Mon titre peut sembler illogique, mais c’est encore nécessaire en 2013!
Je prends 15 minutes pour rédiger un billet et rassembler quelques idées… J’espère quelles aideront un collègue qui doit défendre l’importance de la formation initiale aux TIC en éducation!
- La majorité des pays ont attribué aux enseignants la responsabilité de former aux TIC à l’école en inscrivant cette compétence dans leur programme de formation.
- Or, les futurs enseignants manquent de compétences à l’égard des TIC. La croyance populaire que tous les jeunes sont bons avec les technologies est fausse! Des études très nombreuses démontrent que les jeunes enseignants manquent cruellement de compétences essentielles à l’exploitation des TIC. (April et Beaudoin, 2006; Durnin & Fortier, 2008; Fournier, 2007; Gervais, 2004; Giroux & coll., 2011a et 2011b; Gagnon, Giroux, Cornut, & Lessard, à paraître; Karsenti & coll., 2007; Lebrun, Perreault, Verreault, Morin, Raby & Viola, 2007)
- Selon plusieurs études, les parents sont peu associés au développement des compétences TIC (Piette, Pons & Giroux, 2007; Thirouin & Khattou, 2010; TNS-SOFRES, 2011). On ne peut donc pas se fier sur eux pour encadrer l’usage de ces outils.
- Les jeunes sont de plus en plus branchés et mobiles… Dès le primaire, ils utilisent les TIC principalement à des fins de socialisation et de jeux (jusqu’à 25 heures par semaine!) (Lenhart, Purcell, Smith & Zickuhr, 2010; Media Awareness Network, 2001, 2005; Piette, Pons & Giroux, 2007; Rose & Webster, 2011; Thirouin & Khattou, 2010; Thivierge, 2011; Rideout, Foehr & Roberts, 2010). Avec l’adolescence, ils utilisent de plus en plus les TIC pour soutenir leurs apprentissages et réclament de l’aide de leurs enseignants (Voir l’étude du CEFRIO sur la Génération C et celles menées entre 2000 et 2005 par le réseau Éducation-Média).
Qui va apprendre à ces jeunes comment bien utiliser les TIC? Quelqu’un doit le faire! Sinon ils vont apprendre à utiliser les réseaux sociaux, le Web et les TIC seuls, sans encadrement… C’est la recette d’un désastre! Cyberintimidation qui mène à des problèmes d’estime de soi ou pire encore, dépendances à Internet ou aux jeux en ligne, vol d’identité et de données personnelles parce qu’elles auront été mal protégées…
Les TIC sont des outils puissants, mais ces outils sont dangereux!
Voici donc, en 15 minutes, comment je structurerais mon argumentation. Et vous, comment expliqueriez-vous l’importance de la formation initiale aux TIC? Avez-vous d’autres références à me recommander?
Mise à jour (le même jour!)
Jacques Cool propose un
Bonjour à tous! Dure session… J’ai rarement écrit! J’ai tout de même été actif en donnant trois cours au premier cycle et un au troisième cycle. J’ai aussi donné quelques conférences dans des écoles, à des intervenants du milieu de la santé et des services sociaux et lors d’un colloque réunissant des enseignants de la formation professionnelle. Au final, j’ai peu écrit sur PédagoTIC, mais j’ai continué de partager via mon compte Twitter (@pgiroux) et mon compte Google+ (+PatrickGiroux). J’ai aussi fait un test avec Google+ en créant une communauté privée pour mes 108 étudiants… J’ai d’ailleurs écrit deux billets précédemment à ce sujet (ici et là). Je vous en promet au moins un autre d’ici quelques semaines. En attendant, j’ai besoin de votre aide… Mes étudiants ont un essai à faire sur le thème suivant: « L’apport réel des TIC en classe ou pour les enseignants ». Ils peuvent traiter le thème selon la perspective qui les intéresse. Je voudrais donner du « matériel à réfléchir » à mes étudiants sous la forme de témoignages ou d’exemples provenant de praticiens. À eux de faire des liens avec la théorie, d’exploiter et de formaliser le tout! Vous pouvez donc m’aider de plusieurs manières. Vous pouvez laisser un commentaire au bas de ce billet. Pensez alors à nous informer de votre contexte (niveau, sujet enseigné si vous êtes un spécialiste, pays ou province où vous travaillez, etc.). Vous pouvez aussi m’envoyer un courriel (pgirouxatuqac.ca) avec votre témoignage. Si vous le désirez, on peut aussi prendre rendez-vous et je vous enregistrerai via ADOBE CONNECT. Vous pouvez aussi vous enregistrer à l’aide de votre webcam et m’envoyer le tout ou me le rendre disponible pour téléchargement via un service d’infonuagique de votre choix. Ou peut-être avez-vous un blogue sur lequel vous avez déjà écrit des billets en