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Billet #8 de rguerin

Comme je l’avais affirmé dans un précédent billet, je ne croyais pas que les nouvelles technologies de l’information et des communications pouvaient m’être d’une quelconque utilité. Je terminais ce billet en disant que je ne voyais aucune application immédiate mais que j’attendrais que les évènements me donnent des idées.

Finalement, une idée me vint. Je suggère à mes confrères et consœurs de ne pas forcer pour l’utilisation des TICS mais plutôt d’attendre que les idées viennent d’elles-mêmes.

Comme d’habitude, à chaque fois que j’entreprends un module, Je revois mes notes de cours. Ce module, dessin d’un plan topographique, ne comporte qu’une très petite partie théorique afin que les apprenants apprennent le langage de la topographie. Le module consiste surtout à faire l’apprentissage de normes et de procédures.

Alors que je fouinais sur le Web à la recherche de nouveautés concernant la topographie, il me vient l’idée de faire exécuter ces recherches par mes apprenants. Mais comment m’y prendre?

Je devais d’abord m’assurer que mes apprenants sachent bien utiliser le Web et ses moteurs de recherches avant de les lancer sur des recherches sur la topographie. J’ai donc décidé de procéder comme Patric l’avait fait avec nous.

J’ai planifié 3 exercices dont 2 ne concernaient aucunement la topographie; les 2 premiers étaient des exercices d’entraînement. Le premier exercice avait pour but de faire prendre conscience à mes apprenants qu’il n’y avait pas que 2 moteurs de recherche. Le second avait pour but de faire prendre conscience à mes apprenants qu’il y avait de tout sur le Web et que tout n’y était pas d’une totale crédibilité. En fait, je résumais en disant que le scepticisme était de rigueur.

Premier exercice.

Les consignes indiquaient que les apprenants devaient utiliser 7 moteurs de recherches dont je donnais les noms. Le sujet de recherche était différent pour chacun des apprenants. J’avais choisi des sujets dont j’étais presque certain qu’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. Exemples : Kharg 5, Fernandel, Braer, Jersey. Les sujets étaient distribués au hasard. Les apprenants devaient me donner leurs commentaires sur les moteurs de recherche, les résultats obtenus selon le moteur de recherche et, finalement, une brève description de l’objet de la recherche. À la fin de l’exercice, chacun devait faire part de ses commentaires au reste du groupe.

Second exercice.

Maintenant que les apprenants avaient constaté qu’il existait de nombreux moteurs de recherche ainsi que des méta-moteur, ils devaient passer à la crédibilité des résultats de recherches. Alors que dans le premier exercice, je prévoyais une rétroaction après l’exercice, cette fois, je ne prévoyais aucune rétroaction. Les consignes donnaient les trucs pour mieux cibler leur objet de recherche, comment vérifier la crédibilité des sources et comment lire une adresse.

À partir de ces nouvelles informations, les apprenants travaillant en équipe de 2 devaient produire un document dont le sujet était le problème d’approvisionnement en eau de Las Vegas. Les consignes contenaient un paragraphe décrivant succinctement le problème tout en donnant les mots clés pour leur recherche. Ils pouvaient traiter de l’aspect de la problématique qu’ils désiraient. Ils devaient produire un document, au minimum de 250 mots, avec images s’ils le désiraient.

Troisième exercice.

Ce troisième exercice touchait vraiment à la topographie. Toujours en équipe de 2, chacune devait préparer des notes sur 3 mots clés concernant la topographie. Ces mots étaient choisis au hasard. Il n’y avait aucune limite quant au texte ni à l’utilisation d’images.

Il y avait 18 apprenants pour ces 3 exercices.

Rétroaction sur l’expérience.

Lors du premier exercice, j’ai constaté que la plupart ne connaissait que Google et Yahoo. Ils ont donc fait la connaissance d’autres moteurs et d’un méta-moteur (Zuula). Certains apprenants ont rapidement fait leur recherche pour passer le plus tôt possible sur certains sites sociaux. Je ne suis pas intervenu. La majorité s’est très bien occupée de sa tâche. Les documents furent produits tel que demandé. Toutefois, ils furent incapables de constater eux-mêmes les différences entre les moteurs de recherche. J’ai dû les y obliger. Ils se sont presque exclusivement concentrés sur les résultats et non pas sur le comment ils furent obtenus. Le but visé n’ayant pas été atteint, j’ai dû revenir sur l’exercice pour les obliger à constater les différences.

Lors du second exercice, encore une fois, certains ont rapidement fait la recherche demandée pour passer le plus tôt possible sur certains sites sociaux. Là encore, je ne suis pas intervenu. La majorité ont apprécié le choix du sujet et ont dit avoir appris beaucoup sur la problématique de l’eau à Las Vegas. Les documents demandés dans les consignes et produits par les apprenants étaient d’excellente qualité.

