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Amour et haine en Italie!

Le seconde journée de la ATEE Winter Conference a débuté depuis une heure. Je peux déjà faire un bilan général… J’aime et je déteste les colloques de ce genre!

J’aime la possibilité de rencontrer d’autres chercheurs, de créer des liens, de me renseigner sur des sujets qui m’intéressent, de poser des questions, d’entendre des chercheurs reconnus nous exposer leurs opinions… J’aime aussi avoir la chance de visiter d’autres universités et de voir comment elles fonctionnent, comment les locaux sont installés et dans quelles conditions d’autres professeurs travaillent. J’aime aussi visité et découvrir d’autres cultures.

Je déteste l’anglais! Je m’explique… Imaginer un Québécois qui écoute une conférence donnée en anglais par une Russe. Imaginer ensuite ce qui se produit quand un Italien questionne la Russe en anglais et qu’un autre Italien intervient en italien et que la Russe discute de la bonne réponse à donner avec son collègue Russe (en russe évidemment!). Dans les faits, vous comprenez que ce n’est pas l’anglais que je déteste mais nos difficultés à communiquer. Par moment, la barrière linguistique est tellement importante que l’on perd l’essentiel du message. Ça a été le cas pour moi ce matin. J’ai assisté à une conférence qui présentait un projet un peu similaire à l’un des miens. J’ai cru constaté dans les tableaux et les statistiques présentées que ces résultats pourraient m’aider à mieux interpréter mes résultats ou à les mettre en contexte. Malheureusement, je n’ai rien compris de ce que la présentatrice a dit. Le fait que la chercheure soit restée assise à l’arrière et qu’elle fasse parler son étudiante n’a pas aidé. La pauvre n’était absolument pas prête. Elle parlait trop bas, était intimidée et avait un accent terrible. De plus, elle a passé la moitié du temps à lire des notes, cachée derrière son écran de portable. Heureusement que toutes ces communications seront regroupées au format écrit dans des actes de colloques…

Message aux étudiants gradués: faites une pratique avant la conférence et pratiquer votre anglais!

Je vais essayer d’aller parler à l’étudiante et à cette chercheure durant la pause café. J’ai aussi noté leurs courriels.

Je déteste aussi le fait que les conférences soient souvent présentées simultanément… Il n’y a malheureusement pas d’autre choix considérant qu’ils y aura plus de 100 conférences présentées en moins de trois jours. Ce matin, je manque potentiellement d’autres conférences intéressantes. Encore une fois, je pourrai heureusement me rabattre sur les « proceedings » (les textes écrits associés à chaque conférence).

L’Italie, les médias sociaux et mon blogue…

Je suis en Italie depuis plus de 24 heures…

La partie « travail » de mon voyage débutera bientôt avec une première conférence principale intitulée « Ubiquitous learning. Changes and challenges for educational environments ». Elle sera donnée par une Mme Mary Kalantzis professeure et doyenne à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign.

Il y aura ensuite une première série de conférences en parallèle. J’ignore à quelle série de conférence j’irai… Les titres intéressants sont très nombreux et malheureusement pas toujours dans la même salle.

J’ai constaté ce matin que le design de mon profil Google+ avait changé. J’ai n’ai rien eu à faire. Je n’ai pas eu le choix. On a changé le design, un point c’est tout. Les réseaux sociaux, c’est malheureusement un peu ça. C’est un médias en ILS. ILS décident de ce que l’on peut partager. ILS décident de comment on peut partager. ILS décident des règles à respecter. ILS décident de quand et comment ils vont fermer leurs portes. Facebook est spectaculaire pour ça. Le design et les règles de fonctionnement de Facebook changent souvent, sans que les utilisateurs puissent s’exprimer ou décider. Certains changements sont bien pensés, d’autres non. C’est pour ça que j’écris sur mon blogue aujourd’hui… Ce changement récent sur ma page de profil de Google+ m’a rappelé que le roi des outils sociaux, le seul qui se conjugue vraiment à la première personne, c’est le blogue. C’est probablement pour ça qu’il est encore là et qu’il survivra à la mode des réseaux sociaux. Sur mon blogue, JE décide quand j’écris. JE décide de ce que JE publie. JE décide de si JE veux partager mon droit d’édition, de la durée de ce partage, etc. Et si le blogue est le roi, le wiki, un outils en NOUS est certainement le prince. J’y reviendrai peut-être.
Cette réflexion sur les médias sociaux m’a été inspiré par un commentaire Twitter lu ce matin. Je crois que c’était Michelle Blanc (@MichelleBlanc) qui annonçait la fermeture prochaine de Posterous.com. Juste comme ça…