lien avec ce sujet? Pourriez-vous nous partager les liens de ces billets? Voici, à titre de rappel, le sujet imposer pour l’essai: « L’apport réel des TIC en classe ou pour les enseignants ». Vous pourriez probablement nous aider en tentant de répondre ou en nous donnant des exemples concrets en lien avec les questions suivantes: Voilà! Bonne semaine à tous! Hier, j’avais la chance de rencontrer une quinzaine de directeurs d’école ou de personnes intéressées par l’administration scolaire. Je dis « la chance » car c’est rare que je croise ces gens. Mon parcours récent ne m’a pas guidé dans cette direction… Pourtant, ils peuvent être des alliés de taille dans l’intégration des TIC à l’école. C’était une rencontre peu préparée en ce qui me regarde. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Ce n’était pas mon cours (j’étais invité par une collègue!) et j’ignorais tout de leurs besoins et de leurs intérêts. Suite à une question, j’ai parlé du BYOD (Bring your own device) ou AVAN (apporter votre appareil numérique). J’aurais aimé en dire plus, mais voici quelques liens intéressants vers des billets de blogues ou des textes courts écrits par des éducateurs. Dans le second lien, Jacques Cool présentent une image qui donnent un exemple de règles à mettre en place pour que ce soit possible. Ça n’a pas à être compliqué, mais ça doit être clair et partagé par toute l’équipe-école! J’ajoute aussi une vidéo très intéressante sur le sujet… J’ai abondamment parlé des différences entre les jeunes et les moins jeunes… J’ai aussi parlé de l’initiative d’une école qui a décidé de donner un cours cours de citoyenneté virtuelle. Le reportage est ici. Vous trouverez aussi beaucoup de liens à propos de l’identité numérique
Voici le descriptif fourni http://adobe.uqac.ca/p24140 Pour s’inscrire (çca facilite l’organisation!): www.uqac.ca/cpu Quand on utilise un outil « communautaire) comme Google+, un forum de discussion ou un « Knowledge forum », le premier gros apprentissage à faire est souvent d’apprendre à vivre en communauté! Je l’ai écrit précédemment, mes étudiants du trimestre (108!) sont regroupés dans une communauté Google+. Cette semaine, ils avaient à utiliser Google+ pour la première fois. Je leur avais soumis 3 documents à consulter (une conférence de Michel Serres à propos de petite poucette, le rapport du CEFRIO sur la génération C et le rapport de notre équipe sur les réseaux sociaux au primaire à la C.S. des Rives-du-Saguenay) et 3 questions auxquelles ils devaient répondre dans Google+. Le thème était important, mais pour moi c’était surtout une première occasion d’expérimenter Google+ puisque la majorité n’avait jamais publié à l’aide de cet outil. Bien que les critères d’évaluation incluaient le besoin d’apporter du neuf à la discussion, il s’est passé exactement ce que j’anticipais. Chaque équipe a répondu en publiant ses réponses et il n’y a pas vraiment eu de discussion. Je dois dire que je n’avais pas insisté sur la nature profondément interactive et sociale de l’outil. Je ne leur avais pas indiquer qu’ils étaient dans un environnement constructiviste ou socio-constructiviste. Ils ont donc agi comme de bons étudiants et m’ont tous donné leur réponse. C’est après tout ce que l’on attend souvent d’eux et je n’avais pas donné d’instruction très spécifiques… J’ai donc fait un commentaire au sujet de la nature de l’outil cette semaine. J’ai expliqué une première fois qu’ils n’avaient pas à répéter tous la même réponse, mais que je préférais qu’ils commentent, ajoutent, nuancent, questionnent, etc. J’ai expliqué qu’une réponse à un billet était aussi importante et valable qu’un nouveau billet. C’est même probablement mieux qu’un nouveau billet qui, dans sa plus grande part, répète dans d’autres mots ce que le premier billet disait. Évidemment, le commentaire ou la réaction au billet doit être pertinente, respectueuse et elle doit faire progresser la réflexion. J’ai même dit des gros mots comme « constructivisme », « débat » et « confrontation de nos idées ». La semaine prochaine, il y a une nouvelle discussion de proposer à laquelle il n’y a pas vraiment de points d’associer. J’ai très hâte de voir à quel point l’utilisation de Google+ va évoluer dans les prochains jours. Si ça ne fonctionne pas comme je veux, je vais crier à l’aide sur Twitter et Google+ et inviter quelques pédagogues de l’extérieur à venir participer à notre communauté. Il