Toutefois, il est plus difficile de leur demander de qualifier leurs sources. Cela demanderait beaucoup plus d’explications et d’entraînement afin de les amener à noter leurs sources et à les qualifier. La plupart ont simplement copié l’adresse de leurs sources sans commenter. La plupart considèrent que ce qui se publie sur le Web appartient à tous; ils n’ont que faire des droits d’auteur!

C’est lors du troisième exercice que les 2 premiers se sont avérés utiles malgré tout. Les apprenants ont très bien ciblé leur recherche. Ils n’ont pas perdu de temps et ont préparé d’excellents documents sur les objets de leur recherche. En fait, je n’aurais pas fait mieux. Après tout, n’avais-je pas 18 recherchistes à ma disposition?

Les apprenants m’ont remis leurs recherches afin que je procède à une certaine mise en page avec l’ajout des sources. Les documents produits par ces apprenants ne serviront qu’à ceux-ci. La prochaine cohorte devra faire ses propres recherches.

L’expérience, selon moi, fut réussie et elle se répétera aussitôt que les circonstances s’y prêteront.

Par : rguérin

Billet #7 de rguerin

Il n’est pas toujours évident de se lancer dans l’utilisation d’une nouvelle technologie surtout lorsque tu ne peux compter sur aucune aide. Prenons comme exemple le blog.

Donc, comme le suggérait Patrick, je décide d’explorer une nouvelle technologie. Je choisie de créer mon propre blog. Certes, il est facile de préparer un billet pour le publier dans le blog de PédagoTIC car, tout est prêt et Patrick nous a expliqué exactement la procédure à suivre et il est toujours disponible pour nous dépanner.

Toutefois, lorsque tu décides de voler de tes propres ailes, il en va tout autrement.

Je crée donc un blog qui, pour me libérer quelque peu de la pédagogie, parle de généalogie. Plus particulièrement, le blog se voudrait être un lieu de rencontre des internautes dont l’ancêtre commun est Guillaume Guérin dit Saint-Hilaire. Le créer n’est pas tellement compliqué. Malgré cela, j’ai dû requérir l’aide de ma blonde! Ma patience avec Internet ayant des limites très rapprochées!

Le blog fut créé à partir de blogger.com (Google).

Il fut créé au début de février et ce n’est qu’au milieu de mars que quelqu’un a fini par le trouver. Jusque là personne n’avait trouvé mon blog et moi-même j’avais de la difficulté à le trouver tellement que je pensais en refaire un autre.

Puis, je reçois un message dans mon courriel m’indiquant que quelqu’un avait découvert mon blog. Voilà une chose que j’ignorais; je suis averti par Google lorsque des internautes laissent des commentaires dans mon blog! Bien content d’apprendre cela. Je me précipite dans mon blog; j’exagère. Je me connecte donc à mon blog mais, je suis incapable de lire le commentaire. J’ignore où il est!

Je retourne au courriel et je me rends compte que Google me demande si je veux publier le commentaire. Je choisis de publier. Ce faisant, s’ouvre alors une fenêtre me demandant de donner le nom d’utilisateur et le mot de passe. Comme vous vous en doutez bien, rien ne fonctionne. Car, voyez-vous, il fallait que je passe à une nouvelle version. Cela n’a prit que peu de temps pour que la guerre éclate entre moi et le damné ordinateur, lequel ne voulait rien faire de ce que je lui disais. Il ne manquait que le bouton explosion sur mon clavier.

Bah! Je me suis calmé et j’ai accédé à mon blog par un autre chemin. C’est comme pour Rome semble-t-il; tous les chemins mènent à mon blog.

Le premier message mentionnait seulement que je lançais une perche, tout simplement et sans prétention car, je n’étais pas certain que cela fonctionnerait. Je publie maintenant des billets plus élaborés dans lesquels je parle de mes recherches sur la famille Guérin dit Saint-Hilaire.

Pour l’heure, je n’ai aucun collaborateur. Je suis le seul autorisé à publier des billets.

Cette petite expérience personnelle m’a fait voir 2 raisons qui freinent les enseignants pour l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et des communications : le manque de ressources techniques et la crainte de l’outil technologique.

Toute nouveauté dérange c’est chose connu car, la routine rassure et l’inconnu déstabilise.

Lorsque j’ai créé mon blog, je n’avais d’autres informations que celles que Patrick nous avait données. J’ai donc fait mes propres expériences pour finir par obtenir un résultat. J’ai ensuite tenté de convaincre ma commission scolaire, suite à une idée de Guy (groy), de créer un blog pour les apprenants en arpentage. Le blog aurait été hébergé sur le site de la commission scolaire. Mais, je crains de devoir mettre une croix là-dessus; je dérange trop. Je serais un bébéboomer dérangeant, curieux tout de même!

J’ai demandé une ressource auprès du service informatique de ma commission scolaire. On m’a répondu qu’on n’affecterait aucun technicien pour créer l’espace nécessaire sur le serveur ni pour créer un lien vers le blog sur la page d’accueil de la commission scolaire. J’ai ensuite demandé qu’on me donne le nom du conseiller RECIT afin de voir si je pourrais avoir l’aide de ce dernier mais, personne ne savait de quoi je parlais!