J’aime bien mon blogue finalement…

Revenons à l’Italie!

Hier, j’ai fait une chose que j’aime bien. Après m’être installé à l’hôtel (le Starhotel President de Genoa), je me suis dirigé vers les vieux quartiers de la ville. À pieds, sans carte et sans but précis. Il y avait moi, le parapluie que l’hôtel m’avait gentillement prêté et ma caméra. Au hasard de mes pas, j’ai pu constaté que Genoa était un véritable cimetière de parapluie. Le vent très fort brisait les parapluies qui jonchaient le sol et remplissaient les poubelles. Ça doit être assez fréquent ici, car des vendeurs itinérants se promenaient partout avec des parapluies à vendre. 🙂

Je trouve toujours très agréable de visiter les vieilles villes européennes. Les rues étroites et les bâtiments hauts et massifs ont souvent tellement d’histoire… Au hasard de mes pas, j’ai trouvé l’aquarium de la ville. J’avais mis cette attraction sur ma liste alors j’ai décidé d’arrêter et de visiter. J’ai pris plusieurs photos, même si les poissons refusaient de coopérer et bougeaient continuellement. À mon retour, tout en cherchant l’hôtel, je suis passé devant un palais gigantesque transformé en musée et une cathédrale majestueuse.

Je suis retourné au « Palazzo Ducale » ce matin et j’ai visité l’exposition intitulé « MIRO – poesia a luce ». Miro, le peintre qui voulait assassiner la peinture… Impossible de prendre des photos à l’intérieur. Bien franchement, je n’ai pas vraiment apprécié les créations de Miro… Ça ressemble souvent à des dessins d’enfants. C’était néanmoins intéressant de faire la visite avec le iPod prêté par le musée et d’écouter tout au long de ma visite les quelques 30 balados décrivant et mettant en contexte les œuvres présentées.

Je retournerai à la cathédrale dès que j’aurai un peu de temps.

En attendant, j’ai déposé quelques photos prises hier sur Google+. C’était avant de constater que Google+ avait changé ma page de profil… Elles sont ici.

Pourquoi nous ne sommes pas encore prêts pour les MOOC et ce qu’il faut faire pour y arriver

Les MOOC sont souvent discutés par les responsables politiques, les dirigeants universitaires et les spécialistes en TIC. Certains croient que c’est la fin des universités… Je crois de plus en plus que ceux-là rêvent en couleur et ont perdu tout contact avec la réalité. D’autres pensent que c’est le futur de nos universités et qu’il faut y plonger tête première… Ce serait catastrophique. Je crois au potentiel des MOOC, mais pas aujourd’hui. Pas comme ça! Mes recherches des dernières années à propos de l’esprit critique des futurs enseignants à l’égard d’Internet et de leurs compétences informationnelles ainsi que mes contacts fréquents avec des étudiants universitaires et des enseignants m’amènent plutôt à croire que les MOOC ne sont qu’une mode qui ne répond pas aux besoins de formations actuels de la masse des apprenants. Pourquoi? Parce que la majorité des apprenants qui pourraient en bénéficier n’ont pas encore les compétences requises pour apprendre dans ce contexte.

Voici une infographie très intéressante…

Source de l’infographie: OnlineColleges.net.

