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Un portrait simplifié des facteurs influençant la persévérance et la réussite scolaire

Je fais actuellement quelques lectures en lien avec la persévérance et la réussite scolaire. Je m’intéresse aux facteurs qui influencent la persévérance et la réussite scolaire dans le cadre d’une communication que je donnerai la semaine prochaine à Gatineau. Le premier document que j’ai consulté est un résumé ou une « capsule de vulgarisation ». Voici la référence dudit document:

Tremblay, F. Capsule de vulgarisation – retenus par R2. Montréal, R2 – Réunir Réussir. Disponible en ligne: http://www.tableeducationoutaouais.com/files/5113/5463/6830/determinants_PS_capsule_vulgarisation_R2.pdf

Comme je le fais souvent, j’ai commencé à prendre des notes de lecture sous la forme d’une carte d’idées. Voici ce que ça donne pour le moment:

Cliquer sur l’image pour l’afficher à sa pleine grandeur.
Les déterminants de la persévérance scolaire

Manuel d’analyse du Web

J’ai le livre en titre à lire et à commenter… Voici mes notes de lecture. En vrac, sans classement… Désolé si ce n’est pas facile à suivre. Au final, je dois produire un résumé et une appréciation pour une revue scientifique… Je n’ai pas la prétention que ces notes soient déjà un bon résumé… Ce sont des éléments que je juge important ou dont je veux me souvenir en vue d’un travail final dans lequel je tenterai de faire du sens de l’ensemble. Je publierai probablement ce résumé ici aussi, plus tard, si le journal le permet.

Référence exacte du livre dont il est question:

Barats, C. (Ed.) (2013). Manuel d’analyse du Web en Science Humaines et Sociales. Paris: Armand Colin. Collection « U ».

La première partie regroupe quatre chapitres et trois textes plus courts (des « Zoom »!) qui abordent des sujets très précis en lien avec un ou des chapitres. Les textes regroupés dans cette première partie du livre sont supposés aborder des questions interdisciplinaires qui se posent en amont de la recherche.

Chapitre 1: Le Web comme dispositif: comment appréhender le complexe?

Auteur:

Laurence Monnoyer-Smith

Université de Technologie de Compiège

Ce chapitre se positionne d’abord dans le champs des sciences de l’information et de la communication. Je le note, car c’est un champs dont j’ignore tout ou presque…

(p.12) Saisir ou essayer d’appréhender le Web, c’est s’attaquer à une réalité techniquement complexe et socialement construite. Le Web est un objet sociotechnique. L’étudier, c’est donc un peu comme étudier la poule et l’oeuf… (Ça, c’est mon interprétation!) L’aspect technique du Web influence et structure les interactions et les relations desquelles le Web (en tant qu’objet étudié) découle lui-même et qui amènent ou motivent l’évolution et le développement des aspects techniques. Pourtant, selon l’auteur, s’attarder simultanément aux relations qui tissent le Web et au contraintes techniques qui le contraignent tout en le rendant possible est essentiel… Cela permettrait d’éviter 2 écueils.

  • La tendance à la réification: C’est la tendance à considérer le Web comme un objet neutre, une réalité externe à ses utilisateurs que l’on peut manipuler ou utiliser.
  • La tendance à la naturalisation: C’est la tendance à considérer le Web comme un résultat fini, unidimensionnel et à l’interpréter d’un bloc, sans prendre en compte l’hétérogénité et le caractère évolutif et « interactionnel » de ses acteurs et de ses composantes.

(p.14) Au final, le Web est donc un composite, un ensemble complexe et hétérogène de pratiques, d’organisations, de savoirs, de normes et de machines qui instancie le web et l’ensemble des « formes sociosémiotique » (j’aimerais formuler cette expression dans mes mots, mais je n’y arrive pas!) que l’on peut voir à l’écran. Selon, l’auteure, les sciences de l’information et de la communication tentent de « faire science et sens » (j’aime bien cette expression de l’auteure!) du web dans sa globalité et propose de s’y attarder en recourant au concept de « dispositif » qu’elle présentera par la suite…

Par rapport à l’expression »sociosémiotique ». Je me demande vraiment pourquoi on ajoute le « socio »? Est-ce que les systèmes de signes de communication étudiés en sémiotique ne sont pas par définition « socio ». Sinon, quelle communication est possible avec ces signes? En bref, cette expression m’agace, je ne la comprends pas. C’est peut-être que je suis externe au champs…

Le reste du chapitre s’attarde au concept de dispositif, à ses quatre dimensions et à comment elles permettent de décrire et comprendre le Web. Je retiens que les dimensions proposées sont supposées permettre d’être critique à l’égard du dispositif « Web » et, surtout, de prendre en compte sa nature résolument évolutive et adaptative.

Je remarque que le chapitre se termine sur une liste de référence importante qui permettra aux intéressés de pousser plus loin leur réflexion.

Dans l’ensemble, ce second chapitre était plus facile à lire. Plusieurs raisons peuvent expliquer cela, mais la principale est la proximité. Il m’était facile de rattacher les propos des auteurs à des connaissances antérieures ainsi qu’à des expériences vécues. C’est décidément un chapitre que je ferai lire à mes étudiants dès qu’ils commenceront à réfléchir à utiliser le Web dans le cadre de leurs projets recherches.

Chapitre 2: Enjeux éthiques de la recherche sur le Web

Auteurs:

Guillaume Latzko-Toth

Université Laval

Serge Proulx

Université du Québec à Montréal

Ce chapitre fait exactement ce que le titre annonce et présente certains enjeux associés à la recherche sur et à propos du Web. Dès les premières lignes du chapitre, les auteurs expliquent l’intérêt pour l’éthique de la recherche sur et via internet sommairement, mais très clairement. Tout d’abord, le fait qu’Internet facilite grandement l’accès aux terrains de recherche l’a rendu très populaire en recherche. Ensuite, Internet contribue au décloisonnement ou au brouillage des lignes de démarcation entre des catégories sur lesquelles se fondait autrefois le jugement éthique des chercheurs comme vie privée vs sphère publique. Aussi la recherche en ligne tend à estomper les cadres spatiotemporels. La recherche sur et à propos d’Internet aurait ainsi provoqué l’apparition de nombreuses zones grises qui justifient l’intérêt pour l’éthique de la recherche Web.