L’autre raison est la méconnaissance de l’outil. Lorsqu’on ne connait pas un outil ou lorsqu’on hésite à se servir d’un outil par crainte de celui-ci, on ne s’en sert tout simplement pas ou on essaie de s’en servir le moins souvent possible; ce qui n’arrange rien. Il suffit de faire une petite comparaison avec un banc de scie. Quelle attitude adopteriez-vous devant un banc de scie dont la seule chose que vous en savez est que cela sert à couper du bois et que le bouton pour le mettre en marche est de couleur rouge, en bas à gauche?

Je crois que vous aborderiez la machine avec crainte et que si vous aviez une autre option, vous passeriez à l’option. C’est exactement notre réaction devant les nouvelles technologiques. Pour se servir de la nouvelle technologie, il faut connaître les outils et savoir comment s’en servir. Pour cela, il faut des ressources. Nous n’en avons pas et nous n’en aurons probablement pas.

De plus, si vous dérangez trop la machine scolaire, on vous mettra des bâtons dans les roues. On m’a dit d’être patient et de prendre le temps mais, cela ne cadre pas du tout avec un bébéboomer qui voudrait se mettre au diapason de la génération C.

Il faut se rappeler que celle-ci se présentera au Cegep dans quelques mois et, peu après, qu’elle arrivera dans nos centres de formation où la machine scolaire ne sera pas prête pour la recevoir.

Par : rguerin

Billet #6 du blogeur invertébré

Début janvier, Patrick nous avait demandé de réfléchir à propos de la génération C. Vous vous souvenez sans doute que notre regard s’était porté surtout sur les différences qu’il y avait entre la génération C et les précédentes, soient les X, Y et bébéboomers. Certes, il y a des différences mais, toutes les générations, depuis probablement fort longtemps, ont toujours eu des différences entre-elles.

Se pourrait-il que la grande différence entre aujourd’hui et le passé soit dans le nombre de générations se côtoyant? Nous supposerons qu’une génération soit d’une durée de 20 ans. Comme notre espérance de vie est actuellement près de 80 ans, cela signifie que 4 générations se côtoient en même temps. Il s’agit peut-être d’une première dans l’histoire de notre civilisation. Antérieurement, alors que l’espérance de vie était très réduite, elle était de 60 ans en 1920, la probabilité d’avoir 4 générations se côtoyant était peu probable. Depuis 1990, l’espérance de vie est de 80 ans. Donc, dans le passé nous ne pouvions guère avoir que 3 générations se côtoyant tout au plus.

Pour en savoir plus sur l’espérance de vie : statistique Canada.

Alors, aujourd’hui la distance séparant les générations extrêmes, c’est-à-dire bébéboomers et C, est plus grande qu’antérieurement. On comprend qu’elles aient un peu de difficultés à s’entendre. Quoique mon constat soit que l’incompréhension n’est probablement pas entre les bébéboomers et les C qui, pourtant, sont les générations extrêmes.

Mes apprenants sont majoritairement des Y. Comme mon CFP jouxte une polyvalente et que mes apprenants font souvent des travaux extérieurs autour de la polyvalente, ils rencontrent des apprenants C. Après certaines rencontrent avec des C, ils me reviennent presque scandalisés du comportement de ces derniers. Fort étonnant le regard que porte mes apprenants Y sur la génération C, et pourtant, ce sont 2 générations qui se suivent!

Je me demandais qui était responsable de la génération C. Hé bien! Je me rends compte que ce sont les générations X et Y qui ont engendré la génération C! Les bébéboomers ne sont nullement responsables de la génération C. Ce sont les générations X et Y qui ont éduqué, instruit et formé la génération C.

Qu’adviendra-t-il lorsque les bébéboomers auront quittés les postes de directions? Les X et Y prendront la relève évidemment. Ce sont eux qui devront gérer les C et la génération suivante.

Patrick Roy, entraîneur des Remparts de Québec a fait une sortie contre ses joueurs le 20 mars courant. Patrick Roy fait parti des XY et il a des joueurs qui sont presque des C. Il constatait que ses joueurs n’étaient pas persévérants et n’avaient aucune ténacité. En interprétant les propos de Roy, ils suivraient le sens du courant, se laisseraient porter au fil de l’eau sans plus.

Ces joueurs sont supposément l’élite du hockey junior du Québec et ils ne font preuve d’aucun esprit d’initiative car, Roy avait essayé la méthode douce mais il constatait que c’était la mauvaise méthode; ses joueurs étant incapables de se motiver par eux-mêmes. Sans le dire tout haut, il pensait prendre la méthode dure c’est-a-dire congédier les lambins, même s’ils sont d’excellents joueurs, et ne garder que des joueurs qui travaillent fort.

