Tous les articles par jtremblay

Des formatifs très intéressants

Au-delà de mes prévisions, j’ai réussi à réaliser deux tests sur Netquiz pro.
Le but premier du deuxième test, a été de favoriser mon apprentissage personnel et ainsi mémoriser davantage les étapes à suivre pour sa création. J’ai donc créé un premier quiz relié à la compétence finition intérieure que je donne présentement et le second se reporte à l’implantation. Avec les possibilités : d’associations, de choix multiples, choix de réponses, vrai ou faux, mise en ordre, zones identifiées, qu’offre ce logiciel, je crois que la probabilité du hasard est tout de même limitée. D’autant plus que le programme offre le choix de mettre autant de possibilités de réponses que voulu. En plus, en sélectionnant les questions de façon aléatoire, les étudiants ne peuvent pas réellement copier les uns sur les autres. J’ai d’ailleurs répondu à un des questionnaires sans lire et j’ai eu un résultat de 33 %. Pour ceux qui le désirent, il y a également des questions à développement, des réponses brèves, des dictées et des textes lacunaires; je n’ai pas encore expérimenté ces dernières alternatives. Une autre option intéressante, est la possibilité d’insertion d’images et de vidéos qui ajoute un effet plus visuel.

Le déroulement en classe s’est très bien passé. J’avais pris une précaution minimum en demandant au technicien sa disponibilité afin de m’assurer qu’il serait proche en cas de problèmes. J’ai utilisé la même stratégie que Patric Giroux pour les explications en classe. Je me suis branché au canon afin que tous les étudiants puissent suivre facilement la démarche, autant pour accéder au quiz que pour le compléter. Les étudiants les plus à l’aise avec les Tic ont aidé les autres à se brancher; cela a été réellement facile. Pendant que certains complétaient leurs examens, les plus rapides naviguaient sur le net. Une fois le tout complété, les étudiants ont apprécié que l’on prenne le temps de revoir toutes les questions ensemble. Sur 19 participants, la plus haute note a été de 97% et la plus basse de 66%, pour une moyenne de 80%. Habituellement, je donne des formatifs vers les 2/3 de la compétence; ceci me permet d’évaluer si les étudiants ont bien assimilé la matière en vue de la tenu de la sanction finale. Ici j’ai devancé l’exercice afin de pouvoir faire un compte rendu avant la fin du cours sur l’Initiation aux Tic. La théorie a donc été diffusée à l’intérieur des 4 jours précédent l’examen

Comme je l’ai mentionné précédemment, j’ai également créé un deuxième quiz sur l’implantation. Ce questionnaire correspond à la compétence Alignement et nivellement dispensée en début d’année. En construisant ce questionnaire, je me suis demandé jusqu’à quel point les étudiants assimilaient les informations à moyen terme et comment seraient les résultats de ce test si je le présentais 7 mois plus tard. J’ai tout d’abord minimisé les dégâts en signalant, une semaine plutôt, mon intention de leurs faire compléter ce formatif sur l’implantation. La procédure a été une réplique du premier examen. Pour ce questionnaire, le comportement a été un peu moins ordonné parce qu’il a été complété immédiatement après le premier et quelques réponses ont été partagées à haute voie. La plus hautes notes a été de 82% alors que la plus basse de 53% avec une moyenne de 68%.

À la fin de ces exercices, j’ai ouvert un forum de discussion pour prendre connaissance des commentaires des étudiants. Tous ont été unanime quant à la pertinence de ce mode de formatifs. Tous les âges confondus, ils ont préféré ce style comparativement à des examens en format papier. Ils ont confirmé que ce serait une bonne idée d’en concevoir pour toutes les compétences et même d’en refaire un deuxième quelques semaines ou mois après la compétence; ceci dans le but de revoir leurs connaissances. Ce qui a été intéressant, c’est que des étudiants ont fait le lien entre ces exercices et l’examen qu’ils devront, après leurs 6000 heures d’apprentissage, passé pour l’obtention de la carte de compagnon. Il a aussi été mention de la pertinence d’un dernier examen synthèse des compétences du cours, ceci dans le but d’une préparation à l’examen de compagnon. De concert avec mon collègue, j’envisage la mise en place d’une telle procédure.

Procédurier pour l’utilisation de Netquizpro sur un serveur:
Lorsque le technicien Jérome Plourde m’a présenté la liste des étapes à suivre pour enregistrer les questionnaires Netquiz pro sur le serveur, je me suis demandé dans quoi je m’étais embarqué. Une procédure qui écrite sur papier nous apparaît compliquée, devient simple après une ou deux applications.

1- Lorsque le questionnaire est terminé, faire un double clic sur questionnaire (en bas du questionnaire) choisir formatif ou sommatif et Soumettre.
2- Sur l’adresse URL, du module de gestion, inscrire l’adresse suivante :
http:/www. selon la direction du serveur/gestionnaire
3- Faire OK
4- Cliquer sur le petit  » W « , le logiciel demandera à quel endroit vous désiré sauvegarder votre quiz. Personnellement j’ai créé un dossier formatif en ligne ou je place tous mes quiz, peut importe la compétence.
5- Le logiciel créera ainsi un dossier au nom du quiz ainsi qu’un fichier « XLM » du même nom
6- Par la suite, se brancher su le serveur « FTP » ,à l’adresse indiqué par le technicien, inscrire le nom de l’utilisateur et le mot de passe.
7- Copier le répertoire du quiz directement dans la racine du site en prenant de lui donner un nom significatif et pas trop long (l’étudiant devra l’inscrire sur l’adresse URL pour y accéder)
8- Ensuite aller dans le dossier gestionnsire/XML et copier le fichier XML généré par le logiciel
9- Ensuite, il faut activer le quiz en allant dans la partie administrateur
10- Activé avec le nom de l’utilisateur et le mot de passe spécifié.
11- Cliquer sur ajouter un questionnaire à la base de données puis ajouter.
12- Le quiz sera en ligne à partir de ce moment. Il revient aux étudiants à écrire l’adresse URL avec le nom du quiz afin d’y accéder.
13- En cliquant sur le nom du quiz, vous pouvez le mettre actif ou inactif, mettre un mot de passe qui sera demandé pour faire le quiz et consulter les différentes statistiques.