Dans le reste du chapitre, les auteurs posent d’abord le contexte en présentant différents cadres règlementaires et normatifs provenant du Canada, des États-Unis et de la France. Ils décrivent ensuite cinq propriétés de l’information sur le Web (recherchabilité, ubiquité,persistance, mutabilité et invérifiabilité) qui contribuent à la spécificité du média Internet et ont d’importantes conséquences pour l’éthique de la recherche sur et via Internet. La troisième et dernière partie du chapitre présente plus directement certains enjeux de la recherche sur et via le Web en lien avec l’étape de la collecte de données, la mouvance des notions de publicité et privacité, la nécessité ou non d’obtenir un consentement et, finalement, le paradoxe de l’attribution ou le difficile équilibre entre le respect de la vie privée et celui de la propriété intellectuelle.

Comme dans le chapitre précédent, les auteurs fournissent une abondante liste de références pertinentes.

Zoom — Pas d’éthique au pays d’Astérix? Quelques réflexions sur la situation française

Auteur:

Fabienne Greffet

Université de Lorraine

Dans ce court texte, l’auteure réfléchie aux impacts de la situation française en matière d’éthique en sciences sociales et questionne une éventuelle transposition des pratiques actuellement en vigueurs dans les pays anglosaxons.

Ce texte est court et j’en aurais pris un peu plus, surtout au début alors qu’elle réfléchie à partir de son point de vue « français » aux dérives que le système en place dans les pays anglosaxons peut entrainer.

Ensemble, ce « Zoom » et le chapitre 2 amènent à une première réflexion intéressante sur l’éthique de la recherche sur et via le Web en science social, en éducation et probablement dans d’autres sujets comme la psychologie.

Chapitre 3: À la recherche de la « mémoire » du web: sédiments, traces et temporalités des documents en ligne

Auteurs:

Olivier Ertzsceid

Université de Nantes, IUT de La Roche-sur-Yon

Gabriel Gallezot

Université de Nice Sophia Antipolis

Brigitte Simonnot

Université de Lorraine

Dans ce chapitre, les auteurs tentent d’analyser l’évolution du Web pour réfléchir aux effets de cette évolution sur les pratiques de recherche. Déjà, dès l’introduction, ils annoncent que ces changements remettent en question trois principes fondateurs du Web qui en faisaient une incroyable archive ou un lieu de mémoire collective.

D’abord, la notion de traces s’actualise différemment sur le Web… Il y a d’abord les traces explicites « qui relèvent d’une volonté expresse de diffuser ». Celles-ci peuvent généralement être édités et sont, d’une certaine manière, sous le contrôle de l’individu. Il y a ensuite les traces implicites qui sont souvent recueillies « à l’insu de l’internautes lors de ses interactions en ligne » et qui témoignent d’un contact entre l’utilisateur et une application sans que l’utilisateur puisse exercer du contrôle sur cette trace. Il y a finalement des traces hybrides qui « sollicitent une action délibérée mais que l’internaute ne pourra effacer ».

Le Web a évolué. Au départ, les protocoles à la base du Web permettaient simplement d’accéder à un document. Il n’y avait pas vraiment de ‘mémoire » de cette interaction. Les applications peuvent cependant se souvenir de ces interactions sous formes de « logs », cependant elle ne se souviennent jamais de tout. Les traces sont donc parfois décontextualisées et, de plus, elles échappent souvent à l’internaute…

Les auteurs nous rappellent ensuite que les traces collectées par les outils et applications sur le web ne sont probablement pas une réponse aux pertes potentielles d’objectivité liées aux entretiens ou à d’autres stratégies de collectes de données courantes en SHS puisque ces traces « reflètent d’abord les critères sélectionnés par ceux qui en organisent la collecte et, d’autre part, ne fournissent pas d’éléments contextuel suffisants… » Ces traces ne sont de plus pas toujours vraiment authentiques ou totalement libre, car les applications contraignent souvent les utilisateurs ou les orientent de par leurs interfaces, leurs fonctionnalités, etc.

La deuxième partie du chapitre discute du Web en tant que ressources pour le chercheur, ressource qui est grandement influencée par l’évolution du Web. Ainsi le web peut être une base bibliographique, un entrepôt de documents ou une incroyable base de données factuelles.

La troisième partie parle rapidement de l’industrie de la recommandation dans laquelle nous externalisons notre mémoire. Difficile de se soustraire à cette mémoire enregistré par un tiers que l’on ne contrôle pas et à qui l’on doit faire confiance…

Dans la dernière partie, les auteurs envisagent le Web en tant que corpus de données. Ils expliquent d’abord qu’un corpus de données, pour être exploitable, doit pouvoir être circonscrit. Le Web permet cependant la création et la consultation de corpus gigantesque qui posent au oins deux grandes questions aux chercheurs:

  • Comment y avoir accès et avec quelles règles?
  • Comment savoir si ce corpus est complet lorsque le corpus dépend surtout de société « commerciale » et non scientifique? Cette mémoire qu’est le Web a, en quelque sorte, échappé à la société…

Zoom — Archiver Twitter. un patrimoine superflu?

Auteur:

Olivier Ertzscheid

Université de Nantes, IUT de La Roche-sur-Yon

Ce texte est court, mais soulève quelques questions très importantes en utilisant le cas de Twitter et de son archivage par la Bibliothèque du Congrès comme exemple.

Le texte présente d’abord quelques dates importantes en lien avec la problématique choisie.

Dès la seconde partie, l’auteur questionne la décision d’archiver Twitter et se demande si cette décision étend le périmètre de l’archivistique ou si elle le redéfinie. Auparavant, la décision d’archiver un document relevait de l’obligation (ex.: support arrivés en fin de vie) ou du choix (ex.: document jugé digne d’intéret ou ayant une certaine valeur patrimoniale). Dans la cas de Twitter, il n’y a ni a pas d’obligation et personne n’a vraiment fait de choix… L’archivage de Twitter dépendrait plutôt d’une autre logique. L’auteur propose d’ailleurs trois raisons soutenant l’archivage de Twitter…

  1. La simplicité… Il est plus simple de récupérer la totalité de Twitter que de l’étudier pour faire une sélection. Le travail de questionnement et les autres activités propres à l’archivistique se déplace donc en aval.
  2. Le graphe social… L’archive constituée est riche sur le plan social et permet de reconstituer le graphe relationnel de chaque individu. Ces informations sont contenues autant dans les tweets eux-même que dans la liste de personne suivJe n’ai pas étudié en lettre. Je ne suis pas non plus un ies ou qui suivent un individu.
  3. L’archive elle-même… Twitter, comme archive, se suffit à lui-même et n’a pas besoins d’autre source. On peut l’analyse pour lui-même. De plus, les possibilités d’exploitation sont presque incalculables.