On ne peut se le cacher : la génération C a été élevée dans la facilité, elle a horreur de se faire dire non et lorsqu’elle veut quelque chose, elle le veut tout de suite. La sortie médiatique de Patrik Roy ne dit-elle pas cela? Les parents de cette génération, qui sont des X et des Y, doivent prendre conscience de cette réalité. Avant de régler un problème ou un conflit, il me semble que l’on doit regarder froidement la réalité. C’est ce que devront faire les XY.

Cela augure-t-il à ce que les futurs dirigeants issus des générations X et Y auront à faire face avec les générations C et la suivante? Comment cela se passera-t-il? Je n’en sais rien car, je ne suis pas prophète.

J’ai souvenir d’une chanson du groupe Harmonium qui disait que puisqu’on a mis quelqu’un au monde on devrait peut-être l’écouter.

Par : rguerin

Le bloggeur invertébré, billet #5

Dans un précédent billet, je disais que pour l’heure je ne voyais aucune utilisation des TIC (le cyberespace en particulier) dans l’enseignement de l’arpentage. Mais, voilà qu’en préparant mon billet sur les objets d’apprentissage, il me vient une idée. Oui, je veux faire l’expérience des TIC dans l’apprentissage. Le sujet sera la représentation du relief sur les documents d’arpentage. C’est ce billet sur les objets d’apprentissage qui me présente cette opportunité.

N’avais-je pas dit que l’utilisation des TIC pour l’apprentissage viendrait avec le temps? Ce sera donc ma première expérience.

Selon Denys Lamontagne, tout peut servir comme objet d’apprentissage pourvu qu’il y ait une intention pédagogique. Parfait me dis-je, fonçons!

Alors, en lieu et place d’un cours théorique selon la méthode pédagogique dite enseignement magistral, je demanderai à mes apprenants de partir à la recherche des objets d’apprentissage dans le cyberespace. Pour ce faire, j’ai déjà préparé les consignes. Elles contiennent un petit lexique avec des mots clés qui serviront de base pour leur quête.

Une fois leur quête terminée, ils devront me préparer un document sur ce qu’ils viennent de découvrir avec énumération des sources, bien entendu. Rien ne sera imposé dans le style du document. Ils feront selon leur inspiration.

J’y vois une excellente occasion pour leur faire approfondir l’usage des logiciels dont ils font l’apprentissage au cours de leur formation ou de leur en faire connaître d’autres, de vérifier leur maturité dans le cyberespace, de faire l’expérience de l’apprentissage en équipe ou en coopération, de leur faire prendre conscience de la qualité des sources, de leur montrer les trucs de recherches avancées et, surtout, de constater qu’ils peuvent construire leurs propres savoirs.

Je serai leur guide pour la production et la présentation de leurs documents.

À la toute fin, je ferai avec eux un tri final de ce qu’ils auront produit, afin d’éviter les redondances, et créer un document original dont ils seront les auteurs; en somme, une création collective. Le document final sera disponible pour tous.

L’apprentissage sera autant pour moi que pour eux, sinon beaucoup plus pour moi.

La seule chose qui m’inquiète est celle-ci ; mes apprenants sont-ils capables ou ont-ils été formés pour construire leurs propres savoirs? Afin d’obtenir une réponse à cette question, il n’y a rien de mieux que d’essayer! Toutefois, je dispose d’un plan B et même d’un plan C (dans la pire des situations, retour à l’enseignement magistral) au cas où rien ne fonctionnerait.

Peu importe, j’ai l’intention de fonctionner avec les TIC dès le début du prochain module soit le 1 avril prochain (la date est pure coïncidence) car le sujet de ce module s’y prête fort bien.

Plus j’y pense et plus j’ai hâte de faire cette expérience (bizarre venant de moi qui ne savais que faire des TIC il y a à peine un mois!). À suivre…

Par : rguerin dit le bloggeur invertébré.

le bloggeur invertébré, billet #4

Après avoir fait toute une série de lectures et alors que je m’apprêtais à écrire ce billet, je me suis demandé si tous mes acolytes diraient les mêmes choses. Vous me direz que je n’aurais qu’à lire ce que ceux-ci avaient écrit. Certes oui mais, je ne voulais pas être influencé par qui que ce soit. Je voulais me faire ma propre opinion.

Lorsque je réfléchissais à ce que mes acolytes pourraient écrire, l’image qui me venait à l’esprit était celle d’un essaim de guêpes autour d’un pot de miel; l’essaim étant mes acolytes et l’identité numérique, le pot de miel!

Je me suis alors demandé quelle était la chose essentielle en ce qui concerne l’identité numérique. Je me suis alors rendu compte qu’avant que l’IN (identité numérique) ne devienne le sujet de l’heure de notre formation je ne m’étais jamais préoccupé de la chose. Je me suis dit alors que la première chose à faire était de prendre conscience que nous avions une IN. C’est cela la chose essentielle; prendre conscience que nous avons une IN. Après cette prise de conscience, il s’ensuit que je devrai veiller sur elle, la préserver et m’assurer qu’on ne me la dérobera pas.

