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Remise de trois doctorats honoris causa

Saguenay, le 1er mai 2009 – L’Université du Québec à Chicoutimi est très fière de
remettre, aujourd’hui, ses vingt-deuxième, vingt-troisième et vingt-quatrième
doctorats honoris causa à trois personnalités qui ont contribué, à leur manière, au
développement du monde universitaire, soit à messieurs Bernard Angers, Ghyslain
Dubé et Pascal Triboulot.

– Monsieur Bernard Angers –
Monsieur Angers a travaillé pendant plusieurs années dans de nombreux ministères et
organismes publics. Il a assumé la direction générale de la rémunération au
ministère de la Fonction publique où il a établi la politique de rémunération des
secteurs public et parapublic du gouvernement du Québec. En 1971, il devient
sous-ministre associé au ministère des Institutions financières, Compagnies
et Coopératives.

Il a été sous-ministre adjoint au ministère des Affaires municipales de 1974
à 1977 où il a contribué à l’implantation de la réforme de l’évaluation foncière et à la
préparation de propositions gouvernementales en matière de financement municipal.
En 1977, il est nommé sous-ministre en titre au ministère des Travaux
publics et des Approvisionnements. Il a participé à la mise en place de ROSALIE,
système de gestion régissant l’octroi des contrats de service du gouvernement du
Québec. Il a également été responsable de la planification et de la réalisation des
premiers travaux de rénovation de l’Assemblée nationale.

En 1979 il a été nommé Secrétaire général associé au ministère du Conseil
exécutif. Il a séjourné un an au Collège national de la défense à Kingston en Ontario,
où il s’est consacré à des études géopolitiques relatives au Canada et à sa place dans
le monde sur les plans politique, économique et militaire. À son retour à Québec, il
devient président-directeur général de la Société d’habitation du Québec où
il y a agi à titre de porte-parole des provinces canadiennes. Il a négocié une nouvelle
entente fédérale-provinciale en matière d’habitation par laquelle il a ramené, au niveau
provincial, la maîtrise d’oeuvre dans ce secteur d’activité économique. En 1986, il est
nommé sous-ministre en titre au ministère du Revenu et assume, pendant sept
ans, la responsabilité de la gestion des programmes sociofiscaux et conseille le
gouvernement québécois en la matière.

Après avoir oeuvré près de trente ans dans la haute fonction publique québécoise,
monsieur Angers a entrepris une seconde carrière, à titre de recteur de l’Université
du Québec à Chicoutimi, de 1993 à 2001. Il a laissé une trace remarquable et un

héritage important pour les générations futures. Sur le plan des réalisations, on lui
reconnaît la construction des Pavillons des humanités, des arts, du givrage, de la
foresterie et de trois résidences pour étudiants. Par ailleurs, Bernard Angers a su
mobiliser le personnel de l’université afin de réaliser la première campagne
majeure de financement qui a atteint la somme de 8,4 M$.

Il a réussi à situer l’Université du Québec à Chicoutimi comme lieu d’enseignement de
haut niveau sur la scène régionale, nationale et internationale. Il a, de plus, contribué
à la reconnaissance publique de l’excellence de cette institution dans plusieurs
domaines, au plan social, économique et politique.

Bernard Angers est un acteur important dans sa communauté. Il oeuvre sur plusieurs
comités, dans divers domaines, et contribue ainsi à l’enrichissement de son milieu.

– Monsieur Ghyslain Dubé –

Monsieur Ghyslain Dubé a entrepris sa carrière en 1971 comme stagiaire chez
Alcan. Depuis ce temps, il agit à titre de chercheur et de conseiller scientifique
au Centre de recherche et de développement Arvida de Rio Tinto Alcan où il a
acquis ses lettres de noblesse en matière de recherche industrielle. L’expertise qu’il a
développée, avec son équipe de recherche, sur les procédés de production et du
traitement de l’aluminium en fusion lui a d’ailleurs valu une renommée mondiale dans
le milieu industriel du métal gris.

La première découverte développée par monsieur Dubé concerne le procédé de
traitement de l’aluminium en creuset qui, en substituant une grande partie du
chlore autrefois utilisé, et en le remplaçant par d’autres produits moins nocifs, et en
utilisant des méthodes de contrôle des procédés plus évoluées, a permis de réaliser
des alliages de très haute qualité avec d’autres matériaux.

La seconde innovation que monsieur Dubé a mise au point est le LimCA
LiquidMetal Cleanliness Analyser. Cette technologie qui permet, grâce à des
techniques analytiques sophistiquées, de contrôler la propreté et la pureté du métal de
manière quasi instantanée est devenue la norme de l’industrie sur le marché
international. Cet analyseur, fabriqué par une entreprise québécoise, alimente 100 %
du marché mondial.

Par la mise en place d’un réseau d’experts et de scientifiques aguerris, il a aussi
largement contribué à la structuration d’alliances stratégiques qui sont devenues
incontournables au développement et à la consolidation du savoir et du savoir-faire
québécois dans la production et la transformation de l’aluminium.

Dès le début des années 1980, les collaborations entre l’Université du Québec à
Chicoutimi et la société Alcan, devenue depuis Rio Tinto Alcan, ont évolué en
partenariat fructueux et de grande importance pour notre université. Nous avons agi
conjointement comme pionniers dans le lancement d’une recherche systématique dans
le domaine de la production et de la transformation de l’aluminium. Cette recherche
repose sur une collaboration soutenue entre Alcan et notre institution, mais aussi,
entre l’UQAC et d’autres universités québécoises. Cela a donné lieu à la mise en
place de deux chaires industrielles à l’UQAC qui sont toujours financées,
l’une par Rio Tinto Alcan, et l’autre, par General Motors. Cela a aussi donné lieu
à la création en nos murs du Centre de recherche sur l’aluminium CURAL et par la
suite, un regroupement stratégique désigné sous le nom de REGAL.