La définition de ce qu’est une archive entre donc, selon cet auteur, dans une zone de turbulence. Plusieurs questions sont soulevés par l’auteur qui devront être adressées comme l’impact sur les usagers de Twitter, la nécessité d’avoir encore des archives publiques.

Chapitre 4: Genres de discours et web: existe-t-il des genres web?

Auteur:

Dominique Maingueneau

Université Paris-Sorbonne

Si la question posée en titre semble simple, le texte de ce chapitre l’est un peu moins. Pour l’apprécier et profiter pleinement de la réflexion de l’auteur, il faut, je crois, être spécialiste ou adepte de l’analyse du discours. Or, ce n’est pas du tout mon cas. La première partie du chapitre m’a donc un peu échappé. On y présente les genres de discours « classiques ». C’était pour moi du nouveau et c’était présenté beaucoup trop rapidement pour que je puisse réellement comprendre. Je crois qu’il me manquait certains savoirs essentiels que le texte ne fournissait pas. Je m’en suis mieux cependant un peu mieux tiré dans la seconde partie du chapitre puisque je connais le Web. Je ne le connais pas sous l’angle des genres de discours, mais tout de même… L’auteur explique dans cette partie comment les caractéristiques du Web on permit la redéfinition des genres ou à tout le moins le recadrage des genres pour s’adapter aux Web.

Zoom — Qui parle dans les blogs?

Auteur:

Malika Temmar

Université de Picardie, Université Paris Est Créteil

Comme dans les Zooms précédents, celui-ci est en lien avec le chapitre qui vient immédiatement avant. Dans ce cas, même si ce n’est pas explicite, on continue à se situer dans une logique d’analyse du discours. Encore une fois, il me manque l’expérience et les savoirs pour bien apprécier le travail de l’auteur. Il me semble que l’auteur fait cependant une erreur importante en confondant les blogueurs avec ceux qui émettent des commentaires. Le blogueur a beaucoup plus de contrôle sur le site puisqu’il décide quotidiennement de quoi traiteront les billets et comment ils le traiteront. Étant moi-même blogueur, je pense qu’une analyse qui ne prend pas en compte cette distinction passe à côté de son but. Il aurait probablement été plus souhaitable que l’auteurs regarde plusieurs blogues pour comparer leurs auteurs… Alors seulement elle aurait pu parler des blogueurs. Dans ce cas, on a regardé un seul blogue, donc un seul blogueur. Outre cette erreur d’appellation ou d’attribution du titre de blogueur, l’auteur a cependant raison sur le fait qu’il y a souvent plusieurs personnes qui parlent sur un même blogue et que la question de savoir qui ils sont peut être intéressante…

La seconde partie est intitulée « Contenus et usages du web: objets et cadres d’analyse » et elle regroupe quatre chapitres et autant de « Zoom ». Les textes de cette partie sont supposés présenter des stratégies d’analyse et réfléchir à la nature des données « Web » ainsi qu’à la composition du corpus.

Chapitre 5: Approches textométriques du Web: corpus et outils

Auteurs:

Christine Barats

Université Paris Descartes et Université Paris Est Créteil

Jean-Marc Leblanc

Université Paris Est Créteil

Pierre Fiala

Université Paris Est Créteil

J’annonce en débutant que je ne suis pas du tout familier avec les approches et les outils présentés dans ce chapitre. Je n’ai jamais croisé d’analyse textométrique en éducation ou dans le domaine des technologies éducatives. Malgré les petites critiques qui vont suivre, notez que j’ai trouvé intéressant de découvrir ces approches nouvelles pour moi.

Bien que l’on annonce un ouvrage « délibérément pédagogique », je dois avouer que j’ai été largué plus d’une fois. Je crois qu’il faut déjà savoir comment faire avant de lire le chapitre, car on explique pas vraiment… Ensuite, je n’ai malheureusement pas saisi l’importance ni l’utilité des analyses présentés. Je crois que l’exploitation des exemples aurait pu être plus extensive et détaillée. On aurait aussi pu accorder plus d’importance à l’interprétation des schémas et aux conclusions qu’on en tire ainsi qu’aux retombées potentielles de ce type d’analyse pour aider les débutants ou les chercheurs d’autres champs à comprendre.

Franchement, après avoir lu ce chapitre, je ne suis pas convaincu de l’utilité de ce type d’analyse. De plus, j’ignore si c’est inhérent aux types d’analyses présentées, mais j’ai été un peu surpris qu’on nous parle d’analyse statistique sans jamais nous parlé des postulats de base ni de la puissance. On nous donne aussi très peu d’indices de la force des conclusions que l’on peut tirer de ces analyses… Vraiment, j’ai l’impression d’être passé à côté de beaucoup de choses!

Zoom — Termes et outils d’analyse textométriques

Auteurs:

Christine Barats

Université Paris Descartes et Université Paris Est Créteil

Jean-Marc Leblanc

Université Paris Est Créteil

Pierre Fiala

Université Paris Est Créteil

Ce « Zoom » accompagne très bien le chapitre précédent en ce sens qu’il s’agit de véritable glossaire de la textométrie. on y présente quelques définitions et plusieurs outils informatiques utilisés par les expert de ce domaine. La partie glossaire, bien que courte, m’a été fort utile!

Chapitre 6: Approches sémiologiques du web

Auteurs:

Julia Bonaccorsi

Université Paris Est Créteil

blablabla

En vrac sur le Web aujourd’hui 28 février 2014

Identité numérique et sécurité sur les appareils mobiles

Je ne veux pas faire de publicité à +Intel, mais dans un court billet de ce matin, on nous apprenait que les attaques informatiques visant les cellulaires se sont multipliées par 6 l’an dernier.