Je ne me suis pas attardé à décrire ce qu’était l’IN car, me dis-je, mes acolytes s’en seront sûrement occupés. Je me contenterai donc de dire qu’il s’agit des traces que nous laissons lorsque nous naviguons ou que nous surfons dans le cyberespace.

Des logiciels font des recoupements, cherchent notre nom, réel ou fictif, ciblent nos préférences, nos hobbies… Il se crée ainsi une identité numérique. Il s’agit d’un être qui peut être différent de notre être réel, peu importe. Il faut être prudent dans le cyberespace, ne pas écrire ou publier n’importe quoi : les écrits restent et les données laissées dans le cyberespace ont la vie longue.

Histoire vécue.

Mes lectures m’ont laissé perplexe sur l’IN. Doit-on craindre d’aller dans le cyberespace de peur d’y laisser notre IN? Suite à un entretient que j’ai eu avec un copain, il y a, effectivement, de quoi avoir peur. Ce que je vous raconte est une histoire vécu, très récente, tellement que j’en ignore la fin. Afin de préserver l’identité du protagoniste, son nom sera fictif.

Il s’appelle Mario. Il est originaire de La Baie (c’est d’ailleurs pour cela que j’en ai entendu parlé) et a travaillé, au Saguenay, pour une grande entreprise dont le siège social est à Atlanta, USA. Il est tellement talentueux, efficace et performant qu’on le transfert au siège social d’Atlanta. Il y œuvre 2 ans jusqu’au jour fatidique où, à New-York, il apprend qu’il a été l’objet du vol de son IN. C’est là que commencent les problèmes.

Son employeur craint tellement l’incursion dans son système informatique qu’elle coupe tous les ponts avec Mario. Elle congédie Mario avec 6 mois de salaire. Comme nous le savons, les états-uniens ont le piton du terrorisme sensible. La CIA débarque à la maison et saisit tout le matériel informatique et fouille la maison de fonds en combles; c’est tout juste s’ils n’ont pas défoncé les murs, semble-t-il!

Mario doit engager un avocat pour se défendre car, il est LE fautif. Il ne peut revenir au Canada, il ne travaille plus et il ne peut plus trouver de travail. Cela fait 2 mois que c’est comme cela et lorsqu’il demande quand toute cette saga prendra-t-elle fin, on lui répond, pas avant 2 ans environ!

Bref, Mario avait-il conscience de son IN? Malheureusement, je n’ai pas de réponse à cette question. Par contre, même si l’on a conscience de notre IN, cela n’empêche pas qu’on puisse nous la dérober. Toutefois, nous pouvons prendre quelques précautions.

Quelques précautions.

Une des premières précautions serait de se créer une identité virtuelle (IV). Mon IN est celle que j’utilise depuis toujours avec laquelle je réponds et j’envoie des courriels. Entre-autre sur certains sites on nous demande de donner notre nom et notre adresse courriel, désormais j’utiliserai mon IV. Donc, je me suis créé une adresse Gmail et c’est avec cette adresse que je répondrai aux courriels. Toutefois, cela ne signifie aucunement qu’on ne pourra jamais remonter jusqu’à mon identité réelle (IR) car, dans le cyberespace, l’anonymat n’existe pas vraiment.

En ce qui concerne les courriels, je n’ouvre aucun courriel non sollicité. Ils sont directement envoyés à la poubelle sans même y jeter un coup d’œil.

Mieux, en lisant le Journal de Québec, j’ai découvert qu’il existe un site qui est l’équivalent d’une adresse jetable. Vous êtes méfiants, alors vous vous créez une adresse sur ce site et vous répondez au courriel dont vous vous méfiez. Toutefois, en toutes circonstances, faites donc comme avec les champignons sauvages; en cas de doutes abstenez-vous d’en manger!

Pour les intéressés : mailinator.com.

Une autre règle simple concerne les mots de passe.

Le mot de passe idéal doit être totalement arbitraire, ne reposer sur rien de concret nous concernant, être assez long, être toujours différents d’un site ou d’un logiciel à l’autre et le changer fréquemment.

Vous me direz qu’il est difficile de se remémorer un mot de passe. Contrairement à ce que vous croyez, il n’en est rien car, il n’est nul besoin de le mémoriser, il ne suffit que de le recomposer. J’utilise ce qu’il y a autour de moi et je me sers d’un algorithme pour le composer et donc de me le remémorer.

Voici un exemple. Sur le mur, il y a un calendrier avec les mots calendrier scolaire. Le mot de passe possède toujours 9 caractères : 4 lettres, un séparateur, 4 lettres.

Je prends la dernière lettre e, la première lettre c, puis en ordre les lettres correspondant aux nombres premiers soit 3, 5, 7, 9, 11 et 13, i-e l, n, r, e, c et o. Je compte alors le nombre de lettres des mots calendrier scolaire, soit 18, et je compte les clés du clavier de l’ordinateur de la ligne au-dessus des lettres. Je compte donc 13 puis 5 pour terminer sur le signe $, lequel sera le séparateur. Le mot de passe sera donc ecln$reco.

