sur la collectivité.

En ayant lu, le blogue de Sylvain Bérubé (http://www.sylvainberube.com/etherpad-du-recit-experience-epad/) et après avoir entendu ses propos en cours, je suis d’avis que les possibilités que nous offre le web 2.0 sont indéniables. Je comprends, dans un premier temps, la nécessité pour l’enseignant de se mettre en réseau via le web afin de partager, d’échanger et de développer sa pratique. Le web 2.0 permet de former une sorte de communauté de recherche en pédagogie. La réflexion des uns et des autres font avancer nos pratiques individuelles.

De plus, l’expérience de Sylvain en classe et de celle de son confrère de Joliette m’ont permis de saisir que l’utilisation en classe du web 2.0 et de ces applications ont un avantage dans ma discipline. Ces expériences démontrent clairement que l’éthique fait partie prenante de la vie même dans la réalité virtuelle.

Par exemple : la netiquette peut devenir un prétexte d’apprentissage lors de l’élaboration des tâches propres à un projet en éthique. Par l’expérimentation concrète d’une tâche via EtherPad, les élèves sont confrontés au respect de la propriété intellectuelle des autres.

Pour ce qui est des blogues et de « twitter », ces outils peuvent, eux aussi, très bien servir l’apprentissage notamment dans le domaine des sciences humaines. Encore une fois, ces outils permettent aux jeunes de créer, de collaborer et de communiquer mais non pas seulement dans un esprit ludique mais dans un objectif d’apprentissage précis et structuré.

Mais comme toute innovation, le web 2.0 n’apporte pas seulement son lot de réussite, il suscite aussi plusieurs questionnements. Je réalise que le web 2.0 change la manière dont les gens interagissent. Je ne sais pas si cela est bien ou mal mais je me questionne car le web, même le web 2.0 ne permet pas de transmettre tout l’éventail de la communication humaine. Nous savons tous que le langage non-verbal occupe une grande part de notre communication, ainsi le web 2.0 ne peut pas refléter l’ensemble de ces petits signes ou si vous aimez mieux ces petites nuances dans notre manière de communiquer. C’est pourquoi il apparaît important à l’enseignant d’aujourd’hui de guider les élèves dans l’apprentissage de ce média de communication. Le pseudo anonymat que procure cette nouvelle manière de communiquer ne diminue en rien la responsabilité des propos que nous tenons. Certes, nous devons instruire et qualifier nos élèves mais nous devons par-dessus tout les socialiser car la cohésion sociale ce n’est pas de l’inné mais bien de l’acquis.

Et finalement, je dirais que le grand défi que nous devons relever en tant qu’enseignants à travers l’utilisation du web 2.0 est l’accessibilité à la structure informatique que ce dernier nécessite. Dans le meilleur des mondes, chaque élève posséderait son propre portable permettant ainsi à tous les enseignants de profiter, en tout temps et en tout lieu dans l’école, de ces ressources. Toutefois, la réalité étant plus modeste, elle est conséquemment plus limitative. Il ne m’est pas toujours possible d’avoir accès au local informatique ou d’avoir assez d’ordinateurs en classe pour travailler via le web. Il est donc souhaitable de se pencher sur des alternatives possibles pour mettre en place ce genre de projet car « Pouvons-nous passer à côté? »