Je donnais justement une conférence à des étudiants en vente-conseil du Carrefour Formation Mauricie (http://cfm.lanec.com/portail/index.aspx) hier à Shawinigan et j’ai clairement senti la préoccupation des étudiants par rapport à leurs appareils mobiles. C’est devenu un outil tellement important pour eux et je soupçonne que c’est leur principal connexion au réseau…

Comme je l’ai dit hier, pensez à sécurisez vos appareils mobiles contre les virus et autres dangers. Faites aussi vos mises à jour le plus régulièrement possible!

Quels réseaux pour quels usages?

Les outils sociaux se multiplient et ils sont tous un peu différents… Dans ce billet originalement proposé par +Alan Abatuci, on présente une petite infographies fort intéressante qui tente de répondre à la question. Dommage, que l’on n’est pas accès à l’original et à la source de l’infographie!

En vrac sur le Web aujourd’hui…

Je devrais prendre plus souvent le temps de partager mes découvertes. Mais le temps manque alors suivez mon compte twitter (@pgiroux), mon compte Google+ et mon compte Diigo. C’est là que j’indexe, commente et souligne ce que je découvre au quotidien!

J’ai repéré une seule ressource ce matin en faisant mon petit tour matinal. J’ajoute aussi une petite image intéressante…. 🙂

600 Ressources en Flash pour l’école.

Ça peut toujours être utile avec un TBI, pour faire une démonstration, illustrer un rapport, un document pédagogique ou un billet de blogue. C’est en français et c’est classé par catégorie (français, langues, maths, sciences…)

Découvert via @carrefour_edu (http://carrefour-education.qc.ca/sites_web_commentes/600_ressources_en_flash_pour_l%C3%A9cole)

Pour finir, cette image GIF de XKCD qu’il faut aller regarder directement sur le site. Elle a pour titre « 

Pourquoi je suis revenu à Clair en 2014

Je retourne à Clair encore cette année!

Pourquoi?

Ce n’est certainement pas parce que je manque d’activités ou de colloques auxquels participer. Pour un universitaire, les colloques et autres activités potentielles ne manquent pas! C’est bien plus souvent le temps et l’argent qui nous limitent…

J’y vais d’abord pour les contacts et les rencontres. À chaque année, peu importe les activités auxquelles je participe, je rencontre et discute toujours avec plein d’éducateurs/administrateurs/gestionnaires motivés, intéressés et engagés. Ensemble, nous questionnons/discutons/réfléchissons à propos de l’éducation, des TIC, de la gestion de classe, des politiques éducatives, de leadership, etc. Pour moi, c’est essentiel. C’est un contact privilégié avec des praticiens, des gens du milieu de l’éducation. Mais les gens à Clair ne sont probablement pas tout à fait représentatifs du milieu éducatif en général… Ils sont spéciaux!!! Ces gens font ou essaient de faire au quotidien ce que je présente et propose à mes étudiants. Les gens qui sont à Clair se questionnent par rapport aux TIC, intègrent le Web 2.0, exploitent leur EAP au quotidien, remettent l’éducation en question, participent aux changements, les questionnent et, parfois, les provoquent. À Clair, on fréquente des gens qui « brasse la cage » de l’éducation au quotidien!

Je vais aussi à Clair parce que c’est au Nouveau-Brunswick et que c’est un moment génial pour comparer nos systèmes éducatifs. Les participants proviennent plus ou moins pour la moitié du Québec (je n’ai pas compté, mais c’est probablement une approximation optimiste) et du Nouveau-Brunswicxk pour l’autre moitié. Selon notre province d’origine, nous vivons des problèmes et des difficultés différentes et nos collègues de l’autre province ont parfois des solutions à nous proposer. Parfois, ils vivent les mêmes difficultés et alors nous tentons de nous aider! À Clair, il y a aussi souvent des gens d’Alberta, d’Ontario et d’ailleurs. Tous travaillent au quotidien dans un système différent, mais tous ont le même objectif et la même passion… L’éducation! Nos discussions et nos échanges sont souvent TRÈS riches!

Je vais aussi à Clair parce qu’on y découvre des gens, des ressources, des outils et des exemples de réussite. Ça ne fait pas encore 2 heures que Clair 2014 est débuté et j’ai déjà découvert Presefy.com, ajouté plusieurs personnes à mon EAP (via Twitter) (EAP = Environnement d’apprentissage personnel), noté plusieurs idées auxquelles réfléchir et certaines à transmettre le plus rapidement possible à mes étudiants futurs enseignants.

Imaginez!!!! Je vais être ici pendant deux jours!!!!!

Vie réelle ou vie numérique? Quand un mot change tout!

Mettons d’abord ce billet dans son contexte…

D’abord, je suis professeur et chercheur. Je m’intéresse aux technologies éducatives. Dans ce domaine, les changements dans lesquels notre société est plongée me fascinent… Comme chercheur et professeur, j’observe, j’apprends, je questionne, je mets à l’essai, je compare, etc. J’ai la chance de pouvoir consacrer une grande part de mon temps à ces changements. Je considère être un observateur privilégié. Lorsque des gens autour de moi sont confrontés à l’intégration ou la présence des TIC, surtout dans le milieu de l’éducation, mais pas exclusivement, il arrive qu’on me consulte. Depuis deux ans, j’ai ainsi rencontré plusieurs milliers de jeunes et quelques centaines d’intervenants « jeunesse » (enseignants, animateurs de maisons de jeunes, infirmières, psychologues, travailleurs de rue, travailleurs sociaux, etc.) pour leur parler d’identité numérique. Je trouve que c’est une bonne porte d’entrée pour commencer à réfléchir à notre usage des TIC à une époque où nous utilisons de plus en plus de services 2.0 et d’outils requérant le stockage dans les nuages. L’identité, c’est quelque chose de personnel et, souvent, de savoir que l’usage du Web et des outils 2.0 peut nous toucher personnellement nous aide à le remettre en cause ou à l’apprécier plus justement…