Permettez-nous également de souligner que monsieur Dubé a reçu plusieurs
distinctions tout au long de sa fructueuse carrière de chercheur industriel.
Mentionnons le prix Joseph-Armand-Bombardier (ACFAS), le prix de l’Association de la
recherche industrielle du Québec, le prix Canada pour l’excellence en affaires et le prix
J.-Alfred-Dubuc en innovation technologique du Mérite scientifique régional. Plus
récemment, il s’est vu octroyer par le gouvernement du Québec le prix Lionel-Boulet
qui représente la plus haute distinction dans le domaine de la recherche et du
développement en milieu industriel.

Le Québec rayonne présentement sur le plan mondial par les compétences dont
bénéficie principalement la Vallée de l’aluminium, mais aussi tout le Québec. Par ses
qualités de chef de file, de rassembleur et de mobilisateur de personnel hautement
qualifié, monsieur Dubé a réussi à mettre au point des techniques tout à fait
exceptionnelles pour le plus grand bénéfice de l’industrie de l’aluminium.

– Monsieur Pascal Triboulot –

Le professeur Triboulot, ingénieur de formation et détenteur d’un doctorat en sciences
des matériaux, a entrepris son cheminement professionnel en 1981, comme
attaché de recherche, au Centre national de la recherche scientifique (CNRS),
principal organisme de recherche à caractère pluridisciplinaire en France.
En 1985, il a débuté sa carrière universitaire en devenant maître de conférences
à l’École Supérieure des Sciences et des Technologies des Industries du Bois
(ESSTIB) rattachée, à l’Université Henri Poincaré, Nancy 1. Une quinzaine d’années
plus tard, il se voit octroyer le titre de professeur des universités et en 2005, il est
promu au rang de professeur des universités de 1re classe.

Dès le début de ses travaux de recherche, il a eu le pressentiment que le matériau
bois avait toutes les caractéristiques pouvant servir d’assise aux sociétés modernes. Il
affirme : « pas de bois, pas d’avenir. » Il dépoussière le bois et il le présente sous
l’angle de ses caractéristiques biophysiques, c’est-à-dire un matériau de fibres
composites à l’image des matériaux modernes tant recherchés comme ceux, en fibres
de carbone. Sur le plan environnemental, le professeur Triboulot présente le bois
comme étant un des seuls matériaux capables de séquestrer le CO2. Le bois peut
donc nous aider à résoudre une des pires crises environnementales
appréhendées de notre siècle, le réchauffement de la planète. Le bois,
matériau renouvelable par excellence, s’inscrit en droite ligne avec le concept du
développement durable.

En plus de ses activités d’enseignement fort variées – résistance des matériaux,
mécanique du solide, mécanique appliquée aux structures de bois, etc. –, le professeur
Triboulot a été le principal artisan du développement et de la mise en oeuvre de
nouveaux programmes de formation de deuxième cycle à l’École Nationale Supérieure
des Sciences et des Technologies des Industries du Bois (ENSTIB). Ces programmes
visent à mettre en valeur le matériau bois dans la construction commerciale et
industrielle. Il a participé activement à la création de cette école supérieure puisque,
dès 1983, il a été nommé directeur technique du Centre d’études
supérieures scientifiques qui a été à l’origine de la création de l’ESSTIB qui a
changé d’appellation en 1994 pour devenir l’ENSTIB, marquant son nouveau
statut d’école nationale. Le professeur Triboulot assume d’ailleurs la direction de cette
importante institution.

Sa connaissance du milieu universitaire français, de même que son
expérience de gestionnaire reconnu l’ont amené à accepter d’autres
responsabilités administratives et électives. Président de l’Association de gestion
des services universitaires – maison de l’étudiant – de la ville d’Épinal, membre de
l’équipe de direction de la Commission des finances de l’Université Henri Poincaré,
coordonnateur de la Charte départementale d’environnement, partie « valorisation du
bois », membre du Conseil d’orientation et de suivi des opérations de Constructions
publiques bois du Conseil général des Vosges, membre du Comité d’orientation et de
gestion du Centre régional d’enseignement spécialisé en agriculture/forêt-bois de
Yaoundé au Cameroun, membre élu du Conseil d’administration du Conseil
d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et membre élu de la Commission
administrative de la Conférence des grandes écoles.

En plus de l’enseignement universitaire et de ses importantes responsabilités
administratives, le professeur Triboulot est aussi très actif en recherche depuis
plus de vingt-cinq ans, soit comme chercheur, soit à titre de directeur d’équipes de
recherche multidisciplinaires. Son expertise en recherche est d’ailleurs largement
connue et reconnue par le milieu scientifique puisqu’il est membre de plusieurs
organismes, comités de recherche ou de transfert de connaissances.

L’Université du Québec à Chicoutimi est très honorée de vous compter parmi ses
récipiendaires et félicite, chacun de vous, pour sa contribution exceptionnelle à
l’avancement de notre société.

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SOURCE :
Céline L’Espérance
Technicienne en information
Bureau des affaires publiques de l’UQAC
Courriel : celine_lesperance@uqac.ca
Téléphone : 418 545-5011, poste 2350

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