Vernissage mercredi 31 mars à 17h
L’exposition se poursuit jusqu’au 16 avril.
Aux aguets, je tente de rassembler le plus d’images possible. Ma méthode entretient un lien avec la temporalité et l’accumulation de traces photographiques. Je suis à la recherche d’un contact visuel avec l’être humain, son environnement et une appartenance avec ce qui se trouve dans mon entourage. Mon esthétique reflète ce qui se passait au moment où j’ai décidé d’en saisir l’action. Je me laisse porter par les aléas de ma vie. Je m’intéresse aux images qui portent les caractéristiques de la prise sur le vif, c’est-à-dire une image qui est guidée par l’impulsion de la vie, qui est caractérisée par l’émergence de la situation. Je saisis une image sans en aviser le sujet, car je ne veux pas que mon acte modifie les habitudes, les gestes et les expressions des personnes que je décide de capturer. Je désire qu’ils restent dans l’ignorance de mon geste artistique, puisque je privilégie des images qui représentent des personnes dans leur milieu de vie, des personnes dans leur quotidien. Je m’oppose à l’idée de la mise en scène qui est à mon avis souvent trop préfabriquée, car elle contient des individus dont le regard est conscient de l’acte du photographe et de ce fait même, modifie la relation avec ce qui est observé.
Les sujets que je choisis d’observer sont également en relation avec le lien que j’entretiens avec mon entourage, mes proches, mon lieu de travail, des endroits privilégiés, mes déplacements, etc. Je cadre de façon intuitive tout ce qui est sujet à être saisi. J’utilise ce qui se trouve autour de moi afin d’en produire mon propre sens tout en me questionnant sur les différences entre l’image fixe et l’image en mouvement. Est-ce que le mouvement ajoute du sens à l’image? Diminue-t-il la signification de l’interprétation? Une image à elle seule peut-elle en dire davantage sur son contenu? Est-ce que plusieurs images peuvent rendre une situation plus explicite?»
-Samuel Larouche Cauchon est détenteur d’un baccalauréat interdisciplinaire en art de l’UQAC et poursuit une maîtrise depuis 2007 qui se termine avec la présentation de cette exposition.