Lorsqu’il est question d’identité numérique, j’explique presque toujours que nous laissons beaucoup de traces en ligne. Nous laissons certaines de ces traces volontairement, mais d’autres apparaissent sans qu’on le sache vraiment ou sans que nous ayons vraiment à intervenir. J’explique aussi presque toujours que ces traces sont plus ou moins permanentes et qu’elles ont la fâcheuse tendance à s’accumuler. À ce stade de la discussion, j’utilise souvent une analogie ainsi qu’une image que j’ai empruntée à Philippe Bushini sur son blogue (malheureusement, le billet en question ne semble plus en ligne!). L’image illustre très bien l’importance qu’il faut accorder à l’accumulation des traces nous concernant… cette accumulation permet à certaines personnes ou entreprises de très (trop?) bien nous connaître. On peut facilement imaginer que certains vont vouloir exploiter nos faiblesses ou jouer sur nos intérêts à des fins mercantiles…

Identité numérique bushini pointillisme

J’explique aussi souvent aux gens qu’Internet est une place publique où il y a beaucoup de gens que nous ne connaissons souvent du tout pas. C’est quotidiennement presque 3 milliards de personnes qui naviguent sur le Web. On ne les connait pas tous. Ils n’ont pas tous les mêmes valeurs que nous et certains sont très capables de réunir toutes les traces que nous laissons à gauche et à droite…

J’explique ensuite qu’Internet et les réseaux sociaux sont des environnements numériques qui n’ont rien de virtuel! Je constate que plusieurs personnes utilisent les deux qualificatifs (numérique et virtuel) comme s’il s’agissait de synonymes… C’est une grave erreur selon moi et c’est d’ailleurs la raison d’être de ce billet!

Lundi dernier, Mme Michelle Blanc a partagé un article de La Presse sur Google Plus. L’article en question avait pour titre « Quand on se met virtuellement les pieds dans les plats« . Après avoir lu l’article, j’ai laissé ce commentaire sur le billet de Mme Blanc:

Le titre est trompeur et erroné… On aurait dû écrire « Quand on se met numériquement les pieds dans les plats ». Comme universitaire, une partie importante de mon travail est le service aux collectivités. Depuis deux ans, je me promène dans les écoles, les CSSS, les maisons de jeunes, etc. pour parler aux jeunes et aux adultes de leur identité numérique, pour leur dire qu’elle existe et qu’elle est importante. Une partie importante de mon message est que les réseaux sociaux n’ont rien de virtuels! C’est la vraie vie. Les conséquences nous touchent « dans la vraie vie » comme le démontre cet article. Le titre choisi pour cet article entretient à mon sens la mauvaise conception qu’ont les gens que ce n’est pas « la vrai vie ». Numérique et virtuel ne sont pas des synonymes! Qu’on le disent clairement…

Le sens premier de « virtuel » est « Qui n’existe qu’à l’état de possibilité; possible, potentiel. » ou « Non matériel, intangible. » Malheureusement, lorsqu’il est question d’informatique, on accepte aussi que virtuel prenne le sens de « Qui n’a pas d’existence matérielle, mais qui est présent numériquement dans le cyberespace. » Je crois que c’est trompeur et dangereux. Pour la majorité des gens, le terme virtuel est associé à l’idée que ça n’existe pas pour vrai… Or, l’article de La Presse montre bien que les gestes que l’on pose sur la toile sont réels et ont une portée réelle. Ces gestes existent! Ils sont bien plus que des possibilités! Si l’article de La Presse ne vous convainc pas, prenez quelques instants pour méditer à propos de cette infographie produite par Microsoft pour résumer l’une de leurs recherches…

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.
infographies Microsoft identité numérique

Les gestes que nous faisons en ligne sont peut-être supportés par un média numérique que plusieurs personnes n’arrivent pas à comprendre (mais utilisent tout de même!), mais il demeure qu’ils peuvent avoir des conséquences très concrètes et réelles! Et ça a toujorus été le cas. Ce n’est pas un changement qui se produit actuellement. De plus, comment peut-on encore qualifier Internet et les réseaux sociaux de virtuels en 2014 alors qu’ils sont devenus l’un des principaux supports de la vie sociale des jeunes et des adultes. (J’aurais pu citer plusieurs autres sources pour décrire l’importance d’Internet et des TIC aujourd’hui comme plusieurs travaux du CEFRIO ou ceux du PEW ou, encore, du réseau Habilomédias qui décrivent tous l’importance des TIC pour les jeunes ou les adultes.)

La même journée que j’ai publié mon commentaire sur Google+ à propos du titre que je trouve trompeur, Patrick Lagacé tweetait un appel à tous en lien avec l’une de ses chroniques:

A la fin de cette chronique, il y a un appel à tous sur nos vies numériques. Si ça t’inspire, écris-moi, cher lecteur plus.lapresse.ca/screens/468f-e…

Notez qu’à la fin de cette chronique, M. Lagacé utilise lui aussi l’expression « virtuel » d’une manière qui me déplaît. J’ai donc immédiatement et candidement répondu

@kick1972 en réponse à votre appel à tous.. c’est une erreur de comparer numérique et « vie réel » c’est la même chose! vie numérique = réelle

Nous avons ensuite échangé quelques tweets directs et je me suis engagé à écrire un billet sur le sujet pour lui expliquer ce que je pensais. Le format blogue me convenait bien… De plus, je pouvais le publier après en avoir parlé avec mes étudiants et utiliser ce billet comme prétexte pour revenir sur le sujet la semaine suivante… 🙂

J’espère que M. Lagacé et les autres comprendront mieux pourquoi je pense qu’il ne faut pas utiliser le terme « virtuel » quand on parle des réseaux sociaux… Mieux vaut les considérer comme numériques et réels! Il ne faut pas, non plus, entretenir chez les gens la croyance qu’ils ont deux vies distinctes, une en ligne et une « dans le vrai monde »…

Le retour des étudiants sur PédagoTIC

Je l’ai dit ici. J’ai décidé, avec Suzie (l’étudiante graduée qui donne le cours d’introduction aux technologies éducatives avec moi), de mettre fin à mon expérience avec une communauté fermée dans Google+ et de partager à nouveau mon blogue professionnel avec mes étudiants. J’aurais pu décidé d’utiliser Google+ en mode ouvert, cet outil aurait probablement répondu aux besoins de mon cours. PédagoTIC a cependant quelques avantages décisifs. Il est d’abord hébergé sur un serveur de l’UQAC sur lequel j’ai du contrôle et pour lequel on fait régulièrement des sauvegardes. Je ne risque donc pas de perdre des travaux. De plus, les travaux seront plus faciles à repérer sur PédagoTIC qu’au milieu d’un fil Google+ (le mien est surchargé et, même avec un hastag, les travaux du dernier trimestre me passaient parfois entre les doigts!). Aussi, PédagoTIC est déjà connu et lu par quelques personnes. Huit semaines, c’est court pour se construire une communauté de lecteurs. Les étudiants pourront donc bénéficier de ma communauté de professionnels de l’éducation.

