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Présentation de l'édition 2009
Le papier, cette année, avait soif de mots. Aussi avez-vous
été généreux dans votre effort pour l’abreuver d’encre, d’images et de poésie.
Il convient de célébrer par de telles libations les ressources expressives du
langage en des temps où les termes les plus usités sont « économie »
et « argent », sans prétention
à se faire entendre du plus grand nombre, mais comme par devoir de solidarité ou
de résistance, puisque l’on ne peut se permettre d’être avare de mots dans un tel
contexte d’indigence. Il n’y a rien de mieux que d’opposer à l’hégémonie du
capital la gratuité œcuménique de La Bonante, l’une des
rares revues de création littéraire qui ne peut se monnayer car elle n’a pour
prix que ceux qu’elle donne aux plus méritants de ses contributeurs.
Dans cette édition, pas de thèse,
pas de revendications, pas l’ombre d’une protestation en regard de la morosité
du temps; que des textes qui se donnent à lire, des présents désintéressés à
offrir en partage. Ainsi « Coléoptère »,
gagnant du concours du meilleur texte de trois pages, nous rappelle que, par bonheur, « il y a aussi
l’écriture » pour souligner en fin de parcours son caractère salvateur. Le
deuxième prix, « Se découvrir », exalte tout simplement le plaisir sensuel,
sans chercher à tout prix le sens second, ou la plus-value de la réflexion philosophique.
« Équinoxe », le troisième prix, nous invite à « humer la
vie » par le biais d’un récit impressionniste au nord du 60e
parallèle, où les maîtres mots sont « Vibration. Révélation. Libération ».
Enfin, à la détresse lancinante de « Brun comme ton nom » répond
l’absurdité enjouée de « La chaise », nos deux mentions honorables
aux accents si contrastés.
Quant aux meilleurs textes de 4
lignes, le premier prix, « Île ou Elle », explore les synesthésies
d’une homonymie, alors que le deuxième, « Comme toué matins », interroge
la noirceur et le froid d’un certain quotidien, cependant que le troisième
« Malesuada Fames » prend prétexte d’un vers de Virgile et stigmatise,
dans une épitaphe cinglante, une vie d’abus. Les mentions honorables à
« Ma signature » et « Foi » mettent sur un pied d’égalité
deux rapports au monde que l’on ne saurait départager.
Cette édition de La Bonante, dont on se plait à imaginer
que les contributions constituent une ode à la gratuité et au don de soi,
existe aussi grâce la participation bénévole et généreuse de gens qu’il
convient à présent de remercier, comme les membres du jury, Cynthia Harvey,
directrice de l’Unité d’enseignement en lettres, et Geneviève Lamarre,
étudiante à la maîtrise. Nos remerciements vont aussi aux mécènes qui encouragent
et financent bon an mal an nos concours, Monsieur Gleider Hernandez, directeur
du département des arts et lettres, et Madame Nicole Bouchard, doyenne des
études de cycles supérieurs.
Mais notre dette de gratitude est
plus grande encore envers Karen Blackburn qui a veillé au bon déroulement du
concours, depuis la réception des textes jusqu’à leur mise en page et leur
impression. Son enthousiasme, son professionnalisme et son esprit d’initiative
font plaisir à voir et sont grandement appréciés. Le président du jury 2009 Luc Vaillancourt
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Afin d'encourager la création de textes dans la région du
Saguenay—Lac-Saint-Jean et au Québec, l'Unité d'enseignement en lettres
de l'Université du Québec à Chicoutimi invite toute la population à
participer à ses deux concours annuels... |
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