Avez-vous remarqué le très faible taux d’apprenants qui terminent les MOOC? Je crois que c’est symptomatique du manque de compétences des apprenants. Pour réussir dans un MOOC, il faut des compétences informationnelles et TIC particulières… Il faut aussi un profil d’apprenant particulier. On devrait probablement regarder du côté des recherches menées il y a quelques années déjà relativement à l’apprentissage à distance pour bien comprendre les MOOC. De la même façon que les apprenants qui réussissent bien à distance ont souvent certaines caractéristiques communes, je crois que les MOOC réussiront surtout à certains apprenants qui ont, eux aussi, un profil particulier. Malheureusement pour ceux qui pensent que les MOOC vont tout changer dans les universités à court terme, je crois que la proportion d’apprenants capables de profiter pleinement des MOOC aujourd’hui est encore infime…

C’est assez clair pour moi que même la génération « C » n’est constituée que d’un très faible pourcentage de personnes qui ont pleinement adopté les TIC et ont développé des compétences très poussées quant à leur utilisation. Oui, cette génération utilise beaucoup les TIC, mais peu ont vraiment compris et exploitent la pleine puissance de ces outils. Un faible pourcentage seulement de cette génération a plié le Web à ses besoins. Chez les générations précédentes, c’est la même chose. Il faut ici comprendre que pour profiter d’un MOOC, il faut selon moi être vraiment à l’aise sur le Web et avoir développé des stratégies personnelles pour exploiter le Web au quotidien pour apprendre. Bref, selon moi, les MOOC ont le plus de chance d’aider ceux qui n’en ont pas besoin parce qu’ils ont déjà un EAP (environnement d’apprentissage personnel) qu’ils pourraient facilement adapter… Évidemment, si on offre à ces personnes une solution encore plus facile que d’adapter ou réorienter leur EAP, ces gens diront oui… Mais combien sommes-nous à avoir un EAP sur le Web? Combien sommes-nous à comprendre le Web et à l’avoir plié à nos besoins?

À court terme, il y a encore plusieurs morceaux du puzzle à placer avant que les MOOC puissent réellement avoir un impact. Selon moi, on parle ici de 10 ans de travail si nous allons tous dans la même direction. Tout d’abord, il faudra que nos décideurs comprennent ce que j’ai expliqué. Les MOOC ont un potentiel énorme, mais il ne se concrétisera pas avant que la population développement certaines compétences. Il faut donc renforcer la base. Les TIC doivent faire leur entrée en force dans nos écoles primaires et secondaires. Et ne rêvez pas! On est encore bien loin du compte! Je parle ici d’une véritable invasion technologique… Pour y arriver, il faudra trois choses:

  1. faciliter l’accès au matériel informatique dans les écoles;
  2. donner plus de formations aux enseignants;
  3. reconnaitre l’importance des TIC et des compétences informationnelles par des gestes concrets à l’égard de ces compétences dans les programmes.

La troisième étape est la plus importante et la plus facile à concrétiser à TRÈS court terme… Un exemple? Facile! Tant et aussi longtemps que les compétences TIC, les compétences critiques à l’égard du Web et les autres compétences relatives à l’information ne seront pas OBLIGATOIREMENT évaluées à chaque bulletin et à chaque année du cheminement scolaire des jeunes, l’enseignement de ces compétences demeurera une exception. Un seul petit décret ministériel nous a fait reculer de plusieurs années il y a peu de temps… Imaginer ce que l’on pourrait créer comme contexte en inversant la tendance, en annulant ce décret et, même (je rêve, c’est mon blogue, j’ai le droit!) en imposant un nouveau décret ou (encore mieux!) en ajustant le programme de formation! Mais attention, si la troisième étape est facile à concrétiser, il ne sert à rien de l’imposer aux enseignants si on ne met pas rapidement en place les deux premières étapes…

Parallèlement à ces actions « technos », il faudra aussi travailler sur la pédagogie. Il faut absolument que les méthodes plaçant l’apprenant au centre et le rende responsable de son cheminement soient la norme. Comment espérer que les apprenants puissent profiter des MOOC s’ils n’ont pas les compétences pour gérer leurs propres apprentissages? Ce changement est encore plus profond que les changements TIC proposés plus haut. Il suppose pour certains enseignants, pour les certains parents, pour certains administrateurs scolaires et pour certains dirigeants politiques de complètement revoir leurs croyances quant à l’apprentissage. Ce n’est pas facile et ça demandera évidemment de gros efforts. C’est cependant possible. Plusieurs l’ont déjà fait!