La création d’un blogue

La création d’un blogue

Maintenant titulaire d’un blogue , http://jacques-tremblay.vVeb.ca encore en construction, qui se veut un outil de communication entre collègues intéressés et également un site d’information pour les étudiants, devrait être complètement opérationnel dès le début de la prochaine année. Dans l’article qui suit, je vais décrire les étapes encourues pour sa réalisation.

Avec des connaissances très limitées en informatique, j’ai crû bon de contacter mon fils, Simon, pour de plus amples explications. C’est avec empressement qu’il a accepté de m’aider en m’affirmant que je n’aurais pas tout cuit dans le bec et que je devrais participer à sa réalisation. Tel père, tel fils.

Son premier réflexe a été de me faire installer Skype afin de pouvoir communiquer via la Webcam. Par la suite, c’est avec teamviewer, logiciel gratuit utilisé par 60,000,000 usagés, qu’il s’est connecté à distance pour prendre le contrôle de mon PC. Alors que Simon était à Québec, je voyais sur mon écran toutes les opérations nécessaires à la conception de ce blogue et ainsi je pouvais participer activement aux décisions sur les choix personnalisés proposés.

La première étape consiste à réserver un hébergement sur un serveur. De là, deux possibilités s’offraient : la première, un hébergement gratuit, avec des contraintes sévères au niveau serveur. Entre autre, il peut y avoir beaucoup d’applications non disponibles et des publicités intempestives obligatoires. Personnellement, j’ai opté pour la solution d’un hébergement non gratuit.

Afin de créer un blogue, il existe différents scriptes que l’utilisateur peut télécharger gratuitement. Cependant nous nous sommes dirigé vers WordPress qui offre des alternatives intéressantes. Voici une description des étapes nécessaires :

1. Téléchargement de la dernière version de wordpress en français
2. Création d’un sous domaine http://jacques-tremblay.vVeb.ca et de la base de donnée
3. Téléversement (uploader) définition : Dossier source de WordPress 2.9. vers le serveur.
4. Configuration de la connexion à la base de donné via le fichier wp-config.php
5. Modification d’autorisations d’écritures sur certains fichiers pour donner à wordpress le pouvoir de modifier ces dit fichiers; entre autre pouvoir se servir de l’interface administrateur. Enfin simultanément, création du fichier .htaccess pour les mêmes raisons.

À noter que toutes les manipulations effectuées directement sur les fichiers source de WP sur le serveur ont été effectuées à l’aide d’Adobe Dreamweaver CS4.

Ensuite, après le choix et le téléversement du modèle sélectionné sur wordpress, , banque de données gratuites, qui esthétiquement nous convient mieux que celui de la base original, il nous reste à sélectionner les options voulues. Décrit de cette manière, tout paraît simple, d’autant plus que WordPress donne des explications et suppose un temps d’installation en 5 minutes. Mais je n’aurais évidemment pas su le faire seul et sûrement pas dans le temps mentionné; beaucoup de lecture sera nécessaire, pour un néophyte, avant la création du projet. À partir de là, le blogue se divise en deux parties principales. Une section est visible par l’internaute où tout le monde a un droit de lecture et de commentaires. Dans cette section, il existe un système de gestion de droit d’utilisateur en 2 ou 3 niveaux où l’administrateur peut donner des droits d’accès plus ou moins limités. Ainsi, trier sur le volet, certains invités, avec l’autorisation de l’administrateur, peuvent exprimer leurs idées librement et écrire des billets ou articles. Ceci permet de rendre le blogue coopératif; contrairement au blogue privé où seulement le titulaire du blogue exprime des idées en acceptant simplement des commentaires. L’autre division, celle de l’administrateur, où seulement le titulaire du blogue a tous les droits d’accès et peut à volonté accepter la parution des articles ou les refuser. Il est important dans les deux cas de créer l’onglet contact afin de laisser la possibilité à tous les visiteurs de contacter le gestionnaire du blogue afin de créer un climat de confiance. J’ai d’ailleurs ouvert un nouveau compte hotmail à cette fin; ce compte sert également lors de l’installation de nouveaux programmes ou logiciels qui demandent une adresse courriel pour fin de confirmation; mon premier courriel étant partager avec ma conjointe et servant spécialement à nos contacts privés. Les besoins changent et ça demande des réajustements. On peut même ajouter sa photo sur la page d’accueil pour apporter un sentiment de proximité et de visibilité.

