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L’expérience québécoise de Pape Doudou Tague, étudiant sénégalais

Provenance: Dakar, Sénégal

Diplômes à l’UQAC:

Chers futurs étudiants ou étudiants encore indécis à prendre votre envol vers le Canada!

Il m’arrive souvent de parler de mon séjour ici à des camarades qui, tout comme moi, aimeraient vivre cette expérience. Voici, quelques informations utiles, qui j’espère, pourront vous servir!

Le mode de vie au Québec

thumb_IMG_2032_1024À Chicoutimi, il est différent du mode de vie africain. En Afrique, on observe des hivers doux (avec des températures moyennant 15 à 20°C), tandis qu’au Québec, les hivers peuvent être très froids et rudes. C’est pourtant durant cette période qu’il est possible de découvrir une des belles facettes de la culture québécoise. Plusieurs activités divertissantes sont à disposition : de la randonnée en raquette, du ski de fond, ski alpin, de la planche à neige, du patinage, etc.

Étant un amoureux de la nature et des beaux paysages, la ville de Chicoutimi est particulièrement bien lotie en ces points. Ayant vécu dans des centres urbains durant toute ma jeunesse, j’ai eu un coup de cœur en voyant la proximité qui existe entre la ville et la nature. Je pense notamment au Parc de la rivière du Moulin et au Parc national des Monts-Valin.

Le système scolaire au Québec

Le rendement au travail est différent du rendement africain puisque la vitesse est différente. On dirait que tout va deux fois plus vite. Ce qui pourrait donner l’impression de travailler à un rythme effréné. Comme résultante, la productivité est plus importante et de façon globale les journées sont plus dynamiques.

Un choix de programme adéquat est une étape très importante qui va définir une carrière. Il est donc important de bien identifier le secteur dans lequel on veut développer une expertise. En général, les universités québécoises sont reconnues pour la qualité de l’enseignement fourni. Il a été démontré à plusieurs reprises que le système éducatif québécois est très performant.

Maintenant, la question qui se pose : comment choisir son programme ? Chaque programme a ses particularités et ses spécificités. Les étudiants qui sont à la recherche d’une université doivent s’assurer que le programme offert correspond à leurs intérêts. Comme exemple, l’Université du Québec à Chicoutimi propose un excellent programme d’enseignement en science de la terre et dans les sciences appliquées. De façon générale, le réseau des Universités du Québec (à Montréal, Trois-Rivières, en Outaouais, à Rimouski, en Abitibi-Témiscamingue, à Chicoutimi) permet l’accessibilité aux études universitaires en région, hors des centres urbains. Ce qui est une option non négligeable lors du choix final. Étudiant à Chicoutimi, il y a énormément de points positifs que j’ai pu retenir de l’université : la disponibilité des professeurs (ils sont facilement joignables et sont toujours disposés à répondre aux questions), le nombre de services offerts aux étudiants (SAE, AEI, MAGE UQAC, etc.), le système d’évaluation (bon équilibre entre les travaux personnels et les travaux d’équipes), les frais de scolarité par rapport à la qualité de l’enseignement, le système de stage du département des sciences appliquées, le rapport équilibré entre les cours magistraux vs les travaux de terrain/laboratoires (excursion de terrain afin de jumeler la théorie et la pratique), la possibilité d’avoir des bourses, la vie extrascolaire (activités organisées par l’université via le MAGE, AEI, le BarUQAC…). Après avoir trouvé un programme, il faut réaliser une demande d’admission. C’est un processus très simple qui se fait facilement en ligne.

Le peuple québécois

Au niveau social, il faut dire que les Québécois sont très accueillants. Même s’ils peuvent paraître un peu froids et distants dans un milieu de travail, ils sont clairement chaleureux. Leur ouverture d’esprit est marquante. Les personnes sont très énergétiques, ce qui en fait une région vivante. L’adaptation se fait plutôt facilement. Il y a ce désir d’intégration qui est très fort au Québec.

