Jeudi, 2 avril 2026
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Anne-Julie Néron : suivre le fil de l’histoire

Il arrive souvent à Anne-Julie Néron de croiser quelqu’un qui lui lance : «Hey, moi aussi, j’ai un bac en histoire!». Une remarque qui lui rappelle à quel point les personnes diplômées en histoire sont nombreuses et présentes dans une foule de milieux! À la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean, où elle occupe la direction générale, elle en côtoie d’ailleurs plusieurs, formées comme elle à l’UQAC. Diplômée du baccalauréat en histoire en 2009, elle assure la gestion de cet organisme à but non lucratif : budgets, conseil d’administration, ressources humaines, bâtiment patrimonial, opérations muséales… un rôle vaste, où ses compétences d’historienne et les liens tissés à l’UQAC l’accompagnent toujours. 

Découvrir ses intérêts en histoire

Anne-Julie Néron s’est inscrite en histoire tout simplement parce qu’elle trouvait le domaine intéressant. C’est au fil de sa formation qu’elle découvre rapidement ce qui lui plait plus particulièrement : la diffusion de l’histoire et la vulgarisation auprès du grand public. Elle y contribue grâce à son emploi de guide à l’Odyssée des Bâtisseurs (gérée par la Société d’histoire qu’elle dirige aujourd’hui!), qu’elle occupe en parallèle de ses études de premier cycle. Elle agit aussi à titre d’assistante de recherche aux côtés du professeur François Guérard, aujourd’hui retraité, reconnu pour ses travaux sur l’histoire du Saguenay–LacSaintJean. Elle garde encore aujourd’hui un lien avec lui, et n’hésite pas à lui écrire lorsqu’elle a une question professionnelle.  

Son diplôme en poche, Anne-Julie Néron quitte la région dans l’objectif de compléter une maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qu’elle voit comme la suite logique de son baccalauréat. Elle ne savait pas, au moment de s’établir dans la métropole, qu’elle s’inscrirait ensuite à HEC Montréal afin de décrocher un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en gestion d’organismes culturels. Alors qu’elle poursuit ses études, un objectif se dessine de plus en plus nettement dans son parcours : occuper un poste en gestion dans le secteur muséal. Ses choix professionnels s’orientent naturellement dans la direction de son intérêt pour les musées qui s’est concrétisé au baccalauréat : elle cumule des expériences de travail dans différents musées, et elle décroche, en 2014, le poste de directrice générale de la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean. Celle-ci a pour mission de mettre en valeur le patrimoine et le territoire en réunissant la muséologie, l’archivistique et le patrimoine bâti. L’organisme fonctionne en véritable travail d’équipe : «On a tous la même formation universitaire au bac [en histoire à l’UQAC], mais on n’a pas tous la même tâche et les mêmes fonctions au sein d’un même organisme, donc on a cette base de connaissances communes, puis on l’utilise différemment selon nos responsabilités.» La Société d’histoire accueille aussi des étudiants de l’UQAC comme employés ou stagiaires.  

Un réseau qui commence au baccalauréat

Si Anne-Julie Néron souhaitait étudier à l’UQAC puisque c’était la solution à côté de chez elle, elle qui prenait l’autobus qui passait directement devant chez elle, ce choix évident s’est avéré déterminant. Elle découvre rapidement ce qu’elle apprécie de son université : la proximité avec les enseignants, un cercle social solide et un milieu où l’implication étudiante occupe une place importante.  

Les liens qu’elle a tissés à l’UQAC se prolongent encore aujourd’hui; c’est ce qui va de soi dans une université régionale. Dans son travail, elle collabore régulièrement avec des professeurs de l’Unité d’enseignement en histoire. Elle a d’ailleurs siégé au conseil d’unité d’enseignement du Département des sciences humaines, une façon de rester connectée à l’établissement où elle a noué plusieurs amitiés.  

Parmi ses expériences marquantes à l’UQAC, son implication étudiante occupe une place centrale. Anne-Julie Néron s’est engagée au sein du comité de l’environnement, un groupe dynamique réunissant des étudiantes et étudiants issus de divers programmes, dirigé par des étudiantes et étudiants en éco-conseil. Elle s’y implique d’abord pour élargir son cercle social, puis le comité en vient rapidement à occuper une place significative dans son expérience universitaire. Elle évoque notamment une sortie au chalet de la Forêt d’enseignement et de recherche Simoncouche et l’énergie rassembleuse du groupe, ainsi que les partys universitaires! Par son engagement, elle participe à différents projets et élargit progressivement son réseau : «Ma première année à l’université a été marquée par mon implication dans ce comité-là qui est devenu un cercle social vraiment important. […] Plus tard dans ma formation aussi, on avait organisé les journées féministes à l’UQAC, donc ça aussi, ça m’a vraiment marquée. Je me suis fait un réseau aussi, [formé de] différentes personnes qui étudiaient dans les programmes de sciences humaines. Ça a vraiment marqué à la fois les études et la vie sociale.» Anne-Julie Néron a même travaillé à la cafétéria et à la COOPSCO. Mais l’emploi au sein des murs universitaires qu’elle a le plus apprécié est, de loin, l’assistanat de recherche!  

Les compétences acquises au baccalauréat demeurent «la base» de son travail. Elles nourrissent les programmes éducatifs, les publications et les expositions de la Société d’histoire. Anne-Julie Néron souligne notamment l’importance du cours sur l’histoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’apprentissage du travail en archives. Pour elle, le baccalauréat en histoire offert à l’UQAC ouvre vers une grande variété de domaines : «Une formation en histoire, ça apprend des compétences essentielles comme apprendre à penser, à analyser, à critiquer, à comprendre le monde. Avec ces compétences-là, ça mène à une variété de milieux d’emploi selon les intérêts et les profils.» Et il ne fait aucun doute qu’Anne-Julie Néron en est un exemple éloquent!  

 

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