y a plein de gens dans mes réseaux qui seraient d’excellents exemples! Dans le passé, j’ai souvent parlé ici de mon cours en technologies éducatives. J’ai même mis les lecteurs de ce blogue au travail pour aider mes étudiants de plusieurs manières et à plusieurs reprises. Récemment, j’ai discuté (via Twitter) avec @gplantin de ce que je planifiais pour ce trimestre… Il a semblé intéressé et m’a demandé de le tenir informé. J’ignore si je pourrai le faire régulièrement, mais voici déjà quelques détails. La semaine 1 a débuté dans le chaos… Tous les étudiants devaient se brancher sur Moodle et créer un compte Google+. Évidemment ça n’a pas été facile, surtout avec le premier groupe. Grâce à leurs questions, j’ai pu prévenir plusieurs petits problèmes et ça s’est mieux déroulé dans les 2 autres groupes. Le troisième groupe avait son cours le jeudi en début de soirée, juste avant le party d’initiation. En plus, il y a eu un changement de local 72 heures avant le cours et tous les étudiants ne consultent pas régulièrement leur courriel institutionnel. La moitié du groupe n’est pas venue et j’anticipe déjà les problèmes… 🙁 Pour Moodle, j’avais fourni une feuille préparée par les services informatiques de l’UQAC. C’était suffisamment précis pour dépanner la presque totalité des étudiants. Ça a été un peu plus difficile pour Google+… Google+ est un environnement ouvert et très vaste. Même si j’ai planifié que nous discuterions dans une communauté fermée, les étudiants faisaient leur entrée directement dans Google+. La seule référence des étudiants est souvent Facebook et c’est assez différent… Sept jours après le premier cours, plusieurs personnes n’ont pas encore validé leur inscription. Voici les étapes que j’ai suivies: La démarche ne me semble pas trop compliquée. Par contre, certains vont plus vite, explorent de leur côté, etc. J’ai donc dû répéter quelques fois… De plus, quand je les questionne, ils semblent tous en contrôle… J’ai parfais l’image du canard (calme en surface et qui pédale vite sous la surface) qui me revient en tête. Pour compléter la semaine 1, je les ai questionné au sujet du plagiat en utilisant quelques questions préparées à l’avance sur études de cas et les étudiants ont dû répondre à des quiz en ligne. (Nous avons fait le premier quiz ensemble. Les 2 autres étaient à terminer à la maison.) Leur autoévaluation de leur connaissances concernant le plagiat était plutôt juste. C’est excellent! Pour la semaine 2, j’ai prévu du travail d’équipe sans rencontre en classe. Le thème est « Qui sont les jeunes d’aujourd’hui et quelle importance ont les technologies pour eux?« . Voici le scénario que j’ai partagé avec eux sur Moodle: Cinq (5) points seront attribués en fonction de la qualité de la contribution à la communautés Google+ « 3tle220 » pour la semaine 2. L’évaluation sera holistique et qualitative. Une contribution de qualité: J’ignore comment ça va aller… On verra bien cette semaine. C’est pas moi qui le dit… L’administration de la région autonome espagnole de Valence a terminé son passage à LibreOffice, une suite gratuite et open source d’applications de productivité bureautique. La semaine dernière, vendredi département TIC de la région a annoncé que la suite bureautique a été installé sur les 120000 ordinateurs de bureau de l’administration, y compris les écoles et les tribunaux. La migration fera économiser au gouvernement environ 1,5 millions d’euros par an sur les licences de logiciels propriétaires. (Source: http://post-pc.fr/libreoffice-les-economies) Plus d’information ici: Je vis un agacement croissant face à un détail… Les gens ne semblent souvent pas comprendre que l’ordinateur n’a pas de volonté propre et qu’il ne peut être tenu responsable ou identifié comme la cause de l’apprentissage ou l’absence d’apprentissage. Chaque fois qu’on fait cela, on déresponsabilise les utilisateurs et le système face à un mauvais comportement. Ce matin, c’est le titre d’un article sur le site de la SRC qui m’a fait réagir. J’ignore pourquoi, mais le journaliste a choisi d’intituler son texte « Le portable en classe affecte les notes« … Ce n’est pourtant pas ce que la recherche citée conclue. Le reste de l’article est d’ailleurs assez intéressant et nuancé. C’est de diviser son attention entre plusieurs choses (la conférence, un jeu, un film, Facebook, etc.) qui nuit à l’apprentissage. Malheureusement, j’entends déjà les