Ça débutera cette semaine. Les étudiants ont exploré la compétence transversale sur les TIC et se sont familiarisés avec la compétences TIC de leur programme de formation. Il doivent maintenant réfléchir à tout ça, se présenter dans un premier billet et faire un premier bilan de leurs compétences technopédagogiques. Pour plusieurs, ça risque aussi d’être leur premier contact avec les blogues. Moi et Suzie les accompagneront. Ce sera une occasion intéressante de traiter plusieurs sujets comme la nétiquette, doit-on laisser ou non les jeunes publier « publiquement » à l’école, quelles difficultés et quels problèmes sont associés à l’évaluation de productions collectives et de productions publiques, comment utiliser le Web 2.0 en éducation, faut-il se soucier de l’identité numérique des jeunes et moins jeunes, doit-on censurer l’internet à l’école, etc.

J’espère que nous aurons droit à des textes inspirés et inspirants qui nous forcerons à réfléchir, argumenter, expliquer, etc. J’espère aussi que mon « village » m’aidera et commentera les productions des étudiants. (Je voulais utiliser encore l’expression « communauté », mais on dit que ça prend un village pour élever des enfants. Je me suis dit que c’était un peu pareil ici. Ensemble nous pourrons plus efficacement former ces futurs enseignants.)

Bon trimestre!

J’aime bien Google +, mais je retourne à mon blogue

En gros, au trimestre d’automne 2012, j’ai créé une communauté fermée qui rassemblait mes 108 étudiants. Il y a quelques traces ici et ici. J’avais identifié des thèmes chaque semaine et, occasionnellement, les étudiants devaient partager des travaux. J’espérais que les étudiants partageraient plus que les travaux obligatoires.

Le trimestre d’automne est terminé depuis quelques semaines. Au final, ça ne s’est pas passé comme je voulais…

J’ai publié plusieurs messages et partagé sur une variété de sujets en début de trimestre. Je voulais donner l’exemple du potentiel de la communauté… J’ai aussi commenté les messages des étudiants pendant plusieurs semaines. J’espérais réellement créer un mouvement d’engagement. Je misais sur l’expérience « sociale » des étudiants (majoritairement Facebook) et j’espérais que les étudiants comprendraient qu’ils étaient dans un environnement socioconstructiviste et qu’ils gagnaient à s’y investir. S’il ont compris, ça ne s’est malheureusement pas traduit par des gestes concrets. Oui, ils ont partagé lorsque c’était obligatoire, mais pas plus. J’estime qu’entre 10-15% des étudiants ont vraiment partagé, commenté et exploité la communauté pour apprendre. Au final, la grande majorité des étudiants sont demeurés spectateurs et plusieurs n’ont jamais été lire ce qui était partagé.

Le résultat ne me surprend pas vraiment. Ça ressemble assez à ce qui se produit quotidiennement sur les réseaux sociaux. Pourtant, il me semble que des futurs enseignants qui auront bientôt à travailler dans un environnement où le paradigme mis de l’avant par le programme de formation est socioconstructiviste devraient réaliser tout le potentiel associé à la participation à une communauté.

Qu’est-ce qui explique que ça n’a pas fonctionné?

J’ai probablement fait quelques erreurs…

Premièrement, je n’ai pas attribué de points pour la participation à la communauté. Les étudiants recevaient des points pour leurs travaux, mais pas à proprement parler pour la participation dans la communauté. L’attribution de points aurait peut-être favorisé l’engagement et aidé à créer l’habitude… J’ai cependant un malaise avec l’attribution de points. Comment distinguer entre  » Bravo pour ton billet! Je l’ai trouvé très intéressant. » et une réaction détaillée, argumentée, documentée et logique à ce même billet. L’auteur du premier commentaire va-t-il se décourager et limiter son engagement futur s’il reçoit une mauvaise note parce qu’il manque de profondeur? Ce n’est pas ce que je veux… D’un autre côté, j’enseigne à l’université et pas au primaire. Je m’attends de mes étudiants qu’ils soient en mesure d’argumenter et d’expliquer et le premier commentaire n’a définitivement pas le niveau souhaité même s’il a son utilité dans une discussion pour la motivation et l’estime de soi de l’auteur du billet! Bref, ce n’est pas simple…

Je considère ensuite comme une erreur d’avoir utilisé une communauté fermée. Je me suis ainsi privé des commentaires de plusieurs autres pédagogues réflexifs, des gens qui me lisent sur Google +, Twitter et PédagoTIC et qui auraient probablement pu émettre quelques idées et commentaires ou engager des discussions et des débats avec mes étudiants. Je pensais que ce serait plus facile pour les étudiants d’être entre eux… Mais je me suis retrouvé pratiquement seul à donner l’exemple et ça na pas été suffisant. Ma tâche aurait probablement été allégée dans un contexte ouvert, où il y a de nombreux exemples de professionnel de l’enseignement qui partagent… Si je compare avec mes expériences précédentes dans lesquelles mes étudiants publiaient ici, sur PédagoTIC, je crois que c’est gagnant d’ouvrir la communauté. Même si les étudiants se limitent à publier sur les thèmes obligatoires, ils peuvent au moins parfois vivre des échanges réels et signifiants avec des pédagogues expérimentés.

Utiliser Google + était peut-être aussi une erreur. D’abord, plusieurs étudiants n’ont pas de compte Google et ça les oblige à s’en créer un qui s’ajoute à leurs autres nombreux comptes! On me le souligne inévitablement (et avec raison!) lorsque je leur parle d’identité numérique. Ensuite, ça les oblige à apprendre à vivre dans un environnement nouveau. Ce n’est pas mal en soi, c’est juste que ça alourdit le processus d’appropriation et que ça limite peut-être leur engagement. Je suis partagé ici entre utiliser un outil qu’ils maitrisent déjà (comme Facebook) et que je n’apprécie franchement pas et faciliter l’engagement et faire découvrir un autre outil que j’apprécie plus… Je me demande s’ils auraient été plus engagés si nous avions utilisé Facebook? De plus, la procédure pour se créer un compte Google et le valider n’est pas complexe, mais c’est tout de même du temps de classe que je perds.

