Le Web 2.0 et l’école

La semaine dernière, j’ai commandé deux numéros des Cahiers Pédagogiques. Cinq jours!!! C’est ce que la livraison a nécessité depuis la France. C’est parfois plus long lorsqu’on commande des livres de certaines entreprises québécoises… Chapeau à l’équipe des Cahiers Pédagogiques.

Le premier numéro commandé porte le numéro 482 et a été publié en juin 2012. Comme le titre de ce billet l’indique, il traite du web 2.0 et de l’école. Voici, en gros, ce que j’en retiens…

Caroline d’Atabekian et Caroline Jouneau-Sion ouvrent le dossier « Web 2.0 et école » de belle façon. À la lecture de cette introduction, j’ai décidé de bloguer mes impressions. J’ai l’impression que ce billet pourra intéressé certaines personnes dont mes étudiants… Dans le second paragraphe de cette courte introduction, elles expliquent en quelques mots seulement en quoi consiste le Web 2.0 et pourquoi c’est important pour les acteurs de l’éducation de s’en préoccuper:

En réalité, le Web 2.0, c’est le principe d’horizontalité appliqué à Internet. Loin de la passivité du téléspectateur, l’internaute devient acteur sur le Web. Il participe à l’élaboration des données qu’il consulte, publie, partage ses données, échange via les réseaux sociaux, participe à des travaux collectifs. Il devient « utilisacteur ». Rien de réellement révolutionnaire, mais la facilité de prise en main entraine une massification de ces pratiques. Lequel de nos élèves n’a pas son blog et sa page Facebook  ? Même le ministère de l’Éducation nationale a son compte Twitter. L’école doit donc se préoccuper du Web 2.0 parce qu’elle forme les enfants d’aujourd’hui, dans ce monde-ci, tel qu’il est, imprégné de ces technologies qui permettent d’écrire, de publier, de partager textes, images et sons, qui permettent d’échanger en temps réel et qui conserve les traces de tout, mais aussi de n’importe quoi.

Le principe de l' »utilisacteur » est très intéressant… En un seul mot, on résume ce qui est probablement l’aspect le plus important du Web 2.0. Le paragraphe suivant explique tout aussi succinctement le titre donné au dossier ainsi que l’un des plus importants impacts du Web 2.0 sur l’école:


Pourtant, nous n’avons pas intitulé ce dossier « Le Web 2.0 à l’école », mais « Le Web 2.0 et l’école ». C’est d’abord une question de lieu  : en effet, le Web 2.0 fait sortir les apprentissages du cadre purement scolaire et fait entrer d’autres espaces, dans la sphère éducative. C’est aussi une question de mise en relation. Les différents acteurs de l’école doivent inventer leurs usages, leurs règles de fonctionnement dans cet environnement de plus en plus interactif, hors des rapports sociaux sur lesquels l’école s’est construite. Beaucoup de questions émergent des articles de ce numéro, qui montrent que les enseignants cherchent leur place dans ce nouveau contexte. Mais on y voit aussi une inventivité incroyable dans l’utilisation des outils du Web 2.0 pour rendre les apprentissages plus faciles, plus efficaces, pour individualiser sans jamais renoncer aux contenus.

La table est mise.

La première partie du dossier adresse la posture et le rôle que les enseignant doivent assumer par rapport au Web 2.0. Le premier paragraphe du premier article de cette section (Au travail, Narcisse! par Caroline d’Atabekian) résume, je crois, le sentiment qui habite plusieurs praticiens et étudiants en éducation et la réalité à laquelle ils devraient se raccrocher:

Si le néophyte se laisse facilement intimider par l’élève qui, en un clin d’oeil, maitrise les subtilités d’un mur facebook, zappe d’un lien à l’autre, s’exerce à un jeu vidéo complexe ou discute par chat avec ses copains, un regard attentif montre que ce même adolescent en apparence si à l’aise avec les usages du Web qui lui sont familiers se trouve brutalement dépourvu dès lors qu’on lui demande d’utiliser une messagerie électronique, de s’y retrouver sur un site d’information en ligne, ou de pratiquer tout autre usage courant chez les adultes. Ce même néophyte qui, chaque jour, envoie des messages électroniques, met en page ses cours sur traitement de texte et, peut-être, récupère sur son ordinateur ses photographies numériques est déjà bien plus savant qu’il ne croit.

J’ajoute que le prétendu néophyte est aussi riche de son expérience. Ainsi, la majorité des adultes, même s’ils n’y connaissent rien à Internet, seront critiques et se questionneront face à une offre trop alléchante. (Hier encore, un inconnu m’offrait par courriel la moitié de 17 millions d’euros en échange de presque rien… Si seulement!) Il est important pour les enseignants et les étudiants en éducation de comprendre que les compétences TIC ne sont pas innées et qu’elles font souvent appel à d’autres compétences que l’on peut avoir développer ailleurs ou dans un autre contexte. À juste titre, l’auteur de ce premier article point vers l’information et la communication. C’est, après tout, la raison d’être des outils technologiques et les enseignants ont généralement beaucoup plus d’expérience que les jeunes en ce qui a trait à sa production, sa consommation et son utilisation.

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