commentaires… Ce n’est pas la faute de l’apprenant, son ordinateur l’a distrait… C’est écrit en grosse lettre en haut de l’article! Retirons l’ordinateur de l’équation et retournons en 1960, quand l’école fonctionnait vraiment! Comme si l’étudiant n’avait pas décidé de faire autre chose… De plus, ce raisonnement (attribué la faute à l’ordinateur) nous empêche de questionner la responsabilité de l’école… La réalité c’est que les TIC ne disparaîtront pas! Elles jouent un rôle important dans notre société et contribuent de plusieurs façons à améliorer notre qualité de vie. Face à cette réalité, l’école a-t-elle joué son rôle d’éducation? Le système a-t-il fourni les outils et les ressources nécessaires à l’école pour qu’elle prépare les jeunes à cette réalité? Je pose ces questions, mais je n’y répondrai pas. Les seules réponses que j’ai à vous fournir sont malheureuses et rendraient encore plus triste cette journée qui a débuté sous un ciel gris et sombre au Saguenay… Et là je pense à plusieurs personnes que je connais qui tentent de hacker le système et de faire que l’on outille adéquatement la prochaine génération quant aux bons usages de l’ordinateur! Ne lâchez pas, ce que vous faites est important! J’utilisais beaucoup Google Reader. Sans trop le réaliser, j’avais accumulé plusieurs dizaines de fils RSS. Je crois qu’ils apparaissaient dans mon compte sans aucune intervention de ma part, tellement que je devais parfois faire le ménage et éliminer certains fils RSS. 🙂 Google Reader faisait partie de ma routine quotidienne… Le remplacer n’était pas simple. J’ai choisi Feedly parce qu’il répondait à pratiquement toutes mes attentes… D’abord, je cherchais un agrégateur 2.0. Je devais pouvoir le consulter depuis n’importe quel ordinateur branché à Internet. Idéalement, l’agrégateur choisi devait pouvoir me suivre partout, cela veut dire sur mon téléphone portable, ma tablette et mes ordinateurs. Je souhaitais aussi qu’il puisse interagir facilement avec mon compte Google+ et mon compte Twitter. Je désirais ensuite pouvoir classer par catégorie l’ensemble de mes fils RSS. Finalement, je devais pouvoir importer facilement mes anciens fils RSS présents dans Google Reader. J’ai choisi Feedly. Il y a des applications Android pour mon téléphone et ma tablette. Il me suit facilement sur tous mes ordinateurs via Chrome (j’utilise un compte Google pour que Chrome soit identique sur tous mes postes!) Lorsque je ne suis pas sur l’un de mes ordinateurs personnels, je peux toujours me brancher sur le « cloud ». L’interaction avec mon compte Twitter est facile. (Pour G+, ça manque encore un peu de travail… Ça ne fonctionne pas toujours depuis mon navigateur.) Finalement, l’interface est très simple. J’ai choisi Feedly parce que c’est l’agrégateur qui a le plus facilement fait son chemin dans ma routine quotidienne. Sur ma tablette, pendant les publicités à la télévision. Sur mon téléphone portable, quand j’attends en ligne peu importe où. Sur mes ordinateurs, quand j’ai besoin d’une pause ou pour m’aider à démarrer la journée (j’ai des fils RSS pour ça!) Feedly a rempli le trou laissé par Google Reader très facilement… Et vous qu’avez-vous choisi? Ça fait plus d’un mois que j’ai Windows 8 sur mon portable principal… Précisons les faits : Ainsi donc, j’ai fait installé Windows 8 sur mon ordinateur portable. Le portable en question est un superbe Lenovo X1 Carbon Touch. Une jolie machine très performante avec un écran tactile, un processeur i7 d’Intel, 8 gig de RAM et un disque SSD. Le service informatique de l’université m’avait originalement installé Windows SEVEN sur ce portable. J’étais un peu frustré de ne pas pouvoir utiliser mon superbe écran tactile. J’ai donc demandé que l’on m’installe Windows 8 même si ça voulait dire que je ne pourrais plus toujours recevoir de soutien… (Officiellement, Windows 8 n’est pas supporté par mon institution. Officieusement, on m’a tout de même aidé à mettre mon portable à ma main en installant différents logiciels, les imprimantes, etc. À partir de là, je suis relativement indépendant.) Je dois préciser que j’avais auparavant un Lenovo X200 que j’adorais. C’était un « tablet PC » et je profitais pleinement de l’écran tactile grâce au stylet (que je devais obligatoirement utiliser avec ce modèle). L’écran tactile et le stylet contribuaient vraiment à mon efficacité au quotidien. Je les utilisais pour annoter directement les