J’estime ensuite que de créer une communauté fermée a été une erreur sur le plan personnel puisque ça m’a obligé à gérer un élément de plus. Au final, j’ai moins partagé, publié et discuté sur Twitter, Google + et PédagoTIC. Chaque seconde investie dans la communauté de mon cours l’a été au détriment des communautés qui contribuent à mon développement personnel et professionnel. Il aurait certainement été plus efficace de contribuer dans un environnement ouvert. J’aurais ainsi pu contribuer à la fois aux communautés qui composent mon environnement personnel d’apprentissage et à la communauté de mes étudiants. L’utilisation d’un simple hastag aurait probablement pu faire l’affaire… Souvent, j’ai multiplié inutilement les publications, partageant sur Google +, sur Twitter et dans la communauté de mon cours. C’était une perte de temps et il s’est souvent produit des occasions ou je ne partageais qu’à mes étudiants ou que je les oubliais alors que ça aurait peut-être pu les intéresser. De plus, je ne suis pas certain que des étudiants vont faire le transfert de la communauté fermée à une autre communauté plus ouverte alors que chaque fois que j’ai utilisé mon blogue des étudiants s’en sont créé un ou ont créé un compte Twitter pour suivre certaines personnes qui avaient laissé des commentaires à l’une de leurs contributions sur PédagoTIC.

Au final, il y a plusieurs questions que j’aimerais poser aux étudiants de l’automne dernier:

  • Ont-ils bien compris la nature socioconstructiviste et l’utilité d’une communauté d’échange et de partage rassemblant des professionnels de l’enseignement?
  • L’engagement aurait-il été meilleur (en termes de quantité et de qualité) avec Facebook?
  • Que devrais-je faire pour maximiser l’engagement?
  • Ceux qui ont régulièrement lu, commenté et partagé dans la communauté vont-ils transférer cette habitude ailleurs?

Et dans le futur?

Et bien je retourne à mon blogue! J’ai un tout petit groupe ce trimestre et j’enseigne en équipe avec l’une de mes étudiantes graduées. Suzie, l’étudiante avec qui je vais faire équipe, a choisi le blogue. Elle a participé à la communauté Google + et au blogue par le passé et c’est elle qui a rédigé le détail du plan de cours. J’imagine que, comme moi, elle a conclu que l’expérience avec Google + n’était pas satisfaisante. PédagoTIC sera donc beaucoup plus animé durant les prochaines semaines. Les étudiants commenceront à découvrir l’univers des blogues dès cette semaine avec un premier billet dans lequel ils feront un bilan de leurs compétences TIC. C’est le début du trimestre… Ce sera donc un aperçu de leur perception initiale… C’est toujours intéressant ce genre de travail! Ce le sera d’autant plus que nos étudiants participeront à une enquête sur le sujet en début de cours… J’ai hâte de constater l’impact de leur participation à cette recherche sur l’appréciation de leurs compétences personnelles.

Bon trimestre hivernal à tous!

10 bonnes raisons pour bannir les stylos et les crayons de nos salles de classe

La motivation derrière ce billet est assez simple. Ça a commencé il y a plusieurs mois. Des collègues s’opposaient alors à l’usage des TIC dans nos salles de classe. C’est encore le cas, mais l’université a décidé de donner le choix et le contrôle aux enseignants (professeurs ou chargés de cours). Le débat est un peu mort ainsi puisque ceux qui n’en voulaient pas peuvent maintenant l’interdire dans leur plan de cours. Souvent, on me posait des questions à ce sujet. La mise en situation suivante résume bien ce qui se passait le plus souvent…

Collègue: Patrick, c’est ton domaine les TIC, est-ce qu’on devrait les permettre en classe? Est-ce que ça peut faire autre chose que déranger ces cellulaires et ces portables?

Moi: Évidemment! On devrait aider les professeurs et les chargés de cours à bien les intégrer. C’est très positif!

Collègue: Tu dis que c’est positif, mais il y a plein de recherches qui concluent que ça n’a pas d’impact ou que c’est négatif. Et dans ma classe, ça ne sert à rien d’autre que d’aller sur Facebook ou clavarder. Et puis quand ils prennent des notes, c’est très bruyant.

Moi: Ce qui est important, c’est comment on utilise l’outil. On peut mal l’utiliser ou bien l’utiliser. Si on l’utilise bien, les retombées sont positives. Si on l’utilise mal, les retombées sont négatives. Les TIC, c’est comme un marteau, on peut l’utiliser pour construire de belles choses ou pour briser des fenêtres… Lorsqu’on consulte la recherche, il faut s’attarder à la méthode de recherche (comment elle a été menée) et à l’usage qui a été fait des outils technologiques. Dans nos classes, il faut faire attention à quand et comment on l’utilise…

Après, le collègue partait ou changeait de sujet.

À la source de ce billet, il y a aussi mes étudiants. J’ai eu beau répéter chaque semaine depuis le mois de septembre, le travail de fin de session m’a prouvé que certains n’ont pas encore capté le message… Au moins, les étudiants sont ici pour apprendre et répéter fait partie de mon emploi! Stéphane Côté, en enseignant de 5e année, m’a un peu encouragé avec un de ses tweets, en me disant ceci:

Courage, ça prend de l’expérience sur le terrain pour apprécier ton message. Ils s’en rappelleront un jour, c’est certain!

Je vais donc continuer de répéter.

D’autres personnes ont aussi contribué à motiver ce billet dont plusieurs politiciens, des journalistes, des adultes qui n’ont pas d’enfants, des parents de jeunes adolescents et des adolescents. C’est grâce à vous tous si je milite maintenant activement pour le bannissement pur et simple des crayons de nos salles de classe!

Avertissement: Ceci est une parodie « pédagogique »… Il ne faut pas trop la prendre au sérieux! (Malgré que, parfois, j’aurais vraiment le goût de me servir de ces arguments juste pour voir la réaction des personnes avec qui je discute!)