Bref, les MOOC sont en avance sur la population. La masse n’a pas encore les compétences pour en tirer pleinement profit. Nous en arriverons peut-être là, mais pas demain… Pour y arriver, il faut que la masse développe certaines compétences, qu’elle embrasse les TIC et le Web et qu’elle apprenne à les maitriser au point de les plier à ses besoins. Il faut aussi que tous les apprenants deviennent maitres de leur processus d’apprentissage et qu’ils développent les compétences nécessaires pour organiser et gérer leurs apprentissages. À mes yeux, c’est dans nos écoles primaires et secondaires que ce changement doit d’abord se produire… Dans les universités aussi il faut changer. Il nous faut faire les mêmes changements que dans les écoles primaires et secondaires pour être en mesure de les assister quand elles auront des besoins particuliers et pour être capables, le temps venu, d’offrir des formations d’un nouveau genre, adaptées aux besoins des futurs apprenants.

Si vous ne savez pas de quoi il retourne et désirez en apprendre plus sur les MOOC, je vous conseille de consulter les textes que j’ai indexés dans mon Diigo sur ce sujet. Vous y trouverez des explications et des opinions variées.

Journée de mobilisation régionale pour la persévérance scolaire

C’est aujourd’hui la journée de mobilisation régionale pour la persévérance scolaire. Elle a lieu à l’Hotel Universel d’Alma. J’y participe, en tant que chercheur, à une table ronde intitulée « Les nouvelles technologies, outils de divertissement ou d’apprentissage? » Voici la mise en contexte de la table ronde:

Depuis quelques années, on observe que les technologies de l’information et des communications sont de plus en plus présentes en classe : l’arrivée des tableaux numériques interactifs en remplacement des tableaux verts; l’utilisation de portails Internet et ses multiples outils (courriel, forum, communauté de partage); la robotique qui permet d’initier les jeunes à la programmation et développer leurs compétences en mathématiques et en sciences et la mesure 30810 qui offre la possibilité à certains élèves ayant des besoins particuliers d’utiliser des logiciels pour apprendre mieux et de façon plus autonome. Considérant l’intérêt marqué des jeunes vers les nouvelles technologies, la nouvelle école que l’on nomme 2.0 aura-t-elle une influence sur la persévérance scolaire des élèves et particulièrement sur celle des garçons? L’efficacité de la technologie en éducation repose-t-elle avant tout sur la pédagogie et le facteur humain?

Je n’aurai que 10 minutes pour répondre… C’est évidemment trop court! Je vais donc me limiter à un point de vue général.

Quelle réponse vais-je donner à la question qui sert de titre à la table ronde? Et bien une réponse « plate », évidemment!

Comment répondre autrement à cette question usée jusqu’à la corde! La seule bonne réponse, c’est « Ça dépend ».

Je vais répéter le même discourt que je sers continuellement à mes étudiants et expliquer que les TIC sont un outil, qu’elles sont même le couteau suisse de l’éducation… Comme tous les outils, les TIC peuvent être très mal utilisées ou utilisées à des fins peu constructives. Elles peuvent donc distraire, déconcentrer, rendre violent, nuire à l’apprentissage de la langue, etc. D’un autre côté, dans les mains d’un pédagogue réfléchi et professionnel qui considère le contexte, les caractéristiques des apprenants, les différents outils à sa disposition et mille autres facteurs, elles peuvent aussi faire merveille!

Voici finalement le document que j’utiliserai comme soutien visuel. Il a été réalisé avec le logiciel Inkscape (http://inkscape.org) et l’extension Sozi (http://sozi.baierouge.fr/wiki/sozi), deux applications libres. J’y fais d’abord référence à des données recueillies le printemps dernier au Saguenay pour expliquer que les jeunes ont déjà massivement adopté les TIC. J’explique ensuite que les TIC ont déjà beaucoup d’influences… Pour visualiser (faire avancer) la présentation, cliquez sur l’image avancer (clic gauche) et reculer (clic droit). La roulette de votre souris permet aussi de zoomer (in/out) La présentation a été testée et fonctionne avec Firefox, Chrome et Opéra.