articles et travaux étudiants que je lisais (C’est une part importante de mon travail!), pour prendre des notes en réunion, faire du graphisme quand c’était nécessaire, etc. J’avais donc de grande attentes vis-à-vis de mon nouveau portable, de son écran tactile et de Windows 8. Finalement qu’est-ce que j’en pense? Et bien… Pas grand chose! Je suis déçu. Je ne suis jamais redevenu vraiment efficace. Sans stylet, impossible d’être vraiment efficace avec Windows 8! Les applications que j’utilise au quotidien dans mon travail (suite bureautique, logiciel de dessin, navigateur Web, etc) n’ont pas été prévues pour être utilisées avec un écran tactile. Les icônes sont trop petits et il est simplement impossible d’être efficace sans un stylet. Je vais donc me chercher un stylet et retourner à Ubuntu! Qu’est-ce que je pense de Windows 8? Bof… C’est Windows… Les mises à jours sont fréquentes et souvent très longues. Ça prend beaucoup d’espace sur nos disques et on ne peut pas facilement en modifier la configuration pour l’adapter à nos goût et nos besoins. On a tenté de recréer l’expérience « tablette » sur un gros portable et ce n’est pas réussi. Dans les faits, je devrais plutôt dire que ce n’est pas terminé puisque plusieurs logiciels utilisent encore une interface prévue pour les utilisateurs de la souris. Avec le temps, ça va peut-être s’améliorer. Par contre, je ne suis pas certain que ça convienne jamais vraiment tout à fait pour moi… Je n’utilise pas ma tablette et mon ordinateur pour les mêmes tâches. Ma tablette (une Nexus 7) est devenu mon outil de travail dans les réunions et rencontre de travail. Elle me donne accès à mon agenda et tous mes documents. Le format est agréable pour lire et convient bien pour prendre quelque notes ou aller vérifier quelques chose sur le Web. Elle est légère, petite et facile à trimbaler. En voyage, c’est un format parfait! Je l’utilise aussi à la maison pour lire l’actualité et naviguer sur le Web. Mon ordinateur portable, quant à lui, me sert pour le travail plus lourd. L’écran est plus large et le clavier très performant. Évidemment, mon ordinateur portable, même s’il s’agit d’un « ultrbook », prend plus de place. Je l’utilise pour écrire, créer, etc. Je peux travailler plusieurs heures devant mon ordinateur portable, mais pas devant ma tablette. Dès que ça demande de se concentrer longuement, j’utilise mon ultrabook ou mon ordinateur du bureau si j’ai la chance d’être à l’université. J’ai aussi remarqué que pour le genre de tâche que j’effectue avec mon ordinateur de bureau ou mon ordinateur portable, il est souvent plus efficace pour moi de garder les doigts sur mon clavier et d’utiliser des raccourcis-clavier pour naviguer. L’interface tactile devient alors plus ou moins utile. À moins de trouver un stylet qui fonctionne avec mon X1 Carbon, je vais devoir abandonner certaines habitudes que j’avais prises avec mon « tablet PC » précédent comme l’annotation des travaux des étudiants et des articles à la main. Je ne perdrai probablement pas vraiment en efficacité, juste en confort. Au final, je vais retourner à Linux. Windows 8 ne m’apporte rien de vraiment intéressant. L’interface et les « apps » ne me donnent vraiment rien de plus. Le design du X1 Carbon est aussi en cause… Comme l’écran ne se retourne pas complètement pour venir se refermer sur mon clavier comme sur mon « tablet PC » précédent, on ne peut pas travailler aussi facilement exclusivement sur l’écran. De plus, l’absence de stylet nuit à la précision et nécessite des applications pensées spécifiquement pour une tablette ou pour Windows 8. J’ai donc un superbe ultrabook, mais il ne remplacera pas totalement mon « tablet PC ». Pourquoi Linux plutôt que Windows 7? C’est une question un peu compliquée. Impossible de répondre rapidement… Peut-être dans un autre billet. En gros, disons que c’est d’abord une question de valeur. Les valeurs qui sont à la base du mouvement du libre correspondent aux miennes, à celles de la société québécoise (même si on l’ignore souvent!) et surtout à celles qui sont à la base de notre système éducatif. C’est ensuite une question économique. En utilisant des logiciels libres et presque toujours gratuits, je peux avoir les mêmes logiciels sur tout mes ordinateurs sans enfreindre aucune loi et sans engendrer de coûts supplémentaires pour moi et ma famille. J’ai écrit
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