Karim Simard se décrivait dans sa jeunesse comme quelqu’un qui n’avait pas particulièrement d’excellents résultats et qui avait peu d’intérêt pour l’école. Mais lorsqu’il a mis les pieds à l’UQAC, il est entré dans « un autre monde »! La découverte d’un programme qui le passionnait a transformé son rapport aux études : à l’université, il aimait apprendre, s’investissait pleinement dans ses cours et voyait ses efforts se refléter dans ses résultats. Diplômé du baccalauréat en génie géologique en 2018, Karim Simard est aujourd’hui surintendant adjoint aux opérations minières chez Minerai de fer Québec (MFQ).
Un parcours à ciel ouvert
Karim Simard considère que son parcours n’a pas suivi une trajectoire très linéaire. Alors qu’il est en secondaire 5, une journée d’information scolaire au Cégep de Chicoutimi l’amène, presque par hasard, à découvrir l’Institut maritime du Québec. Il choisit d’y poursuivre sa formation et s’inscrit au programme technique offert à Rimouski, séduit par l’esprit maritime et les perspectives d’aventure qu’il évoque. Après avoir complété ses cours, il décide de parcourir l’Europe, fidèle à son désir de découverte. À son retour au pays, il décide de se rapprocher son rêve d’enfance. Enfant, Karim Simard collectionnait les roches et souhaitait, adolescent, devenir volcanologue; un intérêt qu’il approfondissait en visionnant des documentaires spécialisés. Le domaine de la géologie va donc de soi. Il s’inscrit initialement au baccalauréat en géologie, mais c’est sous les conseils du professeur Paul Bédard qu’il diplôme finalement, en 2018, du baccalauréat en génie géologique. Selon Karim Simard, ces deux programmes de l’UQAC s’imbriquent bien ensemble et offrent beaucoup de débouchés. Le programme en génie, qui comprend davantage de cours de mathématiques, a permis à Karim Simard d’obtenir un emploi dans l’entreprise où il travaille encore aujourd’hui, une occasion qui ne se serait pas présentée s’il était demeuré en géologie.
C’est fraîchement diplômé, quelques semaines après la fin de ses études, que Karim Simard amorce ce qui deviendra une carrière durable chez MFQ. Embauché d’abord comme ingénieur en géotechnique (seul représentant de son secteur au sein du département d’ingénierie!), il intègre alors une entreprise en plein démarrage : une jeune mine à ciel ouvert appelée à connaître une expansion rapide et qui compte aujourd’hui plus de 1300 employés. Par la suite, il est appelé à se rapprocher des opérations et occupe le poste de planificateur à court terme, chargé de l’organisation du plan minier en fonction des ressources et des équipements disponibles. Il accède ensuite à son premier rôle de
gestion comme coordonnateur en ingénierie minière, où il supervise l’ensemble des travaux de terrain. Nommé par la suite surintendant adjoint à l’ingénierie minière, il assume la responsabilité de l’ensemble des activités d’ingénierie minière, avant d’être transféré à son poste actuel de surintendant adjoint aux opérations minières. À ce titre, il intervient tant sur le plan stratégique que sur l’organisation du travail au sein du département, assure un rôle de liaison entre les équipes et les différentes unités de la compagnie, notamment les ressources humaines, et veille au déploiement des initiatives organisationnelles dans un climat de confiance, en accordant une attention particulière aux enjeux de santé et de sécurité.
Une passion cristallisée à l’UQAC
Au début de sa carrière comme ingénieur, Karim Simard est rapidement appelé à mobiliser les apprentissages acquis à l’université. Mais à mesure qu’il accède à des fonctions de gestion, ce sont surtout d’autres compétences qui s’imposent, liées aux méthodes de travail, à l’analyse et à l’organisation. Devoir composer avec parfois sept cours dans une même session universitaire forge inévitablement le sens des priorités! «L’université m’a permis de bâtir mon coffre à outils. Ça m’a donné des outils, ça m’a appris la résilience, ça m’a appris aussi la capacité d’analyser les problèmes de manière systématique, de manière adéquate. […] Ça m’a donné des outils, mais ça ne m’a pas appris à travailler. Même si je te donne un marteau, ça ne veut pas dire que tu es capable d’utiliser ton marteau correctement, mais au moins tu as un marteau», explique-t-il. C’est sur le marché du travail qu’il peut utiliser les «outils» donnés à l’UQAC. Ces compétences développées au fil de sa formation trouvent ainsi un écho dans son quotidien professionnel. À cela s’ajoute l’importance du travail d’équipe, un autre apprentissage de son passage à l’UQAC, qui demeure au cœur de sa pratique de gestionnaire.
Parlant de relations humaines, Karim Simard entretient encore aujourd’hui des liens étroits avec ses amis d’université, qu’il retrouve chaque année. Il demeure également en contact avec certains professeurs; l’un d’eux l’a d’ailleurs récemment sollicité afin de contribuer au développement d’un cours, preuve de la proximité qui caractérise toujours son passage à l’UQAC. « On est facilement accessibles, on étudie ensemble, il y a une proximité, on se connaît », souligne-t-il. Originaire du Saguenay, Karim Simard avait choisi de s’inscrire à l’UQAC en raison de la solide réputation de l’enseignement dans son domaine d’études et de l’occasion d’étudier dans sa région. Il pressentait déjà qu’il y trouverait une équipe engagée; une intuition qui s’est confirmée. La passion transmise par ses professeurs, conjuguée à la sienne, a profondément marqué son parcours et a nourri sa motivation : «La passion transmise par les profs, ma propre passion aussi, envers le programme, envers les cours, m’a donné une motivation hors du commun. C’est la plus grande chose qui a contribué à ma réussite. Ça a fait en sorte que j’ai aimé l’école et que j’ai eu de très bonnes notes», raconte-t-il avec toujours la même passion pour sa formation. Ses études à l’UQAC lui ont permis de développer une confiance solide et de reconnaître ses forces. Fier de son parcours universitaire, Karim Simard incarne un ambassadeur de son université, porté dans ses fonctions de gestionnaire par la passion née durant ses études.