Les opportunités d’emploi

Il est possible de faire une carrière dans son domaine d’étude à condition d’être performant au travail (bien entendu) et aussi d’avoir eu un bon cheminement académique. Il y a beaucoup d’opportunités pour les stages. En fonction des programmes, ces stages peuvent être très bien rémunérés. Via ces stages, il va être possible de bâtir un bon CV afin de pouvoir intégrer le marché de l’emploi après l’obtention du diplôme. En prenant mon exemple, j’ai fait mon premier stage avec le Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) quand je faisais mon baccalauréat en génie géologique. Je suis en ce moment en train de faire ma maitrise à l’UQAC en collaboration avec le MERN. Cela fait trois étés que je travaille pour eux. C’est un exemple pour montrer que les opportunités de carrière sont bel et bien présentes. Sinon en tant qu’étudiant, il y a plein d’emplois à temps partiel. On peut en trouver au sein même de l’UQAC ou en dehors de l’université.

Une poursuite d’étude à l’UQAC pour Lucile Pain, étudiante française

Pays de provenance: France
Établissement partenaire avec l’UQAC: Institut Catholique des Études Supérieures (ICES, La Roche-sur-Yon, France)

Diplômes à l’UQAC:

Pourquoi avoir choisi de poursuivre des études à l’UQAC?

Dans mon établissement d’origine, il était proposé aux étudiants de 3ème année de Licence de Biologie d’achever leur cursus en suivant le cheminement classique en France ou alors, en poursuivant un semestre d’étude à l’étranger au sein d’établissements partenaires. J’avais beaucoup entendu parler du Québec par le biais des médias ou d’anciens expatriés dont l’expérience dans la belle province avait été réellement positive. J’ai donc décidé de tenter l’aventure à l’UQAC à l’hiver 2012. Choisir cet établissement me permettait ainsi d’obtenir un diplôme dans mon établissement d’origine tout en découvrant la culture québécoise et les grands espaces, ce qui représentait pour moi un avantage en comparaison avec de plus grandes villes « universitaires ».

À l’issu de mon échange universitaire, j’étais convaincue de l’efficacité du système éducatif québécois dans le domaine professionnel que je souhaitais intégrer (la recherche en santé) en comparaison de celui de mon pays d’origine, trop « maternisant »; ce qui signifie qu’il laisse peu de place à l’autonomie en recherche. J’ai donc décidé de poursuivre mes études supérieures au deuxième cycle ici, à la maîtrise en médecine expérimentale.

Ce programme m’a permis, de poursuivre de façon autonome un projet de recherche portant sur un composé au potentiel anticancéreux dans le cas précis du cancer du poumon, au sein du laboratoire LASEVE sous la direction et co-direction des enseignants Jean Legault et André Pichette. À la fin de ce programme, j’ai pu produire un mémoire de recherche intégrant les résultats obtenus à l’issu de mon projet. En terme d’équivalent universitaire français, j’ai constaté que le mémoire de recherche québécois se rapproche davantage d’une « mini-thèse » de deux ans, aussi bien dans le fond que sur la forme. Ainsi, étudier dans un établissement québécois au deuxième cycle m’a permis d’acquérir de l’expérience pertinente dans les différents aspects du domaine de la recherche thérapeutique pendant deux ans. En France, l’étudiant de Master n’effectue qu’un stage professionnel de 6 mois sur deux années d’études, ce qui est à mon sens, insuffisant pour acquérir une formation solide, du moins d’un point de vue technique, dans un laboratoire de recherche.