Un bilan sur le plagiat

Turnitin est un outil qui compare les travaux des étudiants au Web à la recherche de plagiat ou de correspondances importantes. Ce n’est pas un outil sans faille, mais c’est suffisamment intéressant pour que des centaines d’écoles secondaires, de collèges et d’Universités l’utilisent. Ainsi, 35 millions de travaux ont été soumis à ce service en 2010-2011… Et bien le service a repéré 128 millions de correspondances entre ces travaux et le Web. C’est presque 4 (3.7!) correspondances par travail soumis. Environ 15% des travaux provenaient en tout ou en partie de sites de triche…

Et vos étudiants, est-ce qu’ils trichent? Font-ils du plagiat volontairement? L’information est tellement facile à trouver et récupérer maintenant, avec les TIC. C’est pour cette raison qu’il faut en parler en classe dès le primaire et développer les compétences informationnelles et la nétiquette chez les apprenants…

J’ai pris mes informations et l’infographie dans ce billet: http://edudemic.com/2013/01/plagiarism-in-education/. Les auteurs de l’étude et les contacts sont indiqués au bas de l’infographie.

Infographie sur le plagiat en 2010-2011

Un Plan numérique pour le Québec : la contribution des universitaires !

ANNULÉE!

Pas suffisamment d’inscriptions…

L’automne dernier, un groupe d’étonnés réclamaient un plan de développement numérique pour le Québec (http://plannumeriquequebec.org). Leur rapport d’étonnement touche plusieurs aspects de la vie québécoise dont l’éducation et la pédagogie, l’économie, la citoyenneté, la gouvernance et plus encore. Ils ont été invités par le projet C-Utile à venir parler du rôle que les universités pourraient/devraient jouer (entre autres dans le domaine de l’éducation et de la pédagogie!) en ce qui a trait au développement numérique du Québec.

Titre de la conférence:

Un Plan numérique pour le Québec : la contribution des universitaires !

Résumé

Un groupe de citoyens qui se fait appeler « Les Étonnés » est sorti sur la place publique en novembre dernier pour diffuser un rapport d’étonnement http://plannumeriquequebec.org et demander à ce que des démarches vers l’adoption d’un Plan numérique pour le Québec soient entreprises. Le Québec vit un retard important sur ce sujet et l’engagement des universitaires envers les possibilités du numérique est souhaitée. Ni dans le Sommet sur l’enseignement supérieur, ni ailleurs sur la place publique n’a-t-on entendu les professeurs, les dirigeants ou les étudiants revendiquer une place pour eux dans ce débat à faire sur la place du numérique dans l’avenir de la recherche et de l’enseignement supérieur. Pourtant, la pédagogie universitaire est profondément touchée par le virage à prendre avec l’arrivée des jeunes nés avec la présence d’Internet. Deux des 13 étonnés, férus d’éducation et préoccupés par l’enseignement supérieur, traiteront de cette question et échangeront avec les participants.

Les conférenciers

Mario Asselin s’est intéressé au Web participatif en octobre 2002 du temps où il était directeur d’école. Depuis plus de dix ans, il anime vigoureusement son blogue « Mario tout de go». Après 22 ans à œuvrer dans le réseau scolaire, il est passé au monde des affaires en 2005, via Opossum (une division de iXmédia) ; il agit maintenant comme conseiller stratégique pour le Groupe Loran. Il intervient auprès des institutions, des entreprises et des ministères au Canada et en France dans plusieurs projets où l’utilisation des nouvelles technologies est au service des apprentissages et de la gestion des connaissances. Il s’intéresse au domaine des communautés de pratique à la communication organisationnelle et au mouvement OpenData.