Une autre règle est d’éviter de divulguer quoique ce soit concernant notre être réel. Cela comprend, évidemment, adresse civique, numéro de téléphone; en somme tout ce qui permettrait de remonter jusqu’à notre être réel.

Une autre règle serait de nous demander qui visite le site que nous voulons voir et s’agit-il d’un site sécurisé (avec la mention https).

Le silence est d’or…

Le silence est d’or, la parole est d’argent dit une fable de Lafontaine. Toutefois, cela ne signifie pas que nous devions devenir totalement paranoïaque, de ne plus écrire quoique ce soit, de ne plus parcourir le cyberespace. Non, seulement agir prudemment et se rappeler, je me répète, que les écrits restent et pour longtemps.

Nous devons prendre conscience de notre IN et que l’anonymat n’existe pas vraiment dans le cyberespace et qu’il y a toujours quelqu’un quelque part qui pourrait, un jour ou l’autre, nous ramener, en pleine face, certains documents que nous croyions disparus. Certains (certaines surtout) personnages publics ne l’ont-ils appris à leurs dépens?

Il nous faudra apprendre à contrôler notre identité dans le cyberespace et s’assurer qu’il s’agit bien de la nôtre. De là à dire qu’elle sera totalement inviolable, n’y compter pas. Notre IN ou notre IV ou notre être réel peuvent tous être victimes d’arnaques ou de vols n’importe quand et c’est de cela dont nous devons être conscient.

Par : rguerin

Le bloggeur invertébré, billet #3

Le Web et l’enseignement.

Lorsque je parcours les billets de mes confrères, je constate quelque peu de naïveté car, je ne crois pas que le Web2.0 soit une aussi bonne chose qu’on le pense pour nos apprenants actuels. Certes, le Web2.0 est une nette amélioration du Web original car, il permet l’inter connectivité entre les usagers et les fournisseurs, certes, il permet de ne pas avoir à installer toute une panoplie de logiciels sur nos ordinateurs, certes, il est d’usage facile, certes, il offre une fenêtre toute grande ouverte sur le monde, certes, il est un incomparable outil d’informations et de connaissances sur une multitude de sujets, mais… Oui, mais.

Nos apprenants sont-ils prêts à se servir du Web avec intelligence et contrôle?

Ce que mon expérience d’enseignant connait du Web, c’est ledit mais. Ledit mais ce sont des apprenants incapables de se contrôler devant un poste informatique ouvert sur le monde et sur autres choses… Mes confrères enseignants et moi, du secteur arpentage et topographie, n’en pouvions plus de ramener nos apprenants à l’ordre de sorte que nous avons demandé à notre département informatique de ne plus autoriser les postes informatiques de nos apprenants à se brancher sur le monde. Voilà : terminé Facebook, Twitter et autres.

Nos apprenants utilisaient des onglets dont un spécialement pour l’enseignant. Lorsque l’enseignant se pointait, vite l’onglet du logiciel en usage pour le cours. Certes, nous avions un logiciel de surveillance mais, très rapidement, les apprenants ont trouvé la parade pour l’annihiler.

Placer un apprenant devant un poste informatique branché sur le monde est l’équivalent de l’expérience d’un psychiatre américain, dont malheureusement je ne me souviens plus du nom, appelé le test des 2 bonbons. Il disait à des enfants que s’ils ne mangeaient pas un seul de ces bonbons, ils en auraient beaucoup d’autres plus tard. Il constatait qu’en moyenne le tiers des enfants réussissaient à se contrôler et à ne pas toucher aux 2 bonbons. Je n’ai pas fait le test avec le Web mais, probablement que le résultat serait le même.

Mon expérience avec le Web au centre de formation professionnelle m’a montré que nos apprenants sont incapables de se servir du Web avec intelligence et contrôle. Je n’oublie pas, également, que la génération C est celle des enfants rois, celle qui n’est pas habituée à se faire dire non, donc cela risque d’être encore pire.

J’essaie bien de trouver quelque chose à faire à partir du Web parmi mes modules mais, je ne trouve rien. Peut-être, direz-vous, que je ne cherche pas assez fort. Je crois plutôt, qu’il est préférable que la découverte de ce qui pourrait être fait avec le Web viendra avec l’usage. Peut-être faudra-t-il 2 ou 3 cohortes pour y arriver mais, pour l’heure, je n’ai rien en vue.

Vous me voyez désolé d’être le rabat-joie mais, c’est la réalité que je vis.

Loin de moi l’idée de dénigrer le Web. Au contraire, c’est un outil extraordinaire! Je ne saurais plus m’en passer. Voici 2 anecdotes vécues qui montrent un inconvénient et un avantage du Web.

Un inconvénient.