Une fois le WordPress de base installé, on ajoute des utilitaires. Ces extensions (plugins, fonctionnalités supplémentaires ou plus performantes que celles d’origines, et widget, ce que l’on retrouve dans colonne de droite qui représente les choix du visiteur pour la navigation sur le blogue, peuvent être choisis à partir de :
1- All in On SEO : modifie les liens afin d’optimiser le référencement Google. Au lieu que l’URL soit écrit dans tous les chemins réels parcourus et qu’il n’existe pas de liens directs avec la page ouverte, il modifie cette dernière écriture selon les paramètres qui apparaissent sur la page. (ex : http://Jacques-Tremblay.vveb.ca/?s=ftgk devient http://jacques-tremblay.vveb.ca/contact/ Il crée le lien à partir de certains paramètres comme par exemple : jacques-tremblay.vveb.ca/nom de la page/nom de la catégorie/ titre de l’article.
2- Simple tag : est un système de mots clés pour la recherche (optimisation des mots clés pour faciliter la recherche sur Google ou autres moteurs de recherches.)
3- Contact Form 7 : crée un formulaire de contact personnalisé
4- Simple-capcha : par mesure de sécurité, afin d’éviter que des publicités non désirées, (SPAM) viennent polluer le blogue, il y a le CAPTCHA qui empêche que les programmes robots puissent déchiffrer le mot de passe obligatoire afin d’installer des publicités non désirées. Le captcha est une simple image et non un texte; ceci le rend illisible pour la plus part des applications de « spamming ».
5- Wp-cumulus : Transforme la liste des mots clés en animation Flash. Cette application donne du mouvement aux mots clés en plus de donner une plus grande visibilité aux mots les plus utilisés.

Pour faciliter la sélection de ces fonctionnalités, WordPress, donne une description de chaque outil et les cote sur une échelle de 5 étoiles. En plus, le nombre de fois que cet outil a été téléchargé est comptabilisé et paraît dans la description; le nombre d’utilisateurs donne une bonne idée de la qualité ou de l’appréciation d’une extension.

Pour terminer, je vais vous demander d’être tolérant envers ce blogue en construction. Beaucoup de découvertes m’attend.

Une intention oubliée

En avril 208, Sonia Lamothe, enseignante en formation sur mesure pour l’aide aux entreprises Dolbeau Mistassini, Michel Gauthier et moi-même enseignants en charpenterie menuiserie au CFP Jonquière, avons élaboré un scénario d’enseignement d’apprentissage. Ce scénario a été produit dans le cadre du cours Fondement de l’apprentissage diffusé par Sandra Coulombe, enseignante à l’Uqac. Ce scénario construit à partir du courant de pensée socioconstructivisme, avait pour objectif de

 » Développer les habiletés du participant pour réussir un processus de conseil en faisant appel à l’apprentissage coopératif pouvant amener à l’amorce d’apprentissage par problème ».
Sonia Lamothe, Michel Gauthier, Jacques Tremblay

Le but principal consistait à cueillir des renseignements sur le Web afin de se forger une opinion précise sur des produits; qui en l’occurrence étaient des finitions extérieures pour maison résidentielle; ceci afin de conseiller les clients désireux d’avoir plus d’information. Étant donné que notre plan A consistait à rechercher ces informations sur le Web, j’affirme aujourd’hui, que cet exercice fait partie de cette théorie proposée par Georges siemens et Stephen Dowes du nom de connectivisme. Voici une autre réflection intéressante sur le connectivisme dans Mario tout de go.

Pour que la recherche ne demande pas trop de temps je vais cibler, pour un exercice, que des produits équivalents ( ex : parement en fibre de bois). Une façon de pouvoir se faire une opinion objective est de retrouver les fiches techniques dans les sites des fabricants. Avec des compagnies connues comme James Hardie,
KWPnaturetech, CanExel, etc. À l’intérieur des sites de firmes importantes, il est facile de trouver ces informations et de vérifier la valeur de celles-ci; puisque nous trouvons facilement leur provenance, les courriels, les responsables pour prendre contact, etc.
Lors du déroulement de ce scénario, l’ensemble des participants utilisait Google. Je constate aujourd’hui que plusieurs autres moteurs de recherche existent. J’ai découvert à travers mes recherches un site faisant office de moteur de recherches quoi qu’incomplet, il dresse une liste de plusieurs liens de fabricants de matériaux de construction ou d’organismes et autres reliés à ce domaine. J’aurais aimé trouver des comparaisons faites par des laboratoires indépendants mais malgré des recherches sur différents moteur ou métamoteur, je n’ai rien trouvé. Je lance ici un appel à tous…

Ce que j’ai trouvé intéressant en relisant ce scénario, c’est qu’en conclusion de notre rapport sur le déroulement de cette activité

« Nous avons constaté dans notre analyse qu’une certaine équipe s’est démarquée davantage…, du fait qu’ils ne se sont pas limités à la publicité des fabricants du produit en allant chercher des informations plus objectives sur des sites internet indépendants. Afin de vérifier si des produits étaient plus nocifs pour la santé ou l’environnement que d’autres. Dès lors, nous aurions dû mentionner à la réception des réponses que cette équipe avait une longueur d’avance… Cette application aurait pris la forme d’un renforcement, étape importante dans l’enseignement professionnel. »

C’est à la lumière des lectures proposées au dernier cours de Patrik Giroux, sur la sélection des informations sur Internet, que j’ai pensé à revoir ce travail oublié. Ce scénario qui est facilement applicable en Charpenterie menuiserie, dans le cadre de la compétence Finition extérieure, m’avait complètement échappé. Heureusement que suite à ces dernières lectures, j’ai su faire le lien et tout remettre en perspective. J’ai la ferme intention de le remanier et même de l’adapter à d’autres compétences pour l’utiliser dès l’an prochain. Prendre une heure ou deux pour de la recherche sur le Web ne devrait pas occasionner de problèmes de planification. En indiquant quelques moteurs de recherches différents comme Zuula, qui à lui seul, regroupe plusieurs moteurs de recherches en plus d’offrir des onglets qui distinguent le Web, les images, les vidéo, les nouveautés et les blogues sera déjà un pas vers la démocratisation du Net. De plus, en sensibilisant les apprenants sur la qualité de l’information ciblée, je contribuerai à la compréhension et à la nécessité d’utiliser les Tic d’une manière responsable.

