Ce matin, je décide de faire mon deuxième billet, j’ouvre mon portable, je clique pour ouvrir mon fureteur (qui n’est pas Explorer, voici une manoeuvre pour amadouer mon prof) déception : pas de Web ce matin, réseau sans fil en panne, comment vais-je faire, pas d’hyperliens, pas d’opinion de blogueurs, pas de vidéo sur You tube pour orienter ma pensée, pas de synonyme et d’antonyme, etc. Je vais chercher dans la bibliothèque quelques outils : Multi, Bescherelle, Robert et Cie, je cherche un peu, mais voilà, moi je suis de la génération A, c’est-à-dire que dès que j’ai pu fourguer ces outils paléontologiques, j’ai adopté la toile sans aucune résistance, à l’exception de certaines réticences pécuniaires. Après quelques instants d’irritation, je me suis dit « Voici un événement pédagogique, il suffit qu’un outil ne fonctionne plus pour se rendre compte de son importance dans nos vies, quand on décide de se servir du web dans un cours, on doit avoir un plan B.»
Mon plan B commence toujours par la question suivante aux élèves, qu’est-ce qu’on fait quand la méthode que l’on voulait utiliser ne fonctionne pas? Quand ton approche ne fonctionne pas avec un client? Quand ta manœuvre de PDSB ne te permet pas de mobiliser le patient? Quand ta technique d’étude ne te donne pas les résultats attendus? Qu’est-ce qui est demandé par les employeurs aux employés. Dans le secteur de la santé, voici ce qui est hautement estimé : adaptabilité à la clientèle, autonomie, jugement clinique, capacité de communication, empathie, éthique.
Dans mes classes, les membres de la génération C représentent +/- 50% des élèves, leur connaissance des TIC est selon moi inférieure à la mienne. Ils utilisent pour la plupart les sites de courriel (Yahoo), de messagerie instantanée (Messenger), de traitement de texte (Word), de clavardage (Réseau contact), et bien sûr, les textos sur le cellulaire. L’apprentissage de ces technologies se fait pour la plupart de manière intuitive et se limite aux fonctionnalités de base. Suite à ce questionnement, j’ai décidé de faire passer aux élèves à qui j’enseigne, un petit sondage maison, sur la connaissance et l’utilisation de certaines technologies.
Je vous place les résultats ici.sondage maison
Les élèves se servent pour la plupart des TIC pour communiquer avec leurs amis, faire des recherches de base, etc.
Dans mon domaine, les TIC sont très peu utilisées, lorsqu’elles sont présentes, elles sont mal adaptées et sous utilisées. méthodes de soins infirmiers sont maintenant disponibles à partir d’un site web de l’AQESS, où elles sont mises à jour régulièrement, mais l’utilisation est laborieuse et les ordinateurs sont rares sur les unités de soins, souvent non disponibles et les infirmiers, après quelques difficultés, renoncent à perdre du temps. La connaissance des TIC est très aléatoire et ne dépend pas du milieu de travail mais des goûts personnels du soignant. La notion de confidentialité est un frein majeur à la numérisation et à l’accessibilité des dossiers médicaux.
Pour ce qui est de mon rapport avec cette génération, je n’en ai pas de particulier. Il n’est pas plus difficile d’enseigner avec toutes les générations, je pense que dans une salle de classe nous avons tous le même âge, l’hétérogénéité des groupes, âge, connaissance, expérience de vie, de travail et scolaire, enrichit d’autant plus la qualité du groupe classe et des résultats globaux. J’essaie d’inculquer aux élèves la valeur de chaque individu et l’enrichissement que chacun peut donner au groupe.
Les jeunes me semblent bien peu différents de moi à leur âge.
Voici mon billet. Vos commentaires sont les bienvenus.