Le professeur Simon Girard et son équipe ont récemment publié dans la prestigieuse revue Nature Communications un article décrivant, à un niveau de détail jamais atteint auparavant, la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean, tant sur le plan génétique que généalogique.
Puisque le peuplement canadien-français au Saguenay–Lac-St-Jean est très récent (moins de deux cent ans), la population de cette région est souvent réputée comme étant «homogène», notamment dû à l’important effet fondateur qui caractérise la région. Les travaux de l’équipe, qui s’inscrivent dans le projet de maîtrise en santé durable de l’étudiant Gilles-Philippe Morin, révèlent une structure fine de population à l’échelle des villes et des villages! Ces différences se sont formées au fil de l’histoire, notamment en raison des mouvements de population, des distances entre les villages et des dynamiques sociales et économiques. L’étude suggère ainsi que chaque village possède sa propre signature génétique et généalogique! Cette signature pourrait avoir une influence dans la distribution des maladies rares qui affectent la région. Finalement, l’étude suggère que des signatures similaires seraient présentes dans d’autres populations dans le monde alors qu’elles sont pour le moment presque complètement ignorées.
Cette étude met également en lumière une collaboration précieuse avec le professeur de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) associé à l’UQAC Amadou Barry, grâce à l’établissement de l’Unité mixte de recherche INRS-UQAC. L’expertise du professeur Barry en statistiques et en mathématiques a été précieuse pour la réalisation de l’étude.
L’article est disponible en libre accès dans la revue Nature Communications : https://www.nature.com/articles/s41467-026-70175-y