Les objets pédagogiques à notre service

L’utilisation ou la construction de répertoires d’objets d’apprentissage, construits à partir d’outils d’agrégation qui classent ces objets dans un ordre logique, peut nous permettre de trouver et réutiliser facilement des objets d’apprentissage en totalité ou partiellement. Un rapport fait par le Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada (REFAD) brosse différentes définitions d’OA, selon certains organismes. Ce rapport, qui date de 2006, démontre que la préocupation de créer des données réutilisables ne date pas d’hier.

Il y a des avantages à travailler avec ces objets pédagogiques déjà créés. Une des facilités non négligeables est l’économie de temps, puisque à l’intérieur de ces OA , il y a normalement une description des détails de réalisation en plus d’explications complémentaires nécessaires à leurs apllications. Voici dans infobourg, une définition intéressante des objets d’apprentissage.

Pour ce qui est des répertoires, contenant des objets pédagogiques, directement liés à la charpenterie menuiserie, je n’en ai pas trouvés. Toutefois dans Copains, une Communauté de Pratique sur l’apprentissage interactif par simulation, j’ai découvert dans la section mathématique, une simulation sur le théorème de Pythagore et l’aire d’un cercle que je vais pouvoir utiliser, sur grand écran, comme soutien dans la compétence Calcul et planification. Il y a également, dans ce répertoire, les équations sur la racine carré, les ellipses, l’aire des cercles etc. qui sont des notions très utiles en construction et qui font partie intégrante du programme.

Dans un billet précédent, le Web 2.0 au service de l’enseignant et du futur menuisier, je mentionnais qu’il serait intéressant de pouvoir partager avec les collègues de Jonquière des documents, et même d’en construire en collaboration à partir de ZOHO.com. Après enquête auprès du directeur adjoint du cfp Jonquière, j’ai découvert qu’il y a à l’intérieur du portail de la Commission scolaire de la Jonquière, un espace, réservé au département de Charpenterie menuiserie. Cette espace, qui donne accès seulement à ce groupe, n’est présentement pas utilisée. Il serait enrichissant que chaque enseignant y dépose des contenus de cours pertinents, ce qui constituerait le début d’un répertoire d’objets pédagogique, il suffirait d’en faire l’inventaire, de les classer et de mentionner les intentions éducatives et pédagogiques (les savoirs liés à la compétences, etc). Ainsi, chacun pourrait à sa guise utiliser les présentations powerpoint ou tous autres documents qu’il juge utile à la formation. De cette manière, il y aurait moins de discrimination (ex. cibler seulement quelques collègues par courriel) et ainsi être plus ou moins isolé du reste du groupe. Par cet agissement, nous créerons une communauté pratique d’apprentissage et peut-être pourrons-nous la partager avec d’autres centres de formation professionnelle du même type.

Les plans de cours, les sites Web, les cours, les livres numérisés et à peu près tout ce qu’une institution peut produire sont soumis aux mêmes contraintes : soit l’utilisation locale, ponctuelle et marginale, soit une utilisation étendue, récurrente et populaire dans son domaine de spécialisation.
Les attitudes derrière la production de l’une et de l’autre sont fort différentes : soit celle de l’artisan plus ou moins isolé et supporté, soit celle du membre d’une équipe coordonnée en fonction d’objectifs planifiés et regroupant diverses compétences avec un financement conséquent. Le support institutionnel est corrélé à ces attitudes. Le marketing dans son sens large fait partie de l’enjeu : un cours est nécessairement intéressant et produit une valeur estimable pour l’individu qui le suit; ainsi il peut être distribué et promu.
La question principale en jeu est celle de l’intégration et de la participation des professeurs. Au niveau pédagogique, il s’agit de passer du rôle d’artisan à celui de membre d’une équipe aux rôles variés et en concurrence ou collaboration avec les autres institutions.

Danys Lamontagne
Thot Cursus
La diffusion et la réutilisation des contenus numériques texte 1 page 7

Lidentité numérique, plus qu’un simple identifiant

De blogue en blogue, de lecture en lecture, je réalise que la notion d’identité numérique évolue au rythme du Web 2.0 et ne peut se dissocier de notre identité réelle. Il n’est plus raisonnable ou réaliste de penser qu’il sera encore possible dans un avenir très rapproché, qu’un simple curriculum, format papier, suffira à faire valoir nos compétences. Sur cette place publique, il faudra pour construire notre identité numérique et se faire une image respectable, prendre les moyens efficaces afin de ne pas s’exposer à des conséquences néfastes aux cours des années. Néophyte dans ce domaine, ce billet se veut simplement un survol des connaissances apprises depuis peu. Ce qui va suivre provient d’idées proposées par d’autres; en l’occurrence des spécialistes, si j’ai bien cerné les bonnes des mauvaises informations.

La première chose importante à considérer est la protection de notre identité. Dans le site, Vie privée des jeunes, une section est proposé aux parents et enseignants afin de les guider dans l’accompagnement des jeunes sur l’utilisation, le plus sécuritairement possible, du Net.
Dans ce même site, à la section s’adressant aux jeunes, l’emphase est mise sur les dangers et les précautions à prendre pour protéger l’identité. Il est facile à partir d’une adresse IP et d’un témoin, de récupérer nos renseignements personnels afin de connaître notre profil; étant donné que la plupart de ces informations sont emmagasinées sur les serveurs pour faciliter nos communications. On fait également des mises en garde sur les impacts possibles de l’utilisation des courriels, des pourriels, des robots espions, du hameçonnage, des virus et enfin comment éviter les pièges.