Aujourd’hui candidate au doctorat, je considère que poursuivre un projet de recherche au sein du laboratoire dirigé par la Pre Catherine Laprise m’offre les conditions idéales pour la progression de ma formation en recherche. Ce laboratoire s’est développé grâce à l’obtention de trois subventions à la Fondation Canadienne de l’innovation (une FCI-Chaire et deux FCI-leaders), et possède une plateforme complète pour l’étude des facteurs génétiques et environnementaux qui sous-tendent les troubles respiratoires et l’allergie. La Pre Catherine Laprise est reconnue pour la qualité du soutien qu’elle offre aux étudiants en recherche. En laboratoire, elle dédie un projet à l’étudiant qu’elle supervise dans toutes les étapes vouées à la bonne poursuite du projet en question. Elle nous encourage à superviser des étudiants de niveaux moins avancés. De par ses nombreuses collaborations, elle nous offre l’opportunité d’effectuer des stages, des formations ou encore de suivre des cours particuliers auprès de chercheurs de diverses expertises et de différentes universités. Elle s’assure que nous progressions à un rythme satisfaisant, nous encourage à appliquer à des demandes de bourses, à participer à des congrès nationaux et internationaux et encadre notre rédaction de manuscrits.

Dans le cadre de mon doctorat en biologie, je poursuis présentement un projet de recherche en génétique et épigénétique de l’asthme au sein du laboratoire Gépromic sous la supervision de la Pre Catherine Laprise, titulaire de la Chaire de recherche en santé du Canada sur l’asthme en environnement et génétique des troubles respiratoires et de l’allergie. L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui dans certains cas, peut s’avérer mortelle. L’importance de la composante génétique de l’asthme est reconnue depuis des années. Plus de 500 gènes ont été associés à l’asthme. Aujourd’hui, la communauté scientifique s’entend pour dire que les efforts de recherche devraient être concentrés sur des études fonctionnelles afin de comprendre le rôle des gènes associés, sur l’étude des interactions entre ceux-ci et avec certains facteurs environnementaux, ainsi que sur l’étude de modèles cellulaires afin de mieux comprendre la physiopathogenèse de l’asthme. C’est dans ce contexte que s’inscrit mon projet de doctorat qui vise à étudier l’asthme allergique en étudiant la biologie d’un des acteurs cellulaires-clés de cette maladie : l’éosinophile qui est un sous-type de globule blanc reconnu pour être activé dans l’asthme allergique. Précisément, mon projet entend documenter le profil épigénétique de l’éosinophile isolé du sang de personnes asthmatiques allergiques comparativement à l’épigénome de personnes non atteinte d’asthme ou d’allergie. Ultimement, ce type d’étude peut contribuer à déterminer de nouvelles cibles thérapeutiques et donc de nouvelles pistes pour traiter efficacement la maladie. Aussi, le système éducatif québécois dans mon domaine est un atout puisqu’en plus d’être davantage « professionnalisant » que dans mon pays d’origine, il offre à l’étudiant l’opportunité d’une expérience en Amérique du Nord et ainsi de découvrir une autre culture et d’élargir ses horizons.

Pendant mon cursus universitaire, j’ai occupé quelques emplois étudiants :

  • Auxiliaire d’enseignement des travaux pratiques et dirigés de génétique générale (hiver 2015),
  • Aide au juge en chef des Expo-Sciences Finale Régionale Saguenay-Lac-Saint-Jean (hiver 2014 et 2015),
  • Surveillante examen- Département des sciences fondamentales (hiver 2014).

Quels sont tes objectifs professionnels ?

À l’avenir, je souhaite devenir chercheure dans le domaine de la recherche thérapeutique en santé respiratoire. Ainsi, après le doctorat je compte effectuer plusieurs stages post-doctoraux au sein de différents laboratoires de par le monde ce qui me permettra ultimement, de me spécialiser dans un domaine d’expertise précis.

Des conseils pour les futurs étudiants internationaux venant étudier à l’UQAC?

