Entrevue avec deux étudiantes du baccalauréat en travail social
En marge des activités de la Semaine du travail social, la Clinique universitaire en travail social de l’UQAC s’est donné une mission claire : faire découvrir la profession à la communauté universitaire et au grand public.
Pour en parler, nous avons rencontré Éva‑Marie Bolduc et Gabrielle Ouellet, toutes deux étudiantes au baccalauréat en travail social. L’une est finissante, l’autre complète sa première année. Deux parcours différents, mais une motivation commune : contribuer à transformer des trajectoires de vie.

Un parcours marqué par la détermination
Pour Éva‑Marie, la fin du baccalauréat est à portée de main. Sa photo de finissante vient tout juste d’être prise et, en regardant le chemin parcouru, la détermination saute aux yeux. Après avoir complété un DEP en secrétariat, elle a pris une pause afin d’amasser les ressources nécessaires pour retourner aux études et entreprendre un parcours académique en travail social. Elle a eu la chance d’être de la première cohorte de la passerelle DEC-BAC offerte en partenariat avec le Cégep de Jonquière lui permettant ainsi d’accéder un an plus tôt au baccalauréat.
Ce choix de domaine d’études est directement lié à sa passion pour la dimension humaine : rencontrer les gens, apprendre de leurs expériences et comprendre la richesse de leurs parcours.
« J’aime aussi la recherche, qui permet de saisir les fondements des problématiques sociales et d’explorer les liens entre la société, la communauté et la personne », précise‑t‑elle.

Une curiosité pour la complexité humaine
Gabrielle, quant à elle, s’intéresse très tôt à la complexité entourant l’être humain dès son secondaire par les clientèles diversifiées qui s’y côtoyaient. Après un DEC en sciences humaines au Collège d’Alma, elle complète actuellement sa première année au baccalauréat en travail social.
Ce qui la passionne le plus dans son domaine ?
« J’aime avoir la possibilité de voir l’évolution d’un individu, non seulement sur le plan psychosocial, mais surtout de le voir bâtir sa confiance. La dimension interdisciplinaire m’intéresse aussi énormément. J’ai hâte de découvrir davantage les différentes facettes de l’être humain à travers le travail de plusieurs professionnels. »
Une profession à redécouvrir
Dès le parcours académique, il est possible de développer des affinités avec certaines clientèles ou milieux d’intervention — et les deux étudiantes en sont un bon exemple.
Du côté d’Éva‑Marie, l’intérêt se dirige clairement vers le milieu communautaire.
« À mes yeux, cet environnement offre une grande liberté d’action et une approche très près des réalités du terrain. Ma clientèle phare est la clientèle adulte. Je suis particulièrement attirée par le travail auprès des hommes et des personnes en situation d’itinérance, ainsi que par les problématiques de dépendance et de santé mentale, où l’accompagnement peut réellement transformer des trajectoires de vie. »
Gabrielle, pour sa part, a récemment effectué un stage qui lui a permis d’élargir sa perspective.
« J’ai pu en apprendre davantage sur différentes clientèles et plus particulièrement en périnatalité. J’ai toujours su que je voulais travailler auprès des enfants, mais ce que j’ai trouvé encore plus intéressant, c’est d’avoir la possibilité d’intervenir auprès des parents et de contribuer ainsi à les outiller. J’ai aussi développé un fort intérêt pour les dossiers liés à la protection de la jeunesse. »
Selon elles, plusieurs mythes persistent et nuisent encore à la compréhension du travail social. L’un des plus répandus : croire que les travailleuses et travailleurs sociaux font uniquement de l’intervention individuelle.
En réalité, leur pratique s’étend à tous les niveaux : auprès des personnes, des familles, des groupes, des communautés, mais aussi dans les milieux institutionnels et sur le plan social. Leur force réside dans une vision globale, qui permet d’agir autant sur les besoins immédiats que sur les causes structurelles des problématiques.
« Mes stages, autant à la technique qu’au baccalauréat, m’ont fait découvrir l’intervention collective. C’est une forme d’intervention très stimulante, où l’on sent qu’on fait partie d’un véritable mouvement de changement social », souligne Éva‑Marie.
Un message clair pour la relève : foncez !
Le meilleur conseil qu’elles peuvent offrir à quelqu’un qui hésite à entreprendre des études en travail social ?
« Fonce ! », lance Gabrielle sans hésiter.
« Nous sommes de petites cohortes très tissées serrées, ce qui permet de se soutenir mutuellement. J’ai rencontré des personnes provenant d’horizons complètement différents, mais qui partagent le même objectif : s’accomplir comme futurs travailleurs sociaux. »
En bref
La Semaine du travail social à l’UQAC
Du 23 au 27 mars, se tiendra la Semaine du travail social. À qui s’adressent les activités ?
« Même si plusieurs activités sont pensées pour les intervenantes et intervenants d’aujourd’hui et de demain, elles s’adressent aussi à toute personne curieuse d’en apprendre davantage sur le travail social, explique Gabrielle.
Consulter la programmation, en cliquant ici.
L’Unité d’enseignement en travail social de l’UQAC regroupe 56 étudiantes et étudiants à la maîtrise et 212 au baccalauréat en travail social. En 2026, plus de 80 personnes diplômeront de l’un de ces programmes d’études.
Une clinique unique au Canada
La Clinique universitaire en travail social de l’UQAC est la première école au pays à se doter d’un tel laboratoire de pratique offrant des opportunités d’apprentissage enrichissantes pour les étudiants et les étudiantes en travail social.
Au Québec
On compte plus 16 500 travailleuses sociales et les travailleurs sociaux (T.S.) au Québec. Ainsi, la Semaine des T.S. permet de souligner le rôle essentiel joué par les T.S. auprès de personnes, de couples, de familles, de groupes et de communautés qui traversent des périodes difficiles ou qui amorcent de nouvelles étapes de leur vie.