Dans une autre section, on parle de l’importance « de protéger son identité et de faire attention à l’identité que l’on se crée ».
« Mais saviez-vous que les politiques de confidentialité varient d’un site à l’autre? Certains sont entièrement publics, ce qui veut dire que n’importe qui peut tout lire et tout voir en tout temps. D’autres vous permettent de régler le niveau d’accès que vous accordez à certaines personnes pour consulter le site ou vos renseignements. Et saviez-vous qu’il est pratiquement impossible de supprimer quelque chose en permanence une fois qu’on l’a affiché? »

Par ailleurs, sur affordance.typepad.com Olivier Ertzscheid, mentionne des pratiques courantes utilisées afin de connaître le profil des utilisateurs, pour ainsi acheminer des publicités ciblées ou encore faire du recrutement.

« En lien avec l’avènement du web 2.0, l’usager est aujourd’hui au cœur, non seulement des contenus circulant sur le Net, mais également des préoccupations des grands acteurs propriétaires de ces sites, qui, pour rentabiliser leur modèle économique et continuer d’offrir un accès le plus souvent gratuit à ces services, ont besoin de connaître le plus finement possible leurs utilisateurs, afin de leur proposer des publicités contextuelles parfaitement ciblées »
Olivier Ertzscheid. Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication. Université de Nantes. 25 Mars 2008.

Il défini l’identité numérique comme une « collection de traces » et que si nous voulons faire effacer des données, nous devons s’adresser aux gestionnaires des sites en question. Il fait également mention que même ces donnés effacées, il faut communiquer avec les responsables des moteurs de recherches pour demander une suppression totale, puisque le contenu demeure dans leur mémoire « cache ».

Il est également mentionné d’éviter de publier des messages ou images qui pourraient nuire à notre réputation et cela même si nous croyons que nous sommes dans des sites protégés. De plus qu’il ne faut pas oublier que notre  » réputation numérique se construit de la même manière qu’une réputation « non-numérique » – c’est à dire patiemment et sur la duré- est encore le meilleur moyen d’agir en conséqunce. »

Un autre site intéressant, Vie numérique-identité-réputation décrit comment nous créons notre vie numérique en utilisant des services qui n’existent pas dans le monde réel. Les blogues et tout ce qu’ils comportent, le partage de contenu, les réseaux sociaux, les achats en ligne, etc. sont tous des utilisations où nous laissons des traces de notre identité. Il est également mention du positif de la chose puisque nous pouvons atteindre un plus grand nombre de contacts et ainsi accroître notre visibilité; ce qui a un incidence directe sur notre réputation. Dans ce site, l’identité numérique est divisée en 3 types, l’identité professionnelle, personnelle et administrative. Il est stipulé que gérer son identité numérique est utile : à la recherche d’emploi, autant comme employé que consultant, à la valorisation de son expertise, à lancer sa carrière et à faire des rencontres amicales ou amoureuses.

Dans son article, Le désign de la visibilité, un essai de typologie du web 2.0, Dominique Gardon, , propose la décomposition de l’identité numérique. Il présente dans plusieurs schémas son interprétation de la visibilité de l’identité sur le web 2.0 et comment les interactions se font à partir de différentes plateformes. Nous pouvons constater comment tous les liens deviennent visibles et accessibles à tous.

Par conséquence, nous pouvons également être victime de fraudeur ou d’atteinte à la réputation. Dans une autre page de Reputation axiopole, info il est mention des possibilités du vol d’identité, afin d’ouvrir des comptes bancaires, de faire des chèques sans provision, d’obtenir des cartes de crédit, des comptes téléphoniques et bien d’autres.

Toutefois, dans ce monde de plus en plus numérique, l’absence sur le Web, peut dorénavant être interpréter comme un manque de transparence. De plus en plus, le travail se fait en collaboration via le Net. De plus en plus de gens s’expriment à partir de blogues ou autres moyens de communication bidirectionnelle. Le cas échéant, certains employeurs visitent les réseaux sociaux à la recherche d’informations personnelles de futurs candidats.

Finalement, vue les tendances, Il est de plus en plus « in » de se vendre sur le Net. Il existe maintenant des spécialistes pour nous aider à se faire une image de soi, que l’on appelle le Personnal Branding. Des spécialistes proposent des solutions pour nous aider à mieux se connaître et se faire connaître sur le Net, donc par le fait même ,dans le monde entier.

Le Web2.0 au service de l’enseignant et du futur menuisier.

Dans un billet précédent, les technologies à venir sur les chantiers de construction, j’ai voulu démontrer sommairement l’importance de se sensibiliser aux besoins futurs de l’industrie, et l’une de mes préoccupations était la nouvelle manière de communiquer entre le chantier de construction et les intervenants externes. Après la production de ce court exposé, un questionnement d’ordre différent s’est posé. Comment pourrais-je, à partir du Web 2.0, utiliser dans mon enseignement les outils nécessaires pour la préparation de mes cours afin d’en améliorer le contenu, mais également, comment conscientiser les étudiants de l’importance de ces outils dans leur future profession.