Bien s’équiper pour parer aux conditions climatiques propres à la région est un point important. Dans un autre domaine, faire le pari de l’immersion pendant l’échange donc ne pas hésiter à sortir un peu de sa communauté d’origine. Discuter des possibilités de projets avec les professeurs contactés par un moyen de communication tel que Skype pour s’assurer de répondre à nos objectifs de carrière et si possible, discuter avec des anciens étudiants ou des membres du personnel de ce dernier pour valider notre perception.

L’intégration parfaite de Thibault Hire, étudiant français

Pays de provenance: France
Établissement partenaire avec l’UQAC: Université Reims Champagne Ardenne

Diplômes à l’UQAC:

Présente toi !

11109149_10206384504072231_8304344703814576979_nJe m’appelle Thibault Hire, arrivé à l’UQAC en septembre 2011 pour réaliser une année de Baccalauréat en Administration des Affaires en provenance de l’Université Reims Champagne Ardenne. Après l’obtention de mon DUT GEA, j’ai choisi de venir au Québec afin de poursuivre mes études pour découvrir une vision différente de ma spécialité (marketing), découvrir une nouvelle partie du monde, de nouvelles cultures, l’hiver québécois (et la liste est longue !).

Pendant cette première année, afin de subvenir à mes besoins, j’ai réalisé de nombreux dossiers dans le but d’obtenir des bourses de la région, du département et les bourses du CROUS.

Après l’obtention de mon diplôme, je suis rentré une petite année en France, où j’ai entretenu mon virus du voyage attrapé au Québec ! J’ai été travaillé en Suède pour quelques mois dans l’agriculture afin d’y apprendre l’anglais.

Une poursuite d’étude à l’UQAC

En parallèle à cela, j’ai été accepté en Maîtrise en gestion des organisations à l’UQAC. En août 2013, je suis revenu au Québec, mes contacts que j’ai gardés ici m’ont trouvé une chambre dans un sous-sol aménagé, chez un québécois du Nouveau-Brunswick où c’était vraiment sympa ! Beaux souvenirs autour de bières et de matchs du Canadien !

Cette année-là, afin de subvenir à mes besoins, j’ai cumulé quelques jobs étudiants : caissier à la caféteria de l’UQAC, assistant au développement de la MGO et surveillant, correcteur de nombreux examens. Il est largement possible et envisageable de travailler à côté des cours. Trouver un emploi est relativement facile ici !

Cette maîtrise m’a permis de développer ma rigueur, mon autonomie et mon envie de performer ! Le rythme est complètement différent de celui de la France, mais attention à ne pas se laisser piéger, il y a beaucoup de travail personnel à fournir ! De plus, j’ai participé à un cours de leadership expérientiel inoubliable. En d’autres mots, nous avons passé une semaine de raquettes (en plein mois de décembre) au milieu des montagnes avec des mises en situation en rapport avec nos cours !

Cette année, j’entreprends un doctorat en management de projets. En parallèle à cela, je vais contribuer au développement d’un outil créé par le Centre de Recherche en éco-conseil de l’UQAC. Ma thèse de doctorat mêlera gestion de projets ainsi que le développement durable.

Mon objectif pour les années futures est, bien sûr, de tenter d’intégrer la CHAIRE en éco-conseil ou de trouver un travail au Québec ou ailleurs (au Canada !!) dans le développement stratégique des organisations.

Un conseil pour les futurs étudiants internationaux de l’UQAC ?

Le principal conseil que je donnerais est de se lancer. Malgré les galères rencontrées, on n’en retient que le positif ! Je pense que c’est une très belle opportunité qui est donnée aux étudiants internationaux de venir étudier dans un établissement de qualité possédant de nombreux atouts afin d’atteindre nos buts.

Un dernier conseil qui est le plus important pour rendre cette expérience inoubliable. N’hésitez pas à vous ouvrir aux autres. Allez vers les autres étudiants (au bar, ça fonctionne bien !), associations étudiantes, ou professeurs. Je suis persuadé que vous y ferez de belles rencontres professionnelles et personnelles.