Claude Malaison est Président d’ÉmergenceWeb, firme spécialisée en communication interactive et gestion de la connaissance, qui conseille de nombreux clients corporatifs au Québec et en France sur l’Entreprise 2.0 ou entreprise sociale. Depuis 2006, il est un des organisateurs et directeur de la programmation de#Webcom-Montréal ainsi que de la conférence internationale sur les Ti «La Boule de Cristal». Il est aussi membre du CA de Yulbiz.org, de Démocratie Ouverte, et est chargé de cours en Communication interactive d’entreprise à l’Université de Montréal.

Pour participer (en présence)…

Quand: Le 7 février 2013 à 11h45

Où: Local P1-4115 (Pavillon principal de l’université)

Pour participer (à distance)…

Logo c-utile et partenaires
Lien pour participer à distance: http://adobe.uqac.ca/PatrickGiroux

Mots clic pour Twitter: #c_utile #PlanQC

Organisation de la conférence

Cette conférence est organisée dans le cadre du projet C-Utile, en collaboration avec le Comité de Pédagogie Universitaire de l’UQAC.

C-Utile est projet financé par le FODAR qui réunit l’ETS, l’UQAC et l’UQAM et qui vise, en gros, à faciliter la formation d’une communauté de pratique élargie dont le but est de favoriser et faciliter l’utilisation des TI en enseignement en facilitant le partage de nos ressources, expériences et expertises.

Conseils aux nouveaux blogueurs

Au cours des prochaines semaines, mes étudiants auront à produire des billets de blogue. J’aurais pu les faire écrire dans Moodle, mais la majorité de ces étudiants connaissent déjà cet environnement plus fermé et contrôlé. J’ai donc opté pour mon blogue qui est plus ouvert. Je ne suis pas certain, mais je pense que ce sera la première fois qu’ils seront exposés ainsi à la blogosphère. Je compte sur vous pour leur montrer combien ça peut être utile d’avoir un réseau étendu!

Une autre raison motive aussi ma décision de faire publier ces étudiants en ligne… J’ai pris cette décision parce que ce nouveau groupe est composé d’adultes qui enseignent ou enseigneront bientôt au niveau professionnel. Cette clientèle a souvent plus de bagage et plus d’expérience. Dans le passé ça a donné des billets fort intéressants!

Chaque étudiant devra écrire 5 fois. Il devront d’abord obligatoirement se présenter et faire le point sur leurs compétences TIC… Ce premier billet sera court (200 à 500 mots). Il servira d’abord de prétexte à découvrir l’interface de PédagoTIC. Il me permettra aussi de connaître mon groupe. Ils devront ensuite produire un billet en équipe (au plus 2000 mots) sur un sujet plus ou moins libre en lien avec le cours. (Je proposerai des thèmes chaque semaine lors de nos rencontres!) Le troisième billet sera un billet individuel, lui aussi d’au plus 2000 mots et à propos d’un thème libre en lien avec le cours. En fin de trimestre, ils devront produire un dernier billet individuel de 1000 à 2000 mots dans lequel ils feront l’autocritique et l’appréciation de leurs connaissances/compétences TIC vis-à-vis de leur tâche d’enseignant et de leur domaine d’expertise à la lumière des connaissances et compétences que nous aurons développées ensemble. La dernière contribution sera un commentaire bien articulé sur le blogue, en réaction à l’un de mes billets ou à l’un des billets de leurs pairs. J’espère ainsi favoriser un peu plus d’échange.

Pour les aider un peu, j’ai décidé de rassembler quelques idées propres à les aider à produire de bons billets et à profiter pleinement de leur expérience. J’imagine d’abord que plusieurs en seront à leurs premiers pas sur un blogue. Comme ils écriront pour un public et que leurs textes seront évalués dans le cadre du cours, j’imagine qu’il y aura une certaine part de stress et de préoccupation d’associer à ce processus. En plus de leur expliquer ce qu’est un blogue, je tiens à leur donner des pistes ou des indices pour favoriser une bonne utilisation de cet outil. J’ai choisi de partager avec eux trois textes publiés sur le blogue du Recit pour le développement professionnel. Ils ont été écrits par M. Bertin Desjardins. (Nous allons prendre quelques minutes en classe pour regarder chaque texte!)