Ce questionnement m’a amené à me pencher sur plusieurs facettes différentes. De un, je devrais trouver le moyen de collaborer plus étroitement avec les 13 autres collègues enseignant la charpenterie menuiserie puisque 8 travaillent à l’édifice du Royaume à Jonquière, 4 au parc industriel de Kénogami et mon coéquipier et moi à la polyvalente de Normandin. Présentement, les communications se font par téléphone de façon très occasionnelle, rien de très efficace pour améliorer le contenu des cours. Quatorze têtes vaudraient mieux qu’une. Le second point de mon interrogation se situe au niveau du programme Charpenterie menuiserie (5319) qui étant le nouveau programme qui remplace le 1428, instauré seulement depuis 2 ans, ne contient rien qui se rapporte aux nouvelles technologies de communication. Il ne se concentre, par ailleurs, sur aucune nouvelle technologie. Ce programme particulièrement chargé et conçu pour répondre à des besoins de production aussitôt l’apprenant arrivé sur le marché du travail, ne laisse pas beaucoup de latitude, en dehors de la théorie de base et des exercices pratiques, pour développer des concepts reliés à l’utilisation de Tic. Cependant, j’ai la certitude que de petits gestes peuvent faire la différence et c’est ce que je vais tenter de mettre au point en commençant par une réflexion.

Dans un premier temps, je vais explorer les possibilités qui seraient intéressantes à développer en collaboration avec mes collègues. Lors de mon arrivée dans l’enseignement, quelques enseignants m’ont donné accès à leur préparation de cours, ce qui m’a particulièrement aidé à me planifier. Je pouvais mieux juger les besoins, l’espace et le temps alloué. Cependant, ces documents en format papier, ou acétate, ne me convenaient pas entièrement. De toute évidence, il est impossible de donner un cours de façon crédible et efficace avec la préparation d’un autre. Je me suis servi du support powerpoint pour préparer et diffuser la matière théorique. Tous les grands titres et les sous titres importants, appuyés par des photos ou vidéos de chantiers locaux, projeter sur un écran géant, permet à l’enseignant de diffuser la matière de façon continue en interaction avec les élèves. En remerciement, j’ai donné accès à mes collègues à 2 présentations powerpoint, dont je suis particulièrement fier, en leur signifiant qu’ils pouvaient les modifier à leur guise. Suite à la découverte du Web 2.0 et de ses possibilités, je constate qu’il serait intéressant de mettre en ligne des documents comme ceux-là, où chaque personne concernée pourrait intervenir et les modifier afin d’harmoniser notre enseignement et approfondir davantage nos connaissances.

Ainsi la bidirectionnalité du World Wide Web permettrait à toutes les personnes sollicitées de mettre la main à la pâte. Cette communauté de pratiques pourrait inclure également la direction et les pédagogues. Il n’y a rien qui empêcherait, par la suite, que chaque enseignant, pour son utilisation personnel, enlève les parties qui ne lui conviennent pas, ou demande à ses collègues plus d’informations sur une section avec laquelle il est moins à l’aise. Des outils comme zohodocs et zoho show suggéré par Patric Giroux, ressemblant aux traitements de textes et aux présentations traditionnelles, correspondraient aux besoins. La limite de zohoshow se situe au nombre de personnes pouvant travailler sur une même présentation. La solution serait que tous les personnes voulant s’impliquer fassent parvenir les informations pertinantes par courriel ou autre. Il serait possible également, de produire des documents texte à partir de wiki. Pour ce qui est des forums de discussion un microblogue, tel Twitter, pourrait très bien faire l’affaire. Le nombre de caractères limité à 140 peut-être palié par des programmes qui compressent les données. Ainsi nous pouvons faire parvenir des liens qui en d’autres circonstance n’entreraient pas dans la limite. À noter que plusieurs autres microblogues et réseaux sociaux existent.

Quant à mon deuxième questionnement; comment intégrer les Tic à l’intérieur de mes cours, comporte 2 volets : comment faire place aux Tic à l’intérieur d’un programme qui n’a pas été revue dans ce sens; et qu’elles seront les compétences technologiques qui seront nécessaires aux futurs travailleurs de la construction dans un temps rapproché. D’une part, il serait intéressant que les étudiants aient accès à un blogue, où ils pourraient discuter, en dehors des heures de classes, avec les 6 autres groupes de charpenterie. Un outil comme facebook pourrait parfaitement faire l’affaire. Comme tout n’est pas toujours positifs, à l’intérieur d’une discussion avec les étudiants, certains entrevoyaient la possibilité de partager les réponses d’examens puisque chaque groupe ne fait pas l’examen de fin de sanction la même journée et que souvent les versions sont les mêmes (conçu soit par le ministère ou par le département local). D’autres trouvaient qu’il y avait beaucoup trop de « feeling » personnel dans les commentaires apportés sur facebook.

Cependant, ce qui serait davantage constructif, réside dans un blogue où les intervenants, devenant des producteurs de contenu, pourraient créer au fur et à mesure des connaissances une banque de donnés qui servirait de référence au-delà de la formation. Certaines applications, peu utilisées, sont difficiles à retenir et en tant que menuisier, notre coffre à outil ne contient pas beaucoup d’ouvrages de références et pour la plupart il n’en contient aucun. Il est à noter qu’avec les téléphones intelligents, ces informations seraient facilement accessibles. Dans son texte L’apprenant comme participant à la construction, p.2, Mario Asselin explique les changements de comportement dans l’apprentissage et cite qu’il n’est « Plus besoin de retenir par cœur puisqu’on peut retrouver ce qu’il y a à retenir par l’un des nombreux supports existants après l’avoir appris et intégré.