Ma blonde suit un cours à l’UQAC dont le sujet est notre planète. La télévision, média qui contrairement au Web ne permet guère l’interaction et devant laquelle nous risquons l’abrutissement, présentait un reportage dont le sujet était un bébé mammouth trouvé, congelé, en Sibérie (excellent endroit pour être congelé d’ailleurs). La télévision a raconté ce que nous considérions comme SA vérité. En effet, nous avions des doutes quant à ses prétentions.

Nous décidons dans un premier temps de consulter un superbe livre que nous avons dans notre bibliothèque. Nous trouvons alors une histoire tout-à-fait semblable. Nous croyions qu’il s’agissait bien du même mammouth mais l’enrobage de l’histoire était différent. Il nous semblait que la télévision avait arrangé l’histoire. Entre autre chose, l’histoire de sa découverte était totalement différente.

Bref, nous fonçons sur le Web; j’exagère. Nous parcourons le Web à la recherche de renseignements et d’informations sur le bébé mammouth. Nous en avons trouvés et beaucoup et encore plus. Tellement, que nous ne savions plus où nous en étions : concordances, discordances, preuves, contre preuves, confirmations et démentis. Bref, en ce qui concerne le bébé mammouth, nous étions perdus et nous le sommes encore.

Ce qui a fait dire à ma blonde l’une de ses plus célèbres sentences : trop c’est comme pas assez.

Effectivement, il y a tellement d’informations et de renseignements sur le Web qu’il est difficile de discriminer le vrai du faux. Il faut apprendre à sélectionner judicieusement nos sources de renseignements car chacun, sur le Web, peut faire la promotion de SA vérité et pas nécessairement la promotion de LA vérité. Il y a parfois une énorme différence entre sa vérité et la vérité. La télévision ne se gêne guère de promouvoir sa vérité au détriment de la vérité surtout lorsqu’il est question de cotes d’écoutes et de profitabilité.

Je préfère le Web qui, contrairement à la télévision, me permet de donner mon opinion si je suis en désaccord avec des informations ou des renseignements trouvés sur un site particulier.

Un avantage.

Cette fois, ma blonde fait une recherche sur l’échouement de l’EXXON VALDEZ. Elle rend visite à la bibliothèque de l’UQAC et à celle de Saguenay. Elle trouve des livres qui traitent du sujet. Puis, évidemment, elle lance une recherche sur le Web. Les renseignements et les informations ne manquent pas, évidemment. Toutefois, est-ce l’expérience du bébé mammouth ou est-ce les informations qu’elle désirait qui ne prêtaient pas à confusion? Toujours est-il, qu’elle a obtenu des informations très précises dont elle tira son étude de cas d’une catastrophe écologique.

L’avantage du Web est la très grande disponibilité des informations et des renseignements sur une multitude de sujets. Une fois que l’on sait discriminer les informations, qualifier et vérifier les sources, on fini par s’y retrouver. Les 2 bibliothèques ne contenaient pas tous les renseignements disponibles sur le Web. Sans le Web, il aurait fallu se rendre dans une bibliothèque spécialisée sur l’échouement de l’EXXON VALDEZ.

Ce genre de bibliothèques existe. Ainsi, la Société historique du Saguenay possède une bibliothèque spécialisée sur tout ce qui touche le Saguenay. À Boston, il y a une bibliothèque spécialisé sur tout ce qui touche John F. Kennedy.
Ainsi, quelqu’un qui fait une recherche sur le Saguenay doit venir au Saguenay. Un autre qui fait une recherche sur le président Kennedy doit aller à Boston. Avec les ressources du Web, une personne fait ses recherches à partir de chez-elle, sans déplacement.

Le Web est un outil incomparable et une intarissable source de renseignements mais, il faut savoir le contrôler et ce contrôle passe par l’utilisateur car, lui seul possède l’outil de contrôle absolu; il s’appelle le cerveau humain.

Par : rguerin

Le blogueur invertébré, billet #2

Le choc.

La génération C arrivera dans peu de temps et cet avènement risque de bouleverser nos habitudes. Ma génération, les BBM (bébéboomers), est séparée de la génération C par les générations X et Y. Imaginez un peu le choc!

Je ne crois pas qu’il faille impérativement comprendre la génération C; il ne suffira qu’à s’adapter à celle-ci. Facile? Difficile? Cela dépendra du degré d’ouverture de chacune des générations envers les autres. Toutefois, l’adaptation devra se faire dans les 2 sens, c’est-à-dire que chacune des générations devra faire une partie du chemin pour rencontrer l’autre.

Si les BBM doivent eux seuls faire tout le chemin, cela risque de très mal se passer. Par exemple, si l’on en croit l’étude du CEFRIO, les C (génération C) exigeront plus de souplesse de la part des autres générations. En retour les C auront-ils la même ouverture envers les autres générations? Par exemple, les C voudront plus de flexibilité des employeurs mais ces derniers exigeront plus de loyauté des C. Arriveront-ils à se rejoindre?

