L’étude en bref

Depuis le mois de mars 2020, le Québec vit un moment historique en raison de la crainte de la propagation de la COVID-19 au sein de la population. Déclarant l’urgence sanitaire, le gouvernement du Québec et ceux de l’ensemble des provinces canadiennes ont mis en place des mesures collectives qui se sont accentuées, puis adoucies : fermeture des établissements scolaires et des services non essentiels, distanciation sociale et confinement.

La mise en place de ces mesures est venue bouleverser la vie de milliers d’étudiant⸱e⸱s et d’employé⸱e⸱s universitaires. Les cours en présence ont fait place à différents modes de prestation virtuelle, et ce, afin d’achever coûte que coûte le trimestre d’hiver. Tous les membres des communautés universitaires ont dû rapidement s’adapter à cette nouvelle réalité inconnue, changeante et source de stress et d’anxiété.

Quelles ont été les conséquences de la pandémie sur la santé globale de ces étudiant⸱e⸱s et employé⸱e⸱s ? C’est dans l’optique de répondre à cette question qu’a été entreprise cette étude approuvée par le Comité d’éthique de la recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi (2020-491).

Cette étude a pour objectif général de dresser le portrait des conséquences à court, à moyen et à long terme de la pandémie sur la santé des étudiant⸱e⸱s et des employé⸱e⸱s du Réseau de l’Université du Québec. Plus spécifiquement, cette étude vise à décrire, comparer et expliquer l’état de santé des étudiant⸱e⸱s et des employé⸱e⸱s universitaires. Pour y parvenir, une étude longitudinale avec des mesures répétées dans le temps s’est amorcée au mois d’avril 2020. Un questionnaire, comprenant des échelles validées concernant les quatre dimensions de la santé globale, a été conçu. Trois phases de collecte de données, par l’entremise d’un sondage en ligne, ont été réalisées depuis le démarrage de l’étude.


 

La santé c’est : « l’évaluation positive qu’une personne réalise de son relatif bien-être physique, psychologique, social et spirituel ». […] La santé se caractérise par une harmonisation adéquate entre chacune des dimensions constitutives de l’être vivant. « Être en santé », c’est donc se sentir bien aux plans physique (le corps fonctionne bien et s’adapte adéquatement avec les besoins psychologiques, sociaux et spirituels et avec l’environnement), psychologique (les pensées, les émotions et les sentiments sont positifs et appropriés selon chaque situation), social (la culture et les relations sociales sont bénéfiques et adaptées; elles participent positivement à l’identité), et spirituel (le tout est signifiant; les croyances ou les valeurs de la personne sont cohérentes).

La pratique du travail social en santé mentale
Cherblanc, Maltais, Freeman, Roy et Bergeron-Leclerc (2019, p. 273)

 


 

Une collaboration du Centre intersectoriel en santé durable (CISD), de la Chaire de recherche Événements traumatiques, santé mentale et résilience de l’Université du Québec à Chicoutimi, de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université et du Réseau intersectoriel de recherche en santé de l’Université du Québec.