D’autre part, suite à une discussion avec mon groupe, plusieurs ont signalé qu’il serait pratique d’avoir un site, d’où l’enseignant publierait le plan journalier du cours, les consignes en cas de tempête ou autres; à noter que des étudiants y voyaient la possibilité de s’absenter lorsque tels ou tels éléments ne les intéressaient pas, tout n’est pas parfait… Sur ce, je dois souligner que de toute manière, mon plan de cours est affiché sur au moins 1 à 2 semaines. Il serait également possible d’intégrer un porte folio 1dans lequel, tout au long de l’année, l’étudiant en parallèle avec l’enseignant compilerait l’ensemble de l’évaluation de son apprentissage. Le porte folio est un processus pour nous amener à mieux se connaître et mieux se présenter. À la fin de l’année, alors que l’apprenant participe au module Recherche d’emplois, il pourrait compléter ce porte folio et utiliser des sites de recherche d’emploi « gratuits » » en ligne ou les employeurs diffusent des offres d’emplois et les candidats proposent leur porte folio ou curriculum. Ceci permettrait aux étudiants de présenter d’une façon concrète leur candidature en ligne. D’une manière plus traditionnelle, l’étudiant pourrait rassembler, à partir de son porte folio, tous les éléments nécessaires, ses forces et faiblesses et élaborer un curriculum à remettre directement à l’employeur. Présentement la compétence Recherche d’emploi a seulement 15 heures d’allouées au programme, mais il serait facile de grignoter 1 heure par compétence pour atteindre 30 heures et ainsi avoir la possibilité de mettre à jour ces nouvelles pratiques.

Finalement, ce qui serait fort utile, consisterait à intégrer à l’intérieur des espaces pratiques, des mises en situation où les intervenants avec soit des portables, des Ipad, de la téléphonie intelligente ou tous autres outils technologiques, communiquer avec des ressources externes (l’enseignant en l’occurrence pourrait faire office de ces ressources). L’apprenant pourrait questionner, apporter des faits ou défectuosités, proposer des solutions de rechanges à des problèmes, le tout en ligne. Je suis persuadé que ces initiatives ne demanderaient pas beaucoup de temps et développeraient chez les candidats, des compétences de communication devenues de plus en plus utilisés dans le milieu de la construction. Lors de la discussion mentionnée ci-haut, j’ai demandé s’il était possible, à partir d’un cellulaire texto, d’envoyer un message sur mon courriel hotmail. À ma grande surprise 7 étudiants sur 22 possédaient un tel téléphone. Encore plus surprenant, seulement le plus jeune, âgé de 16 ans, a pu confirmer avec certitude que cela était possible. Il a immédiatement pris une photo du groupe et me l’a fait parvenir à mon adresse. J’ai pris connaissance du courriel et retourné une réponse. Cette petite démonstration à ouvert un horizon nouveau sur les méthodes de communication.

En conclusion, beaucoup d’outils semblent extraordinaires, mais avant de pouvoir les instaurer dans mes habitudes d’enseignement, il va me falloir les apprivoiser pour ensuite les maîtriser. Deux obstacles s’offrent à moi, la première est le manque de connaissances informatiques, l’autre se réfère au cours précédent avec Sandra Coulombe FEP0003 Collaboration au centre de formation et partenariat où il était question de la collaboration avec notre milieu. Jusqu’où ira l’implication de chacun?… Aurons-nous le soutien nécessaire de nos organisations?…

Les technologies à venir dans les chantiers de construction.

Je vais brosser un portrait sommaire de ma vision d’avenir pour les Tic dans le domaine de la construction. Le temps n’est pas si loin où les chefs d’équipe, les contremaîtres, les surintendants de chantier devront à partir de téléphones intelligents (téléphones avec navigateur intégré, GPS, appareil photo, etc.) communiquer avec les fournisseurs, les architectes, les ingénieurs et autres. Les croquis dessinés sur papier et expédiés via le télécopieur seront remplacés par les « pads » à dessin intégrer à la téléphonie. Toutes les possibilités qu’engendrent les technologies laser vont bientôt éliminer les habitudes d’implantation conventionnelles et le marquage d’éléments divers. Des stations total qui sont utilisées seulement par du personnel spécialisé auront des substituts très abordables qui vont être intégrés aux chantiers et le personnel ouvrier devra les apprivoiser. Des pointeurs à rayon laser permettent de déterminer des distances juste en ciblant les objets. Cette technologie au laser associée à celle des GPS va remplacer les théodolites numérique considérer comme un instrument de haute gamme. Ces instruments et bien d’autres existent présentement, c’est juste qu’ils ne sont pas tous abordables, ni intégrées dans le quotidien de la construction. Je crois que ces instruments de travail seront, dans un temps assez rapproché, des outils usuels. Il est évident que ce sont les jeunes qui vont promouvoir cette nouvelle approche et que la vieille génération devra s’adapter. Cette situation donnera la chance aux personnels qui aiment graviter autour des Tic de s’exprimer pendant que d’autres vont pouvoir exécuter les travaux exclusivement manuels.

Par: JACQUESTREMBLAY

Trois génération se côtoient dans un même groupe classe.