Le premier texte que je recommande fortement à mes étudiants parle de la nétiquette du blogueur. Un blogue est un endroit public dans lequel on interagit plus ou moins directement avec les autres. Il convient donc de respecter certaines règles ou grands principes afin de nous assurer qu’il demeure agréable de fréquenter cet endroit. Ces grands principes devront régir les faits et gestes des étudiants qui utilisent PédagoTIC.

Le second texte que je recommande vivement à mes étudiants est le code d’éthique du blogueur. Si la nétiquette présente les grands principes qui doivent guider nos actions, même lorsque des règles précises n’existent pas, le code d’éthique est plus précis et plus strict. Il consiste généralement en un ensemble de règles qu’une communauté ou un groupe s’engage à respecter. J’attends de mes étudiants qu’ils respectent le code d’éthique proposé par M. Desjardins. C’est, il me semble, un minimum. Un manquement à l’éthique lors de l’utilisation de PédagoTIC entrainera automatiquement un zéro pour l’évaluation du billet ou du commentaire. Des manquements répétés pourraient entrainer l’échec du cours!

Le troisième texte proposé est finalement une procédure de rédaction pour les articles et les commentaires. Ce texte présente les grandes lignes d’une stratégie qui a fait ses preuves et qui permet à des auteurs jeunes et moins jeunes de publier du contenu de qualité. D’autres procédures existent, mais elles sont souvent similaires. Notez que l’utilisation de PédagoTIC par tous les étudiants s’inscrit dans le cadre d’un cours régulier de l’UQAC et que la politique institutionnelle à l’égard de la langue s’applique (pénalité relative à la qualité de la langue pouvant aller jusqu’à 20% de la note totale). Les étudiants ont donc intérêt à respecter une procédure stricte de rédaction/correction/publication.

Un bon billet est généralement un billet qui exprime une idée ou une opinion que l’on soutient avec des arguments. N’hésitez pas à utiliser la capacité du Web en liant des pages qui appuient vos idées ou permettent de les approfondir. Je ne l’ai pas fait ici, mais il est aussi possible et souvent pertinent d’ajouter des photos ou des schémas à nos billets afin d’enrichir nos propos. Dans ce cas, faites attention aux droits d’auteurs. Utilisez la recherche avancée d’image de Google pour limiter votre recherche à des images que vous pouvez utiliser légalement. Les sites suivants proposent aussi des petites images (clipart) gratuites et libres de droits: du code d’éthique du blogueur et en suivant la procédure de rédaction pour les articles et les commentaires. (Ajout du 16 janvier 2013 suite à un commentaire de Pacho au billet de présentation d,une étudiante.) Ce serait une bonne idée d’insérer les hyperliens vers ces pages (code d’éthique et procédures) à la fin de vos billets pour que vos lecteurs qui ne proviennent pas du groupe sachent à quoi vous faites référence.

  • Tous les billets écrits dans le cadre du cours devront ensuite être associés à des mots-clés. Les mots clés « 3tle220 » et « h2013 » sont obligatoires. Choisissez ensuite d’autres mots clés qui décrivent ou résument bien votre billet. Cette pratique est nécessaire si l’on considère le nombre d’étudiants-auteurs qui se succèdent sur PédagoTIC et les nombreux billets qui ont été écrits dans le passé.
  • Je me demande si ma blogosphère aurait d’autres conseils pour en étudiants? Ou peut-être des conseils pour moi, pour m’aider à enrichir l’expérience de mes étudiants?

    Les meilleures conférences TED

    J’ai demandé à ma Twittosphère qu’elle conférence TED était la meilleure. Laquelle parmi les milliers de conférence TEd devrait-on absolument voir si on est un enseignant?

    Voici les premières suggestions. Je vais les écouter toutes prochainement et compléter le billet. Notez que la majorité sont disponibles avec des sous-titres en français ou même une transcription en français.