Les C sont habitués aux réponses rapides, sans délais. Les C sont peu nombreux dans nos groupes. Toutefois, les X et Y (générations X et Y) présents en majorité, sont impatients et acceptent mal d’être obligés de chercher les réponses. Ainsi, ils se tournent vers moi pour avoir une réponse. Si je refuse de la leur donner en leur recommandant de la chercher, ils bougonnent et se tournent vers leurs voisins pour obtenir leur réponse!

Du tout cuit dans le bec.

Ce que nos apprenants veulent, c’est le tout cuit dans le bec. Il faudrait qu’ils puissent apporter avec eux leur enseignant une fois leurs études terminées. Ainsi, ils n’auraient qu’à se tourner vers lui pour obtenir une réponse. N’est-ce exactement ce qu’ils font avec leur ordinateur?

Nos apprenants doivent acquérir la compétence de leur domaine d’études. La compétence possède 3 volets : les savoirs, le savoir-faire et le savoir-être. Ils peuvent obtenir les savoirs avec leur ordinateur mais ce dernier ne leur donnera pas le savoir-faire ni le savoir-être. Ils risquent donc de ne jamais obtenir la compétence de leur domaine d’études car pour l’obtenir, ils doivent acquérir, obligatoirement, les 3 volets.

Le défi qui attend les enseignants sera de convaincre les C que les savoirs ne suffisent pas pour atteindre la compétence. Tout savoir est une chose, savoir quoi en faire en est une autre.

Azimov avait vu juste.

Déjà dans son œuvre de science-fiction Fondation, Azimov avait imaginé une planète sur laquelle tous les habitants vivaient isolément. Ils ne se rencontraient que pour se reproduire et encore avec énormément de répugnance. Il semble qu’Azimov n’ait pas prévu la reproduction in-vitro! Est-ce vers cela que nous allons?

L’ombre de la Bête.

Il y a quelque deux milles ans Jean, auteur de l’Apocalypse, prédisait que les êtres marqués du nombre de la Bête seraient damnés. Pour lui, il s’agissait d’un monstre car la technologie n’existait pas à cette époque. Dans le fond, toutes les époques ont eu leur Bête. La nôtre ne se profile-t-elle pas déjà à l’horizon?

Oui et elle s’appelle Technologie.

Branché, connecté, électrifié… Le jour où la technologie aura une défaillance majeure, ce jour, les branchés, les connectés, les électrifiés se damneront. Que feront-ils avec leurs savoirs, ne sachant quoi faire et ne sachant comment être?

Il y a à peine 40 ans, un arpenteur pouvait réparer lui-même ses instruments. Aujourd’hui, il est à la merci de la Bête technologique. Si les propriétaires des satellites GPS (Global Positionment System) décident de fermer la communication, il ne peut qu’attendre qu’elle soit rouverte. Si son GPS tombe en panne, il doit le retourner au fabricant. Si un chasseur se perd en forêt parce que son GPS est en panne, il n’a qu’à s’assoir pour pleurer (il avait une telle confiance en la technologie qu’il avait omis de prendre des repères).

Que le futur me semble sombre!

Beaucoup de savoirs mais, finalement, seulement des savoirs.

Par : rguerin

Bonjours à tous.

Bonjours à tous. Je m’appelle Raymond Guérin et j’enseigne l’arpentage au CFP du Royaume de la Commission scolaire de la Jonquière. Je suis arpenteur-géomètre. J’ai donc un baccalauréat ès sciences de l’université Laval. J’ai exercé ma profession à Hull (maintenant Gatineau) et à Chicoutimi où j’étais copropriétaire d’un bureau d’arpentage. J’ai exercé l’arpentage de 1973 à 2005. Puis, j’ai cru prendre ma retraite. En fait, elle n’aura duré que 18 mois. En effet, un confrère arpenteur-géomètre enseignant m’a invité à poser ma candidature pour remplacer un autre enseignant, supposément à temps partiel. Le défi m’intéressait. Toutefois, par la force des choses, je me suis retrouvé à temps complet. C’est alors que je me suis rendu compte qu’il fallait que j’apprenne l’art d’enseigner, car cela ne va pas de soi.

Je travaille avec plusieurs logiciels de calculs et de dessins. Je sais me débrouiller avec les livres d’instructions car je ne suis jamais de cours d’utilisation de logiciels. Je lis les instructions. Je ne suis pas un accro d’Internet. Passer des heures à naviguer et à fouiller dans toutes sortes de sites ne fait pas parti de mes habitudes. MSM, Twitter et autres ne m’intéressent guère. J’ai découvert YouTube seulement l’an dernier! Je possède un téléphone cellulaire depuis l’été dernier et je l’ai rarement avec moi. Donc, si je me donne une note sur 10 pour l’utilisation des technologies de communications, elle serait d’environ 3.

Lorsque j’ai annoncé à ma blonde que je deviendrai un blogueur invertébré, elle n’en croyait pas ses oreilles. Mais, je suis toujours disposé à apprendre. Lorsque je cesserai d’apprendre, cela voudra dire que je commencerai à mourir.☺

Par rguerin.