En Charpenterie menuiserie à Normandin, en 2008-2009, le groupe classe était formé de 14 étudiants sur 22 de la génération « C » alors que la cohorte de 2009-2010, 7 étudiants sur 22 font partie de cette génération. L’ensemble des autres étudiants se situent dans les générations « X et Y ».
En dehors de leur profil, il y a un autre point que je vais souligner qui différencie l’accès aux études de cette génération. Cette année, sur les 14 apprenants génération « X,Y », 11 ont eu la possibilité d’être admis dans le programme du CLE (Centre local d’emploi). Le ration était le même l’année précédente. Ceci leurs donne la chance de recevoir des prestations d’assurance emploi pour la durée du cours, et d’une légère extension, environ six semaines, le temps qu’ils se retrouvent un emploi. Ils ont droit à des allocations de transport et une partie des fournitures et l’inscription sont également défrayés. Pour ce qui est de la génération « C », puisque pour la plupart n’ont pas encore évolué sur le marché du travail, où très peu, donc pas d’assurance emploi, ils doivent se débrouiller avec l’aide des parents. Pour le reste, ils doivent travailler. Ce travaille consiste souvent à œuvrer au salaire minimum dans la restauration rapide, ou dans des magasins à grande surface. Certains font jusqu’à 35 heures semaine en plus des 32.5 heures de cours qui comporte en moyenne 5 heures de transport supplémentaire.

JACQUES TREMBLAY

Moi, enseignant, versus la génération « C »

Présentement, je crois essentiel, comme enseignant, de prendre des mesures pour développer le plus possible nos habiletés face aux technologies. Cependant, si je me réfère à la clientèle admise en formation professionnelle Charpenterie menuiserie à la polyvalente de Normandin c’est une minorité de candidats qui font partie de la génération  » C « .
De plus, ce secteur d’activité où le travail est très manuel, le programme 5319, sur la demande des marchés, est basé plus spécifiquement sur la formation d’une main d’œuvre capable de produire à la fin du cours.

cohorte 2008-2009
En attendant une réforme plus importante et une clientèle majoritairement génération  » C « , l’enseignant peut poser des petits gestes. Avec toutes ces technologies, il y a des avenues intéressantes.
-L’appareil photo numérique permet d’actualiser le contenu des cours ( photos récentes de projets locaux insérées dans les powerpoint. Il est également intéressant de monter des séquences vidéos sur l’utilisation sécuritaire de l’outillage. Ceci évite d’expliquer des consignes dans un bruit infernal en plus de démontrer un intérêt pour les TIC.
-L’accès à un ordinateur avec projection sur écran géant sur les heures du repas permet la socialisation entre les génération « X, Y, C ».

-Dans des compétences appropriées telles métier et formation, recherche d’emploi, estimation, etc. une portion du cours peut être consacrée à la recherche sur le Net, avec un partage de l’information entre étudiants.

-Projeter une information pertinente venant du Web avant de débuter la journée.

-Projeter le classement du pool de hockey dont les étudiants font partie.

-Lors de la construction de nouvelles techniques (ex. coffrage permanent), donner accès à un ordinateur pour que des étudiants recherchent les méthodes appropriées pour en faire part à leurs confrères.

Il est évident qu’avec ces méthodes que j’explore, je dois accepter un plus grand va-et-vient et davantage de discussions, ce qui peut sembler du désordre pour certains.

Par: Jacques Tremblay

Après avoir laissé passer une opportunité à l’âge de vingt ans, la vie m’a redonné la chance de réaliser un défi valorisant trente ans plus tard.

Bonjour! Je me présente, Jacques Tremblay enseignant en charpenterie menuiserie. En 1978, alors que j’avais à peine 20 ans et que je travaillais sur la construction, l’occasion d’enseigner au primaire s’est présentée. À l’époque, avec un secondaire 5, je considérais que je n’avais pas les éléments nécessaires, et je n’ai pas appliqué; c’est une personne titulaire d’un secondaire 4 qui a comblé le poste : région éloignée oblige et les choses n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. J’ai choisi de continuer d’œuvrer dans différentes sphères de la construction en m’initiant à l’électricité, la plomberie, l’estimation, l’entretien de bâtiments, etc. Toutefois c’est l’ébénisterie et la charpenterie menuiserie qui a meublé la majeure partie de mon temps entre les années 1978 à 2008. Ce sont ces expériences, ajoutées à un DEP en ébénisterie et quelques cours au CEGEP à distance que j’ai reconsidéré, trente ans plus tard, la faisabilité d’enseigner. J’ai la chance d’être à temps plein dans cette profession extraordinaire qui offre la possibilité de constamment renouveler ses connaissances afin d’améliorer son travail.

Présentement, j’en suis à mon cinquième cours universitaire. Les 4 premiers m’ont déjà apporté beaucoup au niveau pédagogique. J’essaie d’appliquer le mieux possible les différentes compétences acquises. Cependant, j’appréhende le cours en technologie de l’information et communication, où je situe mes connaissances à 2 sur une échelle de 10, mais je sais que cette formation me permettra d’apprivoiser Internet. J’utilise, dans la préparation et la présentation de mes cours, différents logiciels appris de façon autodidacte et je suis conscient que je maîtrise ces derniers au minimum de leur potentiel. Pour ce qui est d’internet mes connaissances se limitent aux courriels et à Toscanet qui me sert à la prise des présences et à la demande d’examens. Lorsque vient le temps d’utiliser les moteurs de recherches pour communiquer ou chercher de l’information plus rien ne va. Je me retourne vers des moyens traditionnels. Je suis conscient de la nécessité d’utiliser ce mode de communication et je me sens complètement  » out  » lorsque je vois mes enfants de 27 ans toujours près de leur portable et cellulaire en poche trouver avec quelques touches sur le clavier les informations désirées. J’espère que ce cours va m’apporter les éléments de base me permettant d’évoluer plus aisément dans ce milieu et ainsi élever d’un cran le transfert de connaissances aux étudiants.