Droit d’auteur: Je dois aussi vous avertir qu’il s’agit d’une traduction d’un texte de Mme Katie Stransberry. J’ai peut-être fait quelques ajustements mineurs, mais pour l’essentiel ce n’est pas moi l’auteur…

Selon un article paru sur MSNBC en 2010, 69 % des écoles secondaires interdisent les téléphones cellulaires. Vous auriez pourtant beaucoup de mal à trouver quelque part une école qui a décidé d’imposer une interdiction générale des stylos et des crayons. Voici 10 bonnes raisons de reconsidérer l’acceptation généralisée de ces instruments de distraction potentiellement dangereux.

  1. Les stylos et les crayons sont distrayants. Les cliquetis, le frottement, le tournoiement et le roulement de ces outils diaboliques peuvent conduire n’importe quel enseignant à la folie. Je me souviens d’une récréation très joyeuse passée à l’intérieure durant laquelle moi et mes collègues étudiants nous amusions à essayer de faire planter nos crayons récemment aiguisés au plafond de la classe… Que de plaisir!!! (Pour les étudiants évidemment!)
  2. Ces instruments d’écriture sont dangereux! J’ai encore un petit morceau de plomb incrusté dans la zone souple et charnue située entre le pouce et l’index. C’est un souvenir d’un combat à la mini-épée qui a eu lieu entre mon ami et moi en troisième année. Et, vous l’avez deviné, il a gagné!!!
  3. Les stylos peuvent être utilisés pour tricher. Maintenant que je suis à la tête d’une salle de classe au lieu de derrière un bureau d’élève, j’ai vu des techniques de triche très ingénieuse. Un étudiant a réussi à écrire une histoire complète de l’étude des médias sur le fond de sa chaussure. J’ai également trouvé des avant-bras couverts de mots de vocabulaire, des chevilles tatouées avec les définitions importantes pour l’examen et des mains teintes à l’encre bleue tellement tellement on y avait noté de réponses. Et tout ça a été fait avec un stylo!
  4. Ils sont incroyablement salissants. Les épluchures de crayons et les mines brisées que l’on a écrasées du pied ou trainées sous ses bottes salissent le plancher des salles de classe et noircissent le fond des sacs d’école de nos enfants inutilement. Les stylos remplis d’encre liquide bleue et rouge ne sont rien d’autre que des catastrophes qui attendent de se produire. Avez-vous déjà essayé de nettoyer le sac à dos d’un enfant ou un bureau de travail après qu’un stylo se soit brisé? Vous avez beau frotter à vous en user les mains, rien ne pourra faire complètement partir cette tâche!
  5. Les stylos et crayons peuvent être utilisés pour intimider d’autres enfants. Ces notes qui passent de main en main à travers les rangées de pupitres sont souvent bien plus sinistres que ce qu’il n’apparaît. Grâce à l’utilisation de ces outils d’écriture et au détournement des compétences acquises à l’école, les enfants ont le champ libre pour écrire et distribuer des messages qui utilisent un langage injurieux et un discours haineux. Il suffit de se souvenir des récents cas d’intimidation très médiatisés pour comprendre pourquoi il faut absolument sévir en regard de ces outils de communication qui peuvent ruiner l’enfance de nos jeunes étudiants…
  6. Les enfants vont tout simplement les utiliser pour jouer. Pendu, Tic-Tac-Toe, recherches de mots, mots croisés, et maintenant, la dernière folie : les sudokus. (Il y a aussi un jeu fort intéressant dans lequel il faut faire des traits sur une feuille quadrillée en donnant le moins d’opportunité possible à notre adversaire de compléter un carré.) Comment peut-on réellement s’attendre à ce qu’un étudiant normalement constitué garde son esprit centré sur ​​ses leçons quand il y a tant de distractions à un trait de crayon de lui?
  7. Les stylos et crayons de fantaisie provoquent inévitablement de la jalousie et d’autres problèmes du genre. Je me souviens en cinquième lorsque le jeune garçon qui était assis en face de moi est venu à l’école avec un nouveau paquet de stylos qui écrivaient à l’encre de couleur néon. Les couleurs étaient extraordinaires. Elles brillaient! Son père les avait ramenés d’un récent voyage en Floride. Ils étaient les plus cools et je les voulais, mais ils étaient trop chers pour moi et j’ai tristement dû m’en passer… Ne serait-il pas mieux d’étouffer ce genre de question dans l’œuf et d’éviter à nos enfants la souffrance de la privation en décrétant une interdiction généralisée sur les crayons et les stylos dans nos écoles?
  8. Il y a d’importants problèmes de santé associés à ces outils de communications et ils peuvent mener à la prise de mauvaises habitudes. J’ai un copain qui a dû porter des broches pendant 6 ans parce qu’il avait développé la mauvaise habitude de mâcher ses stylos et ses crayons en classe au primaire. Et imaginer l’impact que ça a dû avoir sur son système digestif!!!
  9. Ils mènent à l’adoption d’un comportement sédentaire. Avez-vous déjà vu un enfant qui court avec un crayon aiguisé ou encore un enfant écrire une note tout en jouant au ballon? L’écriture et l’exercice ne se mélangent tout simplement pas. La crise de l’obésité atteint des niveaux épiques. Soyons proactifs et enlevons vite ses stylos et ses crayons de mains potelées de nos enfants afin qu’ils puissent bouger.
  10. Ils peuvent être utilisés pour embarrasser les enseignants. Bien sûr, aucun enseignant ne veut voir ses gaffes apparaître sur ​​YouTube, mais une caricature habilement dessinée peut faire des dégâts autrement plus embêtants qu’une photo ou un vidéo. Au moins, la caméra capture des évènements réels, alors que les étudiants ont le champ libre pour créer de toutes pièces des images, du texte ou des histoires à propos de leurs professeurs lorsqu’ils utilisent des crayons et des stylos… Il n’y a pas de limite aux dommages qu’ils peuvent alors faire.

Espérons que ce billet de blogue ouvrira les yeux de la population aux dangers que représentent les stylos et les crayons dans nos écoles. Il est grand temps qu’on interdise ces outils dangereux des salles de classe.

Avec le sourire… 🙂

PAt 😉

Merci à Esther Boucher qui m’a fait découvrir ce texte à un moment où j’en avais vraiment besoin…